• J'ai été contactée par mail par la maison d'auto-édition Librinova pour me proposer de lire en version numérique et chroniquer ce roman déjà vendu à plus de 1 000 exemplaires.

    Informations pratiques : roman auto édité chez Librinova. Disponible en version numérique pour 2,99 € et en version papier pour 15,90 € en cliquant ICI.


    L'auteur :  Ancien cadre dans une société financière, en 2008 la sclérose en plaques a changé sa vie. À force de vouloir se battre contre cette affection neurologique, l’écriture est devenue une évidence, un exutoire quotidien. 

     

    Le résumé :

    Jeanne est une jeune fille de 18 ans qui a tout pour elle, dont un avenir tout tracé dans la lignée familiale.Mais un jour, sa vie bascule...Elle fera un séjour loin de sa famille afin de prendre le recul nécessaire.Et si sa vie était ailleurs ? Et si…

     

    Mon ressenti :

     

    La narratrice de ce roman, Jeanne, est une jeune fille de 18 ans, solitaire, qui vit dans un milieu aisé (famille d'avocats) et se questionne sur son avenir, ses études... Sa vie va basculer un matin où elle ne peut pas se lever. Le diagnostic va tomber assez vite : elle est atteinte de Sclérose en plaque.

    Jeanne va réagir courageusement et s'éloigner de sa famille très protectrice

    pour faire le point et le deuil de sa vie d'avant. Elle part en Ecosse où elle fera de belles rencontres...

     

    C'est trépidant et émouvant, pas du tout larmoyant.

    Les symptômes de la maladie, les étapes et les traitements lourds sont décrits avec simplicité et réalisme.

    J'ai aimé les personnages : Jeanne, son frère Benoît et David, le compagnon de celui-ci, Scott et sa famille, les querelles familiales.

    J'ai apprécié son courage : elle ne s'apitoie pas sur elle-même, essaie d'oublier sa maladie.

     

    Trois personnes de mon entourage ont été atteintes par cette maladie sournoise  et peu connue : deux collègues de travail et Frédéric, mon ex beau-frère.

    Frédéric avait 25 ans. La vie s'ouvrait devant lui. Il avait terminé ses études universitaires, était sorti bien placé de l'écoledu Trésor, avait obtenu un poste en Charentes. Il  était marié depuis 1 an et juste papa d'une petite fille lorsqu'il a ressenti la première poussée : jambe difficile à bouger, puis problèmes de vue. Je me souviens de son inquiétude la première fois où il nous en a parlé : nous étions en voyage de noces aux Baléares à Puerto Pollenza...

     


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  • Informations pratiques : paru en 1989 aux Etats-Unis, et en 2016 en France aux éditions Gallmeister. 468 pages.  

     

    La 4ème de couverture :

    La joyeuse famille Binewski est tout sauf banale. Ivres d’amour et nourrissant de grands projets pour leur spectacle itinérant, Al et Lil décident d’engendrer à coup d’amphétamines et de radiations la plus belle brochette de phénomènes de foire au monde. Alors, bienvenue chez les monstres : il y a Arturo l’Aquaboy, doté de nageoires et d’une ambition digne de Genghis Khan ; Iphy et Elly, sœurs siamoises et musiciennes talentueuses ; Oly, naine bossue et albinos. Seul détonne l’étonnamment normal Chick… jusqu’à ce qu’il révèle des qualités bien particulières. Pour autant, cette famille est habitée de passions bien humaines, et une terrible rivalité entre frères et sœurs ne tarde pas à menacer le bonheur des Binewski.

     

    Amour monstre,  œuvre unique et fascinante, interroge les notions de monstruosité et de normalité, de beauté et de laideur, de sacré et d’obscène. Avec ce roman culte aux États-Unis, Katherine Dunn brise tous les tabous pour refaire le monde et nous parler d’amour. 


     

    Mon ressenti :

    Dans ce roman, Katherine Dunn (1945-2016), l'auteur nous raconte l'histoire d'Olly et de sa famille.

    La narratrice est Oly, naine bossue et albinos, généreuse et emplie d'admiration pour son frère Arty (l'Aquaboy). Mais les membres de sa famille, les Binewski sont jaloux les uns des autres et prêts à tout pour obtenir le plus de succès auprès du public.

    Arty est une sorte de gourou suivi par des milliers d'admirateurs voulant devenir un monstre comme lui. Il a du charisme, de l'ambition et une jalousie dévorantes.

    Autour de lui gravitent le Dr P, chirurgien de l'extrême, Horst, un dresseur de fauves, Mac Gurk un inventeur de génie, Norval Sanderson, un journaliste, l'homme au sac etc...

     

    En lisant ce roman un peu loufoque j'ai pensé à la Famille Adams, au "Magasin des suicides" de Jean Teulé, et à des passages de romans de Boris Vian...


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  • J'ai emprunté ce livre à la médiathèque, parmi les nouveautés 2018.

     

    Informations pratiques : paru en février 2018 aux éditions Flammarion. 345 pages.  

     

     

    Les auteurs : Ghyslain Watrelos, ingénieur des mines, vice-président du groupe Lafarge, a vécu longtemps à l'étranger dont 6 ans en Chine. Gaëlle Legenne, journaliste au service info de Paris-Match. 

     

     

    La 4ème de couverture :

    Le 8 mars 2014, Ghyslain Wattrelos a perdu Laurence, sa femme, Ambre et Hadrien, leurs enfants de 13 et 17 ans, dans la disparition du vol MH370 de la Malaysia Airlines. Que s’est-il passé cette nuit-là à bord du Boeing 777? Aujourd’hui, un grand nombre de questions demeurent. Comment un avion avec 239 personnes à bord a-t-il pu se volatiliser? Pas de zone de crash, pas de corps. Confronté à un deuil impossible, pris dans les fils d’une enquête remplie de zones grises, Ghyslain consacre chacune de ses journées à la recherche de la vérité, n’hésitant pas à prendre des risques, pointant du doigt les incohérences, les mensonges et les silences. Avec une conviction : des gens savent. Dans un récit bouleversant mêlant l’enquête et l’intime, Ghyslain Wattrelos livre ses interrogations, ses doutes, sa colère, mais aussi la douleur d’un père qui doit la vérité au seul enfant qu’il lui reste.

     

    Mon ressenti :

    Dans ce récit, l'auteur nous raconte la tragédie qui a frappé sa famille en mars 2014 : la disparition du vol MH370 qui reliait Kuala-Lumpur à Pékin.

    Il y avait à bord sa femme et deux de ses enfants, parmi les 239 personnes qui ont disparu.

    Il nous raconte son désespoir et ses multiples démarches pour connaître la vérité sur la disparition mystérieuse de ce Boeing 777 de la Malaysia Airlines.

    Il est certain que certains savent ce qu'il s'est réellement passé : avion détourné par des terroristes ou abattu par des militaires ? A moins qu'une cargaison trop importante de batteries au lithium l'ait fait exploser ?

    Ghyslain Wattrelos souhaiterait connaître enfin la vérité, pour lui et pour son fils, le seul enfant qui lui reste.


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  • J'avais eu un avis mitigé sur le premier roman que j'avais lu d'Alice Zeniter "Juste avant l'oubli". J'ai tout de même eu envie de découvrir "L'art de perdre";

    Et j'ai bien fait !

    Voici un magnifique livre, un grand roman qui me marquera.

     

    Informations pratiques : paru en 2017 aux éditions Flammarion. 506 pages. Prix Goncourt des lycéens 2017, Prix littéraire du Monde 2017, 

     

     

    L'auteur : Alice Zeniter est née en 1986. Dramaturge et metteuse en scène elle a déjà publié romans "Sombre dimanche", "La closerie des lilas", "Juste avant l'oubli".

     

     

     

    La 4ème de couverture :

    L'Algérie dont est originaire sa famille n'a longtemps été pour Naïma qu'une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?

    Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu'elle ait pu lui demander pourquoi l'Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l'été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l'Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?

    Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l'Algérie, des générations successives d'une famille prisonnière d'un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d'être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

     

     

    Mon ressenti :

    Ce roman historique retrace une saga familiale sur trois générations. C'est Naïma, immigrée de 3ème génération, fille d'Hamid et petite-fille d'Ali, qui tente de reconstruire le passé de sa famille, cherchant à savoir ce qu'a vraiment fait son grand-père pendant la guerre d'Algérie.

     

    Nous découvrons d'abord Ali, le patriarche qui vit en Algérie, sur une montagne en Kabylie, avec ses deux frères, Djamel et Hamza. La récupération d'un pressoir emporté par les eaux, va lui permettre d'entreprendre et de s'enrichir. Il en fait profiter son entourage : frères, cousins, amis et le village tout entier.

    Plus tard il combattra en Europe, dans l'armée française pendant la seconde guerre mondiale, puis il deviendra vice-président de l'Association des anciens combattants à Palestro. Il épouse Yema, 14 ans qui lui donnera de nombreux enfants : Hamid, Dalila, Kader, Akli, Claude, Hacène, Karima, Mohamed, Fatiha, Salim...

    Mais dès novembre 1954, le FLN incite les Algériens à lutter pour retrouver leur indépendance et se soulever contre l'armée Française. 

    Au fil des ans la guerre civile, les attentats, les massacres s'amplifient. Ali est plus proche des Français que des rebelles.

    Ali et sa famille s'embarquent pour la France en 1962. Ils seront parqués dans différents camps de harkis, dans des conditions très difficiles, rejetés par les Français et rejetés parles Algériens..

    Hamid, le fils aîné d'Ali,  rêve de se mêler aux Français, et s'intégrera : études studieuses, mariage avec Clarisse, Française de souche.

     

    J'ai aimé découvrir l'Algérie d'autrefois et je me suis attachée aux personnages principaux : Ali, Hamid, Naïma mais aussi à leurs proches.

    Les harkis ont servi la France, se sont battus pour elle, et n'ont pas reçu grand chose en retour.

    Le récit est bien construit. Le roman est prenant et émouvant. Plusieurs passages m'ont fait pleurer.

     

     

    Quelques extraits :

    Je voulais tout vous donner mais je ne suis plus sûr de rien. Peut-être que nous serons tous morts demain. Peut- être que ces arbres brûleront avant que j'aie réalisé ce qui se passe. Ce qui est écrit nous est étranger et le bonheur nous tombe dessus ou nous fuit sans que l'on sache comment ni pourquoi, on ne saura jamais, autant chercher les racines du brouillard. 

    -  Quand tu dors, tu oublies tous tes soucis, a toujours dit Ali à ses fils pour les obliger à aller se coucher, c'est une chance merveilleuse et ça ne dure que quelques heures, alors profite.


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  • J'ai adoré les trois premiers romans de Valérie Tong Cuong que j'ai lus :"Pardonnable, impardonnable", "Par amour" et "L'atelier des miracles".

     

    Informations pratiques : paru en 2006 aux éditions Grasset et en septembre 2017 aux éditions "J'ai lu". 190 pages.

     

     

     

    La 4ème de couverture :

    Un après-midi d'août étouffant à New York. Soudain, c'est la panne générale. Tout s'arrête. La ville qui ne dort jamais devient la scène chaotique où les plus extrêmes solitudes vont s'entrechoquer.
    Il y a d'abord Naomi, la si jolie «pute à crack» enfermée dans un bar clandestin de Brooklyn, sur laquelle veille jalousement l'énigmatique Bijou. Il y a Simon Schwartz, l'avocat médiatique, au 36e étage d'une tour déserte du Financial District. Il y a Canal, ainsi baptisé depuis qu'on l'a trouvé, nourrisson, abandonné sur le trottoir de Canal Street à Chinatown.
    En glissements progressifs vers la folie ou l'expiation, en monologues nerveux, ces personnages vont s'ouvrir à la liberté et se réveiller différents. Un roman choral superbement réussi : «short cuts» d'une plongée dans les ténèbres

     

    Mon ressenti :

    Il fait chaud à New-York en août. Une panne générale d'électricité va bouleverser la vie de quelques personnes.

    Le roman est choral et les narrateurs alternent entre :

    - Naomi, jeune femme, accro au crack et prostituée depuis l'âge de 12 ans. Son amie Bijou et elle vont fuir Tony, leur proxénète.

    - Simon Schwartz, plus grand avocat de New-York, coincé au 36ème étage d'une tour

    - Canal, jeune vendeur vivant à Chinatown, très cultivé

    Ces trois là vont se retrouver dans une église, au milieu de personnes paniquées, accueillies par le père Joaquin et son ami, Léo le bienveillant.

    Cette nuit de panne va libérer Naomi et Canal du joug qui les entravait.

    J'ai apprécié de beaux personnages finement dépeints et une ambiance de panique, peu après les événements du 11 septembre...

    J'ai apprécié une nouvelle fois le style de Valérie Tong Cuong et ses personnages cabossés, plein de doutes, de failles et d'humanité.

    J'aime sa façon de nous raconter des histoires... 


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