• J'ai emprunté ce livre à la médiathèque, attirée par le titre qui m'a semblé d'actualité, bien que le confinement n'ait pas encore été imposé.

    Informations pratiques :  Paru en 2010 aux "Editions Métailié". 270 pages. 20 €

     

    La 4ème de couverture :

    Quatre personnages plongés dans l'apocalypse de la modernité d'une grande cité vont voir leurs destins se croiser. Un chauffeur de taxi veuf qui ne peut pas se consoler de la mort de sa femme, un médecin sans illusions perdu dans les espaces virtuels de Second Life, une prostituée africaine accrochée à la vie que protège son totem, un petit lézard, et une vieille scientifique alcoolique et pédagogue sont les héros de ce conte philosophique sur fond d'assassinats en série, de terrorisme et de petits prodiges.
    En raconteuse d'histoires étranges talentueuse, Rosa Montero nous parle des hasards et des coïncidences et écrit une histoire d'espérance, une tragicomédie entre humour et émotion. Un texte captivant qui nous montre que "la vie est belle, folle et douloureuse. Une fable pour adultes qui invite à profiter de la beauté, maîtriser la douleur et rire de cette incroyable folie".

     

    Mon ressenti :

    L'histoire se déroule dans la banlieue de Madrid, de nos jours.

    Plusieurs personnes cabossées par la vie vont se croiser, dans un bar : "L'oasis", la nuit.

    Il y a Matias, chauffeur de taxi qui ne se remet pas du décès de Rita, sa femme, un homme bon, généreux et taciturne, en train de sombrer. Daniel est un médecin en pleine dépression qui revit dans le monde virtuel de Second Life, mauvais médecin, mauvais époux.  Cerveau est une septuagénaire alcoolique, ancienne prof d'université. Fatma est une prostituée africaine, particulièrement meurtrie, très belle, attachée à un serpent qui la protège, pensionnaire du Cachito, un bordel en bordure d'autoroute. Et il y a l'assassin du bonheur, tueur en série qui signe ses crimes en étirant les commissures des lèvres de ses victimes.

    Chacun essaie de trouver un sens à sa vie.

    J'ai apprécié l'écriture et l'humour de l'auteur et je me suis attachée aux personnages, surtout à Matias et à Fatma.

    Grâce au talent pédagogique de Cerveau, j'ai découvert des théories scientifiques sur les hasards et les coïncidences.

    Les différents personnages vont se bonifier au contact les uns des autres. Certains retrouveront l'amour, d'autres la liberté. Mais comme dit l'auteur "L'Humanité est divisée entre ceux qui savent aimer et ceux qui ne le savent pas."

    J'ai refermé ce livre, en souriant. Une belle découverte...

     

     

    Ce roman pourrait être adapté en film... 


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  • J'ai emprunté ce livre à la médiathèque, attirée par le titre et par la 4ème de couverture.

    Informations pratiques :  Paru en août 2018 aux éditions "Liana Levi". 283 pages. 19 €

     

    La 4ème de couverture :

    Dans la famille Ezéchiel, c'est Antoine qui mène le jeu. Avec son "nom de savane", choisi pour embrouiller les mauvais esprits, les croyances baroques et son sens aigu de l'indépendance, elle est la plus indomptable de la fratrie. Ni Lucinde ni petit frère ne sont jamais parvenus à lui tenir tête. Mais sa mémoire est comme une mine d'or. En jaillissent mille souvenirs-pépites que la nièce, une jeune femme née en banlieue parisienne et tiraillée par son identité métisse, recueille avidement. Au fil des conversations, Antoine fait revivre pour elle l'histoire familiale qui épouse celle de la Guadeloupe depuis les années 50: l'enfance au fin fond de la campagne, les splendeurs et es taudis de Pointe-à-Pitre, le commerce en mer des Caraïbes, l'irruption du roi béton, la poésie piquante du créole, et l'inéluctable exil vers la Métropole…..

    Intensément romanesque, porté par une langue bluffante d'inventivité, là où les chiens aboient par la queue embrasse le destin de toute une génération d'Antillais pris entre 2 mondes.

    Estelle-Sarah Bulle est née en 1974 à Créteil, d'un père guadeloupéen et d'une mère ayant grandi à la frontière franco-belge. Après des études à Paris et à Lyon, elle travaille pour des cabinets de conseil puis pour différentes institutions culturelles. Elle vit dans le Val-d'Oise. Là où les chiens aboient par la queue est son premier roman.

     

    Mon ressenti :

    Dans ce roman choral, nous découvrons la vie d'une famille Guadeloupéenne, de 1947 à nos jours, en Guadeloupe puis en métropole.

    Hilaire Ezéchiel et Eulalie Leclerc se sont mariés et ont vécu à Morne-Galant, un village somnolant, dont les Guadeloupéens disent en créole : "Cé la chyen ka japé pa ké" : "C'est là où les chiens aboient par la queue". Ils auront 3 enfants : Appolone, Lucinde et Petit-frère.

    Eulalie, la fille de Petit-frère, née en région parisienne, est avide de découvrir l'histoire de sa famille à travers les récits de ses tantes et son père.

    Apollone se fait appeler "Antoine". C'est une femme que rien n'arrête, belle, fière, indomptable, éprise d'aventure et de liberté.

    A 16 ans, elle quitte "Morne-Galant" pour aller vivre en ville, à Pointe-à-Pitre, et monter un commerce. Elle est de la trempe des Marco-Polo et des Madame Claude, des Che Guevarra et des Mandela.

    Sa soeur cadette, Lucinde, "aristocrate", est plus soignée, plus raisonnable, moins généreuse.

    Petit-frère, le dernier, a été tiraillé entre ses soeurs qui ont réussi à lui faire perdre une année scolaire.

    J'ai aimé l'immersion en Guadeloupe, et les personnages truculents, surtout Antoine, forte femme, à laquelle je me suis beaucoup attachée

     

    Quelques extraits :

     

    - Ta tante Antoine, c'est une fatigante. Elle va te chauffer les oreilles avec ses bavasseries et te manger tout ton temps

    - Au bout de six mois chez elle, nos dents se saluaient. Nous étions deux jeunes filles riant ensemble

    - Mais toi, tu sais exactement ce que c'est un jardin créole ?

    C'est un endroit minuscule où se mêlent des plantes médicaments, des plantes nourricières et des fleurs dont la beauté nourrit les yeux. On fait exprès de mélanger les espèces, ça les protège des maladies


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  • J'ai emprunté ce livre à la bibliothèque, après avoir lu sur la 4ème de couverture que l'action se déroulait sur le Bassin d'Arcachon.

    Informations pratiques :  Paru en janvier 2018 aux éditions "Belfond". 346 pages. 19 €

     

    La 4ème de couverture :

    Ils sont les enfants bénis. Les élus. Ils se surnomment les Indifférents.
    Ils sont les enfants bénis. Les élus. Ils se surnomment les Indifférents.
    Une bande d'adolescents bourgeois mène une existence paisible sur le bassin d'Arcachon. Justine arrive d'Alsace avec sa mère, recrutée par un notable du coin. Elle rencontre Théo, le plus jeune fils de la famille, et, très vite, intègre son clan.
    De ces belles années, Justine raconte tout. Les rituels, le gang, l'océan. Cette vie d'insouciance parmi les aulnes et les fêtes clandestines, sous le regard des parents mondains.
    Mais un matin sur la plage, un drame survient. Les Indifférents sont certainement coupables.
    La bande est devenue bestiale.
    Dans un style haletant et incisif, le nouveau roman de Julien Dufresne-Lamy dessine le portrait d'une jeunesse aussi cruelle que prodigieuse.

     

    Mon ressenti :

    Justine, la narratrice, 13 ans, arrive d'Alsace avec sa mère, recrutée par Paul Castillon, riche homme d'affaires installé au Cap-Ferret, sur le Bassin d'Arcachon.

    Elles sont hébergées dans la grande maison de Paul, la Cabane, au bord de la plage. La mère a passé de belles vacances sur le Bassin dans les années 80, et veut le faire découvrir à sa fille.

    Justine rencontre Théo, le fils de Paul et Elisabeth et va intégrer sa bande d'amis baptisée "Les Indifférents", avec Léonard et Daisy, issus comme lui de familles bourgeoises.

    Ils fréquentent le même lycée, surfent ensemble, sont inséparables, font la fête, boivent et se droguent, font les 400 coups pendant 4 ans. Justine et Théo sortent ensemble.

    L'arrivée de Milo, un adolescent modeste et réservé va modifier les équilibres.

     

    Dès les premières pages nous savons qu'il y a eu un accident, au bord de l'Océan, mais nous ne découvrirons ce qu'il s'est passé qu'à la fin. Et c'est vraiment surprenant.

    Le roman est construit en alternant les récits des sorties des Indifférents, la journée du drame et les années 80 où la mère de Justine a passé plusieurs étés de vacances.

    L'auteur crée et maîtrise le suspense, avec des chapitres courts et percutants. L'écriture est incisive. On est plongé au coeur de la vie de ces adolescents aisés, et de leurs parents qui leur permettent tout, après s'être tout permis dans leur propre adolescence.

    Les petits villages du Bassin et ses belles plages sont parfaitement décrits et donnent envie d'y venir se balader.

    Paul Castillon rappelle Benoît Bartherotte qui a acheté un terrain de 5 ha en 1985, construit une grande maison en bois et une digue pour éviter l'érosion de la Pointe de la presqu'île, marié lui aussi à une Elisabeth.

    Je passe mes vacances d'été sur le Bassin d'Arcachon depuis toujours et j'ai passé les vacances au Cap-Ferret de 1992 à 2003, avec mon mari et mes enfants devenus ados.  Je connais bien tous les villages et plages évoqués.

    J'ai adoré le style et le suspense, l'évocation de ces adolescents sulfureux, du microcosme de ces familles bourgeoises installées sur le Bassin depuis 2 ou 3 générations..

    C'est un roman coup de coeur.

     

    L'auteur a transformé le Bassin pour son roman, éliminant les distances réelles entre les villes et les villages. On ne va pas à pied de Lanton ou Biganos au Cap-Ferret, et encore moins du Cap-Ferret à Arcachon (à une dizaine de kms par la mer mais à 70 km par la route).

    Et puis la plage Pereire où se déroule l'accident donne sur le Bassin et non l'Océan...

    Le lycée où vont tous les jeunes doit être celui d'Andernos, et je ne crois pas qu'il y ait des pamplemoussiers...


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  • J'ai emprunté ce livre à la bibliothèque, un peu au hasard.

    Informations pratiques :  Paru en avril 2018 aux éditions "Calmann Levy". 378 pages. 20,50 €

     

    La 4ème de couverture :

    En Normandie, vers 1900, après la mort brutale de son père, Jeanne vit dans la ferme familiale avec sa mère et ses trois soeurs sous la coupe de son oncle, un tyran. Son seul refuge est le lavoir communal où elle aime à laver le linge en paix,quand les autres lavandières ont quitté les lieux. Son caractère sauvage suscite l’hostilité dans le village mais pique la curiosité d’Hector Bellanger, un riche Parisien, veuf, propriétaire du château voisin. Tant et si bien que celui-ci l’embauche pour prendre les rênes de sa buanderie.Aux prises avec les manigances des autres domestiques, avec les bassesses de ses maîtres, la petite lingère au coeur pur ne sait pas qu’il lui faudra laver la pire des souillures. Avant de trouver dans sa passion pour le linge immaculé le sens de sa destinée...
    Par l’auteure de La Dynastie des Weber, de L’Enfant de la cerisaie et, plus récemment, de La Promesse de Rose, l’ascension étonnante d’une petite paysanne du pays d’Auge aux premiers temps de l’émancipation féminine.

     

    Mon ressenti :

    Jeanne, surnommée "la petite laveuse", et aussi "la petite sorcière" par les villageoises, se retrouve orpheline à l'assassinat de sa mère. Hector Bellanger, riche propriétaire, l'embauche pour s'occuper de la buanderie de son domaine : "Les Genêts". Jeanne va se heurter aux autres domestiques, et tomber sous la coupe de Jean, le fils d'Hector.

    L'action se passe près de Deauville, au début du XXème siècle. Jeanne est une jeune femme dynamique et généreuse, qui souhaite aider ses proches et se rendre utile. Elle est créative, volontaire et tenace.

    Nous assistons à la compétition entre Deauville et Trouville sa voisine, puis aux préparatifs de la 1ère Guerre mondiale, à la vie dans une maison bourgeoise.

    C'est bien écrit et prenant.

    Je lirai avec plaisir le tome 2 de cette saga : "La dame des Genêts", pour découvrir ce que devient Jeanne.


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  • J'ai emprunté ce livre à la médiathèque, attirée par son titre.

     

    Informations pratiques :  Paru en janvier  2019 aux éditions "Stock". 264 pages. 19,50 €

     

    La 4ème de couverture :

    Louison Desmarais, une jeune femme sensuelle, dotée d’un fort appétit de vie, se rend à Marseille afin d’embarquer pour Alger où l’attend son fiancé du moment ; mais nous sommes en juin 1940 et aucun bateau ne peut quitter la ville assaillie de réfugiés fuyant le nazisme. Désemparée, Louison fait la rencontre providentielle de Tonton, le parrain de la mafia corse. Sous sa protection, elle trouve à se loger et à jouir des avantages du marché noir…
    C’est la guerre ! Et alors ? Les grandes causes, les grands sentiments sont pour elle autant de mots creux. Or Tonton, patriote et résistant de la première heure, va lui présenter un jeune Juif exalté d’idéalisme.
    La voici prise de passion pour ce garçon fait de l’étoffe des héros. La voici mère, contre son gré, d’une petite fille, bravant la guerre et déjouant toutes les épreuves du sort. La voici enfin poursuivant sa quête du bonheur, triompher là où tant d’autres ont péri.

     

    Mon ressenti :

    Mathilde, la narratrice, nous raconte la vie de Louison, sa mère, à deux époques différentes : de 1940 à 1944, et de nos jours.

    En 1940, Louison a quitté sa famille et Le Havre, pour tenter de rejoindre son amoureux en Afrique du Nord. Elle va s'établir à Marseille, aidée par Tonton, parrain de la mafia et résistant. Tonton va lui présenter David, un jeune juif exalté dont elle va tomber amoureuse.

    Louison a un formidable appétit de vivre, de la sensualité à revendre, et ni morale, ni principe. Elle va accoucher de Mathilde, mais confiera sa garde aux parents de David, puis à sa soeur Margot.

    Alors que la guerre fait rage et que Marseille est occupée par les nazis, Louison va se sortir de toutes les embûches, même à des arrestations et survivre plutôt bien grâce à sa débrouillardise et son culot.

     

    J'ai apprécié de découvrir Marseille sous l'occupation et admiré Mathilde et Margot qui entourent Louison, pourtant égocentrique et assez odieuse.


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