• Cela fait plusieurs mois que je ne rêve plus, ou du moins ne m'en rappelle plus.

    Il y a quelques jours, je me suis réveillée très inquiète. J'avais participé à un débat où nous étions tous assis autour d'une grande table échangeant des idées. Je ne me souviens pas du thème mais l'ambiance était plutôt joyeuse.

    Le problème : je n'avais pas de masque et la plupart des autres participants n'en avaient pas non plus. Ceux qui en avaient un le portaient de travers.

    Certains portaient une espèce de bouchon de nez en plastique coloré, qui fermait leurs narines. Comment pouvaient-ils respirer et en quoi cela les protégeait-il de toute contamination ?

     

    Au moment de sortir de la salle, angoissée de ne pas avoir appliqué les gestes barrière, craignant d'avoir été contaminée, je me suis réveillée.

    Ouf !

    Quelle drôle d'époque, pas drôle, ou l'absence de masque en papier ou tissu devient un cauchemar...

    Sans masque plus possible d'entrer dans un magasin, de circuler en centre-ville...

     


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  • Dans la nuit de dimanche à lundi, j'ai fait un rêve étrange.

     

    Je venais de décider de partir en vacances en Thaïlande

    Très étrange : cette année, je n'ai aucune envie de prendre un avion, surtout pour l'étranger, avec ce maudit virus

    Encore plus étrange : si je partais à l'étranger; ce ne serait pas en Thaïlande. J'y suis déjà allée, en mars 1992, et j'avais trouvé que c'était un beau pays, mais trop touristique.

     

    Je n'avais rien réservé. Je me rendais à l'aéroport pour acheter un billet. Je n'allais réserver rien d'autre : ni circuit, ni hôtel

    Cela ne me ressemble pas. Je ne suis jamais partie à l'étranger sans avoir rien réservé.

     

    Je partais seule

    Ah non ! La dernière fois que je suis partie seule c'était dans les Cyclades en 2008, et je m'étais promis de ne pas recommencer, lorsque mon sac est tombé dans l'escalator parce que j'étais trop chargée.

     

    J'arrive au comptoir. Il était sombre et il y avait 3 personnes : 2 hôtesses jeunes et jolies, un vieux monsieur entre un Prince Hindou et un cornac. Je me suis adressée à l'une des jeunes femmes, en anglais : "Good morning. I want to go in Thaïland for two weeks". Le monsieur se mit à rire :" Pas de problème. Cela vous fera 200 €."

    Je suis déçue par mon anglais, après toutes les heures passées sur Duolingo pour l'améliorer...

     

    Je sors ma carte bleue et paye le billet. Et puis en regardant mes bagages : une valise à roulettes et un sac photo, je m'aperçois que j'ai oublié d'emporter des cartes mémoire, pour mes appareils photo numériques. Je reviens au comptoir. Le vieux monsieur a disparu, remplacé par une dame souriante qui parle très bien le français

    C'est plutôt logique, puisqu'a priori nous sommes en France

     

    Je lui demande si je peux acheter des cartes mémoire dans l'aéroport. "Aucun problème, me dit-elle. Il y en a dans la zone duty free"...

    Je m'aperçois alors que j'ai oublié mon passeport. Il ne me reste qu'une solution : repartir à la maison pour le récupérer et en même temps prendre mes cartes mémoire. Je laisse mes bagages au comptoir, à la dame souriante après lui avoir expliqué le problème, et je pars en courant...

    Supposons que je sois arrivée 2h1/2 à l'avance. J'habite à 40 km de l'aéroport et il faut au minimum 35 minutes par trajet. C'est jouable... 

    Il y a une dizaine d'années je devais prendre l'avion pour Paris, pour assister à une réunion de travail. Une fois garée sur le parking, je me suis aperçue que j'avais oublié chez moi mon sac à main avec ma carte d'identité et ma carte bleue à l'intérieur. J'habitais à une dizaine de kms de l'aéroport, et j'avais le temps de faire un aller-retour, mais j'étais entrée dans le parking et n'avais rien pour payer. J'aurais dû aller valider le ticket d'entrée dans une borne à l'intérieur de l'aéroport mais je n'avais pas le temps. Je me suis expliquée à l'interphone et j'ai pu sortir,  je suis rentrée chez moi, j'ai récupéré mon sac et suis revenue à temps pour m'enregistrer et embarquer.

     

    J'étais sur la route, en direction de chez moi...

    Je ne connaîtrai jamais la fin de mon rêve, ne saurai pas si j'ai réussi ou non à partir pour la Thaïlande -et vous non plus- car Ecureuille m'a sauté dessus et réveillée en sursaut. Le jour se levait, elle voulait sortir...

    Un rêve étrange : départ pour la Thaïlande...

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  • Fenêtre à Espalion...

    Près du vieux pont, à Espalion, je suis tombée en extase devant cette vieille fenêtre.

    J'avais envie de m'approcher et regarder dans l'interstice, sans toucher, car elle semblait si vieille et si fragile...

     

    Près du          Vieux Pont,

    à Esp          alion,

    J'ai aperçu     une fenêtre

    Légèrement     entrouverte

    Autrefois      persienne

    Aux lamelles          anciennes.

    Certaines       ont lâché.

    Elle a été        rafistolée

     

     

    Pour lui rendre hommage, la mettre en lumière, voici un joli poème en prose de Charles Baudelaire :

     

    Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée. Il n’est pas d’objet plus profond, plus mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant qu’une fenêtre éclairée d’une chandelle. Ce qu’on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux vit la vie, rêve la vie, souffre la vie.

    Par-delà des vagues de toits, j’aperçois une femme mûre, ridée déjà, pauvre, toujours penchée sur quelque chose, et qui ne sort jamais. Avec son visage, avec son vêtement, avec son geste, avec presque rien, j’ai refait l’histoire de cette femme, ou plutôt sa légende, et quelquefois je me la raconte à moi-même en pleurant.

    Si c’eût été un pauvre vieux homme, j’aurais refait la sienne tout aussi aisément.

    Et je me couche, fier d’avoir vécu et souffert dans d’autres que moi-même.

    Peut-être me direz-vous : « Es-tu sûr que cette légende soit la vraie ? » Qu’importe ce que peut être la réalité placée hors de moi, si elle m’a aidé à vivre, à sentir que je suis et ce que je suis ?

    Charles Baudelaire, Petits poèmes en prose, 1869


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  • Nous étions en balade avec mon amie Caythycat, du blog "La new cathzette", dans une ville à la fois petite et grande que j'appellerai Bordernos. C'était la fin d'après-midi et nous voulions rentrer chez nous. Je ne sais pas comment nous étions arrivées à Bordernos, ni ce que nous y avions fait. Mais il fallait repartir.

    Cathycat s'est mise à courir très vite, en voyant un bus qui s'arrêtait. J'ai accéléré le pas mais je n'ai pas couru. Cathy avait disparu. Il y avait beaucoup de monde à l'arrêt.

    Quand je suis arrivée au niveau du bus, il démarrait. J'ai tapé sur ses flancs et le chauffeur a ouvert la porte. Cathycat était derrière moi. J'ai sorti de mon, sac à main un billet, plus grand que les billets d'avion.

    Le chauffeur l'a regardé et m'a dit que ce n'était pas le bon.

    Cathycat avait des billets un peu plus petits qu'elle venait d'acheter et elle en a donné deux pour nous.

    Pourquoi alors est-elle descendue et pourquoi l'ai-je suivie dans une sorte de hall de gare ?

    Je lui ai dit : "Le bus va partir".

    Nous sommes sorties du hall et nous avons vu partir le bus, plein d'enfants et très coloré, presqu'ensoleillé, comme les bus qui partaient à Katmandou :

    Bus photographié à Ottawa, dans un musée

    Nous avons crié, lui avons fait signe, couru derrière. En vain...

    "Quand passe le prochain ?" ai-je demandé. Il n'y avait ni panneau ni personne pour nous renseigner et la nuit commençait à tomber.

    "Je vais appeler mon frère pour qu'il vienne nous chercher avec son camping-car mais il faut trouver un lieu facile d'accès car il ne peut pas circuler dans les petites rues. Il faut trouver un point de ralliement." Il n'y avait rien à proximité, que des rues sombres et étroites.
     

    Nous sommes allées voir une commerçante dont le magasin était encore ouvert pour lui demander de nous aider à trouver un point de ralliement, quelque chose de connu. Cathy a acheté un objet de la forme d'une grande bassine que je n'ai pas reconnu, blanc et encombrant.
    La dame blonde, cheveux courts : "C'est une petite rue ici. Il y a des sens interdits, des interdictions de se garer. C'est une bonne idée. Je vais indiquer le circuit d'accès pour camping-car sur mon site".

     

    Deux jeunes hommes sont sortis du magasin, et nous leur avons demandé la même chose.

    L'un était blond et blanc de toute sa personne. Pour me répondre il s'est approché de moi presque à me toucher. Il riait parce que je reculais. "Oui, oui, je vais vous aider..."

     

    Je me suis réveillée et je ne sais pas si nous avons passé la nuit à Bordernos ou pas...

     


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  • "Espoir+Volonté=Joie"
    Quel joli nom pour un bateau, n'est-ce pas ? C'est celui d'une barque, photographiée il y a quelques années, en Martinique, aux Anses d'Arlet. C'était en 1999, avec mon premier appareil photo numérique, quand personne n'y croyait parce que la qualité était médiocre. N'empêche que j'ai imprimé ces photos sur mon imprimante Epson photo sur du papier de bonne qualité et les ai affichées dans mon bureau depuis. Quand j'ai un coup de blues, ou l'impression de me battre contre des moulins à vent, je regarde ma barque et je repars !

     

     
    J'aime bien aussi le nom de cette autre barque Martiniquaise : "Un jour dans ma vie".





    Ou celle de cette barque photographiée à Aveiro (Portugal) par mon frère, Philippe, sur laquelle est peint un couple d'amoureux entourés de fleurs avec la phrase : "Abreme a porta de teu jardim" (ouvre moi la porte de ton jardin). Belle déclaration d'amour....

     





    Et puis une belle porte photographiée à Grand Rivière en Martinique qui se prénomme "L'attirance des Jaloux" :



     

    Avez vous découvert d'autres noms aussi porteurs de rêve et d'espoir, au cours de vos promenades ou voyages ?
     
     
    J'avais publié cet article au tout début de mon blog, en mai 2009. J'ai pris pour devise le nom de la barque : Effort + volonté = joie...

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