• Jean-Pierre Bacri est décédé lundi 18 janvier à 69 ans, des suites d'un cancer.

    C'était un comédien et scénariste que j'appréciais beaucoup, notamment dans "Un air de famille", film de Cédric Klaplisch en 1996 ; "Cherchez Hortense", film de Pascal Bonizer en 2012 ; "La vie très privée de Monsieur Sim" de Michel Leclerc en 2015 ; "Grand froid" de Gérard Pautonnier en 2017 ; "Le sens de la fête" d'Eric Toledano et Olivier Nakache en 2017.

    Dans "Un air de famille", Bacri est râleur comme toujours.

    Dans "Cherchez Hortense", Jean-Pierre Bacri est époustouflant et bouleversant dans ce rôle : bougon comme toujours mais fragile, malmené par un père vachard toujours surbooké qui n'a pas dix minutes à lui consacrer et ne lui en laisse pas placer une. Pour éviter à Aurore d'être expulsée, il va prendre sur lui et oser.

    Dans "La vie très privée de Monsieur Sim", Jean-Pierre Bacri joue à la perfection Monsieur Sim, loser quinquagénaire qui vient de perdre son travail et sa femme, ne partage rien ni avec sa fille de 13 ans ni avec son père qui vit en Italie. Le film est fidèle au livre, avec des passages très drôles. Sans Jean-Pierre Bacri il serait un peu fade...

    Dans "Grand froid", en compagnie d'Olivier Gourmet et Arthur Dupont, il est très bon.

    Dans l'excellent "Sens de la fête", Jean-Pierre Bacri est impeccable dans le rôle de Max, chef d'entreprise, organisateur de mariage, au bord de la faillite, caustique comme toujours.

    Jean-Pierre Bacri a vécu 25 ans avec Agnès Jaoui, que j'apprécie beaucoup aussi; Les "Jacri", comme on les surnommait, ont écrit ensemble : "Cuisines et dépendances", "Un air de famille".

    Râleur, effondré, casseur d'ambiance, acariâtre, dépressif, neurasthénique, fatigué, maniaque ou caustique dans la plupart de ses rôles, il a aussi incarné un homme heureux (par moments) et amoureux dans "Les sentiments" de Noémie Lvovsky, en 2003.  

    Jean-Pierre Bacri, mon râleur préféré au cinéma, nous a quittés...

    Pour ceux qui l'appréciaient voici la bande annonce du "Sens de la fête" (2'30) et celle des "Sentiments" (1'39) :

    Merci, Jean-Pierre Bacri, de nous avoir fait rire, sourire et rêver !


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  • Dominique Duhoux, dit "Neneuil" était sans domicile fixe depuis 25 ans. Hospitalisé en novembre pour un cancer de la gorge, il est décédé le 16 janvier 2021, à 58 ans.

    Il vivait depuis 20 ans contre le flanc du Palais des sports à Bordeaux, s'étant installé chambre et cuisine. Depuis 2015, il avait monté un salon de lecture en plein air sous la rampe du parking Victor Hugo. C'était un troc de livre.

    Il disait : "Des livres plein les étagères. On peut en prendre gratuitement ou en laisser, c’est au choix, s’installer pour feuilleter romans ou essais, glisser (ou pas) une pièce dans la modeste coupelle qui traîne là. Mais ça a commencé tout riquiqui, il y a deux ans : quatre bouquins, récupérés sur un pas-de-porte. J’en avais lu trois, et le quatrième, on me l’a fauché avant que j’aie pu le finir. Pas grave, j’aime ça, la lecture. La musique aussi. Et je veux partager ».

    Il assurait n’avoir besoin de rien, ni RSA ni CMU, pas trop la manche, juste du respect. Étagères et fauteuils lui avaient été donnés, il en chassait les pigeons à coups de balai véhéments. Il laissait libres les issues de secours du Palais des sports, était respecté dans le quartier, recevait fréquemment des cartes postales qu'il conservait précieusement dans un album,

    Il entretenait de bonnes relations avec le quartier et le voisinage et était respecté en retour. Si certaines plaintes des voisins dénonçaient souvent les nuisances et le mauvais environnement (le parking Victor-Hugo étant « l’endroit parfait pour se piquer »), la bibliothèque était appréciée et considérée comme un rempart à la drogue. 

    En 2018, des agents de nettoyage de la ville avaient détruit sa bibliothèque, jetant meubles et livres. Les Editions N’a qu’1 œil, la libraire-disque Micita  l'ont alors soutenu, ainsi que de nombreuses autres associations, des voisins, des particuliers et il avait pu reconstituer sa bibliothèque libre...

     

    Je ne connaissais pas l'existence de cette "librairie libre" ni de cet amateur de livres atypique et je le regrette. Cette information découverte dans le journal Sud-Ouest m'a attristée.

    Quel dommage que la mairie de Bordeaux n'ait pas valorisé son concept et l'ait plus soutenu de son vivant !

    Sources : Sud-Ouest, 20 minutes, Rue89 Bordeaux

     

    Photo Sud-Ouest

    Photo Sud-Ouest


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    Il y a quelques jours je vous ai parlé des rubalises, ces rubans en plastique aux couleurs vives, souvent rouges et blancs, servant habituellement à délimiter les zones de crime, d'accident ou les chantiers.

    Cette année, elles nous envahissent, s'enroulent, se déploient, nous interdisent ceci ou cela. Elles sont déployées autour des jeux pour enfants, déchirées par le vent ou les parents, remplacées le lendemain, redéchirées le surlendemain, etc...

    Depuis le début de la crise sanitaire, nous avons été confinés, déconfinés, reconfinés.

     

    Nous devons rester chez nous, ne pouvons nous en éloigner que munis d'une attestation qu'il faut remplir chaque fois que l'on veut sortir : pour aller acheter du pain, le journal, faire des courses, aller travailler, conduire ses enfants à l'école, aller chez le médecin, ou autre. Il y a 9 cases, pas toujours bien claires. Pour aller à la déchetterie, chez le vétérinaire, à la Poste, quelle case faut-il cocher ? Parfois je rentre chez moi parce que j'ai oublié l'attestation, laisser-passer indispensable.

     

    Nous sommes comme attachés chez nous par une sorte de rubalise plus ou moins longue : 1 km pour les balades, 150 km à d'autres moments, peut-être 60 kms à Noël. Cette rubalise peut être coupée ou étirée, au risque de devoir s'acquitter de 135 € si l'on sort du rayon. imposé.

    1 2 3 Soleil ! Ne plus bouger, ne pas sortir du cercle.

    Les commerces essentiels seuls sont ouverts, et les supermarchés ont rubalisé les rayons interdits : plus moyen d'acheter un collant ou des chaussettes, des livres pourtant indispensables, des jouets pour préparer les cadeaux de Noël, des bouquets de fleurs.

     

    Depuis le début de la pandémie et les mesures de distanciation, les bisous sont interdits, Je n'en fais plus depuis mars, ne serre plus de mains, ne vois plus grand monde. Les salles de sport ont été fermées une grande partie de l'année, ouvertes quelques mois, refermées. Pendant les confinements il est interdit de se réunir, même entre amis ou en famille. Il y a eu entre temps des périodes où les déplacements supérieurs à 150 km ont été interdits. Les occasions de faire des bisous ont diminué lorsque l'on vit seul(e)...

     

    Espérons que toutes ces contraintes soient efficaces pour enrayer la propagation de l'épidémie. Et qu'elles disparaissent parce qu'elles vont finir par nous rendre tous fous, après avoir ruiné les petits entrepreneurs et l'économie.

     

    Pour apporter une touche de gaieté vous rappelez-vous "Big bisous", chanson de 1977, composée par Joe Dassin pour Carlos ?


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  • La fibre a été déployée sur ma commune il y a quelques mois et depuis, j'ai été relancée plusieurs fois pour m'y brancher. Pendant le 1er confinement j'ai refusé, et puis j'ai fini par accepter.

    Je vous raconterai une autre fois mes déboires puisqu'il a fallu 5 interventions pour que cela fonctionne.

    Le dernier technicien venu pour l'installation a oublié de me dire que je devais rendre rapidement l'ancien équipement, une livebox blanche, et je n'ai pas regardé tous mes mails sur la messagerie Orange que j'utilise très peu. Vendredi soir j'ai ouvert un mail qui me demandait de restituer le matériel avant le 19 novembre sous peine de recevoir une injonction à payer de 100 €.

    Avec le confinement, impossible de la ramener dans une boutique Orange. J'ai donc imprimé le bon de retour joint au mail pour un renvoi par la Poste. J'ai soigneusement emballé la box dans son carton d'origine, déposé dans un carton plus grand et scotché le "bon de retour chronopost".

    Le petit bureau de poste ouvrant à 9h00, j'y suis allée de bonne heure et j'ai attendu devant la porte, sagement. Une autre dame est arrivée, masquée comme moi et nous avons discuté. Elle m'a demandé si l'on pouvait entrer à 2. Je lui ai montré l'affiche Covid sur la porte : "entrée limitée à 2 personnes".

    Quand l'employée a ouvert la porte je suis entrée et l'ai saluée.

    La dame derrière moi a demandé si elle pouvait entrer aussi, poliment.

    "C'est écrit sur la porte, a répondu l'employée. 2 personnes maxi !"

    Je lui ai donné mon colis en lui expliquant que c'était un retour de livebox.

    "Oui, oui" a-t'elle dit en l'enregistrant.

    Je lui ai alors tendu le papier qu'elle devait dater et tamponner pour me servir de preuve.

    Elle a jeté un coup de tampon en plein milieu, et j'ai eu le tort de lui demander de le mettre dans la bonne case.

    Elle m'a répondu que c'était pareil, mais elle n'avait pas encré son tampon et la date ne se voyait pas, comme j'ai voulu le lui montrer.

    Alors elle s'est énervée et a appliqué six coups de tampon, toujours pas encré, à toute vitesse, sur ma feuille.

    Si elle avait eu un revolver, m'aurait-elle tiré dessus ?

    Je l'ai remerciée et suis partie, sans demander mon reste. 

    Sur les 6 tampons, la date se voit sur un : 14/11/2020, et il y en a un, quasi-invisible, dans la bonne case.

     

     


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  • L'année 2020 est vraiment spéciale.

    Je pratique le tennis de table et participe à des compétions départementales, en équipe.

    Les championnats départementaux par équipes se jouent à 4. Il y a 4 divisions au niveau départemental, en Gironde, avec des poules de 8. l'année commence en septembre et finit en juin et est découpée en 2 phases.

    A l'issue de chaque phase, la meilleure équipe d'une poule monte en division supérieure et la plus mauvaise descend (sauf en D4, niveau le plus bas).

     

    La seconde phase de l'année 2019-2020 a été tronquée en mars, arrêtée par le confinement : chaque équipe est restée dans sa division initiale (D3 pour nous).

     

    En septembre, nous espérions reprendre la saison normalement.

    Mais de nombreux joueurs n'ont pas repris et de nombreux clubs ont dû supprimer des équipes fautes de joueurs : les calendriers des rencontres ont été remodelés plusieurs fois.

    Notre poule ne comporte plus que 7 équipes au lieu de 8...

     

    La 1ère journée de compétition s'est déroulée normalement le 20 septembre.

     

    La 2ème journée devait avoir lieu le 4 octobre, mais fin septembre, le département est passé en zone rouge : les salles de sport ont été fermées, pour entraînements et compétitions pour 15 jours.

     

    Vendredi 9 octobre, les mesures prises par la Préfète de la Gironde se sont assouplies pour le département, hors Bordeaux et son agglomération. Nous pouvons nous entraîner dans mon club, sur le Bassin d'Arcachon, nous pouvons recevoir toutes les équipes de Gironde, y compris celles de Bordeaux, mais nous ne pouvons pas aller jouer dans les salles de la métropole, ne pouvons nous déplacer qu'hors Bordeaux et sa communauté urbaine... Dans un sens il n'y aurait pas de danger et dans l'autre oui...

    Incohérence !

    Bien sûr, nous respectons les mesures de protection : masque sauf pour jouer, vestiaires et douches fermés, nettoyage des tables entre chaque set...

    Dans ma poule de 7 : 4 clubs sont sur Bordeaux et sa CUB, 3 (dont nous) en dehors.. Nous devrions pouvoir jouer 2 rencontres sur les 5 restantes...

    Les autres sports de salle rencontrent les mêmes problèmes.

    On joue, on ne joue pas...

     

     

     

     

     

     

    On ferme, on ne ferme pas ; on joue, on ne joue pas...

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