• J'ai emprunté ce roman de Jean-Michel Guenassa à la médiathèque, attirée par la couverture représentant un détail de "La nuit étoilée" de Vincent Van Gogh.

    Informations pratiques : Paru en juin 2016. 295 pages

    La 4ème de couverture :

    Auvers-sur-Oise, été 1890. Marguerite Gachet est une jeune fille qui étouffe dans le carcan imposé aux femmes de cette fin de siècle. Elle sera le dernier amour de Van Gogh. Leur rencontre va bouleverser définitivement leurs vies. Jean-Michel Guenassia nous révèle une version stupéfiante de ces derniers jours. 

    Et si le docteur Gachet n’avait pas été l’ami fidèle des impressionnistes mais plutôt un opportuniste cupide et vaniteux ? Et si sa fille avait été une personne trop passionnée et trop amoureuse ? Et si Van Gogh ne s’était pas suicidé ? Et si une partie de ses toiles exposées à Orsay étaient des faux ?…

    Autant de questions passionnantes que Jean-Michel Guenassia aborde au regard des plus récentes découvertes sur la vie de l’artiste. Il trouve des réponses insoupçonnées, qu’il nous transmet avec la puissance romanesque et la vérité documentaire qu’on lui connaît depuis Le Club des incorrigibles optimistes.

     

    Mon ressenti :

    La narratrice de ce roman, Marguerite Gachet, nous raconte sa rencontre avec Vincent Van Gogh, venu s'installer à Auvers-sur-Oise, pour consulter son père, le docteur Gachet. Marguerite aimerait apprendre à peindre et tombe amoureuse de Vincent.

    J'ai apprécié cette version romancée des derniers mois de Van Gogh et les questions qu'elle pose. Le docteur Gachet qu'il a rendu célèbre en faisant son portrait aurait-il été un calculateur, abusant des impressionnistes ?

    J'ai suivi avec plaisir ce peintre arpentant la campagne avec son chevalet, et cette jeune fille éprise de liberté, passionnée et amoureuse, voulant échapper à la coupe de son père, à une époque où les femmes n'avaient aucun droit.

    J'ai trouvé peu crédible le récit des derniers jours du peintre et les circonstances de sa mort.


     

    Quelques extraits :

    - "Va dans ton jardin, dans la rue, et travaille sans te préoccuper du cadre, de la lumière ou des couleurs, et je te l'ai déjà dit, ne peins pas ce que tu vois mais ce que tu ressens. Et si tu ressens rien, ne peins pas."

    - "Ceux qui avancent dépassent toujours ceux qui les regardent passer."

    - "La toile, qui était grise à mon arrivée, parut animée d'un souffle de vie avec ses arbres et son ciel dansant une sarabande endiablée".


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  • Ce roman m'a été prêté par mon amie Cathycat, du blog "La new cathzette"...

    Informations pratiques : 124 pages. Editions Pocket. Paru en 2013

    L'auteur :

    Eriko Nakamura, Japonaise mariée à un Français, partage sa vie entre Tokyo où elle présente différentes émissions à la télévision et Paris

     

    La 4ème de couverture :

    Eriko Nakamura, mariée à un Français, vit à Paris depuis dix ans. Pourtant, les occasions ne manquent pas pour elle de s’exclamer au quotidien : Nââândé !? Un petit mot qui exprime toute la stupéfaction japonaise face à notre façon d’être bien française.
    Un taxi qui ne prend pas les petites courses ? Personne ne chante dans les boîtes de nuit parisiennes ? « Enlevez votre chemisier », dit le médecin ? Une vieille dame refuse de nettoyer les excréments de son chien ? Nââândé !?
    Paris, fantasme des Japonais, capitale du raffinement et du romantisme, n’a pas fini de les surprendre. Car Paris est aussi remplie de Parisiens !
    Le choc est brutal et désopilant.

     

    Mon ressenti :

    Ce livre n'est pas pour moi un roman, car il n'y a pas de personnages ni d'action mais une comparaison amusante entre nos modes de vie et de culture.

    Un petit livre à conseiller aux Japonais qui vont visiter la France ou aux Français qui vont visiter le Japon. 

     

    Quelques extraits :

    - "Au Japon, faire la queue, c'est une manière d'exprimer son respect des autres. A Paris, passer devant son voisin, c'est une manière d'affirmer qu'on est plus malin que lui"

    - "A Paris, les grévistes marchent sur la chaussée pour bloquer la circulation et brandissent des drapeaux en essayant de faire le plus de bruit possible. A Tokyo, les grévistes marchent en silence sur une petite partie de la chaussée pour gêner le moins possible la circulation et portent un simple brassard noir."

    - "A Tokyo, une Japonaise se sent dans un taxi comme si elle était dans la voiture de son propre père. Alors qu'à Paris, j'ai toujours l'impression d'entrer dans la maison de quelqu'un... sans y avoir été vraiment invitée."

    -"Pour faire rire un Français, il faut faire dix blagues différentes. Pour faire rire un Japonais,il faut faire dix fois la même blague." 

     


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  • En 2009, pour le cinquantenaire de la mort de Boris Vian et dans le cadre de "l'Escale du Livre à Bordeaux", il avait été demandé aux Bordelais, par journal gratuit interposé, de lui écrire une lettre ou un poème.

    Les meilleures devaient être lues par Robin Renucci lors de la première soirée de cette manifestation littéraire.

    J'avais donc écrit cette lettre :

     

    Merci Boris Vian,

    Merci pour ces livres que tu as écris et que j'ai dévorés entre 14 et 17 ans. Sans eux je n'aurais pas gardé mon âme d'enfant ni cette envie folle d'écrire qui me tenaille.
     
    J'avais 2 ans 1/2 quand tu es mort et pourtant tu as influencé ma vie toute entière.
     
    De "L'écume des jours" dont la lecture était obligatoire au lycée, je suis passée à "L'automne à Pékin", puis "L'herbe rouge", "L'arrache-coeur", "Les fourmis", "Trouble dans les Andains", "Vercoquin et le plancton", "J'irai cracher sur vos tombes", "Je voudrais pas crever"... Le professeur Mangemanche, le Major, Angel, Colin et Chloé, Amadis Dudu ont été les compagnons de mon adolescence.
     
    Le bouquin qui a le plus influencé ma vie c'est "L'arrache-coeur" : Clémentine et ses enfants : Joël, Noël et Citroën, qu'elle enferme pour mieux les protéger.
    Dans ce bouquin il y a une petite phrase que j'adore, concernant Citroën : "Il sourit à son tour, d'un sourire timide comme un écureuil bleu". J'étais très timide à l'époque, comme cet écureuil bleu et je me suis sentie concernée, comme si cette phrase avait été écrite pour moi.
     
    Depuis l'écureuil est mon animal préféré, ainsi que la couleur bleue. A 14 ans j'avais un vélo 1900, col de cygne et freins anglais. Je l'ai peint en bleu et l'ai baptisé "L'écureuil bleu". Ce vélo traîne dans mon garage aujourd'hui et le nom est toujours inscrit sur le garde boue arrière.
    Je ne suis plus aussi timide mais je me sens toujours dans la peau de cet écureuil bleu, pseudo que j'ai choisi sur ma messagerie et je "blogue" pour satisfaire mon besoin d'écrire.


    Merci de l'écureuil bleu

     

    Et ce poème :

    Très cher Boris Vian,

    Je t’écris cette lettre

    Que tu liras peut-être

    Si tu en trouves le temps…

    Là-haut depuis 50 ans,

    Tu dois faire la fête,

    Rire, jouer de la trompette

    Avec tes copains d’antan,

    Jongler avec les mots,

    Comme tu sais si bien le faire.

    Pourquoi avoir déserté cette terre ?

    Les génies meurent si tôt !

     

    Tes œuvres sont si belles :

    Tu es immortel.

     

    J'ai envoyé la lettre et le poème. Pour le poème j'ai reçu une réponse m'annonçant qu'il n'était pas retenu, mais rien pour la lettre, alors entêtée comme je suis j'ai relancé l'équipe de l'Escale du Livre (en vain).

     

    Bonjour Boris Vian,

     

    Ma lettre du 25 mars est restée sans réponse. Depuis j'ai relu "L'arrache-coeur", et cette seconde lecture avec près de 40 ans d'écart, des enfants en plus et de l'expérience, est tout aussi agréable mais très différente. Les enfants ne sont plus aussi innocents et Citroën beaucoup moins timide qu'un écureuil bleu...

    Boris Vian n'est pas mort, il a dû trouver une limace bleue dans le massif d'iris et s'envoler...


    J'ai repris ici le contenu de deux articles publiés au début de mon blog


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  • Il y a 3 ans j'avais adoré "Avant toi" de Jojo Moyes.

    J'ai donc eu envie de lire la suite "Après toi", mais les romans de cette Anglaise talentueuse paraissent dans la collection "Milady" que ma médiathèque ne doit pas apprécier. J'ai donc failli à mon engagement de ne plus acheter de livre pour celui-ci.

    Informations pratiques : paru en 2016. 472 pages

     

    La 4ème de couverture :  N’oublie jamais que tu n’as qu’une seule vie… Lou a promis à l’homme qu’elle aime de vivre chaque jour comme si c’était le dernier. Mais elle peine à se remettre de la mort de Will et des violentes critiques dont elle est la cible dans sa ville natale. Sa vie londonienne n’a rien du nouveau départ qu’elle espérait : accoutrée d’un uniforme ridicule, elle travaille dans le bar d’un aéroport, sous les ordres d’un petit tyran. Lors d’une soirée passée à méditer sur le toit de son immeuble, Lou est surprise par l’apparition d’une jeune fille, et tombe… trois étages plus bas. Elle croit avoir touché le fond, mais c’est là que commence sa nouvelle vie : sa rencontre inattendue avec Lily est le meilleur moyen d’honorer sa promesse.

     

    Mon ressenti :

    J'avais adoré "Avant toi" où Lou (Louisa) accompagne jusqu'au bout Will, son patient paraplégique.

    J'étais entrée dans la peau de Louisa qui doute et fonce, propose, invente, transforme le petit monde autour d'elle, autant qu'elle le peut, tombe amoureuse...

    J'ai tenté de comprendre Will et je l'ai admiré pour avoir fait émerger de Louisa ses talents cachés, avoir mis en valeur cette belle personne...

    J'aurais appelé ce roman "Les puiseurs de merveilles"...

     

    Dans "Après toi", nous retrouvons Lou, serveuse dans un bar à Londres, 18 mois après la mort de Will.

    Son patron est odieux et sa vie est sombre.

    Sortie sur le toit-terrasse de son immeuble, elle tombe et se blesse gravement. Elle fera alors la connaissance de Sam, ambulancier, puis de Lily, la fille de Will, adolescente paumée qu'elle va prendre sous son aile.

    Les personnages sont tous attachants (sauf la mère de Lily).

     

    Ils s'améliorent au contact les uns des autres, même Richard, le patron de Lou...

     

    C'est agréable à lire, mais moins prenant que le premier.

    Lou commence à faire son deuil mais ne se réalise pas complètement...


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  • Ce livre m'a été prêté par mon amie Cathycat du blog "La new cathzette". 

     

    Informations pratiques : paru en 2015. 252 pages. Premier roman d'Aurélie Valognes, paru en autoédition

     

    La 4ème de couverture :

    Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant –, s'ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d'escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie ... jusqu'au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 92 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.
    Un livre drôle et rafraîchissant, bon pour le moral, et une véritable cure de bonne humeur !

     

    Mon ressenti :

    Ferdinand a poussé "Mémé dans les orties", ou plutôt sa femme dans les bras du facteur.

    Depuis, il vit seul dans un immeuble et est aussi odieux que Madame Suarez la concierge de la résidence. Quand sa chienne Daisy disparaît, le vieil homme n'a plus de raison de vivre. Jusqu'à ce que Juliette, une fillette, s'invite chez lui.

    Ce roman, court, qui se lit bien, m'a rappelé la concierge et la fillette de "La grâce du hérisson" de Muriel Barbery, et aussi quelques personnages de Barbara Constantine, ainsi que de nombreux films où des vieux grincheux et odieux finissent par s'humaniser au contact d'enfants ou d'adolescents ("Gran Torino", "Mr Ove", "Le papillon", etc...)

    J'ai apprécié la description des personnages : Béatrice, octogénaire délicieuse et Ferdinand vraiment méchant. La fillette m'a semblé bien trop mûre et libre pour son âge.

    C'est effectivement "drôle, rafraîchissant" et "bon pour le moral".

     

    Un extrait :

    - "Son antipathie est devenue une seconde nature, un art de vivre, de survivre même. Oui, survivre, car Ferdinand accepte mal de vieillir. Solitude, déchéance du corps : tout cela le tue à petit feu. La seule activité que Ferdinand ait trouvée pour tromper l'ennui : être méchant, histoire de ne manquer à personne une fois parti."

     


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