• J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération "Masse critique Non Fiction" organisée en février 2019 par Babelio.

     

    Merci à Babelio et aux éditions "Dunod".

    Informations pratiques :

     

    Guide rédigé par Marjorie Llombart, formatrice, conférencière, dirigeante de l'agence de conseil "Dessine-moi une carrière" et blogueuse, paru aux Editions "Delcourt", en janvier 2019. 160 pages. 

     

    La 4ème de couverture :

    Comment savoir ce pour quoi vous êtes vraiment fait  ? Comment vous reconnecter à votre vocation ? Quelles stratégies adopter pour y parvenir  ?
    Du fait des nouveaux modes de travail (slashing, freelancing, solo-entrepreneuriat…), la reconversion ne concerne plus quelques travailleurs isolés mais devient un passage naturel dans les trajectoires professionnelles. En effet, de plus en plus d’actifs cherchent avant tout à donner un sens à leur travail, et à équilibrer vie personnelle et professionnelle.

    Dessine-toi une carrière est un guide pratique et «  inspirationnel  » pour oser prendre sa place et assumer son ambition, qui s'appuie notamment sur la méthode de coaching de l'auteur et la psychologie positive.
      
    Pour tous ceux qui sont en quête de sens et cherchent à changer leur façon de travailler et d’harmoniser vie professionnelle et vie personnelle  !
      Equation de la réussite  : Vocation + plaisir + stratégie + intuition = succès et épanouissement professionnel

     

    Mon ressenti :

     

    Quand j'ai coché ce livre parmi la centaine proposée pour cette opération "Masse critique non fiction" c'était en pensant à mon fils aîné en pleine reconversion, et non directement pour moi qui suis à la retraite.

    J'ai lu ce petit guide en quelques heures, et j'espère que mon fils l'appréciera autant que moi.

    L'auteur nous propose une méthode pour réussir sa reconversion, enrichie de citations inspirantes, de challenges, d’exercices, mais aussi de cas et de témoignages de personnes reconverties.

    Les 5 étapes :

    • la préparation au voyage
    • retour vers le futur
    • ingrédients du succès
    • le job qui me fait vibrer
    • lancer votre projet dans les meilleures conditions

    Quelques outils proposés :

    - le rituel du succès

    - le journal de gratitude : où noter ses 3 kifs du jour, pour entraîner son cerveau à se brancher sur le positif et l'abondance : proche de ma boite à bravos

    - passer en mode reset en adoptant des attitudes positives :

    • oser
    • demander
    • vous laisser surprendre
    • tester de nouvelles activités
    • rencontrer de nouvelles personnes
    • vous faire aider
    • essayer (quel que soit le résultat)
    • essayer encore
    • être bienveillant avec vous-même

     

    - la boussole du choix

    - le trousseau de vos forces (de caractère)

    - les archétypes professionnels : l'innocent, Monsieur et Madame tout-le-monde, le héros, l'altruiste, l'explorateur, l'épicurien, le rebelle, l'artiste, le chef, le magicien le sage, le fou du roi

    - la sérendipité : faire de l'inattendu une ressource

    - votre objet symbolique, représentant votre transition professionnelle

     

    Ce guide me semble très utile pour qui cherche sa voie professionnelle ou qui veut se reconvertir, en donnant des pistes.

    Les exercices proposés permettant aussi de mieux se connaître et se valoriser pourront servir lors de réponses à des offres d'emploi et d'entretiens d'embauche.

    Les conseils donnés sont clairs et simples.

     

    Quelques citations :

     

    "Si on veut obtenir quelque chose que l'on n'a jamais eu, il faut tenter quelque chose que l'on n'a jamais fait." Périclès

    "Il faut collectionner les pierres qu'on vous jette, elles constituent votre futur piédestal." Hector Berlioz

     


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  • J'ai emprunté ce livre à la médiathèque, en même temps que "De loin on dirait une île" et "La saison des bijoux", pour découvrir Eric Holder, écrivain vivant dans le Médoc, décédé en janvier 2019.

    Informations pratiques :

     

    Roman d'Eric Holder, paru aux Editions "Roman Seuil", en 2009. 147 pages. 16 €.

     

    La 4ème de couverture :

    Myléna en avait assez. Je n'ai pas attendu qu'elle me largue c'est moi qui suis parti. Au bord de l'océan, pour en finir. Quand j'ai repris pied sur le rivage, j'étais déssoûlé, nu comme une bête et ne possédais plus rien. Passé un rideau de pins, on voyait des vignes. J'y ai trouvé un emploi d'ouvrier agricole. Franck ne m'a pas épargné, avec lui on ne prend guère de gants. Les mains deviennent comme des pelotes d'aiguilles. J'ai continué à boire. J'ai appris cependant à travailler sans relever la tête. Est ce ainsi que les hommes vivent ? Oui, s'il y a un espoir au bout. Le mien était de regarder mes enfants en face. Et de reconquérir ma belle.

     

    Mon ressenti :

    Le narrateur est un écrivain sous l'emprise de l'alcool depuis 30 ans, installé dans le Médoc. Sa femme n'en peut plus et le chasse. Il ne voit plus ses enfants, Lise et Isaac.

    Il s'installe à côté, pour garder la maison des Robertson et trouve du travail. Il travaille avec Franck, patron exigeant, dans une scierie, puis dans les vignes. Tous se retrouvent au café du village.

    Il y a de beaux portraits, plein d'humanité et l'écriture est ciselée.

    Le narrateur, pour reconquérir sa femme et renouer avec ses enfants, va lutter contre son addiction et se reconstruire.

     


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  • Ce livre m'a été prêté par quelqu'un à qui je venais de faire lire "Le goéland" du même auteur, un livre coup de coeur pour moi, que je conseille à tous les amoureux du Bassin d'Arcachon.

    Informations pratiques :

     

    Roman de Jean Balde, paru aux Editions "Plon - Bibiothèque reliée", en 1922. 253 pages. 3,50 Francs 1922. Prix Nortcliffe 1923 (Prix Femina anglais)

     

    L'auteur : 

    Jean Balde était le pseudonyme de Jeanne Alleman (1885-1938, pris en hommage à son oncle, poète, folkloriste et conteur, Jean-François Baldé. Cette femme écrivain Bordelaise, grande amie de François Mauriac a obtenu en 1928 le Grand Prix de l'Académie Française pour "Reine d'Arbieux".

     

    Mon ressenti :

    Paule, déjà orpheline de père, vient de perdre sa mère et se retrouve à la tête d'un domaine viticole, les Tilleuls, à quelques kilomètres de Bordeaux, juste après la 1ère guerre mondiale. Jeune fille simple et sincère,  elle devient la proie de voisins et ouvriers malveillants.

    Chez le notaire, où elle se rend pour la succession de sa mère, elle croise Gérard Seguey, qui vend le château de Valmont hérité de sa mère et part vivre à Bordeaux. Ils vont s'envoyer des cartes postales puis se revoir chez les Lafaurie, de riches propriétaires. 

    J'ai aimé les personnages bien campés et la peinture de la société Bordelaise et girondine à la Belle Epoque. Les mariages ne se font pas tous par amour. Certaines familles s'enrichissent, tandis que d'autres, pour des raisons diverses se ruinent...

    Le Bordeaux d'autrefois n'est pas si différent de celui que je connais. Des paquebots accostent sur les quais, non pas chargés de touristes comme aujourd'hui, mais de marchandises en provenance des Antilles...

    L'écriture poétique dépeint les vignes et les paysages par petites touches, à la manière des impressionnistes.

     

    Quelques extraits :

    Elle se promena au bord de l'eau. Le ciel était d'un bleu de mois de Marie. Un arôme indéfinissable noyait la campagne, cette pénétrante odeur de la vigne en fleur, que la brise déplace en entraînant comme des écharpes de parfum, que le soleil exalte, et dont les effluves baignent les feuilles de délices subtiles et presque secrètes.

     

    - Il s'appelait Auguste Crochard, et toute sa personne chétive et noire, infiltrée de bile, était faite en effet pour mordre et pour dévorer.
    Veuf d'une femme qui chargeait comme rien un quintal de son, et se levait à trois heures pour soigner les bêtes, il entrait en fureur à la pensée qu'il l'avait perdue. Une maladie de foie qui le ravageait aigrissait encore son humeur.
    Ses voisins le haïssaient, pour sa cupidité et les querelles qu'il engageait à tout propos.
    Levé avant le jour, rossant son chien, allongeant de grands coups de fouet aux chats d'alentour, il était rongé de désirs et de convoitises. 

     

    - Septembre glissait, pâlissant le ciel, insinuant dans les feuillages ses touches d'or roux, et affinant de sa grâce un peu languissantes les lourdes parures de l'été.

    Les matins surtout n'étaient plus les mêmes.

    La campagne respirait, mystérieuse, dans des mousselines. Une brume plus dense se pelotonnait dans le lit du fleuve. On entrevoyait au-dessous le glissement d'une eau gorge-de-pigeon.

    La terre fumait.


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  • J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération "Masse critique Littérature" organisée par Babelio.

     

    Merci à Babelio et aux éditions "Delcourt".

     

    Informations pratiques :

     

    Roman d'Aminatta Forna, paru aux Editions "Delcourt", en janvier 2019. 411 pages. 21,50 €.

    L'auteur : Aminatta Forna est née à Glasgow d'une mère écossaise et d'un père sierra-léonais et a grandi en Sierra Léone, puis en Thaïlande, en Iran et en Zambie.

     

    La 4ème de couverture :

    Un soir de février, à Londres, un renard traverse un pont, une femme percute un passant. Elle est américaine, il est ghanéen. A partir de cet événement presque banal, Aminatta Forna tisse le long de la Tamise, à deux pas des monuments et des beaux quartiers, une succession de rencontres improbables entre ces deux personnages et des étrangers de l'ombre qui travaillent dans les arrière-cours des théâtres, les parkings ou les cuisines des palaces. Une communauté disparate d'exilés qui, sans se connaître, se mobilisent pour rechercher un petit garçon dont on a perdu la trace. Un roman sur la vie souterraine des grandes métropoles, sur la cohabitation entre les humains réunis par le hasard ou les guerres du monde, entre les hommes et les animaux sauvages. Un récit entrecroisé sur le bonheur qui, et c'est le moindre des paradoxes, est là où on ne l'attend pas et qui tient parfois à la présence d'un renard sur un pont, à Londres, un soir de février.

     

    Mon ressenti :

    Jean est une biologiste Américaine. Elle vit à Londres et réalise des études sur les animaux sauvages en milieu urbain : loups, coyotes, renards, tout en concevant des jardins sauvages sur les toits. Elle est divorcée et mère d'un fils, Luke, avec qui la communication est difficile.

    Attila est un psychiatre Ghanéen, spécialiste des troubles liés aux syndromes post-traumatiques. Il intervient partout dans le monde, sur les zones de conflit.

    Les personnages secondaires sont aussi parfaitement décrits. Pour la plupart ce sont des étrangers, travailleurs de l'ombre : portiers, gardiens, plongeurs, mime, dans des parkings, des hôtels, des théâtres, constituant un incroyable réseau d'entraide et d'humanité. Mais il y a aussi Tano, petit-neveu d'Attila, enfant rêveur qui va fuguer pour échapper aux services sociaux et Emmanuel, soigneur dans une maison de retraite qui offre du soleil et de la chaleur à des personnes âgées en fauteuil roulant.

    Les thèmes abordés sont nombreux : les conflits dans le monde, les traumatismes, les émotions, la maladie d'Alzheimer, l'accompagnement des mourants, les dénonciations, la cohabitation entre les hommes, les animaux sauvages et la nature.

     

    Pour Jean et Attila, mais aussi pour Tano, Luke le bonheur est là où on ne l'attend pas...

    Attila est une belle personne, toujours prêt à aider, accompagner. Son attitude envers Rosie, son ancienne amie, atteinte de la maladie cd'Alzheimer, m'a  bouleversée.

    J'ai apprécié de plus en plus, au fil des pages, Jean passionnée par les coyotes, les loups et les renards mais aussi les fleurs et les arbres.

     

    Ce roman nous ouvre les yeux et nous invite à apprécier tous les petits bonheurs de la vie, à faire preuve de compassion, de tolérance envers les autres humains et les animaux, à regarder autrement ceux que nous croisons et à nous émerveiller devant la Nature .

     

    Il m'a aussi envie de découvrir Londres...

     

     

    Quelques extraits :

    * "Rappelle-moi : c'est quoi, déjà, la différence entre les primates et les humains ?

    - Les primates tirent des leçons de l'expérience, sourit Attila.

     

    * Avec le temps, les loups et les hommes avaient appris à chasser ensemble : les premiers rabattaient les proies et les acculaient, les seconds les tuaient avec leurs couteaux et leurs lances. Un pacte fut scellé, qui dura des millénaires, dont furent exclus les loups encore sauvages, que les humains traquèrent sans pitié. De nos jours, les hommes et les chiens n'avaient plus grand chose en commun avec ce qu'ils étaient alors, mais le pacte tenait toujours. Tandis que le reste du règne animal luttait dans la nature pour sa survie, les chiens avaient leur place au coin du feu, leurs propres marques de nourriture, des salons de toilettage et des petits manteaux en tissu écossais.

     

    *Des hommes jeunes se jetant à corps perdu dans les combats, envoyés par des hommes mûrs qui ne tenaient un fusil que le week-end pour chasser le canard, et des hommes comme lui, dont le travail consistait à tenter de faire en sorte que ces jeunes recrues conservent leur santé mentale alors que ce qu'on leur demandait était de la pure démence.

     


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  • En 2014,  j'avais adoré "Avant toi" de Jojo Moyes, puis en 2017 sa suite : "Après toi", alors j'ai été ravie d'emprunter à la bibliothèque la suite : "Après tout".

    Informations pratiques :

     

    Roman de Jojo Moyes, paru aux Editions "Milady", en 2018. 672 pages. 18,90 €.

    L'auteur : Jojo Moyes est romancière et journaliste. Elle vit en Angleterre dans l'Essex. Elle a déjà publié : "Avant toi", "Après toi", "Jamais deux sans toi", "La dernière lettre de son amant", "Sous le même toit" (livre voyageur)...

     

    La 4ème de couverture :

    Un homme qui refusait d’être une version diminuée de lui-même m’a appris qu’on a toujours le choix. Alors le moment était venu de choisir : je pouvais être la Louisa Clark de New York ou la Louisa Clark de Stortfold. L’essentiel, c’était de ne pas laisser les autres choisir à ma place. Il y a toujours une façon de se réinventer.

    Quand Lou s’envole pour New York, elle est certaine de pouvoir vivre pleinement cette aventure malgré les milliers de kilomètres qui la séparent de Sam. Elle rejoint la très fortunée famille Gopnik, se jette à corps perdu dans son nouveau travail, et découvre les joies de la vie new yorkaise. C’est alors que sa route croise celle de Joshua, un homme qui éveille en elle des souvenirs enfouis. Troublée par cette rencontre, Lou s’évertue à rassembler les deux parties de son cœur séparées par un océan. Mais les lourds secrets qui pèsent sur elle menacent de faire voler en éclats son fragile équilibre. Le moment n’est-il pas venu de se demander qui elle est vraiment ?

     

    Mon ressenti :

     

    J'avais adoré "Avant toi" où Lou (Louisa Clark) accompagne jusqu'au bout Will, son patient paraplégique et apprécié la suite : "Après toi", où nous retrouvons Lou, serveuse dans un bar à Londres, 18 mois après la mort de Will. Blessée gravement, en tombant d'un toit-terrasse, elle fait la connaissance de Sam, ambulancier, puis de Lily, la fille de Will, adolescente paumée qu'elle va prendre sous son aile.

     

    Dans "Après tout", Lou laisse Sam, Lily et sa famille en Angleterre et s'installe à New-York où elle devient l'assistante d'Agnès Gopnik, épouse d'un riche homme d'affaires. Elle accompagne la jeune femme d'origine Polonaise dans toutes ses occupations mondaines, et lie connaissance avec voisins et employés. Lou est une belle personne, généreuse, prête à aider autrui.

    J'ai aimé la relation qu'elle tisse avec Margot de Witt, une vieille dame grincheuse qui n'aime que Dean Martin, son chien.

    Dans la 1ère partie du livre, Lou travaille chez les Gopnik. J'ai préféré la seconde partie où Lou change de vie, découvre un New-York beaucoup plus populaire.

     

    C'est agréable à lire, mais moins prenant que le premier.


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