• Je ne connaissais ni l'auteur, ni le titre. Ce thriller m'a été prêté par  Babou, de l'apéritif littéraire au Cap-Ferret.

     

    Informations pratiques : sorti en avril 2013 aux éditions Michel Lafon. 360 pages

     

    L'auteur : "Code 93" est le premier roman d'Olivier Norek, lieutenant de police à la Section enquête et recherches du SDPJ 93 qui sert de décor à son récit.

     

    La 4ème de couverture :

    Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d'autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d'un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.

    Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d'un mystérieux dossier, le «Code 93» ?

    Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison...

     

    Mon ressenti :

    Victor Coste est un flic blessé par la vie et intègre, à la tête d'une petite équipe aussi motivée que lui et très soudée, la section "Crimes" du SDPJ (Service Départemental de Police Judiciaire) de la Seine-Saint-Denis (93).

    Au fil d'une enquête sur des crimes sordides il va découvrir une opération secrète baptisée "Code 93", dans laquelle son ami et ancien adjoint, Mathias Aubin est impliqué.

    J'ai aimé découvrir les personnages de ce polar : Victor, Ronan le dragueur, Johanna le camion, Sam la tique, le docteur Léa Marquant : une équipe très soudée, ainsi que Farel, le journaliste et Simon, le détective.

    J'ai découvert les coulisses de la Police judiciaire d'un département "difficile" où la criminalité est particulièrement importante. Trop pour certains...

    L'intrigue est prenante. Plusieurs affaires sont liées : drogue, prostitution, vengeance.

    Malgré quelques scènes un peu hard, j'ai beaucoup apprécié ce polar, lu en quelques heures.


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  • J'avais vu ce livre depuis longtemps dans les rayons livres que je fréquente. Le joli titre m'avait attirée, pas la couverture.

    Babou, de l'apéritif littéraire au Cap-Ferret, me l'a prêté.

    La 4ème de couverture :

    "Ils étaient partis en chahutant dans l'escalier. J'avais appris qu'ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m'étais dit qu'ils étaient morts en riant. Je m'étais dit que j'aurais voulu être avec eux."
    Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l'exception de son cœur, qui continue de battre. 
    Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l'existence.
    C'est peut-être en foulant la terre d'Irlande, où elle s'exile, qu'elle apercevra la lumière au bout du tunnel.

    Entre "Le Journal de Bridget Jones" et "Love Story", l'histoire de Diane nous fait passer par toutes les émotions.
    Impossible de rester insensible au parcours tantôt dramatique tantôt drôle de cette jeune femme à qui la vie a tout donné puis tout repris, et qui n'a pas d'autre choix que de faire avec.

     

    Mon ressenti :

    Ce roman est à classer dans les livres "feel good" (qui font du bien).

    L'histoire de départ est émouvante, le titre est original, mais l'histoire ne suit pas vraiment. Diane qui tenait un café littéraire à Paris, a perdu Colin, son mari, et Clara, sa fille, dans un accident de voiture.

    Depuis elle se laisse dégringoler, s'accrochant à ses souvenirs. Seul, Felix, son associé arrive un peu à la sortir de sa torpeur.

    Diane part en Irlande, dans un petit village perdu. 

    Elle a pour voisin Edward, photographe bourru, fermé comme une huître.

    J'ai retrouvé là des éléments lus dans : "Sous le même toit" de Jojo Moyes.

    Je ne me suis pas sentie proche de Diane et encore moins d'Edward, ni des autres personnages. L'histoire pourrait se passer dans n'importe quel village un peu oublié.

    Les magnifiques paysages d'Irlande se sont pas véritablement dépeints, ne servent que de fond d'écran.

    Le thème du deuil n'est que superficiellement abordé, vite délaissé au profit d'une histoire d'amour, le méchant se transformant en presque gentil.

    J'ai passé un moment agréable, mais n'ai pas ressenti de véritables émotions.


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  • Fidèle lectrice de Gilles Legardinier, j'ai emprunté son dernier livre à la médiathèque. Il venait juste d'arriver.

    Informations pratiques : paru en octobre 2017 aux éditions Flammarion. 419 pages. 19,90 €

     

    La 4ème de couverture :

    Trois femmes, trois âges, trois amies que les hasards de la vie et les épreuves ont rapprochées dans un lieu comme aucun autre.
    Trois façons d’aimer, dont aucune ne semble conduire au bonheur. 
    Séparément, elles sont perdues. Ensemble, elles ont une chance. 
    Au milieu des hommes, cramponnées à leurs espoirs face aux coups du sort, avec tous les moyens et l’imagination débordante dont elles disposent, elles vont tenter le tout pour le tout. 
    Personne ne dit que ça ne fera pas de dégâts… 

     

    Mon ressenti :

    Cette fois Gilles Legardinier nous fait découvrir les coulisses d'un petit théâtre dont les jours sont comptés.

    Trois femmes, amies dans la vie et unies pour défendre ce théâtre, sont à des tournants de leur vie.

    Eugénie, la plus âgée, est la gardienne du théâtre et la femme de Victor, un des machinistes. Ses enfants ont quitté le nid et elle déprime, se sent inutile jusqu'à ce que la défense des autres et du théâtre devienne sa raison de vivre

    Céline, divorcée, élève seule son fils Ulysse, et a du mal à joindre les deux bouts, son ex ne lui versant pas la pension alimentaire. Elle est costumière.

    Juliette, secrétaire médicale, chorégraphe au théâtre, est tombée amoureuse de Loïc, un garagiste timide.

    Le reste de la troupe comprend des personnages déjantés et attachants comme Victor et Olivier, blagueurs incorrigibles, Maximilien l'acteur principal à l'ego démesuré...

    Ensemble ils vont faire renaître leur théâtre, inventer leur propre pièce, le théâtre de la vie.

    J'ai aimé les personnages tous très humains, et cette découverte des coulisses du théâtre, des métiers qui le font vivre et vibrer.

    Gilles Legardinier nous raconte cette histoire avec humour et humanité.

    J'ai quand même eu l'impression parfois qu'il surjouait, ses personnages en faisant un peu trop, cassant des voitures ou portant un masque de vache ou de cheval...

     

    Quelques extraits :

    - "La solution consisterait à  faire en permanence semblant de venir tout juste d'arriver. Il faudrait qu'elle ait l'air d'avancer sans bouger. C'est sans doute pour ce genre de situation que le moonwalk a été inventé".

    - "Tous les deux se mettent à rire bêtement, lui comme un sanglier qui fait des bruits avec son groin, et elle comme une chèvre après une insolation. Mais cela n'a aucune importance. Ils sont magnifiques".

    - "Une émotion de plus après celles déjà si fortes de ces derniers mois. Vouloir en finir avant de remonter la pente. Perdre ses repères avant de trouver d'autres buts. Lâcher ses illusions pour partir vers ses rêves".

     

    J'ai lu et adoré plusieurs romans de Gilles Legardinier dont je vous ai déjà parlé ici : "Demain, j'arrête", "Complètement cramé", "Et soudain tout change", "Quelqu'un pour qui trembler", "Ca peut pas rater", "Le premier miracle".


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  • Je vous ai déjà parlé de "Voyage", recueil composé de 118 récits, poèmes, nouvelles et images, conçus par 113 auteurs et illustrateurs (dessinateurs, peintres, photographes) dont le plus jeune a 7 ans, réunis autour d’un même thème, un même projet.

    Les droits d’auteurs et bénéfices réalisés grâce aux ventes de cet ouvrage, sont entièrement reversés à l’association "Rêves", dans le but de réaliser le rêve d'un ou plusieurs enfants gravement malades.

     

     

    Vous pouvez commander directement "Voyage" sur Book Edition, pour la modique somme de 15€ le livre papier ou 6€ en format numérique en cliquant ICI.

     

    Sur chaque exemplaire papier, 6,32 € sont reversés à l'association "Rêves" (et 2,31 € par exemplaire numérique).

     

     

     

     

    J'ai reçu hier matin les 4 exemplaires soigneusement emballés par Quichottine et son Archange.

    Il y a dans ce recueil de très jolies histoires courtes, des poèmes, et de belles illustrations... 

     

    Voici ma participation à cette anthologie :

    Le club des frigos qui en avaient assez de voyager…

    La scène se passe dans la recyclerie d’une grande ville, au rayon « gros électro-ménager »

    Les acteurs : trois frigidaires en fin de vie : 7, 17 et 27 ans

    Aucune marque ne sera citée pour ne pas faire de contre publicité

    L’époque : 2017

     

    Le plus jeune :

    Depuis que j’ai quitté les entrepôts j’ai déménagé 6 fois. A la dernière je suis tombé. Diagnostic : porte du congélateur enfoncée, envoi à la recyclerie

    Mes premiers voyages ont été épiques. Je vais vous les raconter.

    J’ai été acheté par un jeune homme et installé dans son appartement au 3ème étage d’une résidence à Etauliers.

    J’en suis parti un dimanche de 2010 pour une petite promenade de 200 kms en camping car, vers Dax et le 1er étage d’un immeuble du centre ville.

     

    La descente sans ascenseur a été difficile, le transport s’est bien déroulé sous une pluie battante mais la dernière étape a été la plus coriace.

    L’escalier était très étroit, fortement enroulé sur lui-même. J’étais blanc, froid, lourd et rigide.


    Le jeune homme, encouragé par sa copine,  me soulevait et me tirait devant, marche à marche. Son père et son oncle me soulevaient par derrière et me faisaient avancer peu à peu.

    Je n’ai pas voulu tourner avec l’escalier. Je me suis coincé : impossible de descendre ou de monter ! Plus besoin de me tenir : l’escalier me tenait et je bouchais complètement l’escalier. Mur de Berlin : deux personnes bloquées en haut, trois bloquées en bas… Aucun autre moyen de passer !


    Que faire ? Impossible d’écarter les murs, de démonter l’escalier, ni de modeler mes parois pour me rétrécir . Un peu de plâtre est tombé du mur, une marche de l’escalier vermoulu s’est effritée, mais je suis resté coincé !

    "Soulevons le un peu, ça va passer…"

    Leurs dernières forces ont été utilisées pour me soulever un peu, me pencher : je me suis désencastré et j’ai continué ma progression. Sur le palier, une planche à roulettes de déménageur a permis de me transporter facilement  jusqu’à mon emplacement final.

    Le jeune homme dégoulinait de partout. Il avait sacrément eu peur de me perdre, moi, son frigo tout neuf...
     

    L'appartement était grand mais vieillot et très bruyant. Les tourtereaux (le jeune homme et sa copine) ont décidé de déménager. Ils ont loué une petite maison neuve un peu plus excentrée, pour le même prix, avec un garage et une place de parking. 

     

    Un dimanche de 2011 leur famille est venue les aider à déménager du vieil appartement vers la maisonnette. Ils avaient tous peur de l'escalier et de moi, surtout l’oncle qui proposait de me descendre par le balcon, avec des sangles et une poulie.

    Mais les déménagements se suivent et ne se ressemblent pas ! Cette fois je suis passé dans l'escalier comme une lettre à la boite !

    Le père de la jeune femme m’a fait prendre le tournant dans l'escalier avec dextérité sans qu'il n’y ait aucun  heurt...

    Dans la nouvelle maison le jeune homme m’avait préparé un petit nid : quelques carreaux posés sur le sol du garage pour m'accueillir...

     

    Deux ans plus tard, le jeune couple s’est installé dans la banlieue de Nantes dans un bel appartement presque neuf. Le jeune homme avait été embauché dans une grande entreprise à 45 km au sud de Nantes.

    C’était mon 3ème voyage : Dax-Nantes (500 km). J’ai été transporté dans une remorque et nous avons crevé 2 fois.

    Et puis la jeune femme a trouvé du travail, dans une grande entreprise elle aussi, en Vendée, à 100 kms de Nantes. Ils ont donc décidé de déménager en Vendée, à mi-chemin entre leurs deux établissements.

    C’était mon 4ème voyage : Nantes-Sainte-Hermine (50 km). J’ai encore déménagé en famille. Sans problème. Une petite fille est née.

     

    Puis mon jeune homme a trouvé un travail à Angoulême, pour se rapprocher de Bordeaux. Mon 5ème voyage a été le plus luxueux, en camion de déménagement…

    Sainte-Hermine Barbezieux : 210 km

    Sa jeune femme a trouvé du boulot quelques mois plus tard à Cognac.

    Lui aussi. Ils sont partis s’installer à Cognac

     

    6ème déménagement : Barbezieux-Cognac (34 km), en famille. C’est là que je suis tombé et me suis fracturé la porte du congélateur…

     

     

    Le 2ème frigo, tout petit, un « top » raconte lui aussi.

    Une vie dans un petit appartement qui ne servait que l’été. Porte ouverte, porte fermée. Pendant des années.

    Porte ouverte, porte fermée.

    Porte oubliée, le moteur a cramé. Il a été désincarcéré, arraché des gonds, embarqué dans le coffre d’une voiture, abandonné lâchement la nuit au bord d’une plage.

     

    Et le voyage a commencé. Il y avait encore de l’air dans ses entrailles : il a flotté, été ballotté par les flots, a navigué puis s’est échoué sur une plage, au bord de l’Océan Atlantique.

    Il faisait désordre sur ce sable blond, et il a été ramassé et emporté à la déchetterie.

     

    Le 3ème : le plus vieux, le plus solide, simplement démodé.

    Il vivait tranquille dans une famille sans problème. La dame le nettoyait soigneusement et rangeait tout avec doigté. Les enfants se servaient de yaourts, de crèmes glacées. Il les a vus grandir et puis partir.

    Le couple a vieilli.

    La dame a disparu. Il est resté seul avec le vieux monsieur, n’était plus nettoyé, empestait lorsque fruits et légumes pourrissaient.

    Le vieux monsieur a disparu.

    Les enfants ont tout pris, tout emmené à la déchetterie.. 


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  • Merci à Babelio et aux éditions Verdier qui m'ont envoyé ce livre dans le cadre de l'opération Masse Critique. C'était ma première participation. J'avais coché de nombreux livres susceptibles de m'intéresser dont celui-ci.
    Le premier envoi ce roman s'est perdu et ils m'en ont adressé un second.

     

    La 4ème de couverture :

    Les habitants de Constantinople l'appelaient les Vingt-quatre Portes du jour et de la nuit. Ils aimaient le spectacle des automates qui franchissaient là-haut, à l'heure dite, le seuil des niches ouvertes dans le clocher des Saints-Apôtres. L'homme qui lutte contre le sommeil, en ce lundi 18 juillet 2016, sur un banc du square Le Gall, dans le quartier des Gobelins à Paris, est l'une des très rares personnes qui conservent encore aujourd'hui le souvenir de cette horloge, qui fut pourtant l'une des merveilles du monde. Elle est mêlée à son existence plus encore qu'il ne le pense. Il nous invite ici à partager l'aventure d'une journée qui changera le cours de sa vie. Le roman évoque le temps qui nous traverse et les ruses que l'on invente pour domestiquer cette morsure intime, c'est aussi une histoire d'amour, la plus naïve et la plus subtile des ruses que l'homme a inventé d'opposer au temps qui passe.

     

    Mon ressenti :
    J'adore la lecture, mais je n'ai pas pu terminer ce livre. 
    Je viens de m'arrêter à la page 61 (sur 187).
    Dès les premières pages j'ai compris que ce livre n'était pas pour moi . Les phrases font en moyenne 20 lignes, parfois elles se déploient sur toute une page. Il n'y a aucun dialogue, ni histoire ni personnages.
    Ce n'est pas un roman mais un essai sur le temps. Les premiers chapitres parlent du jet-flag (décalage horaire) et de la bataille du méridien.
    J'aurais lu avec plaisir quelques phrases courtes et claires sur ces sujets mais pas 84 pages.
    Lire doit être un plaisir, et là, j'ai l'impression de perdre mon temps, mal à la tête et je me sens nauséeuse car terriblement inculte...


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