• J'ai reçu ce livre dans le cadre d'une opération "Masse critique privilégiée", organisée par Babelio.

    Merci à Babelio et aux éditions "Cherche midi" qui m'ont permis de découvrir ce roman.

    Informations pratiques : paru en avril 2018. 583 pages. 22 €

     

    La 4ème de couverture :

    Kate Reddy compte les quelques semaines qui la séparent de la cinquantaine avec effroi. Si on ajoute à cette angoisse les hormones qui s'agitent, des enfants devenus ados qui ont besoin d'elle mais qui ne lui adressent pas la parole, des parents qui vieillissent et redeviennent eux-mêmes des enfants, un mari qui se cherche et a décidé de s'offrir un break pour se consacrer à l'art de la pleine conscience... Kate se trouve prise dans un sandwich qu'elle ne peut même pas avaler à cause des calories ! Et c'est sans compter son retour dans le monde du travail, où la cinquantaine est un tabou...

    Juste au moment où elle commence à se débrouiller dans son nouveau boulot, son ancien amant, Jack, réapparaît... Les choses se compliquent, et c'est peu dire.

     

    Mon ressenti :

    Je remercie Babelio et les éditions Cherche midi pour m'avoir envoyé ce roman, dans le cadre d'une opération Masse critique privilégiée, car j'ai passé grâce à eux de très bons moments en compagnie de Kate et ses "amis" : Perry, son accompagnateur-ménopause, et Roy, son assistant-mémoire.

    Kate stresse à l'idée d'avoir bientôt 50 ans et souffre de bouffées de chaleur, d'insomnie et de sautes d'humeur, de baisse de la libido. Elle a deux beaux enfants, Emily et Ben, un mari, Richard qui a démissionné pour se consacrer au vélo, au yoga et à son bien-être. Kate doit gérer les problèmes de deux adolescents, de sa mère et de ses beaux-parents, tout en cherchant du travail pour pouvoir payer les factures.

    Je me suis retrouvée dans Kate, toujours en équilibre, toujours prête à se sacrifier et prendre sur elle pour aider les autres. Emily et Ben m'ont rappelé mes enfants.

    J'ai beaucoup souri et ri en lisant ce roman.

    Mais sous des dehors désopilants, ce roman traite de sujets qui nous touchent : la vieillesse et la maladie, le monde du travail, l'amitié et l'amour, la difficulté d'être parent à l'ère des réseaux sociaux...

     

    Quelques extraits :

    - "Parfois je me surprenais à rêver du moment où ils sortiraient enfin de l'enfance et où la vie serait plus facile ; maintenant j'ai toute la vie pour rêver de nouveau à leur enfance".

    - "Je renonce. Emily est en haut avec des amies et elles ne se parlent pas. Ben est en bas et il parle avec des amis qui ne sont pas là mais à des dizaines de kilomètres, à l'autre bout de la ville. Les enfants ont raison : je suis d'un autre siècle".

     


    2 commentaires
  •  

    J'avais lu de bonnes critiques de ce roman, et m'étais inscrite sur liste d'attente début janvier à la médiathèque pour l'emprunter.

    Les personnes avant moi ont dû le garder plus longtemps qu'autorisé car il n'a été disponible que début mai.

     

    Informations pratiques : paru en août 2017 aux éditions Grasset. 326 pages

     

    La 4ème de couverture :

    « Venge-nous de la mine », avait écrit mon père. Ses derniers mots. Et je le lui ai promis, poings levés au ciel après sa disparition brutale. J’allais venger mon frère, mort en ouvrier. Venger mon père, parti en paysan. Venger ma mère, esseulée à jamais. J’allais punir les Houillères, et tous ces salauds qui n’avaient jamais payé pour leurs crimes.

     

    Mon ressenti :

    Michel admirait son grand-frère Joseph. Leur relation était fusionnelle jusqu'à la mort de celui-ci quelques jours après la catastrophe minière de décembre 1974 de Lievin. Le grisou a tué 42 hommes à la fosse Saint-Amé où travaillait Jojo.  La famille alors se délite et le père se suicide un an plus tard.

    Michel, 16 ans, se sent alors investi de la mission de venger son frère, venger sa famille.

    40 ans plus tard, Michel devenu veuf, met en marche sa vengeance. Mais que s'est-il passé le jour d'avant la catastrophe ?

    J'ai apprécié le style de l'auteur, sa façon de raconter la catastrophe. J'ai beaucoup appris sur la vie des mineurs, dans la fosse et dans les corons.

    C'est émouvant et les personnages sont attachants : Joseph le grand-frère, Michel à la personnalité complexe, Cécile sa femme, Aude l'avocate, Lucien Dravelle, le corion.

    Sorj Chalandon rend hommage aux mineurs de fond avec brio et beaucoup d'humaniténotamment aux 42 mineurs morts à la fosse de Sait-Amé de Lievin-Lens, le 27 décembre 1974.

     

    Un extrait :

    "Au bas de la fiche de salaire, en plus des trois jours dérobés, la direction avait retenu le prix du bleu de travail et des bottes que l'ouvrier mort avait endommagés".

     


    10 commentaires
  •  

    J'ai bien aimé "Jamais deux sans toi", lu en février 2017, et vous propose de le découvrir à votre tour si vous en avez envie. 

    Il suffit de vous inscrire sous cet article.

     

     

    La première à le lire a été Cathycat. Elle a été suivie de Catiechris, Khanel, Paraty, Mansfield, Duragalola, Erika, Fanfan, Pierrette, Manou et Céline.

     

    Le livre est actuellement chez Françoise qui n'a pas de blog, prêt à partir vers une nouvelle destination.

    Il a déjà parcouru 9 300 kms !

     

    Les seules obligations sont : lire le livre (ou sinon l'envoyer rapidement au suivant), donner son ressenti sur les pages de garde, le transmettre au suivant sur la liste et me tenir informée de sa réception puis de son envoi...

     

     

    La 4ème de couverture :

    "Jess se répéta son nom jusqu'à ce qu'il ne veuille plus rien dire. Quand il souriait, Jess ne pouvait s'empêcher d'en faire autant. Quand une ombre passait sur son visage, quelque chose en elle se brisait."

     

    Depuis que son mari a disparu de la circulation, Jess se bat pour élever seule ses deux enfants. Alors qu'elle ne s'y attendait plus, la chance lui sourit enfin. La chance, ou plutôt le millionnaire dont Jess entretient la résidence. Accusé de délit d'initié, Ed risque la prison. Soucieux de s'acheter une conduite et d'oublier ses ennuis, il se propose de venir en aide à la jeune femme. Que va donner l'addition de leurs petits et grands désastres individuels ?

    Une histoire d'amour aussi bouleversante qu'inattendue mettant en scène la rencontre improbable entre deux êtres en perdition.

     

     

    Des critiques :

     

    Celle de Françoise : 

     

    Je l’ai dévoré et beaucoup apprécié ;

    je ne connaissais pas cette auteure( ?)  mais j’ai trouvé son style  très agréable ;on a vraiment envie d’en savoir plus sur l’aventure de Jess  et on se laisse embarquer dans ce road movie où  tour à tour on rit , on pleure avec les personnages, tous très attachants et très humains.   En un mot je me suis  régalée !...

    Alors j’attends l’adresse de la prochaine lectrice pour qu’elle puisse partager à son tour plein d’  émotions avec  Jess et sa famille.

     

    Alors si vous avez envie de lire ce roman, n'hésitez pas à me le dire en commentaire...


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  • 'ai emprunté ce livre à la médiathèque.

     

    Informations pratiques : paru en septembre 2017 aux éditions Finitude. 184 pages

     

    La 4ème de couverture :

    Il est tombé des oiseaux en Haute-Normandie.
    Il a plu des oiseaux et manifestement tout le monde s’en fiche. À peine quelques entrefilets dans la presse locale. Seul un jeune Parisien, histoire d’échapper à sa thèse, se passionne pour le phénomène. D’autant que c’est arrivé dans le village où il a grandi.
    Il fouille, il cherche, il enquête. Les pistes se multiplient, toutes plus inattendues et extravagantes les unes que les autres. Il descend la Seine à bord d’un bateau de croisière, tombe amoureux, se découvre des alliés, des ennemis, s’invente une famille et tente de mettre un peu d’ordre dans ses notes et dans sa vie.

    Victor Pouchet signe un premier roman malicieux, il propose un river-trip normand comme d’autres un road-trip californien.

     

    Mon ressenti :

    Il a plu des oiseaux morts à Bonsecours, près de Rouen en Normandie et Victor Pouchet, étudiant dépressif et désoeuvré, décide de chercher pourquoi. Il prend un bateau qui descend la Seine de Paris vers Honfleur, une sorte de croisière pour seniors.

    Il ne se passe pas grand chose sur le bateau, dans une ambiance de fin du monde., mais j'ai apprécié le grain de folie de l'auteur dont c'est le premier roman. Victor prend des notes sur "le cahier des oiseaux morts", visite musée et bibliothèque, tombe plus ou moins amoureux...

    Petit bémol : certains passages sont un peu longs lorsque Victor effectue des recherches à la bibliothèque sur son prétendu ancêtre, fondateur du Muséum d'Histoire naturelle de Rouen...

     

    Un extrait :

    "Il fallait me guérir de la dispersion pour disperser la dépression pensait-elle (sans me le dire), ou l'inverse peut-être, remélanger les lettres plongées dans le sac de sable existentiel".

     

    J'avais emprunté en même temps un autre livre que je n'ai pas fini : "Un certain M Piekielny" de François-Henri Désérable, arrêté à la page 44, faute d'intérêt.


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  • Ce roman m'a été prêté par Cathy Rechenmann, créatrice et animatrice de l'Apéritif Littéraire du Cap-Ferret, qui connait mon goût pour l'origami.

    Informations pratiques : premier roman de Jean-Marc Ceci, paru en 2016 au Editions Gallimard et en 2018 en collection Folio. 158 pages

    La 4ème de couverture :

    – Vous avez vraiment tout quitté pour une femme ? 
    Maître Kurogiku se tait. Regarde Casparo. Parle : 
    – Posez-vous cette seule question : quitter quoi. 
    – Eh bien, tout ce que vous aviez. 
    - À quoi sert-il d'avoir si être nous manque. 

    Kurogiku a quitté le Japon et vit dans une ruine isolée de Toscane où il s'adonne à l'art de l'origami. Un jour, Casparo, un jeune horloger, arrive avec le projet de fabriquer une montre complexe contenant toutes les mesures du temps. Son arrivée va bousculer l'apparente tranquillité de Monsieur Origami. 
    Ce premier roman, d'un dépouillement extrême, allie profondeur et légèreté, philosophie et silence.

     

    Mon ressenti :

    J'ai lu ce court roman en 1 ou 2 heures.

    Maître Kurogiku vit en Toscane, assis en position de zazen, avec du papier chiffonné devant lui.

    A 60 ans il fabrique du washi, papier de la paix et de l'harmonie, à partir de tiges de kozo, apportées il y a 40 ans de son Japon natal.

    Ce roman vraiment dépouillé est un conte philosophique, qui invite à s'interroger sur ce que l'on recherche dans la vie : à quoi sert d'avoir si l'on ne peut aimer ?

    Mais voilà, Kurogiku se pose les questions essentielles et ne voit pas que les réponses sont près de lui.

    Je pratique l'origami et sait plier les grues. Il est tout à fait vrai que déplier un origami permet de comprendre comment il a été plié.

     

    Quelques extraits :

    - "Dans l'art de l'origami, on plie du papier.

    Il est interdit de couper le papier. Il est interdit de coller le papier. Il est interdit de déchirer le papier. Il est interdit de trouer le papier.

    En d'autres termes, il est interdit de pratiquer sur le papier toute autre opération que le pliage."

    - "A quoi sert-il d'avoir si être nous manque."


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