• J'ai acheté ce roman un peu par hasard et j'ai été emportée par l'histoire.

     

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    Informations pratiques : Paru en 2020 aux éditions "Points". 219 pages. 6,50 €

     

    La 4ème de couverture :

    Tchernobyl, 1986. Lena et Ivan sont deux adolescents qui s'aiment. C'est alors que l'incendie de la centrale nucléaire vient bouleverser leur destin. Lena part avec sa famille en France, convaincue qu'Ivan est mort. Ivan, lui, ne peut s'éloigner de la zone, de sa terre qui, même sacrifiée, reste le pays de ses ancêtres. Il attend le retour de sa bien-aimée. Lena grandit loin de son pays et s'efforce d'oublier. Un jour pourtant, elle part retrouver ce qu'elle a quitté vingt ans plus tôt.

    Alexandra Koszelyk est née en 1976. Elle enseigne, en collège, le français, le latin et le grec ancien.

     

    Mon ressenti :

    Lena et Ivan, 13 ans, vivent à Priepat, en Ukraine, près de la centrale nucléaire de Tcnernobyl et se fréquentent depuis plusieurs années. Le 25 avril 1986, c'est la catastrophe. Dimitri, le père de Lena, emmène sa famille en France, alors qu'Ivan reste sur place, espérant le retour de Lena.

    Lena va s'adapter à sa nouvelle vie en Normandie, puis à Paris et poursuivre de brillantes études, en cherchant à oublier ses racines et Ivan qu'elle croit mort, Mais 20 ans plus tard, Lena revient à Priepat

    L'auteur nous dévoile les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl sur les habitants de la région, sur la faune et sur la flore. Mais à travers l'histoire de Zenka, la grand-mère de Lena, on découvre aussi comment les Ukrainiens ont été affamés quelques dizaines d'années auparavant.

    Les personnages sont attachants, surtout Lena, Iva, Zenka, les lieux et les événements bien décrits.

    C'est un gros coup de coeur pour ce récit sans pathos, poétique, lumineux, et l'espoir qui se dégage grâce à la nature qui reprend ses droits et s'adapte.


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  • J'ai acheté ce roman dans une brocante, pour 1 €. J'avais lu "La délicatesse" de cet auteur et le film tiré de son roman "Le mystère Henri Pick".

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    Informations pratiques : Paru en 2018 aux éditions "Gallimard". 222 pages. 19 €

     

    La 4ème de couverture :

    Antoine Duris est professeur aux Beaux-Arts de Lyon. Du jour au lendemain, il décide de tout quitter pour devenir gardien de salle au musée d'Orsay. Personne ne connaît les raisons de cette reconversion ni le traumatisme qu'il vient d'éprouver. Pour survivre, cet homme n'a trouvé qu'un remède, se tourner vers la beauté. Derrière son secret, on comprendra qu'il y a un autre destin, celui d'une jeune femme, Camille, hantée par un drame.

     

    Mon ressenti :

    Antoine était un brillant professeur aux Beaux-Arts de Lyon, très apprécié de ses étudiants. Il quitte tout pour devenir gardien au musée d'Orsay, à Paris, ce qui surprend beaucoup Mathilde, la directrice des ressources humaines du musée, qui toutefois l'embauche.

    Avec cet emploi, il se tourne vers la beauté. La contemplation des oeuvres picturales, notamment de Modigliani l'apaise. Personne ne connait son secret, même Eléonore, sa soeur.

    Est-ce la rupture avec Louise, sa compagne pendant 7 ans, qui l'a démoli ?

    Quelques années plus tôt, Camille, 16 ans, était une lycéenne douée, attirée par la peinture et la beauté. Yvan, le mari d'une collègue à sa mère, lui a donné des cours. Jusqu'au drame qui va la bouleverser et la cabosser.

    Que lui est-il arrivé ? Réussira t'elle à raconter le drame vécu à quelqu'un ? Après une période difficile, elle va aller étudier aux Beaux-Arts et devenir l'élève d'Antoine. 

    Antoine et Camille se ressemblent, âmes blessées, cabossés, intravertis, fragilisés, attirés par la beauté qui les apaise. Ces deux personnages attachants, à vif, nous font réfléchir sur le bonheur, l'amour, l'arthérapie, le mal-être, 

    C'est un roman plein de sensibilité, d'émotion, de tendresse et de désespoir aussi par moment. C'est bien écrit, prenant et émouvant.

    Je l'ai terminé assez rapidement. J'ai appris beaucoup de choses sur Modigliani.

    Quelques extraits :

    - Sans être disgracieux, son visage ressemblait à un roman dont on n'a pas envie de tourner les pages.

    - Aider à faire éclore le talent de l'autre est aussi un immense talent.


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  • J'ai acheté ce roman dans une brocante, pour 1 €. J'avais apprécié d'Anna Gavalda : "Ensemble, c'est tout".

     

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    Informations pratiques : Paru en 2002 aux éditions "Le dilettante". 217 pages.

     

    La 4ème de couverture :

    Pour la première fois, Pierre Dippel parle. De lui. De sa vie. Ou plutôt de ce qu’il n’a pas vécu. Ça n’a l’air de rien et pourtant tout est dit. Tout est là. Nos doutes, notre ironie et notre tendresse, le tapage de nos souvenirs et « la vie comme elle va ».

     

    Mon ressenti :

    Chloé, la narratrice, vient d'être quittée par son mari, Adrien, pour une femme plus jeune. Pierre, son beau-père, 65 ans, rigide et froid, avec qui elle n'a jamais vraiment échangé, l'emmène avec ses deux filles, Lucie et Marion, dans sa maison de campagne.

    Pierre et Chloé vont parler, s'écouter. La jeune femme, va découvrir peu à peu son beau-père. Amoureux de Mathilde, il a choisi de rester avec Suzanne sa femme et est passé à côté du bonheur.

    La discussion des deux personnages nous fait réfléchir sur le bonheur, l'amour, les choix de vie : vaut-il mieux préserver les apparences, s'enfermer dans une bulle ou faut-il oser vivre sa vie, quitte à se tromper ? Faut-il choisir la raison ou la passion ? Qu'est-ce-qui blessera le moins ses proches ?

    Ce livre est agréable et rapide à lire. Je l'ai terminé en quelques heures, assise au pied de mon catalpa. La fin m'a laissée perplexe, et sur ma faim.

    Quelques extraits :

    - Tu bouges, tu danses, tu sais faire la pluie et le beau temps dans une maison. Tu as ce don merveilleux de rendre les gens heureux autour de toi.

    - J'avais perdu l'amour de ma vie pour rester avec une femme qui ne me quittait pas à cause de son fromager et de son charcutier.


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  • J'ai été attirée par le titre de ce roman, et puis par la 4ème de couverture.

     

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    Informations pratiques : Paru en 2016, et en février 2021 en "Pocket". 471 pages. 7,95 €.

     

    La 4ème de couverture :

    2010, Majorque Marina et Anna, deux soeurs qui ont passé des années sans se voir à la suite d’un désaccord, sont réunies pour signer la vente d’un moulin dont elles viennent d’hériter de la part d’une parfaite inconnue. Tout sépare les deux femmes. Marina vient de rentrer sur leur île natale après avoir couru le monde pour Médecins sans frontières, tandis qu’ Anna, mariée à un homme qu’elle n’aime pas, n’a jamais quitté l’île.

    Déterminées à percer le secret qui entoure cet héritage mystérieux, les deux jeunes femmes vont tenter de rattraper le temps perdu… car du temps, Anna n’en a plus beaucoup. Et peut-être est-ce justement l’occasion de faire le point sur sa vie, ce qu’elle regrette et ce qu’elle peut encore réparer.

     

    Mon ressenti :

    Ce roman se déroule en 2010, en Ethiopie, pour le premier chapitre puis ensuite sur l'île de Majorque, aux Baléares.

    Marina rentre sur son ile natale qu'elle a quittée à 14 ans pour faire des études. Elle est médecin à Médecins sans frontières, en couple avec Mathias. Elle revient à Majorque pour signer la vente d'un moulin et d'une boulangerie reçus en héritage avec Anna, sa soeur, d'une inconnue. Anna est restée vivre sur l'île, s'est mariée avec Armando, sans amour, et a eu une fille, Anita.

    Les deux soeurs vont chercher qui était cette Lola qui leur a légué ses biens. Et Marina va tomber sous le charme du moulin, à Valdemossa, refuser de le vendre et s'y installer. Aidée d'une voisine, Ursula, et de Catalina, l'ancienne employée, elle va rouvrir la boulangerie et confectionner les pains bruns de Lola et le cake au citron et aux graines de coquelicot que préparait leur grand-mère, Néréa.

    De nombreux chapitres commencent par une recette de pain, donnant envie de les tester et les goûter, surtout le fameux cake au citron et graines de coquelicots..

    Marina et Anna sont très différentes mais attachantes, de même que la plupart des personnages, amis ou habitants du village.

    L'auteur aborde avec justesse, réalisme et délicatesse, de nombreux thèmes : la vie dans une ONG, la vieillesse, la maladie, les secrets de famille, le parcours difficile pour adopter...

    Les derniers chapitres m'ont émue.


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  • J'ai lu et apprécié de Delphine de Vigan, en 2016 : "Les heures souterraines" et en 2018 : "Les loyautés". Je voulais lire son dernier roman : "Les enfants sont rois", mais il n'était pas disponible à la médiathèque, alors j'ai emprunté son avant-dernier : "Les gratitudes".

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    Informations pratiques : Paru en 2019 aux éditions "JC Lattès". 173 pages. 17 €.

     

    La 4ème de couverture :

    "Vous êtes-vous déjà demandé combien de fois da s votre vie vous aviez réellement dit merci ? Un vrai merci. L'expression de votre gratitude, de votre reconnaissance, de votre dette.

    A qui ?

    On croit toujours qu'on a le temps de dire les choses, et puis soudain c'est trop tard."

    Après "Les Loyautés", Delphine de Vigan poursuit dans "Les gratitudes" son exploration des lois intimes qui nous gouvernent.

     

    Mon ressenti :

    Ce roman se déroule de nos jours, dans un EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes). Il n'y a que trois personnages : Michka Seld, une vieille dame qui perd peu à peu l'usage de la parole et s'angoisse, Marie, une jeune femme qu'elle a élevée et Jérôme, l'orthophoniste chargé de la suivre.

    Michka ne trouve ses mots que dans ses rêves. Le reste du temps ils s'embrouillent. Elle veut dire "Merdi" à un couple qui l'a sauvée pendant la guerre, à Marie qui vient la voir, à Jérôme qui l'aide de son mieux.

    Michka redevient une petite fille qui a peur d'être grondée, d'être virée de l'EHPAD, qui voudrait ouvrir une fenêtre, respirer.

    Les 3 personnages sont attachants, seuls et à l'écoute, terriblement humains.

    Marie, enceinte, s'apprête à élever seule son enfant, et doute de sa capacité à le faire.

    Jérôme exerce son métier du mieux qu'il peut, mais sans grand espoir de faire progresser les personnes âgées dont il s'occupe.

    Michka est consciente qu'elle perd les mots, les mélange, se sent couler, voudrait toujours pouvoir offrir un petit quelque chose à ses rares visiteurs. Elle a une dette dont elle voudrait pouvoir s'acquitter

    L'écriture est fluide.

    L'auteur aborde avec justesse, réalisme et délicatesse, de nombreux thèmes : la vieillesse, la vie en EHPAD, la générosité, le deuil, la transmission.

    Ce livre est bouleversant mais n'est pas noir car les personnages sont lumineux.

     

    Je l'ai lu d'une traite, en un après-midi et il m'a bouleversée. Heureusement pour moi il est aussi court que percutant, car j'ai pleuré du début jusqu'à la fin, aux côtés de Michka, cette vieille dame digne, consciente de ce qu'elle perd, désireuse de remercier, d'aider, de transmettre, de réconcilier les uns et les autres. Le thème de la gratitude m'émeut particulièrement.

     

     

    Quelques extraits :

    - Compter, devoir, est-ce ainsi que se mesure la gratitude ? Mais l'ai-je assez remerciée ? Ai-je suffisamment montré ma reconnaissance ? Ai-je été assez proche, assez présente, assez constante ?

    - Quelques minutes plus tard, une femme entre dans la chambre pour lui proposer une collation. Un petit jus de pomme avec une petite paille et un petit gâteau emballé dans un petit sachet. Les mêmes qu'au centre de loisirs....

    - Je ne sais pas si je suis capable. D'avoir un enfant. Est-ce que je vais savoir comment il faut faire ? J'ai peur de ne pas l'aimer, j'ai peur de trop l'aimer, j'ai peur de lui faire du mal, j'ai peur qu'il ne m'aime pas.

    - C'est ça qui change tout, tu sais, Marie. C'est d'avoir peur pour quelqu'un d'autre, quelqu'un d'autre que soi. C'est une grande chance que tu as.

    - Les vieux sont comme les enfants, on ne peut rien leur cacher. 


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