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    Un livre à savourer : "Jamais deux sans toi" de Jojo Moyes...

    J'avais beaucoup aimé "Avant toi", roman de Jojo Moyes il y a quelques mois et j'ai appris qu'elle avait sorti une suite "Après toi", en allant au Canada. Quand je suis rentrée, au premier tour dans l'espace culturel voisin j'ai vu un nouveau livre de Jojo Moyes et je l'ai acheté.

    Il y a quelques jours quand j'ai rangé ma bibliothèque et ma pile de livres à lire, je me suis aperçue que ce n'était pas "Après toi" mais celui-ci "Jamais deux sans toi".

     

    Informations pratiques : livre sorti en novembre 2014, et en livre de poche en mai 2015. 476 pages. 7,90 €. Prix des lectrices 2015

     

    L'auteur : Jojo Moyes est romancière et journaliste. Elle vit dans l'Essex en Angleterre avec son mari et ses trois enfants. Elle a écrit plusieurs romans dont "Avant toi", qui est devenu un film au cinéma (ma critique du livre et du film)

     

    La 4ème de couverture :

    "Jess se répéta son nom jusqu'à ce qu'il ne veuille plus rien dire. Quand il souriait, Jess ne pouvait s'empêcher d'en faire autant. Quand une ombre passait sur son visage, quelque chose en elle se brisait."

     

    Depuis que son mari a disparu de la circulation, Jess se bat pour élever seule ses deux enfants. Alors qu'elle ne s'y attendait plus, la chance lui sourit enfin. La chance, ou plutôt le millionnaire dont Jess entretient la résidence. Accusé de délit d'initié, Ed risque la prison. Soucieux de s'acheter une conduite et d'oublier ses ennuis, il se propose de venir en aide à la jeune femme. Que va donner l'addition de leurs petits et grands désastres individuels ?

    Une histoire d'amour aussi bouleversante inattendue mettant en scène la rencontre improbable entre deux êtres en perdition.

     

    Mon ressenti :

    J'ai savouré ce livre, du début jusqu'à la fin, ri et pleuré à certains passages, aimé et soutenu presque tous les personnages et les ai quittés avec regret.

    Jess est une mère célibataire, volontaire, optimiste, aimante, qui cumule les emplois et a des fins de mois très difficiles, mais élève dignement Tanzie, sa fille surdouée en maths et Nickie, ado renfermé, fils de son ex-mari.

    Tanzie est une fillette adorable d'une dizaine d'années qui s'amuse à résoudre des équations et dévorer des théorèmes.

    Nickie est un enfant sans cesse battu par des garçons de son âge.

    Norman est leur chien, gros et baveur.

    Ed est le patron, millionnaire, d'une start-up qui réalise des logiciels. Pour se débarrasser d'une maîtresse pleurnicheuse il a commis un délit d'initié qui va briser sa carrière. Jess est femme de ménage dans une de ses résidences et serveuse dans un bar qu'il fréquente.

     

    Les cinq vont se retrouver dans la voiture d'Ed pour accompagner Tanzie à une Olympiade de maths, jusqu'en Ecosse. 

    Ce road-movie à 70 kms/heure rappelle par moments le film "Little Miss Sunshine" où une famille entière accompagnait une petite fille qui voulait se présenter à un concours de beauté.

    Les difficultés rencontrées en cours de route vont souder cette équipage, l'argent d'Ed (accepté au compte-gouttes par Jess) facilitant le voyage.

    C'est une belle histoire d'amour et d'espoir, d'échecs et de réussites, d'entraide et d'humanité.

    T​​ous auront droit à une seconde chance, même Norman...

     

    J'ai vraiment adoré ce roman, acheté par erreur, et vais le transformer en livre voyageur, pour ceux qui souhaiteraient le lire.

     

    Des extraits :

    "Il était une fois un homme qui rencontra la fille la plus optimiste du monde. Une fille qui portait des tongs dans l'espoir du printemps. Qui rebondissait comme un ressort face aux difficultés de la vie; des épreuves qui auraient terrassé la plupart des gens ne semblaient pas l’atteindre. Et si elle tombait, elle se relevait d'un bond. Elle retombait, se composait un sourire, s'époussetait et poursuivait sa route. Il n’aurait pas su dire si c'était la chose la plus héroïque ou la plus stupide qu'il avait jamais vue. "

     

    "Quand ils étaient seuls tous les deux et qu'il la tenait serré contre lui, les mains posées sur sa cuisse avec un soupçon de possessivité, le souffle doux dans son oreille, elle sentait avec une certitude tranquille que tout allait bien se passer. Pas parce qu'Ed allait tout arranger - il avait ses propres problèmes - mais d'une manière ou d'une autre, ils semblaient s'ajouter l'un à l'autre pour former quelque chose de meilleur. Ensemble, ils pourraient tout surmonter... "

     

    "Tanzie était dans le jardin, occupée à jeter une balle à Norman. Elle avait décidé qu'un jour, il apprendrait à rapporter. Elle avait lu quelque part que la répétition multipliait par quatre la probabilité qu'un animal apprenne à faire quelque chose. Malheureusement, elle n'était pas certaine que Norman sache compter. "

     

    "Il l'interrompit par un baiser, un baiser d'absolue certitude, le genre de baiser durant lequel des rois meurent et des continents entiers disparaissent sans qu'on y prête la moindre attention."


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  • Un livre à lire : "Les chaussures italiennes" d'Henning Mankell...

    J'avais lu de bonnes critiques de ce roman sur plusieurs blogs il y a quelques mois, et puis j'ai appris il y a quelques semaines l'existence d'une suite : "Les bottes suédoises". 

    La 4ème de couverture  :

    A soixante-six ans, Fredrik Welin vit reclus depuis une décennie sur une île de la Baltique avec pour seule compagnie un chat et un chien et pour seules visites celles du facteur de l’archipel. Depuis qu’une tragique erreur a brisé sa carrière de chirurgien, il s’est isolé des hommes. Pour se prouver qu’il est encore en vie, il creuse un trou dans la glace et s’y immerge chaque matin. Au solstice d’hiver, cette routine est interrompue par l’intrusion d’Harriet, la femme qu’il a aimée et abandonnée quarante ans plus tôt. Fredrik ne le sait pas encore, mais sa vie vient juste de recommencer.

    Le temps de deux solstices d’hiver et d’un superbe solstice d’été, dans un espace compris entre une maison, une île, une forêt, une caravane, Mankell nous révèle une facette peu connue de son talent avec ce récit sobre, intime, vibrant, sur les hommes et les femmes, la solitude et la peur, l’amour et la rédemption.

    Mon ressenti :

    Fredrik, le narrateur, est un vieil homme grincheux. Autrefois chirurgien, il vit en ermite sur un archipel perdu, ravitaillé par un bateau qui passe tous les deux ou trois jours.

    Seul avec son vieux chien et une vieille chatte, il se sent fini, jusqu'à l'arrivée d'Harriet, une femme qu'il a aimée et abandonnée il y a 40 ans.

    Cette arrivée pittoresque va bouleverser sa vie.

    Les personnages sont peu nombreux et tous originaux.

    J'ai apprécié la découverte de ces îles au bout du monde, et la transformation de Fredrik qui s'humanise peu à peu. 


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    Ce livre a obtenu le Prix Goncourt des Lycéens 2016.

    La 4ème de couverture :

    «Au temps d'avant, avant tout ça, avant ce que je vais raconter et le reste, c'était le bonheur, la vie sans se l'expliquer. Si l'on me demandait “Comment ça va ?” je répondais toujours “Ça va !”. du tac au tac. Le bonheur, ça t'évite de réfléchir. C'est par la suite que je me suis mis à considérer la question. À esquiver, à opiner vaguement du chef. D'ailleurs, tout le pays s'y était mis. Les gens ne répondaient plus que par “Ça va un peu”. Parce que la vie ne pouvait plus aller complètement bien après tout ce qui nous était arrivé.»
    G.F.

    Avant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l'harmonie familiale s'est disloquée en même temps que son «petit pays», le Burundi, ce bout d'Afrique centrale brutalement malmené par l'Histoire.
    Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de cœur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d'orage, les jacarandas en fleur ... L'enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais.

     

    Mon ressenti :

    Je me suis attachée très vite à Gaby, le narrateur, ce garçon de 10 ans, fils d'un Français et d'une Rwandaise. C'est lui qui nous raconte le Burundi, ce petit pays où il se sent bien. Il a une soeur plus jeune : Ana et des copains, avec qui il se baigne, fume, ramasse des mangues...

    En quelques mois tout bascule. les ethnies Hutus et Tutsis se déchirent. Les coups d'état et les massacres se succèdent au Rwanda voisin et au Burundi...

    A l'insouciance de l'enfance, succède très vite l'horreur et les drames de la guerre civile.

    C'est un livre dur et j'ai pleuré plusieurs fois.

     

    Quelques extraits :

    * « Le génocide est une marée noire, ceux qui ne s'y sont pas noyés, sont mazoutés à vie »

    * "Papa l'aimait beaucoup. Il disait : "Avec dix Alphonse, le Burundi devient Singapour en un rien de temps". Alphonse était un premier de la classe avec l'attitude décontractée d'un cancre."

    * "Si tu n'es pas étonné par le chant du coq ou par la lumière au-dessus des crêtes, si tu ne crois pas en la bonté de ton âme, alors tu ne te bats plus, et c'est comme si tu étais déjà mort."


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  • Lectures de janvier : "Indigo" et "Les quatre saisons de l'été"...

    J'ai emprunté ces deux livres à la médiathèque.

    Informations pratiques : Editions Gallimard, décembre 2012, 308 pages

    Auteur : Catherine Cusset, auteur de dix romans

     

    La 4ème de couverture :

    Un festival culturel rassemble pendant huit jours en Inde quatre Français, deux hommes et deux femmes, qui ne se connaissent pas. Une surprise attend chacun d'eux et les confronte avec leur passé. Cette semaine bouleverse leur vie.

    De Delhi à Kovalam, dans le Sud, ils voyagent dans une Inde sur le qui-vive où, juste un an après les attentats de Bombay, se fait partout sentir la menace terroriste. Une Inde où leur jeune accompagnateur indien déclare ouvertement sa haine des États-Unis. Une Inde où n'ont pas cours la légèreté et la raison françaises, où la chaleur exacerbe les sentiments, où le ciel avant l'orage est couleur indigo. 

    Tout en enchaînant les événements selon une mécanique narrative précise et efficace, ce nouveau roman de Catherine Cusset nous fait découvrir une humanité complexe, tourmentée, captivante.

     

    Mon ressenti :

    Indigo est une couleur que j'aime bien, un bleu foncé, utilisé pour peindre les ciels d'orage, mais ici le titre est surtout un jeu de mots : Inde I go

    Géraldine, mariée à un indien et mère d'un bébé a organisé un festival culturel à Kovalam dans le sud de l'inde et fait venir 3 autres français : Roland un écrivain vieux beau doté d'humour, Charlotte une scénariste qui vit à New York et Raphaël Eleuthère, écrivain ravagé.

    La chaleur est écrasante et le festival assez raté, mais les personnages avec leur ego surdimensionné, leurs faiblesses et lâchetés, et parfois leur courage et leur générosité sont attachants. 

    On découvre cette région de l'Inde à petites touches : la sécurité omniprésente, let les vols et agressions, la pauvreté, et l'entraide...

    Ce roman se lit bien, mais je ne me suis pas attachée aux personnages.

     

    Extrait :

    Un vieux moine bouddhiste voyage avec un jeune compagnon. Au moment de traverser une mare, il se fait interpeller par une riche dame qui lui ordonne de la porter pour qu'elle se mouille pas sa robe et ses chaussures. Il obéit. La dame l'insulte tout au long du trajet. Quand il pose la tête de l'autre côté, elle ne le remercie même pas. Quelques heures plus tard le jeune compagnon demande au vieux moine : "Maître, pourquoi vous êtes-vous laissé humilier par cette femme odieuse ? Pourquoi avez-vous accepté de la porter ?" Le moine lui répond : "Je l'ai posée à terre il y a cinq heures ; tu la portes encore".

     

     

    Lectures de janvier : "Indigo" et "Les quatre saisons de l'été"...

    Informations pratiques : Editions JC Lattès, mai 2015, 265 pages

    Auteur : Grégoire Delacourt auteur de "La liste de mes envies", "La première chose que l'on regarde"

     

    La 4ème de couverture :

    Cet été-là, Cabrel chantait Hors saison et tout le monde chantait Cabrel.
    Cet été-là, sur la plage du Touquet, les corps se dévoilaient, les cœurs s'emballaient.
    Cet été-là, sur les dunes immenses, se jouaient les destinées amoureuses de quatre couples, à l'âge des quatre saisons d'une vie.
    L'été est-il toujours fatal aux histoires d'amour ?
     
    Bouleversant et solaire, ce nouveau roman de Grégoire Delacourt retrace la trajectoire de nos blessures et nos élans les plus fous.

     

    Mon ressenti :

    J'ai cru lire 4 nouvelles, avant de comprendre que les histoires avaient des points communs : les lieux Senghin et Le Touquet, et la date le 14 juillet 1999

    C'est écrit gros, ça se lit bien, mais je ne l'ai trouvé ni "bouleversant", ni "solaire"...

    Extrait :

    N’est-ce pas qu’ils sont drôles les mots. On tombe amoureuse, puis on tombe enceinte, puis on tombe de haut.


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  • J'avais depuis longtemps en attente, dans ma bibliothèque, ce roman de Maxime Chattam

    En rangeant il y a quelques jours je l'ai monté en haut de ma pile de livres à lire, et j'ai fini ses 489 pages en quelques jours.

    La quatrième de couverture :

    IMAGINEZ que des émissaires de la Commission européenne sollicitent vos compétences pour résoudre un problème urgent... et top secret.

    IMAGINEZ que votre femme soit envoyée sur une île au bout du monde avec un parfait inconnu, et que l'o perde tout contact avec eux.

    IMAGINEZ que vous vous retrouviez isolé par une terrifiante tempête au sommet d'une montagne en compagnie de scientifiques mystérieux.

    IMAGINEZ que le nombre des tueurs en série ait été multiplié par dix depuis cinquante ans.

    IMAGINEZ que ces événements soient liés par la violence des hommes.

    VOUS N'AVEZ TOUJOURS PAS PEUR ?

    VOUS DEVRIEZ...

     

    Mon ressenti :

    J'ai aimé les deux histoires qui se déroulent en parallèle : Peter et Ben, son beau-frère, enquêtent dans les locaux de l'Observatoire du Pic du Midi tandis qu'Emma a été envoyée sur une île perdue des Marquises. 

    Peter et Ben cherchent sur quoi portaient les travaux de l'équipe mystérieuse venue rejoindre les astronautes du Pic du Midi. Bloqués au sommet par une violente tempête ils sont protégés par des hommes armés peu engageants.

    Emma arrive sur l'île de Fatu Hiva en pleine tempête elle-aussi et découvre les massacres perpétués sur les deux villages, avec Tim, son accompagnateur.

    Il y a beaucoup d'action, de suspense et de renversements de situation dans ce roman.

    Les personnages principaux de ce livre : Peter, Ben et surtout Emma sont très attachants, prêts à risquer leur vie pour sauver ce qui peut l'être.


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