• Inscrite depuis peu sur Net Galley, (communauté de libraires, bibliothécaires, journalistes, blogueurs et professeurs de l'éducation, qui utilisent Net Galley pour découvrir, lire et recommander les livres à paraître), j'ai  demandé à lire "On ne peut pas tenir la mer entre ses mains", attirée par le titre et le lieu principal de l'intrigue : la Corse.. 

    Ma demande a été acceptée et j'ai téléchargé ce roman.

    Informations pratiques :

    Roman de Laure Limongi paru aux Editions Grasset, en août 2019. 238 pages

    .

    Le résumé :

    Comme le FLNC, Huma Benedetti est née en Corse en 1976, entourée des secrets de son histoire familiale, dans un climat de colère et de ressentiment muet. Mais tôt ou tard, les enfants devinent ce qu’on leur tait, et Huma aperçoit dans l’œil de ses ascendants le reflet du mystère soigneusement occulté.
    Elle grandit dans une villa perchée sur un rocher, entourée d’une grand-mère acariâtre, d’une mère énigmatique et d’un père masquant sa sensibilité sous des kilos de muscles et de violence. Pour s’absoudre ou s’isoler, les parents confient leur fille en offrande à l’aïeule. Huma prend des leçons de piano, fait ses devoirs et partage même le lit d’une grand-mère qui la maltraite avec une âpreté curieusement vengeresse.
    Au fil du roman, les histoires s’entrelacent, levant au fur et à mesure le voile sur le silence qui empoisonne trois générations. Que se passerait-il s’il était rompu ? La honte sur la famille ? Son implosion ? Pire encore ? De peur de révéler leur secret, ses gardiens assistent impuissants à la déliquescence de la famille et maintiennent entre eux une distance glaciale.
    Cette distance, c’est aussi celle qui existe, géographique, irréductible, entre l’île et le continent reliés par le mystère d’une eau tour à tour brillante comme un miroir ou démontée comme une déesse vengeresse, une matière labile qui ne se laisse pas aisément appréhender. C’est aussi celle qu’entretiennent des tabous qui résistent au récit.

    Pour raconter cette histoire, Laure Limongi retourne dans l’île de son enfance, vingt ans et dix livres après l’avoir quittée. Toute la palette de son écriture s’y déploie avec une maturité et une sensibilité rares.

     

    Mon ressenti :

    Dans ce roman nous allons découvrir par petites touches les secrets des familles Pietri et Benedetti, parents et grands-parents d'Huma, le personnage central.

    A 20 ans, Huma a quitté sa Corse natale, se libérant du joug imposé par sa grand-mère, May, dans leur grande maison de Bastia, l'Alcyon, pour aller poursuivre ses études à Paris.

    7 ans plus tard elle y revient, à la recherche de "son héritage", de ses racines.

    Huma est la fille de Lavi, élevé par sa mère, violent, et d'Alice, mère énigmatique, peu encline aux confidences ni à la tendresse. Huma est laissée aux bons soins de sa grand-mère paternelle, qui l'étouffe.

    J'ai apprécié la plume très poétique de l'auteur, ses descriptions des paysages Corses, des mentalités et me suis attachée à Huma, et à sa mère, Alice.

    Malgré le manque d'amour apparent entre les membres de cette famille, les liens sont très forts.

     

    Un extrait :

    Le savoir protège. Huma savoure les heures de cours quand ses camarades aux familles aimantes n’y voient que contrainte, violence du formatage. Elle, de toute façon, ne peut être conditionnée, elle est déjà feuilletée de masques qu’elle arbore avec soin.

     

    Merci à Net Galley France et aux Editions Grasset !

     

    #OnNePeutPasTenirLaMerEntreSesMains #NetGalleyFrance


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  • J'ai emprunté ce livre à la bibliothèque, pour les bonnes critiques que j'avais lues. C'est le premier livre que je lis de cet auteur.

    Informations pratiques :

    Roman de Bernard Minier, paru aux éditions "XO éditions", en 2018. 460 pages. 21,90 €..

     

    La 4ème de couverture :

    Pauvres âmes déchues.
    Il a fallu que je vous tue...

    Mai 1993. Deux sœurs, Alice, 20 ans et Ambre, 21 ans, sont retrouvées mortes en bordure de Garonne. Vêtues de robes de communiantes, elles se font face, attachées à deux troncs d'arbres.
    Le jeune Martin Servaz, qui vient d'intégrer la PJ de Toulouse, participe à sa première enquête. Très vite, il s'intéresse à Erik Lang, célèbre auteur de romans policiers à l’œuvre aussi cruelle que dérangeante.

    Les deux sœurs n'étaient-elles pas ses fans ? L'un de ses plus grands succès ne s'appelle t-il pas La communiante ? L'affaire connaît un dénouement inattendu et violent, laissant Servaz rongé par le doute : dans cette enquête, estime t-il, une pièce manque, une pièce essentielle.

    Février 2018. Par une nuit glaciale, l'écrivain Erik Lang découvre sa femme assassinée... elle aussi vêtue en communiante. Vingt-cinq ans après le double crime, Martin Servaz est rattrapé par l'affaire. Le choc réveille ses premières craintes. Jusqu'à l'obsession.

    Une épouse, deux sœurs, trois communiantes... et si l'enquête de 1993 s'était trompée de coupable ?

    Pour Servaz, le passé, en ressurgissant, va se transformer en cauchemar. Un cauchemar écrit à l'encre noire.

    Peur, soumission, mensonges, manipulation.
    Le nouveau thriller de Bernard Minier.

     

    Mon ressenti :

    Ce thriller est séparé en deux parties.

    Dans la première, Martin Servaz vient d'intégrer la police judiciaire, et participe à sa 1ère enquête, autour du double meurtre de soeurs habillées en communiantes.  Erik Lang auteur de romans noirs à succès est l'un des suspects.

    Dans la seconde partie qui se déroule 25 ans plus tard, Servaz devenu capitaine est en charge d'une nouvelle enquête : la femme d'Erik Lang a été assassinée, elle aussi vêtue en communiante.

     

    Les personnages de ce livre sont soigneusement brossés, aussi bien Martin Servaz, le policier entêté, qu'Erik Lang, l'auteur à succès, fat  et aussi venimeux que ses serpents.

    Les deux affaires de meurtres sont imbriquées et les morceaux du puzzle s'ajustent peu à peu.

    Les rebondissements sont nombreux et l'intrigue est captivante.


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  • J'ai emprunté ce livre à la bibliothèque, pour les bonnes critiques que j'avais lues, et parce que j'avais apprécié "Pandemia" du même auteur.

     

    Informations pratiques :

    Roman de Franck Thilliez, paru aux éditions Fleuve noir, en mai 2019. 550 pages. 22,90 €..

     

    La 4ème de couverture :

    " Existe-t-il encore un jardin secret
    que nous ne livrions pas aux machines ? "

    Partout, il y a la terreur.
    Celle d'une jeune femme dans une chambre d'hôtel sordide, ventre loué à prix d'or pour couple en mal d'enfant, et qui s'évapore comme elle était arrivée.
    Partout, il y a la terreur.
    Celle d'un corps mutilé qui gît au fond d'une fosse creusée dans la forêt.
    Partout, il y a la terreur.
    Celle d'un homme qui connaît le jour et l'heure de sa mort.

    Et puis il y a une lettre, comme un manifeste, et qui annonce le pire.
    S'engage alors, pour l'équipe du commandant Sharko, une sinistre course contre la montre.
    C'était écrit : l'enfer ne fait que commencer.

     

    Mon ressenti :

    Ce livre aborde de nombreux thèmes d'actualité : la bioéthique, le transhumanisme, l'intelligence artificielle, les réseaux sociaux, la procréation médicale assistée, les manipulations génétiques, le Big Data, tout en faisant référence à certains mythes de la mythologie grecque.

    Il évoque également le darknet, sous ensemble d'internet qui permet de communiquer et d'échanger de façon anonyme, des contenus la plupart du temps illégaux... Effrayant !

     

     

    J'ai aimé les personnages de ce livre, notamment les policiers : les habituels de Franck Thilliez : Sharko, flic sans peur aux méthodes peu orthodoxes mais efficaces, Lucie Henebelle, devenue sa femme et ceux que je ne connaissais pas : Nicolas Bellanger, Pascal Robillard,  Audra Spick.

     

    Ceux qu'ils pourchassent sont nombreux et pas du tout sympathiques.

    Différentes affaires de meurtres sont imbriquées les unes aux autres et les morceaux du puzzle s'ajustent peu à peu.

     

    Difficile de s'arrêter une fois que l'on est entré dans ce roman. Il n'y a pas de temps mort et l'auteur nous fait réfléchir sur le devenir de l'homme.

     

     

    Quelques extraits :

     

    - Bientôt, il y aura des ciseaux génétiques pour accroître le QI, supprimer les rhumes, augmenter les capacités cardiaques et respiratoires, avant que vous soyez nés.

    - Si tu cherches à cacher un cadavre, alors cache-le en page 2 des résultats d'une requête Google

     


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  • J'ai emprunté ce livre à la bibliothèque, un peu par hasard.

    Informations pratiques :

    Roman d'Alexandre Najjar, paru aux éditions Plon - Roman, en juin 2018. 192 pages. 17,90 €..

     

    La 4ème de couverture :

    Harry et Franz est le roman d'une rencontre inattendue entre l'un des plus grands acteurs français de l'entre-deux-guerres, Harry Baur, incarcéré et torturé par les nazis, et un aumônier allemand, l'abbé Franz Stock, qui assistait avec abnégation les prisonniers français. Deux êtres d'exception, à la fois opposés et complices. Un hymne à la paix et à la fraternité à une époque où l'extrémisme, l'obscurantisme et l'arbitraire tenaient lieu de droit.

     

    Mon ressenti :

    Ce livre est pour moi plus un récit historique romancé qu'un roman.

    Franz Stock est un aumônier allemand qui s'est efforcé d'adoucir la vie de prisonniers et leur inculquer sa foi, dans différentes prisons parisiennes, pendant l'Occupation.

    Il a notamment soutenu et aidé Harry Baur, un grand acteur français, incarcéré et torturé, accusé d'être juif, 

    C'est bien écrit mais de manière neutre, assez froide, sans que l'émotion passe. Les personnages sont survolés et de ce fait peu attachants. Il y a beaucoup de noms de lieux, de grades militaires, pas indispensables.

    Même si mon avis est mitigé (note : 3/5), ce livre m'a donné envie d'en apprendre plus sur l'aumônier Franz Stock, pour lequel une demande en béatification a été déposée en 2009.


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  • J'ai découvert Net Galley sur le blog de Matatoune "Vagabondages autour de soi" (invite à la découverte de romans, expositions, voyages...)  

    Net Galley est "une communauté de libraires, bibliothécaires, journalistes, blogueurs et professeurs de l'éducation, qui utilisent Net Galley pour découvrir, lire et recommander les livres à paraître". 

    La lecture se fait sur ordinateur, tablette, téléphone ou liseuse., pas sur livre papier (contrairement à Babalio).

     

    Je me suis inscrite, et parmi les livres disponibles, j'ai été tentée par celui-ci :

    L'auteur :

    Né au Royaume-Uni en 1964, Nick Alexander a beaucoup voyagé. Il a vécu et travaillé dans son pays natal puis aux États-Unis avant de s’installer en France où il réside actuellement. Il est l’auteur de À la recherche du petit ami insaisissable, La Femme du photographe, L’Autre Fils, Une bouteille de larmes et Quand on n’a que l’amour. Les Fjords de Santorin est son quinzième roman. Nick vit dans les Alpes du Sud avec son compagnon, quatre chats adorables et trois truites.

    Le résumé :

    Une mère, sa fille, une île, un secret.

    Pour Becky, son père n’est pas seulement absent : il est un mystère, un trou béant dans son passé… et un sujet tabou avec sa mère, Laura. Quand cette dernière décide sur un coup de tête de s’envoler pour la Grèce, Becky choisit de l’accompagner, bien décidée à se rapprocher d’elle – et de la vérité.

    Pendant leur voyage vers la magnifique île de Santorin, il devient vite évident que le choix de destination n’est pas aussi anodin que le pensait Becky. Laura lui cache quelque chose depuis toujours, et elle est déjà venue ici.

    Mais le souvenir de ce premier voyage est teinté de douleur et de secrets enfouis depuis vingt-cinq ans. Alors que la vérité éclate au grand jour, mère et fille pourront-elles enfin enterrer les fantômes de leur passé et trouver le bonheur auquel elles aspirent ?

     

    Mon ressenti :

    Dans ce roman choral, une mère, Laura, et sa fille, Becky, alternent la narration, au fil des chapitres..

     

    Becky,23 ans, n'a jamais réussi à obtenir d'informations sur son père auprès de sa mère. Elle sait seulement qu'il serait mort dans un accident, sur l'île de Santorin où elle a été conçue. Alors elle l'a inventé et idéalisé : pompier, policier, neurochirurgien, astronaute, roi de Norvège...

     

    Laura raconte comment elle a rencontré Conor en 1994, et ce qui lui est arrivé sur Santorin, avec Conor et Leif. Depuis son retour elle n'a jamais été vraiment heureuse et est en proie à des cauchemars.

     

    Mère et fille vont partir ensemble en vacances, en Grèce, sur l'île de Santorin.

    Des histoires d'amour s'entrecroisent, de lourds secrets vont finir par se dévoiler.

     

    Connaissant Santorin où j'ai passé 5 jours il y a quelques années, j'ai pris plaisir à me souvenir de Fira, la capitale, Oia, tout au Nord, la plage rouge, les escaliers interminables, les petits ânes portant les touristes et le fabuleux coucher de soleil à Oia...

    Le cadre de ce roman est idyllique et parfaitement décrit. Il m'a donné envie de revenir dans les Cyclades...

    Un film tiré de ce roman aurait sans nul doute beaucoup de succès

     

    Merci à Net Galley France !

    #LesFjordsDeSantorin #NetGalleyFrance

     

     

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