• Samedi 25 décembre, j'ai passé Noël avec mon frère. Dimanche je suis allée voir mon fils cadet  et sa petite famille pour fêter Noël.  Je suis rentrée le soir et dans la nuit j'ai eu très mal au ventre, avec des nausées, mais sans vomir. Le lundi matin, j'ai pris juste un thé et c'est là que tout a commencé. 

    J'ai commencé à vomir et me vider de partout. Trou noir. 

    Je me suis retrouvée couchée par terre entourée de vomi, et quand je me suis relevée j'ai vu du sang là où j'avais la tête, une petite flaque .J'ai passé la main derrière ma tête et senti une bosse énorme et ma main était pleine de sang. J'ai appelé mon frère qui habite dans la même ville et continué à me vider. Il m'a trouvée très blanche, a nettoyé le vomi dans la cuisine et m'a emmenée aux Urgences. Une chance : il y en a sur ma commune.

    Malchance : lundi et surlendemain de Noël : il y avait beaucoup de malades et peu d'employés et de personnel soignant.

    Je suis arrivée vers 10h30 et sortie à 20 h. De 10 h30 jusqu'à 14 h  j'ai attendu dans un box avec une perfusion et l'on m'a fait un électrocardiogramme et une prise de sang. Vers 14 h le médecin urgentiste est passé a demandé un nouvel électrocardiogramme, a regardé ma tête (enfin !), vu que j'avais un petit trou, et m'a fait 3 points de suture avant de m'envoyer passe un scanner de la tête, me rassurant sur la plaie qui continuait à saigner mais était bénigne. Un brancardier m'a conduit au scanner qui se trouve dans une autre aile de l'hôpital, puis m'a ramenée. On m'a changée de box.

    Au bout d'un moment j'ai sonné pour aller aux toilettes mais personne n'est venue pendant 1 h. Ensuite j'ai attendu tout l'après-midi sans voir personne, entendant seulement les bruits dans le couloir : arrivée des pompiers, cas de Covid, Vers 16 h j'ai sonné, n'en pouvant plus d'attendre. La sonnette ne sert à rien, ni les bips qui se déclenchent sur le panneau de contrôle. Personne ne vient. J'ai appelé et l'infirmière est venue en me disant qu'ils étaient surchargés, que le cardiologue passerait me voir. Elle m'a fait une autre prise de sang, un autre électrocardiogramme et j'ai encore attendu.

    Vers 18h 30 un brancardier est venu me chercher pour passer un autre scanner, cette fois de la cage thoracique avec injection de produit. Pourquoi avoir attendu si longtemps ? lui ai-je demandé. Il m'a expliqué qu'il fallait avoir les résultats de la prise de sang pour vérifier que je n'avais pas d'insuffisance rénale avant de m'injecter le produit qui donne très très chaud partout. Et pourquoi ce second scanner ? Pour vérifier que je n'avais pas de caillot bouchant les artères.

    J'ai passé ce second scanner et il m'a ramenée dans le box, en me disant que le médecin urgentiste allait passer et me donnerait les résultats. J'étais très inquiète. Mon seul contact avec l'extérieur était avec mon frère qui m'appelait de temps en temps. Et je dois dire que les brancardiers m'ont donné plus d'informations que les infirmières.

    A 19 h 30, miracle : le médecin est passé et m'a dit que le scanner était bon et que je pouvais sortir !

    Mais j'étais encore attachée avec la perfusion et j'ai encore dû attendre 30 minutes avant qu'une infirmière ne me délivre. Mon frère est venu me chercher. Quand je suis ressortie des urgences, le sas d'accueil était plein...

     

     

    Surlendemain de Noël aux Urgences...

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  • Il avait 88 ans et se prénommait Jean-Pierre pour l'état-civil, mais préférait se faire appeler Michel, son second prénom. 

    Il était instituteur, et a enseigné d'abord en Charente, à la sortie de l'Ecole Normale, puis en Lot-et-Garonne dans la banlieue d'Agen. C'est en Charente qu'il a rencontré ma mère, dans un bal.

    Il aimait le rugby, la voile, et le Bassin d'Arcachon, le tennis de table, la photographie et aussi l'aquarelle.
    Je vous ai montré ses aquarelles exposées en 2011, à Andernos lors des Cabanes en fête, puis en 2012 quelques aquarelles du Bassin.

    Il m'a appris beaucoup de choses, a été mon instituteur du cours élémentaire au cours moyen 2 mais, dans la classe unique d'un petit village. Il parlait peu, ne se confiait jamais, n'était pas chaleureux.  Comme mon frère et ma soeur, j'étais beaucoup plus proche de ma mère à qui je racontais tout et qui m'encourageait.

    Il l'a quittée en 1985 après 29 ans de mariage et 3 enfants, pour partir avec une autre. Julien, mon fils aîné venait de naître, suivi 3 ans plus tard par Aurélien. Ma mère a toujours été là pour les garder et m'épauler, nouant des liens très forts avec eux, comme l'ont fait mes ex-beaux-parents.

    Lui était proche géographiquement mais loin, si loin.

    Lorsque je me suis installée sur le Bassin, j'ai espéré que nous rapprocherions, que nous nous parlerions, échangerions vraiment, mais cela n'a pas été le cas. Nous nous voyions, nous parlions, un peu.

    En décembre 2019, il était tombé et sa santé s'était dégradée. Depuis 4 semaines il était hospitalisé, pour des problèmes cardiaques, mais tout son organisme était fatigué. En début de semaine, il allait mieux, recommençait à s'alimenter et le médecin envisageait son retour prochain chez lui. mais il a contracté, depuis, à l'hôpital une infection pulmonaire et a été placé sous oxygène. Les antibiotiques n'ont pas joué leur rôle. Il était attaché à son lit car il arrachait perfusions et masque à oxygène.  Il est décédé dimanche 31 octobre, à l'hôpital.

    Tu étais un livre de classe, un maître d'école, un guide.

    Adieu, Papa !

    Une de ses aquarelles...

    Une de ses aquarelles...


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  • Mon blog principal est hébergé chez Overblog depuis plus de 12 ans. Je publie les mêmes articles ici et là-bas.

    ***

    Depuis le 30 septembre dans l'après-midi, la fenêtre "commentaires" sur overblog ne permet plus de laisser l'adresse de son blog. Vous ne pouvez laisser que votre nom et votre adresse mail.

    C'est très gênant car le blogueur n'a plus de moyen pour aller visiter celui qui a commenté son article.

    J'ai signalé le problème au Support d'Overblog et Marion m'a répondu : 

    "C'est normal, pour le moment il s'agit d'une mesure anti-spam. Nous rencontrons énormément de spam sur notre plateforme et nous testons petit à petit de nouvelles mesures pour assurer une qualité de service sur Overblog."

    Il y a quelques mois le staff d'Overblog nous a incités à passer en mode sécurisé (https au lieu de http), je l'ai fait et tout s'est bien passé. Je les ai remerciés et félicités.

    Mais depuis quelques semaines, pour lutter contre les spams, ils ont entrepris des changements sans avertir les utilisateurs.

    Ils ont d'abord désactivé les liens laissés par ceux qui commentent sous les articles,

    • ce qui obligeait l'auteur du blog à répondre dans son administration s'il voulait suivre le lien pour aller visiter le blog de la personne qui a commenté
    • et qui empêchait les autres blogueurs d'aller voir le blog d'un commentateur ayant laissé un message sympathique ou original

    Le support m'avait répondu que c'était pour lutter contre les spams.

    Depuis fin septembre, c'est pire car l'on n'a plus de moyen pour aller voir les autres blogueurs qui vous ont déposé des commentaires, puisqu'ils ne peuvent plus laisser de lien.

     

    Il y a d'autres solutions pour lutter contre les spams, messages envoyés par des ordinateurs, comme bloquer le dépôt de commentaires trop rapprochés dans le temps, ce que j'ai suggéré au support.

     

    Pour moi, bloguer, comme je le fais depuis 12 ans et demi, c'est échanger : faire partager mes passions et découvrir celles des autres.

    Si je ne peux plus le faire, ou j'arrêterai de bloguer, ou je changerai de plateforme. J'ai l'impression que pour lutter contre les spams ils nous coupent de tout, nous enferment dans un bocal et nous compliquent la tâche. Il faut se constituer une liste, ce que j'ai fait, mais c'est lourd.

    Bloguer prend déjà beaucoup de temps et là c'est trop !

     

    Bref, je râle, je fulmine et je perds du temps à chercher des adresses de blogs...

    Pouvez vous me dire ce que vous pensez de ces changements,

    comment vous y remédiez si vous êtes sur overblog ?

    Et bien sûr vous pouvez partager cet article ou émettre des suggestions...


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  • Un vent de folie pour pousser les gens à se faire vacciner...

    Le rythme de vaccination commence à baisser un peu partout dans le monde, et pour convaincre ceux qui ne se sont pas encore fait vacciner, les autorités locales tentent de trouver des solutions, parfois vraiment étonnantes..

    L’Etat américain de Washington offre désormais « un pétard contre une piqûre » pour inciter la population à se faire vacciner contre le Covid-19. Les dispensaires de cannabis de cet Etat sont autorisés à offrir un joint pré-roulé à tout individu d’au moins 21 ans qui se fera vacciner sur place ! 

    D’autres Etats, comme la Californie et l’Ohio, ont imaginé des « loteries » offrant de l’argent, des bourses universitaires et d’autres lots en tous genres aux personnes vaccinées.

    D’autres ont proposé des places pour des rencontres sportives, des billets d’avion, des bières ou même des pick-up. La Virginie occidentale a même permis de gagner des fusils de chasse

    La municipalité de Washington, quant à elle, a offert 300 bouquets de fleurs aux Américains ayant reçu leur première injection le dimanche 9 mai 2021, pour célébrer la fête des mères : les heureux vaccinés pouvaient même demander un tatouage éphémère "vacciné pour ma maman". 

     

    Tous les New-Yorkais qui se feront vacciner contre le Covid-19 auront droit à un burger-frites gratuit dans l’un des fast-foods de la chaîne Shake Shack, sur présentation d’un justificatif.

    Een Virginie-Occidentale, où la vaccination est ouverte à partir de 16 ans, le gouverneur offre 100 dollars (82 euros) en bons d’épargne aux 16-35 ans, les jeunes étant plus réticents à se faire vacciner. Le maire de Détroit promet, quant à lui, une carte-cadeau de 50 dollars (41 euros) à tous ceux qui accompagnent une personne dans un centre de vaccination.

    En Inde, particulièrement touchée par la pandémie, la communauté des orfèvres de la région de Rajkot (dans l'Ouest du pays) a décidé d'offrir un piercing en or aux femmes ayant reçu la précieuse injection. Les hommes vaccinés, quant à eux, se voient remettre un mixeur.

    Ailleurs ce sont des biens de première nécessité qui sont offerts : bons d'achat alimentaires ou boites d'oeufs en Chine, glaces en Russie, des bières et pizzas en Israël. 

    A Hong-Kong, une loterie géante a été mise en place avec près de 15 millions de dollars de cadeaux. Les heureux gagnants seront tirés au sort en septembre, et devront être entièrement vaccinés avant le 31 août 2021. Parmi les prix les plus importants, on peut citer une voiture : une Tesla Model 3, un appartement de luxe de 1,4 million de dollars, un séjour d'un an dans un hôtel de luxe, des milliers de billets d'avion, une carte de crédit prépayée de 16 000 dollars, un laisser-passer annuel pour des voyages illimités pour quatre personnes dans une chambre de luxe avec balcon sur un bateau de croisière, des bons d'une centaine d'euros et même des consultations médicales gratuites pour 5 000 personnes défavorisées.

    A Dubaï, ce sont des ristournes dans des restaurants qui sont offertes (10 % de réduction après la première dose, 20 % après les deux doses).

    Autre type de récompense en Allemagne : les vaccinés jouissent d’une plus grande liberté : depuis dimanche, ils sont exemptés de couvre-feu, de quarantaine à leur retour de l’étranger, de jauge pour se rassembler dans les lieux clos, et de test négatif à l’entrée des magasins.

     

    Ces récompenses ou carottes mirobolantes et parfois affligeantes (un joint ou un fusil de chasse) me surprennent. D'où vient cet argent qui serait sans doute plus utile à relancer l'économie ? Et puis ici, et dans de nombreux pays, c'est déjà compliqué, pour les motivés, de trouver un rendez-vous pour se faire vacciner. J'ai reçu mes deux doses de vaccin Pfizer, mais au vaccinodrome de Bordeaux, à 50 km de chez moi...

    Certains antivax ont trouvé bon il y a une quinzaine de jours de créer des centaines de faux rendez-vous, sur ce vaccinodrome, avec des noms d'emprunt, monopolisant des créneaux pour rien... Qu'ils soient contre les vaccins, je peux le comprendre mais pas qu'ils gênent ceux qui sont pour...


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  • Hier après-midi j'ai fait une grande balade à pied avec une amie et ex-collègue, entre Arès et Andernos. Nous avons d'abord longé les anciens réservoirs à poissons de Saint-Brice, avant de franchir le Cirès, petit ruisseau qui se jette dans le Bassin d'Arcachon, sur une passerelle en bois. Le sentier du littoral passe au bord du Bassin. La marée était haute et il y avait de nombreuses aigrettes garzettes, de quoi me combler.

    Mon amie Yolande était ravie de se balader dans cet environnement préservé.

     

    Des aigrettes et une poubelle...
    Des aigrettes et une poubelle...
    Des aigrettes et une poubelle...
    Des aigrettes et une poubelle...
    Des aigrettes et une poubelle...

    Nous avons continué jusqu'à la plage des Quinconces à Andernos, croisant quelques promeneurs. Les aigrettes étaient nombreuses. C'est seulement en retravaillant mes photos sur l'ordinateur que j'ai aperçu cette poubelle à roulettes jetée au bord du Bassin...

    Des aigrettes et une poubelle...
    Des aigrettes et une poubelle...

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