• J'avais lu une bonne critique de ce roman sur le blog de Manou, ce qui m'a incitée à l'emprunter à la médiathèque lorsque je l'ai vu parmi les nouveautés.

     

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    Informations pratiques :Roman d'Anne Tyler, paru aux Editions "Phébus", en mars 2020. 170 pages. 18 €.

     

    La 4ème de couverture :

    Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée – jusqu’au jour où il trouve Brink Adams qui l’attend sur le pas de sa porte.

    Car l’adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l’homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction

    Prix Pulitzer, finaliste du Booker Prize, Anne Tyler est une figure majeure des lettres américaines, dont le style irrésistible et piquant fait encore une fois des merveilles, ici.

     

     

    Mon ressenti :

    Ce roman se déroule de nos jours, à Baltimore, aux Etats-Unis.

    Micah mène une vie bien réglée, entre son emploi de "concierge-facilitateur" dans son immeuble qui lui permet de disposer d'un logement gratuit et sa petite entreprise de dépannage informatique "Techno-crack". Son appartement est propre et bien rangé, et ses activités ménagères réalisées selon un programmation bien rodée, contrairement à ceux des autres membres de sa famille.

    Il a suivi des études d'informatique, inventé un logiciel dont il s'est fait déposséder, écrit un manuel d'informatique, est doué, mais n'utilise que partiellement ses talents.

    Il ne s'écarte pas du chemin qu'il s'est tracé et qu'il suit scrupuleusement. Il a une relation avec Cass, institutrice en CM1, mais ne s'engage pas, ne se bat pas lorsque Cass le quitte.

    L'irruption de Brink, un adolescent en fugue qui le prend pour son père biologique, va bousculer sa vie et l'amener à se poser des questions sur sa vie, et enfin agir.

    J'ai trouvé intéressant le personnage de Micah, parfois égoïste et parfois généreux, un peu trop "fée du logis".

    Ce roman est bien écrit mais ce n'est pas un coup de coeur car je n'ai pas vraiment ressenti d'émotion en le lisant.

     

    Manou était plus enthousiaste que moi pour ce roman :


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  • Je fréquente le blog de Carine-Laure Desguin depuis une dizaine d'années. Carine-Laure Desguin" aime sourire aux étoiles et dire bonjour aux gens qu'elle croise" ... Elle habite Charleroi, en Belgique, est infirmière à domicile, s'intéresse à la psychologie et a déjà écrit plusieurs romans ("Rue Baraka", "Putain de Pays Noir"). Elle est l'une des organisatrices du Salon du Livre de Charleroi, et a déjà publié de nombreux textes et poésies dans différentes revues littéraires.

     

    J'ai lu et apprécié quelques uns de ses textes et elle m'a envoyé son livre, dédicacé. En échange je vais lui crocheter une casquette car elle les adore.

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    Informations pratiques :

    Roman de Carine-Laure Desguin, paru aux Editions "Le lys bleu", en mars 2020. 264 pages. 19 €.

     

    La 4ème de couverture :

    Maubeuge. Michel Garnier, un enfant du pays devenu un écrivain à succès meurt d’une façon inopinée. Olivier Garnier, son fils, ne tarde pas à vendre les derniers livres de la bibliothèque personnelle de son père, auteur de plusieurs best-sellers. Jenny Dalooz, une jeune enseignante d’une trentaine d’années acquiert les livres de Michel Garnier dont elle était secrètement amoureuse. Entre les pages d’un des livres, Jenny Dalooz découvre un ticket de caisse sur lequel quelques mots sont griffonnés. Elle a alors l’intime conviction que la mort de Michel Garnier n’est pas accidentelle.

     

    Mon ressenti :

    Ce roman se déroule de nos jours, à Maubeuge.

    Jenny Dalooz, professeur intérimaire de physique-chimie était une grande admiratrice de Michel Garnier, écrivain célèbre, qui vient de mourir d'une crise cardiaque. Elle achète à son fils les derniers livres de l'auteur à succès, et découvre un message dans  l'un d'eux. Alors elle se lance dans une enquête pour découvrir si Michel Garnier a été assassiné ou pas. Elle appelle à la rescousse ses deux parrains de coeur, Tonton et Tontaine, ainsi que sa cousine, la commissaire Xavière Delestienne. Et les meurtres vont se multiplier à Maubeuge.

    J'ai apprécié les personnages, l'intrigue qui se tient, mais surtout le style de l'auteur. Les chapîtres sont courts. Il y a de l'action, un peu de sexe, de la fraîcheur et de l'humour.

    Carine-Laure a une poésie bien à elle pour décrire et faire vivre ses personnages. J'ai parsemé son roman de nombreux papillons de papier, pour pouvoir retrouver les passages qui m'ont plu. Vous en verrez certains dans les extraits. 

    J'ai aimé découvrir Maubeuge dans ses pages.

    En la lisant, j'ai pensé à Boris Vian, pour ses descriptions, et aussi parfois à San-Antonio, pour sa gouaille.

    J'ai passé un excellent moment avec Jenny, avec dans un petit coin de la tête la chanson de Zaz qui la poursuit, "La fée", et une envie de goûter ses bêtises à la pomme verte. Un seul regret : Tonton et Tontaine auraient mérité plus de place dans son roman...

    Carine-Laure, "Moi aussi j'ai une fée chez moi"...

     

    Quelques extraits :

    - La nuit a replié ses ailes et baissé son thermostat, les soirées d'avril sont encore assez fraîches

    - Oui, si vous voulez, marmonne-t'elle entre ses petites dents bien blanches, régulières comme un groupe de premières communiantes debout et droites devant l'autel

    - Le hasard existe-t'il ? Comment s'habille-t'il ? De quel sourire maquille-t'il la destinée ? Donne-t'il un coup de pied à la grande horloge du temps ? Certains jours, on est en droit de se le demander, non ?

    - La cartomancienne ressemble, avec sur le tissu de sa robe des taches jaunes et noires toit étirées, plus à une salamandre qui aurait grossi trop vite qu'à une cartomancienne susceptible de bondir dans le futur

    - A ce moment-là, Jenny sent sa respiration se bloquer et son coeur frapper très fort, comme s'il allait sortir de sa poitrine.

    - Les rayons du soleil se tapent sur son visage et il clignote des paupières

    - Alors à ce moment précis, c'est comme dans un film vers la fin de l'histoire. Sauf que dans les films, il y a toujours une musique qui vous soulève le coeur et vous fait gonfler vos paupières. Juste comme ça, pour que des petites larmes s'échappent et prennent leur liberté.

     


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  • J'ai emprunté ce livre de Jojo Moyes à la médiathèque, en même temps qu'un autre de ses romans : "Les yeux de Sophie" car c'est un auteur que j'apprécie. 

    Informations pratiques :

    Roman de Jojo Moyes, paru aux Editions "Milady", en 2019. 597 pages. 19,50 €.

     

    L'auteur : Jojo Moyes est romancière et journaliste. Elle vit en Angleterre dans l'Essex. Elle a déjà publié : "Avant toi", "Après toi", "Jamais deux sans toi", "La dernière lettre de son amant", "Sous le même toit" (livre voyageur), "Après tout",  "Paris est à nous", "Les yeux de Sophie"...

     

    La 4ème de couverture :

    Alice a soif d'aventures et se sent à l'étroit dans la bonne société anglaise. Aussi s'empresse-t-elle d'épouser le bel Américain qui succombe à son charme, saisissant l'occasion d'un nouveau départ. Mais le rêve américain est mis à rude épreuve dans la petite ville du Kentucky où elle atterit, et les désillusion de la vie conjugale ne se font pas attendre. Lorsqu'un projet de bibliothèque itinérante voit le jour, Alice se porte volontaire : c'est l'occasion rêvée d'échapper à son quotidien étouffant. Elle se lie alors d'amitié avec quatre bibliothécaire, parmi lesquelles la fascinante Margery, qui n'a peur de rien ni de personne. Ensemble, elles sillonnent à cheval les montagnes du Kentucky pour apporter des livres dans les zones les plus reculées, bravant tous les dangers. Mais s'il y a bien une chose dont ces porteuses d'histoires ne manquent pas, c'est de courage.

    Un roman profondément émouvant sur l'épopée de la culture et l'émancipation féminine.

     

    Mon ressenti :

    Jojo Moyes nous conte dans ce roman la vie dans le Kentucky en fin des années 1930, et notamment de la bibliothèque itinérante à cheval, tenue par des femmes très courageuses (bibliothèque ayant vraiment existé de 1936 à 1943).

    Alice est une jeune Anglaise qui vient d'épouser un bel Américain, Bennett Van Cleve, et s'installe chez lui dans le Kentucky rural. Elle déchante très vite car ils vivent chez le père, aussi riche qu'odieux. Elle se porte volontaire pour travailler dans la nouvelle bibliothèque itinérante, qui va porter des livres dans lez zones les plus rurales.

    Elle va se lier d'amitié avec les autres bibliothécaires : Margery la rebelle, Beth, Izzy et Sophia.

    Les débuts, à dos de cheval, dans des zones montagneuses et escarpées, avec des conditions climatiques difficiles : neige, inondations, et des "clients" parfois hostiles et misogynes, sont difficiles.

    J'ai aimé les personnages de ce roman, surtout Alice et Margery, et aussi leurs compagnons : Fred et Sven, les efforts des bibliothécaires pour faire circuler la lecture, le courage de ces femmes.

     

    Cette bibliothèque itinérante m'a rappelé le bibliobus de mon enfance, dans les années 1950-1960. Le bibliobus était un service de bibliothèque ambulante, en milieu rural. Il desservait les petits villages une fois par semaine, apportant des romans et bandes dessinées disposés sur ses rayonnages, à l'intérieur de la camionnette. Le choix était restreint, mais son passage était un moment de bonheur...que vous avez peut-être utilisé vous aussi


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  • J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération "Masse critique", organisée par Babelio en juin 2020.

    Merci à Babelio et aux Editions Nanika pour cet envoi.

    Informations pratiques : guide culturel paru en janvier 2020, aux éditions Nanika. 142 pages. 15 €.

     

     

    La 4ème de couverture :

    L’Afrique du Sud est un pays à la fois bien connu et complètement méconnu du grand public. On connaît l’apartheid, les safaris et leurs lions, Joahnnesburg (qui, non, n’est pas la capitale), Nelson Mandela, la Coupe du monde (rugby et foot), Sowetho. Mais on oublie souvent les rites xhosas ou zoulous, l’ubuntu, le pap, la fierté des Khoi-khoi, la vie des fermiers, les guérisseurs, l’univers underground de Johannesburg… et tant d’autres.
    Camille Hinas est arrivée en Afrique du Sud en 2017. Dans ce livre, elle vous emmène à la rencontre de ce pays fascinant, de son peuple, de son histoire et de son quotidien. Qui sont les Khoisans et les Bantous ? Qu’est-ce qu’une sangoma ? Comment est fait le morogo wa diwana ? Quels sont les enjeux sociaux auxquels doit faire face aujourd’hui la Rainbow Nation ? Et au niveau environnemental, comment protéger ce patrimoine naturel incroyable ? Ce guide culturel vous offre un panorama complet de tous ces petits quelque chose qui font l’âme de l’Afrique du Sud. Vous n’y trouverez pas de bonnes adresses ni d’itinéraires mais une rencontre humaine avec un pays et ses habitants, un guide personnel et engagé qui donne à voir la nation arc-en-ciel au-delà des clichés, un portrait honnête, sans artifice ni simagrée, à la fois beau et tragique, lourd et léger, plein d’espoir mais aussi de doutes, sauvage et urbain… à l’image de l’Afrique du Sud.

     

    Mon ressenti :

    Ce petit guide sur l'Afrique du Sud, dans la collection : "Quelque chose de", est découpé en 5 parties : histoire, religions et croyances, gastronomie, patrimoine culturel et naturel, et au quotidien.

    Il est parsemé de photos, de dessins aquarellés et de QR codes pour écouter des musiques ou regarder des vidéos.

    Il offre une première vision, assez complète du pays et s'adresse avant tout aux jeunes désireux d'en apprendre plus avant de visiter le pays. Il y a des conseils et des astuces utiles, mais c'est plus un guide culturel qu'un guide touristique.

    Ayant visité l'Afrique du Sud en 2013, j'espérais en apprendre plus, découvrir d'autres lieux qui m'auraient donné envie d'y retourner, revoir la faune et la flore que j'avais appréciés.

    Cela m'a surtout donné envie de feuilleter mon livre-photo sur mon voyage, et de revoir mes articles.
     

    "Quelque chose d'Afrique du Sud" de Camille Hinas...

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  • J'ai emprunté ce livre de Jojo Moyes à la médiathèque, car c'est un auteur que j'apprécie. 

    Informations pratiques :

    Roman de Jojo Moyes, paru aux Editions "Milady", en 2017. 562 pages. 18,90 €.

     

    L'auteur : Jojo Moyes est romancière et journaliste. Elle vit en Angleterre dans l'Essex. Elle a déjà publié : "Avant toi", "Après toi", "Jamais deux sans toi", "La dernière lettre de son amant", "Sous le même toit" (livre voyageur), "Après tout" et "Paris est à nous"...

     

    La 4ème de couverture :

    « J’ai cru que c’était la fin du monde. Que rien de bon ne pourrait plus m’arriver. Je ne mangeais plus, je ne sortais plus. Je ne voulais plus voir personne. Mais j’ai survécu. Contre toute attente, j’ai fini par surmonter l’insurmontable et, petit à petit, la vie m’a paru vivable. »

    1916. Sophie veille sur sa famille en zone occupée pendant que son mari se bat sur le front. Quand un officier allemand pose les yeux sur le portrait qu’Édouard a fait de son épouse, une dangereuse obsession naît, qui amènera Sophie à prendre une terrible décision.
    Un siècle plus tard, à Londres, Liv reçoit ce portrait comme cadeau de mariage avant de perdre l’homme qu’elle aime. Une rencontre pleine de promesses lui permet alors de prendre conscience de la véritable valeur du tableau. À mesure qu’elle découvre le passé trouble du portrait, la vie de Liv est bouleversée une nouvelle fois, et il lui semble que son destin est étrangement lié à celui de Sophie.

     

     

    Mon ressenti :

    Ce roman se déroule sur deux périodes, autour de deux femmes.

    Nous découvrons d'abord Sophie, en 1916. Elle vit en France, à Saint-Peronne, en zone occupée, où elle tient l'auberge familiale "Le coq rouge" avec sa soeur Hélène. Son mari, Edouard, se bat sur le front. Avant la guerre, il était peintre, élève de Matisse, et avait peint un superbe portrait de Sophie. L'auberge est réquisitionnée par les Allemands et le Kommandant de la division s'intéresse à ce tableau et à Sophie.

    Sophie est une jeune femme courageuse, généreuse, inventive, dévouée à ses proches et prête à tout pour sauver Edouard, son mari adoré.

     

    A Londres, en 2006, nous faisons connaissance avec Liv. Elle a perdu son mari adoré, David, architecte talentueux qui lui avait offert le portrait : "Les yeux de Sophie". Liv n'arrive pas à faire son deuil, jusqu'au jour où elle rencontre Paul dans un bar gay. Problème : Paul, ancien policier, travaille pour une société qui recherche les tableaux et objets volés pendant la guerre pour les restituer à leurs propriétaires.  Le tableau, "Les yeux de Sophie" est réclamé par la famille d'Edouard mais Liv va se battre pour le garder. Les recherches des différents protagonistes vont permettre de découvrir ce qu'il est arrivé à Sophie. Liv est aussi entêtée que Sophie.

     

    L'intrigue autour de ce tableau est prenante et les personnages féminins sont attachants, surtout Sophie, lumineuse.

     

     


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