• J'ai trouvé ce livre dans la "bibliothèque solidaire" installée dans le centre commercial Leclerc, sur le principe des boites à livres. 

    Informations pratiques : Paru en 2002 aux éditions "Gallimard". et en 2004 aux éditions "Folio". 199 pages. Prix du Livre Inter 2003. Un film de Jean-Pierre Denis, tiré de ce roman, est sorti en 2004 avec Olivier Gourmet.

    La 4ème de couverture :

    Sous une pluie froide de novembre, la camionnette du libraire Étienne Vollard heurte de plein fouet une petite fille en anorak rouge qui, affolée, courait droit devant elle après avoir vainement attendu sa mère, jeune femme fuyante et transparente.
    Désormais, cet homme va devoir vivre avec les conséquences de l'accident. Affublé d'une paternité d'emprunt, Vollard, jusque-là introverti et solitaire, commence à réciter à l'enfant plongée dans le coma des textes littéraires contenus dans sa mémoire fabuleuse. Lorsque l'enfant s'éveille, elle a perdu l'usage de la parole. Alors, fuyant ses insomnies et ses angoisses anciennes, le libraire emmène Éva marcher dans les paysages de la Grande Chartreuse, lieu sauvage et splendide où vivent des moines qui ont fait vœu de silence. Un gros homme, encombré de lui-même, une mère bien trop jeune, et une fillette précocement fracassée par la vie forment un étrange trio : le triangle des solitudes. Le narrateur de cette histoire, témoin de l'enfance et de la jeunesse de Vollard, exprime sa fascination pour ce libraire inoubliable. Mais ce roman-conte est aussi un hymne inoubliable à la littérature, une méditation sur le fragile pouvoir des livres.

    Mon ressenti :

    Ce roman se déroule de nos jours, dans les Alpes.

    Etienne Vollard, est un libraire passionné de montagne et doué d'une mémoire hors du commun. Il mène une existence tranquille et solitaire jusqu'au jour où il renverse Eva, une fillette qui se jette accidentellement sous les rouesnde sa camionnette.

    Eva a 10 ans et sortait de l'école. Sa mère, Thérèse, était encore en retard pour venir la chercher. Therèse n'était pas là à "l'heure des mamans". Et pourtant Thérèse ne travaille pas, ne voit personne, mais divague, erre en permanence

    Etienne, effondré, va rejoindre la fillette à l'hôpital et s'attacher à elle. Elle est dans le coma et le personnel médical conseille de lui parler. Thérèse ne sait pas quoi dire à sa fille. Etienne va commencer alors à lui raconter des histoires, en père ou grand-père attentionné.

    C'est une histoire triste, très émouvante, qui m'a emportée. J'ai espéré avec Etienne le réveil puis la reconstruction de cette jeune Eva.

    J'ai mis 4,5 sur 5, sur Babelio (note moyenne sur 540 notes : 3,7/5).


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  • J'ai déjà lu et apprécié la plupart des romans de Jojo Moyes, alors j'ai emprunté celui-ci à la médiathèque.

     

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    Informations pratiques : roman de Jojo Moyes, paru en 2023, aux éditions "Hauteville". 539 pages. 19,95 €.

     

    L'auteur : Jojo Moyes est romancière et journaliste. Elle vit en Angleterre dans l'Essex. Elle a déjà publié : "Avant toi", "Après toi", "Jamais deux sans toi"(livre voyageur), "La dernière lettre de son amant", "Sous le même toit" , "Après tout", "Paris est à nous", "Le bonheur n'attend pas", "Les yeux de Sophie", "Le vent nous portera", "Nos coeurs à l'horizon", "Une douce odeur de pluie", "Les fiancées du Pacifique".

     

    La 4ème de couverture :

    Faites la connaissance de Sam et Nisha...
    Sam ne roule pas sur l'or, mais elle s'accroche. Sa famille compte sur elle ! L'équilibre est fragile, et Sam sait qu'un jour tout peut voler en éclats - elle espère juste que ce ne sera pas pour aujourd'hui...
    Nisha, elle, a tout ce dont elle a toujours rêvé, et plus encore : un mari phénoménalement riche, un dressing à faire pâlir d'envie les influenceuses... Mais son rêve vient de se briser sur une demande de divorce.
    Sam et Nisha n'auraient jamais dû se croiser. Mais lorsque Sam prend par erreur le sac de sport de Nisha contenant des Louboutin aux talons vertigineux, leurs vies s'entremêlent.
    Ensemble, elles découvriront que plus rien ne leur est impossible.

    Mon ressenti :

    Ce roman se déroule de nos jours, à Londres.

    Tout oppose Sam, commerciale investie dans son métier et sa famille, simple, réservée, et Nisha, Américaine, épouse d'un homme riche, sûre d'elle, hautaine, avec un vestiaire fabuleux.

    Elles vont se croiser dans une salle de sport et Sam va emporter par mégarde le sac de Nisha au lieu du sien. Dans ce sac il y avait des Louboutins rouges et une veste Chanel. Et ces louboutins vont les entraîner dans une succession d'aventures.

    Sam souffre au travail depuis que Simon dirige l'entreprise et la dénigre. Son mari, Phil, est dépressif et au chômage. Ils ont des problèmes financiers mais Sam prend le temps d'aider ses parents (courses, ménages et autre) qui en abusent et de soutenir son amie Andréa, soignée pour un cancer.

    Nisha avait une vie facile, vivant dans un hôtel luxueux, avec Carl, homme d'affaires à qui elle obéit au doigt et à l'oeil. Mais Carl lui refuse soudain l'accès à leur penthouse au Bentley Hôtel et bloque ses comptes.

    N'ayant plus rien elle va devoir perdre de sa superbe et travailler comme femme de chambre, soutenue par Jasmine, une autre employée.

    Comme toujours, chez Jojo Moyes, les personnages sont bien campés et crédibles. La plupart sont attachants avec leurs forces et leurs faiblesses : Sam, Jasmine et Andréa sont des personnes généreuses. tout comme Aleks, le cuisinier Polonais, attentionné avec tous. Nisha, odieuse au départ, va se révéler au contact des autres et retrouver sa vraie nature.

    Il y a de nombreuses surprises et retournements de situations, de belles histoires d'amour, des passages émouvants.

    J'ai refermé le livre en remerciant Jojo Moyes pour le bon moment d'évasion passé avec ce roman qui me semble être son meilleur.

    J'ai mis 5 sur 5, sur Babelio (note moyenne sur 143 notes : 4,1/5).


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  • De Philippe Djian, j'ai beaucoup aimé "37,2° le matin", "Bleu comme l'enfer", "Echine".

    Alors j'ai emprunté à la médiathèque son dernier roman.

    Informations pratiques : Paru en mars 2024 aux éditions "Julliard". 233 pages. 20 €.

    La 4ème de couverture :

    Avec les années, Victor est devenu jaloux de son indépendance et de la tranquillité que lui offre sa petite vie insulaire. Il est prêt à tout pour empêcher ses enfants de troubler son existence, surtout au moment où il retrouve un élan de jeunesse auprès de Magalie. Mais sa fille Édith et son fils Jonas, alertés par des mouvements bizarres sur les comptes de leur père, décident de mettre le cap sur son île.
    Alors qu'une formidable tempête se déclenche, isolant du monde l'île et ses habitants, Victor, Édith et Jonas sont contraints de se parler, quitte à se confronter, pour trouver une façon de faire famille.
    Avec ce roman choral, Philippe Djian propose un huis clos doux-amer sur fond de nature déchaînée.

    Mon ressenti :

    Ce roman se déroule de nos jours, sur une île (non nommée), reliée au continent par un ferry.

    ,Les narrateurs sont à tour de rôle, Edith, quadragénaire, et Jonas, son frère, et c'est un peu déroutant au départ. Edith, inflexible, qui déteste son père et Jonas sont venus sur l'île de leur enfance voir leur père, Victor, qui vieillit et semble mal en point pour le mettre en EHPAD.

    Mais Victor est amoureux et veut épouser Magalie.

    Un ouragan se déchaîne les obligeant à rester sur l'île et cohabiter, entre eux et avec les habitants de l'île, notamment Joël, ancien amoureux d'Edith, et son frère Antony. Edith et Jonas sont des êtres tourmentés, en mal d'amour, fumant des joints pour se sentir un peu mieux. Le frère et la soeur sont fusionnels, en froid avec leur père. Victor est amoureux de Magalie mais pas proche de ses enfants.

    Ils forment deux clans qui restent chacun sur ses positions, aucun ne faisant le premier pas vers l'autre.

    Philippe Djian nous laisse entrevoir leurs difficultés à communiquer et se pardonner les erreurs passées, en nous distillant au fil des pages les raisons de leurs conflits.

    J'ai lu ce roman assez court d'une traite, m'attachant plus à l'île qui m'a rappelé Belle-Ile, qu'aux personnages.

    J'ai mis 3,5 sur 5, sur Babelio (note moyenne sur 46 notes : 3,2/5).


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  • J'ai trouvé ce livre dans la "bibliothèque solidaire" installée dans le centre commercial Leclerc, sur le principe des boites à livres. 

    Je l'ai pris pour mon amie Colette qui apprécie beaucoup les romans d'Irène Frain, et je l'ai lu avant de le lui porter. En avril 2023, j'avais lu du même auteur : "Secret de famille", une saga familiale en bord de Moire, et en juin : "Le Nabab" qui se déroule en Inde, au 18ème siècle.

    Informations pratiques : Paru en 1993 aux éditions "Le Grand Livre du Mois". 460 pages.

    La 4ème de couverture :

    Devi (déesse) est le nom d'une femme-bandit qui terrorisa l'Inde entre 1981 et 1983, après s'être vengée d'un viol collectif et du meurtre de son amant. Des milliers de réprouvés l'adorèrent à l'égal d'une divinité. Pourtant, jusqu'à la fin de sa cavale, nul, en dehors de ses victimes, n'avait jamais vu son visage. Voici le récit de sa vengeance, au fond des ravines où l'on boit, dit-on, l'esprit de révolte avec l'eau des rivières. L'histoire de Devi est celle d'un mythe vivant : rebelle à l'ordre multimillénaire qui régit le monde où elle vit, elle est devenue, à travers les rebondissements de sa prodigieuse épopée, le symbole de tous ceux qui réclament justice et se battent pour leur dignité.

    Mon ressenti :

    Ce roman se déroule dans les années 70-80 en Inde.

    Irène Frain nous conte l'histoire vraie de Devi, femme-bandit, issue d'une très basse caste, et mariée de force à 11 ans à un homme de 25 ans son ainé qui la maltraitera. Elle s'enfuira, rencontrera d'autres hommes. Elle sera violée, battue, pourchassée avant de rejoindre une troupe de bandits. Personne ne sera tendre avec elle et elle passera sa vie à vouloir se venger. C'est une femme révoltée, d'une force de caractère rare, sans pitié.

    C'est bien écrit et bien documenté. Les personnages sont bien brossés et les paysages bien décrits.

    J'ai mis 3,5 sur 5, sur Babelio (note moyenne sur 139 notes : 4,0/5).


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  • J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération "Masse Critique graphique" organisée par Babelio en avril 2024.

    Merci à Babelio et aux Editions "Traverse" pour cet envoi.

    J'ai déjà lu des bandes dessinées, mais jamais de roman graphique.

     

    Informations pratiques : 

    Roman graphique sorti en janvier 2024 aux éditions "Traverse". 100 pages. 19,90 €.  

    La 4ème de couverture :

    En 1938, Dora, âgée de 11 ans, est malade et doit rester alitée. Pour lui changer les idées, une petite voisine lui apporte un canari. Quatre ans plus tard, en pleine guerre, la petite voisine revient frapper à la porte de Dora, mais cette fois pour la prévenir qu’une rafle aura lieu le lendemain. Grâce à la fillette au canari, Dora et sa famille ont pu échapper à la rafle du Vél d’Hiv.
    Quatre-vingts ans plus tard, une jeune femme part sur les traces de Dora, sa grand-mère, et de Simone, sa grand- tante. Pourquoi la première est-elle froide et dure, alors que la seconde est chaleureuse et aimante ? Quels secrets se cachent derrière leurs attitudes ?
    Fondé sur des témoignages et des archives, Le Canari raconte l’histoire de trois femmes : leurs chemins entrecroisés les conduiront à l’émancipation, malgré le chaos de l’histoire et la violence des hommes.

    Mon ressenti :

    Dans cet ouvrage, Constance reconstitue le passé de Dora, sa grand-mère et Simone, la soeur de son grand-père, juives qui ont échappé à la déportation, grâce à l'aide de voisins. L'auteur alterne les périodes : Constance, fillette, s'étonne de la froideur de sa grand-mère alors que sa grand-tante est si enjouée. Les dessins sont alors en couleurs, plein de tendresse, avec de beaux portraits.

    Les périodes de la guerre où nous découvrons ce qu'il est arrivé à Dora, Simone, et leurs familles sont en noir et blanc, avec des silhouettes plus que des portraits.

    Dora a été cabossée par la vie : mort d'une soeur, tuberculose et séjour en sanatorium, déportation de son père en 1941, oncle incestueux. Mais grâce à une petite voisine, qui lui avait offert un canari, elle, sa mère et sa soeur, ont échappé à la Rafle du Val d'Hiv en juillet 1942. La vie de Simone n'a pas été plus facile : mort de sa mère en 1934, déportation de ses cousins, saccage de leur boulangerie, déportation de son père en 1944...

    Mon avis est mitigé. Le sujet est intéressant et bien traité, mais le côté graphique est moins émouvant pour moi que les mots eux-mêmes.

    Le canari qui a donné son titre à l'ouvrage est plus un symbole de l'entraide et de l'espoir qui subsiste qu'un élement important dans le roman.

    J'ai mis 4 sur 5, sur Babelio.

     

     

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