• J'ai adoré les cinq premiers romans de Valérie Tong Cuong que j'ai lus : "Pardonnable, impardonnable", "Par amour", "L'atelier des miracles", "Noir dehors" et "Les guerres intérieures".

    Alors quand j'ai appris qu'un nouveau roman de cet auteur était sorti, je l'ai demandé à la médiathèque et me suis inscrite sur liste d'attente parce qu'il était sorti.

    Informations pratiques : Paru en août 2021 aux éditions "JC Lattès". 269 pages. 20 €.  

    La 4ème de couverture :

    Anna Gauthier mène une existence à l’abri des tourments entre sa pharmacie, sa villa surplombant la mer et sa famille soudée.
    Dans un climat social inflammable, un incident survient et son fils Léo, lycéen sans histoire, se retrouve aux prises avec la justice. Anna assiste impuissante à l’écroulement de son monde, bâti brique après brique, après avoir mesuré chacun de ses actes pour en garder le contrôle.
    Qu’advient-il lorsqu’un grain de sable vient enrayer la machine et fait voler en éclats les apparences le temps d’un été ?

    À travers un portrait de femme foudroyant d’intensité et d’émotion, Un tesson d’éternité remonte le fil de la vie d’Anna et interroge en un souffle la part emmurée d’une enfance sacrifiée qui ne devait jamais rejaillir.

     

    Mon ressenti :

    Anna vit avec son mari Hugues et leur fils Léo dans une belle villa qui surplombe la mer. Elle est pharmacienne; et lui est Directeur des affaires culturelles du Village. Léo a 18 ans, va bientôt passer le bac et entrer dans une école prestigieuse. Le couple heureux et uni côtoie les notables du coin. Jusqu'au jour où Léo est arrêté pour avoir frappé un policier dans une manifestation. Leur monde s'effondre, les amis se dérobent. Le couple commence à se déchirer. Le masque d'Anna se déchire. Elle revit son enfance et son adolescence où elle a été harcelée et maltraitée par le Serpent et sa bande.

    Je me suis attachée à Anna, femme cabossée qui a inventé des solutions pour échapper à ses bourreaux lorsqu'elle était adolescente, s'est démenée  pour réussir ses études de pharmacie, s'est forgée une armure, pour échapper à sa condition, et est prête à tout pour aider son fils, ne cherchant pas le juger. Son mari veut avant tout préserver son image et ses relations, sa tranquillité, son niveau de vie. 

     

    J'ai apprécié une nouvelle fois le style de Valérie Tong Cuong et ses personnages cabossés, plein de doutes, de failles, tellement humains. Elle décrit avec réalisme le harcèlement, les amitiés factices et aussi l'univers carcéral, les parloirs, la promiscuité, les odeurs et les cris. 

    J'aime sa façon de nous raconter des histoires, mais la fin cette fois-ci m'a perturbée, brisant tout espoir de reconstruction pour Anna.

    Ce livre est addictif car une fois commencé, il est difficile de s'arrêter. Je l'ai lu en 24 heures.

     

    Un extrait :

    - Et le doute formait en elle de microscopiques fissures qui s'étendaient sans bruit, se nourrissant d'elles-mêmes.


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  • J'ai acheté ce roman un peu avant Noël, attirée par le titre.

     

     

    Informations pratiques : Paru en 2019 aux éditions "Charleston" et en 2021 aux éditions "Charleston poche". 324 pages. 8,50 €.  

    La 4ème de couverture :

    Léna n'en revient pas. Comment sa mère, qui l'a convoquée pour passer Noël dans la maison de son enfance, a-t-elle pu disparaître en ne lui laissant que ce message sibyllin ? La voilà donc coincée dans le petit village de Vallenot au coeur des Alpes de Haute-Provence et condamnée à passer la fête qu'elle hait plus que tout, entourée de sa famille pour le moins… haute en couleur ! Mais les fêtes de famille ont le don de faire rejaillir les secrets enfouis. Les douloureux, ceux qu'on voudrait oublier, mais aussi ceux qui permettent d'avancer…

     

    Mon ressenti :

    Léna déteste Noël et vient à contre-coeur le fêter en famille à Vallemot, dans les Alpes de Haute-Provence. Il y a Tom et sa fille Violette, et leur grand-mère. Mais leur mère qui les a invités n'est pas là. Lena a vécu dans ce village, au moment de Noël, un élément dramatique, dont la mémoire lui revient peu à peu. Léna retrouve Clément, un ami d'enfance.

    Clarisse Sabard fait plusieurs fois référence à Gilles Legardinier, dont elle reprend l'humour. 

    Ce roman est agréable à lire. Il parle de la famille, ses non-dits, ses incompréhensions, de l'amour et l'amitié. Les personnages sont sympathiques. C'est un livre qui fait du bien (feel good), mais qui m'a laissée un peu sur ma faim, par rapport au titre très prometteur.

    A la fin du livre, l'auteur donne 2 recettes : le lait de poule de Clément et les tartelettes aux fruits secs de Mamie Jacotte.

     


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  • J'ai acheté ce dernier roman de Gilles Legardinier, auteur dont j'apprécie l'écriture pleine d'humour et l'humanité .

    De lui, j'ai adoré "Demain, j'arrête", "Complètement cramé", "Et soudain tout change", "Quelqu'un pour qui trembler", "Ca peut pas rater", puis un petit peu moins "Le premier miracle", "Une fois dans ma vie" et "Un instant d'éternité".

     

     

    Informations pratiques : Paru en octobre 2021 aux éditions "Flammarion". 403 pages. 21 €. 

     

    La 4ème de couverture :

    Elynn est assez jeune pour avoir la vie devant elle. Pourtant, elle a souvent le sentiment que ses rêves sont de plus en plus loin derrière.
    Entre son couple qui végète et la réalité quotidienne de son métier d'infirmière, la jeune femme a l'impression de faire du sur-place dans un horizon sans intérêt. Comment en est-elle arrivée là ? Qu'est devenue l'enfant pleine d'envies qu'elle était ?
    Cherchant à bousculer sa routine, Elynn s'inscrit dans un club de sport. De rencontres inattendues en expériences inédites, ce simple rendez-vous va vite se révéler essentiel et déclencher d'imprévisibles réactions en chaîne. Elynn et ses nouvelles amies vont peu à peu trouver les moyens de forcer les verrous qui les entravaient. La cage ne résistera pas longtemps...

     

    Mon ressenti :

    Ellyn a 28 ans et est infirmière dans un hôpital. Elle sort avec Enzo féru de jeux vidéo, et cette relation ne la satisfait plus. Elle s'inscrit dans une salle de sport, pour suivre des cours en groupe tous les mardis à 19 h et va faire la connaissance de femmes venues elles aussi échapper à leur quotidien, avec qui elle va sympathiser.

    Ellyn a développé une réelle empathie pour les autres, patients et collègues, oubliant parfois de prendre soin d'elleSes monologues sont plein d'humour : elle se pose beaucoup de questions, laisse délirer son imagination, lorsqu'elle se croit amoureuse, ose agir, mettre des gens en relation, partager ses découvertes.

    Autour d'elle gravitent des personnages attachants : sa tante Florence, le délicieux Monsieur Guardo qui a transformé une partie de son hôtel en village merveilleux, Mathieu, le coach sportif...

    Gilles Legardinier se coule parfaitement dans la peau d'une femme, Il décrit avec beaucoup d'humour les coulisses de l'hôpital, et celles d'une salle de sport dans ce roman «feel good» (qui fait du bien). Il en fait parfois trop, comme son héroïne et cela peut ou faire rire, ou agacer...

    Quelques extraits :

    - Parfois, lorsque nous devisons avec d'affables inconnues dont le seul collier doit coûter le prix de mon appartement, il passe son bras autour de ma taille naturellement, et je n'entends plus ce qui se dit. Il doit exister un interrupteur qui coupe le son, et il se situe exactement là où s'est posée sa main, sur l'arrondi de ma hanche.

    - Dépêche-toi de vivre, ma grande. Ca file vite. Adore, déteste, construis ou dynamite, n'aie peur de rien. Le pire survient quand tu ne fais plus de travaux et que le chantier est vide.

    - Il est là pour me présenter la facture du dîner auquel j'ai empêché sa femme d'assister. Si je vends mon appartement et un rein, je dois pouvoir payer les entrées, au moins le pain.

    - Plus jamais je ne prétendrai que les suricates se la coulent douce lorsqu'ils patientent debout pendant des plombes en surveillant les alentours.

    - Ce midi, pendant ma courte pause déjeuner, je n'ai rien avalé. J'ai fait chauffer mon plat, puis comme j'étais seule avec lui, je lui ai parlé de Mathieu. J'ai réussi à saouler une fricassée de la mer ! Du coup, après, je n'ai pas pu la manger. On ne dévore pas quelqu'un qui vous a écoutée.


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  • Dans le cadre de l’opération Masse Critique spéciale Kobo Originals, j'ai eu la chance d'être sélectionnée pour intégrer ce club de lecture "feel good et romance" ! Je deviens ainsi pour 2022 ambassadrice de la collection sur Babelio, comme 59 autres lecteurs et lectrices. J'ai reçu un livre numérique à chroniquer en décembre 2021 et j'en recevrai 6 en 2022. Voici le 1er reçu :

     

    Informations pratiques : Paru en novembre 2021 aux éditions "Priqsma". 173 pages

     

    La 4ème de couverture :

    Célia rêve de devenir romancière à succès. Chaque jour, pour peaufiner son manuscrit. Elle se rend dans son petit café préféré, « Les cupcakes de Manon ».
    Alors que les fêtes de fin d’année approchent, entre les fournées de pain d’épice à préparer et le hall de l’immeuble à décorer, Célia ne sait plus où donner de la tête. C’est alors que son nouveau voisin, le craquant mais arrogant Thibault-le- rabat-joie, vient lui mettre des bâtons dans les roues. Pourquoi déteste-t-il autant les guirlandes, les biscuits et l’esprit de Noël ?
    Quand Manon, son amie pâtissière, rencontre des difficultés financières, Célia est bien décidée à tout faire pour l’aider. Parviendront-elles à sauver la boutique grâce à la magie de Noël ?

     

    Mon ressenti :

    Ce roman se déroule à Paris de nos jours, au moment de Noël. Célia, la trentaine, exerce deux métiers : écrivain et formatrice dans la société "Les clés du succès" qui travaille pour Pôle Emploi. Elle a une autre passion : la pâtisserie, vit seule après une rupture amoureuse. Le salon de thé de son amie Manon "Les cupcakes de Manon" lui sert de bureau pour écrire ses romans. Manon a des problèmes financiers, ne pourra pas rembourser son emprunt et va devoir fermer son salon de thé à la fin de l'année. A moins que... Célia va tout faire pour l'aider : mise en place d'une cagnotte en ligne, concours de cookies, articles dans la presse. 

    Célia est une personne attachante, empathique. Après 8 ans d'amour et une séparation difficile, elle multiplie les rendez-vous sur Tinder sans résultat. Elle est entourée de deux fidèles amies, un peu folles et très différentes : Chloé qui vit avec Javier mais aime draguer et Lou, célibataire et vierge accro aux sextoys. Célia alimente ses voisins en vin chaud et gâteaux de Noël, pour le plus grand plaisir de Lisbeth, Bernadette et Gustave, nonagénaires qui aiment s'amuser. La magie de Noël ne semble pas par contre agir sur le nouveau voisin, charmant mais énervant, Thibault.

    Les rencontres foireuses sur Tinder  et les formations de retour à l'emploi, notamment pour doper les CV et réussir des entretiens d'embauche, sont décrites avec humour.

    Il y a de l'amour, de l'amitié, de l'entraide, de l'humour, et de bonnes recettes à la fin.

    tous les livres sur Babelio.com

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  • J'ai emprunté ce roman à la médiathèque, parmi les nouveautés.

    Informations pratiques : Paru en août 2021 aux éditions "Philippe Rey". 542 pages. 24 €. 

     

    La 4ème de couverture :

    Lorsque Eleanor, jeune artiste à succès, achète une maison dans la campagne du New Hampshire, elle cherche à oublier un passé difficile. Sa rencontre avec le séduisant Cam lui ouvre un nouvel univers, animé par la venue de trois enfants : la secrète Alison, l'optimiste Ursula et le doux Toby.
    Comblée, Eleanor vit l'accomplissement d'un rêve. Très tôt laissée à elle-même par des parents indifférents, elle semble prête à tous les sacrifices pour ses enfants. Cette vie au cœur de la nature, tissée de fantaisie et d'imagination, lui offre des joies inespérées. Et si entre Cam et Eleanor la passion n'est plus aussi vibrante, ils possèdent quelque chose de plus important : leur famille. Jusqu'au jour où survient un terrible accident...
    Dans ce roman bouleversant qui emporte le lecteur des années 1970 à nos jours, Joyce Maynard relie les évolutions de ses personnages à celles de la société américaine – libération sexuelle, avortement, émancipation des femmes jusqu'à l'émergence du mouvement MeToo... Chaque saison apporte ses moments de doute ou de colère, de pardon et de découverte de soi.
    Joyce Maynard explore avec acuité ce lieu d'apprentissage sans pareil qu'est une famille, et interroge : jusqu'où une femme peut-elle aller par amour des siens ? Eleanor y répond par son élan de vie. Son inlassable recherche du bonheur en fait une héroïne inoubliable, avec ses maladresses, sa vérité et sa générosité.

     

    Mon ressenti :

    Ce roman se déroule de 1970 à nos jours, aux Etats-Unis, dans le New Hampshire. Eleanor a eu une enfance triste auprès de parents indifférents, et alcooliques, morts jeunes, puis une adolescence traumatisante.

    Elle a un rêve : construire une famille heureuse. Auteur de livres pour enfants, elle va d'abord trouver et acheter la maison, puis rencontrer Cam, sculpteur sur bois, avec qui elle aura 3 enfants : Alison jamais contente, Ursula, optimiste et bienveillante et le merveilleux Toby, collectionneur de cailloux. Un terrible accident va détruire ce bonheur familial. Eleanor a tout donné à sa famille, travaillant pour rapporter l'argent du ménage, à côté de Cam, artiste désinvolte, éternel enfant. Elle laissera sa maison à Cam et aux enfants, lorsque Cam va tomber amoureux d'une autre.  Ses filles ne le lui pardonneront pas. Dès les premières pages, je me suis sentie très proche d'Eleanor, généreuse et maladroite, inventive et énergique. J'ai adoré sa maison avec le vieux frêne et la cascade, sur laquelle ils font naviguer leurs bonhommes-bouchons, chaque printemps.

    Très amoureuse de Cam, et en adoration devant ses enfants, elle est toujours indulgente avec eux quatre. Eleanor va se retrouver seule après avoir tout donné à sa famille, rejetée par ses filles, oubliée par son mari qui ne lui parle plus.

    Ce roman est bien écrit et très émouvant. Eleanor réussit à rebondir, à trouver des ressources en elle, à épauler ses enfants et à pardonner. C'est une héroïne attachante et humaine.

    C'est un très beau livre sur la famille, la maternité, l'amour, avec en arrière plan les évolutions de la société : le développement de l'informatique, les violences conjugales, le sida et le cancer, l'homosexualité, etc...

    Quelques extraits :

    - Comment se peut-il que la personne avec qui l'on a partagé les moments les plus intimes, un très grand amour, une immense douleur, des joies et des chagrins, devienne un étranger ?

    - Il avait mis le doigt sur le problème. Elle n'avait plus le temps pour elle et depuis si longtemps qu'elle ne savait plus ce qu'elle en ferait si ça lui arrivait.

    - Elle voulait raconter des histoires, mais des histoires qui parlaient des réalités et des difficultés de la vraie vie : une mère qui passait une heure à faire d'incessants allers-retours sur la même route pour retrouver le sabre d'un pirate Playmobil, ou un très jeune fils plantant sa tête dans un bol de gelée, juste pour voir ce que ça faisait.

    - A un moment -là naquit le problème-, elle cessa de tenir compte de ses propres chagrins, tant elle était occupée à tenter de protéger les enfants des leurs.

    - Ses enfants lui étaient devenus mystérieux, comme un ancien camarade de classe qu'on retrouve à une réunion vingt ans plus tard et qu'on reconnait à peine.


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