• J'ai acheté ce roman de Valérie Perrin, à Noël 2018, pour sa 4ème de couverture.

     

     

    Informations pratiques :

     

    Roman de Valérie Perrin, paru aux Editions "Albin Michel", en août 2018. 555 pages. 22,50 €

    Prix 2018 Maison de la Presse. Paru aussi en Livre de Poche.

     

    La 4ème de couverture :

    Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu’elle leur offre. Son quotidien est rythmé par leurs confidences. Un jour, parce qu’un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l’on croyait noires, se révèlent lumineuses.

     

     

    Mon ressenti :

     

    Violette, la quarantaine, est gardienne de cimetière. Sa vie a mal commencé : abandonnée par sa mère, placée en foyer, jamais adoptée. Avant, elle a été garde-barrière.

    Cette femme, cabossée par la vie, a  vécu puis été mariée avec Philippe Toussaint, coureur invétéré.

    Elle a eu un trésor, une fillette baptisée Léonine.

    Elle est lumineuse, généreuse, réservée, à l'écoute des autres, prend soin des tombes dont elle connait chaque histoire

    Je suis entrée très vite dans Violette.

    J'ai vécu ses déceptions, ses chagrins, ses amitiés, ses émotions, ses amour. J'ai partagé avec elle son amour du jardinage. Elle m'a donné envie de lire le roman qu'elle lit et relit continuellement : "L'oeuvre de Dieu, la part du Diable" de John Irving.

    Valérie Perrin fait vivre ses personnages et leurs passions : Sasha, l'ancien gardien du cimetière, Irène et Gabriel, Julien Seul, Célia, l'amie fidèle, Françoise, l'amoureuse.

    Les personnages sont tous attachants à leur manière, même Philippe Toussaint, odieux a priori, que l'on va découvrir peu à peu. Seule sa mère est définitivement une mauvaise personne.

     

    Chaque chapitre commence par quelques vers ou paroles de chansons.

    C'est bien écrit, poignant par moment. Ce n'est pas un roman feel good, comme le laisserait présager le titre, mais un hymne à la vie qui n'est pas un long fleuve tranquille, avec ses montagnes russes.

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    J'ai ri par moment et pleuré plusieurs fois.

    Les différentes histoires se découvrent à la façon d'un puzzle, autour de l'énigme posée par un drame, 

     

     

    J'ai posé ce livre avec regret, et j'ai déjà envie de le relire.

    J'aimerais croiser le chemin du commissaire Julien et de son fils Nathan, découvrir le cabanon de Célia, tailler les rosiers avec Sasha...

     

    Ce livre me marquera. C'est l'un des plus beaux que j'ai lus, et je l'ai parsemé de papillons de papier pour retrouver les plus beaux passages...

     

     

    Quelques extraits :

    • Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau
    • Depuis la naissance de Léo, les parents Toussaint venaient nous voir deux fois par an. Quand ils garaient leur grosse voiture devant chez nous, notre petite bicoque disparaissait.
    • En avril, je mets des larves de coccinelles sur mes rosiers et ceux des défunts pour lutter contre les pucerons
    • Une rose en plastique ou en synthétique, c'est comme une lampe de chevet qui voudrait imiter le soleil
    • Une vie ne se refait jamais. Prenez une feuille de papier et déchirez-la, vous aurez beau recoller chaque morceau, il restera toujours les déchirures, les pliures et le scotch
    • Mais moi, j'étais pleine de silences qui hurlaient au fond de moi. Qui m'ont fait grossir, maigrir, vieillir, pleurer, dormir toute la journée, boire comme un trou, me cogner la tête contre les portes et les murs. Mais j'ai survécu.

     

     


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  • J'ai acheté ce premier roman de Jacques Pons, né en 1981, vivant à Paris et travaillant dans le milieu de la mode, pour sa 4ème de couverture.

     

    Informations pratiques :

     

    Roman de Jacques Pons, paru aux Editions "Hugo thriller", en septembre 2018. 380 pages. 19,95 €

    Coup de coeur RTL 2018

     

    La 4ème de couverture :

    Vous pensez que le monde de l’entreprise est parfois cruel ? Que l’univers de la mode est sans pitié ? Oubliez ce que vous croyez savoir. La réalité est bien plus terrifiante.

    Chez Louis Laigneau, fleuron du luxe français, la direction n’a jamais épargné à ses salariés ni le stress, ni les humiliations. Mais au retour d’un séminaire de créativité censé stimuler les forces vives de l’entreprise à l’approche de la prochaine fashion Week, ce ne sont pas les mannequins, mais les cadavres qui défilent…
    L’open space est moins accueillant quand on imagine qu’un tueur est peut-être juste là, assis en face de vous…
    Dans ce milieu hostile où tout n’est qu’apparences, chacun s’observe avec défiance. Entre le burnout général qui menace et la psychose qui s’installe, un serial killer rôde. Qui est cette ombre menaçante qui semble tout connaître de Louis Laigneau et qui décime méthodiquement l’organigramme ?
    Dans l’enfer feutré de la mode parisienne, personne n’est à l’abri.

     

    Mon ressenti :

    Ce roman se déroule dans le monde impitoyable d'une entreprise de luxe, la maison de mode Louis Laigneau. Les "forces vives" de l'entreprise (les managers) sont conviés à un séminaire de motivation à Marrakech, par le PDG tyrannique, Angelo Bertani.

    Les chapitres de récit alternent avec des passages en italique où un mystérieux tueur, animé par un désir de vengeance, dévoile ses intentions machiavéliques.

    Nous découvrons progressivement les différents membres du Comité de Direction, et leurs collaborateurs, tous soumis et ambitieux, prêts à tout pour accéder aux plus hautes marches de l'organigramme.

     

    La démission mystérieuse du Directeur administratif et financier va être la 1ère étape d'une série de manipulations, meurtres, chantages, humiliations.

    Le lecteur est pris par le tourbillon des événements et comme dans "Les dix petits nègres" d'Agatha Christie se demande qui peut bien être le coupable.

    Deux collaborateurs sortent du lot : Marek, le Directeur de la Sécurité, omnipotent, et Yasmina, responsable de la collection "Foulards et lunettes", moins arriviste que ses collègues.

     

    J'ai apprécié les descriptions du monde de l'entreprise que j'ai bien connu : séminaires de créativité, conf' call (conférences téléphoniques), open space, humiliations, manoeuvres, hypocrisie, délation, relations sociales DRH-syndicats-Inspection du travail...

    J'ai apprécié aussi le côté polar, essayant de trouver le coupable...

     

    Même si la fin m'a un peu déçue (trop irréaliste à mon goût) je recommande fortement ce roman, bien écrit et très prenant...


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  • Mon aminaute, Mansfield, du blog "Mansfield" a publié en 2017 son 1er roman : "Les nids de Van Gogh", un roman très réussi que j'avais apprécié.

    Elle vient de publier, en auto-édition chez Librinova, le second : "Emi, Lucette et la coiffeuse", un petit bijou... La jolie couverture est l'oeuvre de Paula Romani, illustratrice Brésilienne.

    Informations pratiques :

     

    Roman d'Evelyne Larcher, paru aux Editions "Librinova", en mars 2019. 254 pages.

    Disponible chez Librinova en cliquant ICI

     

    La 4ème de couverture :

    Veuve depuis peu, Lucette, ancienne assistante sociale au langage chantant le soleil de la Guadeloupe, s’ennuie. Depuis son rez-de-chaussée, elle assiste au spectacle de la rue. Quand un drame s’abat sur la famille d’Émi, la petite voisine d’en face, elle s’implique et mène une enquête parallèle à celle de Carrie, l’officier de police. Pour cela elle observe les habitants : Enzo le père de l’enfant, Rachid l’épicier, Marina l’étudiante, Pierre le dentiste, Claudine et Huguette les retraitées actives. Qui a agressé Adèle, la mère d’Émi ? En quoi cela concerne-t-il le salon de coiffure à quelques pas de là ? Ce drame bouleverse la vie d’un faubourg, crée de la solidarité, des frictions. Personne n’en sort indemne, pas même Lucette, interpellée dans ses relations avec sa fille. Et le quartier au cœur du récit, n’a peut-être rien d’un agréable village parisien.

     

    Mon ressenti :

    Ce roman est un petit bijou, avec les ingrédients qui font pour moi un bon livre : une belle écriture, des personnages attachants, du suspense, des secrets, de l'amour et de l'amitié. 

     

    L'auteur connait bien la Guadeloupe et c'est ce qui fait la saveur de Man Lucette, son héroïne, un peu trop curieuse mais si attachante. Cette vieille dame passe son temps à observer les autres, commerçants du quartier, voisins et à parler. Elle est curieuse et généreuse, mais en froid avec Julia,  sa fille.

    L'agression d'Adèle, sa voisine d'en face va l'amener à s'impliquer dans l'enquête. D'autant plus qu'entre Lucette et Emi, la fille d'Adèle, une belle relation s'est instaurée.

    Nous découvrons les proches de la victime et les soupçonnons les uns après les autres, un peu comme dans "Les dix petits nègres" d'Agatha Christie. Mais il y a aussi un peu de "La vie mode d'emploi" de Georges Perec, avec ces voisins qui ont tous une histoire...

    Guevara, le chat, asthmatique, assure le lien entre tous les protagonistes de ce roman, et sauvera même Lucette !

     

    Ce joli roman mérite une diffusion plus large. Avis aux éditeurs !


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  • J'ai emprunté ce livre de Jojo Moyes à la bibliothèque, car c'est un auteur que j'apprécie. 

     

    Informations pratiques :

    Roman de Jojo Moyes, paru aux Editions "Milady", en 2018. 406 pages. 18,90 €.

     

    L'auteur : Jojo Moyes est romancière et journaliste. Elle vit en Angleterre dans l'Essex. Elle a déjà publié : "Avant toi", "Après toi", "Jamais deux sans toi", "La dernière lettre de son amant", "Sous le même toit" (livre voyageur), "Après tout"...

     

    La 4ème de couverture : 

    Ils ont le coup de foudre détour d’une rue, ils s’aiment mais ne s’entendent plus, ils retrouvent leur amour de jeunesse, des années plus tard, au hasard d’une fête, ils célèbrent leur anniversaire de mariage, ils se lancent dans des liaisons extra-conjugales, ils découvrent sans le vouloir les secrets de ceux qu’ils croisent, le temps d’un voyage.
    Jojo Moyes raconte avec délicatesse le fabuleux destin de ces inconnus qui nous ressemblent. Des tranches de vie fourmillant d’émotions dans la ville des amoureux.
    Un recueil irrésistiblement romantique dans lequel Moyes fait rimer humour avec amour !

     

    Mon ressenti :

    Quand j'ai emprunté ce livre, je n'ai pas remarqué qu'il s'agissait de nouvelles, genre littéraire que je n'apprécie pas beaucoup.

    "Paris est à nous" comprend 11 nouvelles plus ou moins courtes, se passant pour la plupart à Paris et parlant d'amour : Paris actually (la plus longue); Entre deux tweets, L'amour l'après-midi, Un oiseau dans la main, Des escarpins en croco, Haut les mains !, Lune de miel à Paris, Le manteau de ses rêves, Treize jours sans John C, Margot, La liste de Noël.

    Quelques heures après l'avoir refermé je serais bien incapable de vous raconter l'une de ces nouvelles, qui ne m'ont pas semblé très originales.

    Elles parlent toutes de couples confrontés aux difficultés du quotidien, de l'effritement de l'amour...

    Contrairement à ses romans précédents, je ne me suis attachée à aucun personnage...


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  • J'avais beaucoup aimé "En attendant Bojangles", premier roman d'Olivier Bourdeaut, ce qui m'a donné envie de lire son second roman malgré une couverture qui ne me parlait pas et un titre (Pactum salis : le pacte du sel) qui me parlait encore moins...

    Informations pratiques :

     

    Roman d'Olivier Bourdeaut, paru aux Editions "Finitude", en janvier 2018. 219 pages. 18,50 €.

     

    La 4ème de couverture :

    Très improbable, cette amitié entre un paludier misanthrope, ex-Parisien installé près de Guérande, et un agent immobilier ambitieux, prêt à tout pour « réussir ». Le premier mène une vie quasi monacale, déconnecté avec bonheur de toute technologie, tandis que le second gare avec fierté sa Porsche devant les boîtes de nuit.
    Liés à la fois par une promesse absurde et par une fascination réciproque, ils vont passer une semaine à tenter de s‘apprivoiser, au cœur des marais salants.

     

    Mon ressenti :

    Jean est devenu paludier près de Guérande avoir regardé un reportage sur France 3. Il est solitaire et travailleur. Son chemin va croiser <, par hasard, celui de Michel, agent immobilier parvenu, en vacances à La Baule, en Porsche.

    Ils vont se heurter, s'excuser, se heurter encore et même se battre.

    J'ai aimé les descriptions des marais salants, découvert des termes que je ne connaissais pas, propres au métier de paludier.

    Les personnages déjantés, et alcooliques m'ont amusée. Ils m'ont rappelé "L'emmerdeur" avec Jacques Brel et Lino Ventura, et les films de Francis Veber : "La chèvre", "Les compères"...

    J'ai trouvé la fin très réussie.

    Ce roman ferait un bon film...

     

     

    Quelques extraits :

    - Il entretenait avec l'alcool un rapport particulier. Il n'en aimait pas vraiment le goût et n'en  supportait pas la consommation experte et parcimonieuse. Pour lui, le premier verre, c'était comme s'élancer dans un couloir interminable le long duquel les portes donnaient sur une fête foraine, une corrida pour l'effroi, le grand huit pour le vertige, la maison hantée pour se faire peur, un saut en parachute, un circuit de F1, un combat de boxe et souvent un final dégradant dans le tambour d'une machine à laver.

    - Il conduisit comme un fou, elle hurla comme une folle. Il la déposa au pied de son immeuble, elle l'insulta. Il éclata de rire en démarrant en trombe. Sa soirée pouvait enfin commencer.

    - Le soleil de septembre demeure en tenue d'été, la plus simple. Dans le ciel un nuage esseulé lui tient lieu de maillot. L'herbe devenue blonde, puis brûlée, craque avant de finir en poussière sous le pied. On croise sur les petits chemins des camions de pompiers, aux aguets. Les couleurs de l'automne naissent dans des tons assourdis, jaune lichen, marron rouillé, comme si elles avaient connu, plutôt qu'un incendie, son souffle chaud, sous lequel des fougères achèvent de caraméliser.

    Près de la terrasse, à l'abri de sa coiffure échevelée, striée de mèches rousses, le platane enfile sa tenue camouflée - vert olive entremêlé d'amande, en taches, en flaques sur le tronc, là où est tombée l'écorce racornie par la sécheresse.


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