• J'ai emprunté ce livre à la médiathèque, il y a quelques jours, attirée par le titre et la grue en origami sur la couverture.

    C'est le premier roman pour adultes de Michelle Ballanger, maîtresse d'école dans le Territoire de Belfort.

    Informations pratiques : paru aux éditions Rouergue en mai 2017. 276 pages. Prix : 20 €

     

    La 4ème de couverture :

    Adam est écrivain public. Tous les après-midi, il écrit pour les habitants de sa petite ville posée au pied des montagnes de Dracula. Des lettres anonymes, des lettres d'amour, des lettres pour ceux qui sont tout près, ou bien ceux qui sont partis en France, partis et jamais oubliés. Mais alors que chacun raconte son histoire et que les mots suivent leur chemin, le moment vient où les choses sont prêtes à basculer. Oui, il faut parfois vingt ans pour écrire une lettre, mais il est grand temps de suivre un régime et d'apprendre à voler, il est grand temps pour Adam, et pas seulement pour lui.

    Avec grâce, avec douceur et légèreté, Michelle Ballanger nous emporte dans un premier roman aussi chatoyant que le chapeau d'un magicien dont sortiraient un jeune homme qui tricote des écharpes, une femme qui a bien vécu de l'amour des hommes, une princesse qui fait la manche, et bien d'autres encore, chacun avec sa vie glissée dans celle des autres.

     

    Mon ressenti :

    Adam est professeur le matin et écrivain public l'après midi, dans une petite ville de Roumanie.

    Autour de lui il y a Dragos, vendeur de poids qu'il héberge, son ami et Pietru qu'il déteste parce qu'il est parti en France avec sa femme, Helena. 

    Adam écrit des lettres, des poèmes, un testament, remplit des formulaires, rédige des compositions contre des sous-vêtements, des chaussures, un tour en 4*4, un coup de peinture dans son logement...

    Ses clients sont aussi attachants que lui : Stella,généreuse de son corps et de son coeur, Tristan un jongleur qui n'a plus tous ses doigts, Corneliu un jeune homme avide d'apprendre et d'entreprendre qui tricote des écharpes, Georghe, commercial dans l'âme, Martina, petite femme-moineau qui retrécit, Victor qui n'aime que sa fille et Dragos.

    Et puis il y a Natacha, jeune femme tzigane, enfermée par les siens.

    Les personnages sont tous attachants sauf le corbeau qui fait écrire à Adam une lettre anonyme. Il y a celles et ceux qui ont osé : partir vivre en France, apprendre ou entreprendre, ceux qui traînent un lourd passé...

    Leurs destins s'entrecroisent.

    Ce que j'ai le moins aimé : la fin que j'ai dû relire plusieurs fois avant de comprendre.

     

    Quelques extraits :

    - "Pietru sait bien écrire des discours politiques, il sait mettre les gens de son côté, il sait manier les mots pour qu'on dise oui. Quand on écoute son discours, on est heureux. Voilà, l'écouter rend heureux, regonfle le coeur désabusé, déride l'imagination des possibles, attise les passions créatives et fraternelles, montre le meilleur des hommes. Et tout le monde ne peut qu'adhérer à de telles paroles. Tout le monde a envie de croire que tout est possible et que tout peut changer"

    - "Il sourit et comprend combien l'audace est peut-être la seule chose qu'il faut apprendre aux enfants"

    - "A peine ce premier baiser se terminait-il que Corneliu savait déjà les milliers d'autres qui le suivraient et la vie qu'ils colorieraient"

    - "Pas de tension entre Héléna et Adam. Seulement la vie qui est passée, qui a dénoué les noeuds, seulement Pénélope qui les gardera, chacun dans une main, où qu'ils soient et quoi qu'il se passe."


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  • En mai j'ai lu ces livres :

    "La zone d'intérêt" de Martin AMIS (emprunté à la médiathèque)

    L'auteur : Martin Amis est un romancier Anglais, maître dans l'art de questionner notre morale et les excès de l'Occident.

    Informations pratiques : paru en 2015. 405 pages

     

    La 4ème de couverture :

    La météorologie du coup de foudre ou comment faire basculer l’ ordre dans un système allergique au désordre.
    Comment explorer à nouveau la Shoah sans reprendre les mots des autres ? Comment oser un autre ton, un regard plus oblique ? En nous dévoilant une histoire de marivaudage aux allures de Monty Python en plein système concentrationnaire, Martin Amis remporte brillamment ce pari. Une manière habile de caricaturer le mécanisme de l’horreur pour le rendre plus insoutenable encore.

     

    Mon ressenti : J'ai lu ce livre jusqu'au bout en ayant plusieurs fois envie de m'arrêter.

    Ce roman se déroule pendant la seconde Guerre mondiale dans un camp d'extermination double d'Auschwitz, avec trois personnages principaux qui alternent la narration, et donc les points de vue :

    - Paul Doll, le commandant du camp, double de Rudolph Höss, un fonctionnaire allemand, exécuteur avec 2 buts : éliminer le maximum de déportés et retrouver les grâces de sa femme, Hannah

    - Szmul, un détenu juif double de ces millions de malheureuses victimes de cette haine sans limite. C'est le sonderkommando le plus triste du monde qui espère en se faisant remarquer le moins possible, vivre suffisamment longtemps pour témoigner de ce qu'il a vu.

    - Angelus, neveu de Borman, a pour mission de faire tourner la machine de guerre , en utilisant les déportés dans son usine (Auschwitz est une zone d'interêt et doit être rentable à tout point de vue). Il n'a qu'un but : trousser le plus de femmes possible jusqu'à ce qu'il tombe amoureux d'Hannah, la femme du commandant.

    Pendant que des milliers d'êtres humains sont exterminés, les officiers et exécuteurs Allemands boivent, mangent, assistent à des concerts et des pièces de théâtre, entre deux "arrivages".

    J'ai été jusqu'au bout pour voir où l'auteur voulait nous emmener, mais je n'ai pas compris.

    Même l'ébauche d'histoire d'amour entre Angelus et Hannah ne se concrétise pas.
    Les faits racontés sont véridiques et effroyables. Et l'écriture est perturbante avec une débauche de termes allemands, pour désigner l'anatomie féminine aussi bien que les rôles de chacun.

    Bref, un livre glaçant.

     

    - "Un ange cornu avec des ailes de tôle" de Michel Tremblay (prêté par Cathycat du blog "La new cathzette"

     

     

    L'auteur : Michel Tremblay est un écrivain Québécois auteur d'une quarantaine de romans.

    Informations pratiques : paru en 2000. 285 pages

     

    La 4ème de couverture :

    Dans le Montréal populaire des années cinquante, Michel Tremblay, par la magie des mots et le jeu des signes, découvrait qu'au fond des livres bat le coeur du monde. Dans la compagnie de SaintExupéry, Eschyle, Jules Verne, Victor Hugo, Gabrielle Roy, il entrait en littérature - avec la complicité de sa mère, cette Rhéauna aux reparties si savoureuses qui allait devenir la Grosse femme des Chroniques du Plateau Mont-Royal. Après les Vues animées et Douze coups de théâtre, voici donc Un ange cornu avec des ailes de tôle, troisième tome des souvenirs de Michel Tremblay. Et ainsi se poursuit et s'amplifie, à travers la mémoire, un véritable chant d'amour à l'unique passion d'une vie : les livres.

     

    Mon ressenti :

    La découverte de la littérature par un enfant québécois m'a intéressée, et rappelé mes propres découvertes, et ma soif absolue de lecture.

     

    Ses relations avec sa grand-mère paternelle qui lit beaucoup elle aussi et sa mère sont bien campées.

    J'ai quand même trouvé des longueurs...

     

    Un extrait :

    Qui n'a jamais lu une histoire à sa grand-mère le jour de ses neuf ans ne connait rien du bonheur !

     

     

     


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  • Pour une fois ce n'est pas une bonne nouvelle, mais plutôt une incompréhension...

    Une jeune championne Belge de 19 ans, Femke Van den Driessche a été convaincue de fraude technologique lors des Mondiaux de cyclo cross en janvier 2016.

    Elle a dû interrompre la course pour un problème mécanique et son vélo a alors été contrôlé. Elle avait un moteur caché dans l'axe du pédalier... Elle a prétendu que ce n'était pas son vélo mais celui d'un ami et qu'il y aurait eu confusion...

    C'est la première fois qu"une telle tricherie est découverte : ses titres de championne d'Europe et de Belgique en catégorie espoirs lui ont été retirés. Elle a écopé d'une suspension de 6 ans et d'une amende de 20 000 FS.

    Après le dopage aux médicaments, voici maintenant le dopage technologique : dans la selle, l'axe du pédalier, le cadre du vélo ou les roues en carbone.

    La tendance serait aux roues électromagnétiques dissimulant des capteurs électriques dans les jantes en carbone.

    Leur coût est prohibitif : 200 000 euros la paire mais elles peuvent transformer un cycliste pro moyen en phénomène...

     

    Femke ne serait pas la seule à utiliser des "aides"...

    Quand on est aussi belle que Femke, que l'on a 19 ans, déjà gagné des courses, comment peut-on en arriver à tricher ?

    Elle a sans doute été mal conseillée, s'est laissée entraîner, regrette sans doute les 3 000 euros investis dans le moteur et ses espoirs de devenir championne du monde envolés...

     

    Il y a quelques mois je vous avais parlé d'une roue électrique pour les particuliers...


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  • En sortant du Jardin Botanique, avec Cathycat, nous sommes allées sur les quais de la rive droite pour admirer les façades du XVIIIème.

    Les quais de Bordeaux, rive droite...
    Les quais de Bordeaux, rive droite...

    Apercevant des bateaux amarrés à un ponton, nous nous sommes approchées pour les voir de plus près. Il y avait là le futur bateau-lire, le Cripure, dont je vous avais parlé en août 2013. Il est en assez piteux état, et pas prêt à prendre du service...

    Les quais de Bordeaux, rive droite...

    Du ponton,nous avons pu admirer le pont de pierre, la rive gauche et les quais rive droite. La garonne était haute.

    Sur les détritus amoncelés poussent des millepertuis...

    Les quais de Bordeaux, rive droite...
    Les quais de Bordeaux, rive droite...

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  • Le 11 novembre, je ne travaillais pas et il faisait beau : je suis allée me promener au Parc Bordelais, en espérant voir et peut-être même photographier des écureuils.

    Je n'en n'ai pas vu un seul mais j'ai admiré les couleurs somptueuses prises par les arbres, notamment les ginkos biloba, appelés aussi "arbre aux 40 écus"...

    Rideau d'or au Parc Bordelais...
    Rideau d'or au Parc Bordelais...

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