• Un livre à lire : "Karoo", le anti-héros...

    Ce livre était dans ma pile de livres à lire depuis sa sortie en livre de poche en février 2014. 

    Informations pratiques : 593 pages. Prix : 8,60 €. Prix du meilleur roman des lecteurs Point - 2014

     

    L'auteur : Stojan Tesic, né en 1942 dans l'actuelle Serbie, émigré en 1957 aux Etats-Unis avec toute sa famille devient Steve Tesich. Sportif (lutte, cyclisme), obtient un master de russe, écrit des pièces de théâtre et des scénarios, des chansons et des romans. Il meurt en 1996 juste après avoir achevé "Karoo". Son regard sur les Etats-Unis avait alors changé du tout au tout :"passé de l'utopiste rêveur à son arrivée à un critique amer et déçu.

     

    La 4ème de couverture : Egoïste et cynique, Saul Karoo ment comme il respire et noie ses névroses familiales dans la vodka. Son métier, script doctor, consiste à dénaturer des chefs-d'oeuvre pour les aligner sur les canons hollywoodiens. Quand sa carrière croise celle de Leila Millar, une jeune actice médiocre, il décide contre toute attente de la prendre sous son aile. Car ils sont liés par un secret inavouable..."

    "Virtuose et saisissant" Le Magazine littéraire

    "Une grande tragédie contemporaine" Vogue

    "Une fiction époustouflante" Télérama

     

    Mon ressenti :

    Saul Karoo, principal personnage du livre et narrateur, est un "script doctor" d'une cinquantaine d'années, menteur, névrosé, alcoolique, incapable d'éprouver un sentiment. Il reécrit les scénarios d'auteurs talentueux, pour les faire entrer dans les normes hollywoodiennes sans aucun état d'âme. 

    Il est en instance de divorce, et fuit Billy, son fils adoptif avec qui il n'a jamais eu de véritable conversation.

    Il est un peu la marionnette d'un homme très mauvais, Jay Cromwell, producteur de films, qui le fait travailler, à démolir les films des autres. Cromwell change très souvent d'assistant (des Brad) comme de compagne ou compagnon. Comparé à lui, Karoo se sent "la grande force morale de notre époque".

    Karoo est un homme conscient de ses névroses : il boit énormément sans jamais être ivre, fuit toute intimité, n'exprime jamais d'émotion ou de sentiment, n'a jamais de remords, procastine sans cesse (remet toujours au lendemain une décision ou l'exécution de quelque chose). C'est le type même de l'anti-héros, un homme vide...

    Et puis, en visionnant un film il découvre et reconnait une jeune actrice sans talent, Leila, et va bouleverser sa vie et ses habitudes pour lui rendre la vie plus belle. Il se remet alors à fréquenter Billy et prépare pour eux un "Happy end".

    Mais la vie n'est pas un long fleuve tranquille... 

    C'est bien écrit et très prenant, avec une fin très réussie.

     

    Un extrait : Cromwell vu par Karoo

    "C'était dans sa voix. Dans ses yeux. Dans ses dents. Dans ce terrible front beaucoup trop grand. (Etre assis en face de lui revenait à être confronté à une ogive nucléaire à traits humains).

    C'était le seul homme véritablement mauvais que je connaissais" 


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  • Un livre bouleversant : "Ne le dis pas à maman..."

    J'ai acheté ce livre de Toni Maguire pour son titre : "Ne le dis pas à maman" et pour la photo de la petite fille...

     

    Informations pratiques : Livre de poche, 316 pages, 6,90 €. Publié pour la 1ère fois en 2006.

     

    4ème de couverture : J'avais confiance en l'amour de ma mère. Elle lui dirait d'arrêter. Elle n'en fit rien.

     

    Mon ressenti : Dans ce premier roman, l'auteur nous raconte les derniers moments de sa mère espérant que celle-ci va enfin "lui parler à coeur ouvert", tenter de s'expliquer et se faire pardonner.

    Toni qui s'appelait "Antoinette" nous dévoile son enfance horrible soumise à l'inceste par son père, à la trahison par sa mère.

    Le père est un odieux personnage, violent, alcoolique, incestueux, égoïste mais la mère ne vaut guère mieux. Trop amoureuse de son mari pour écouter sa fille et la protéger, jamais là quand il faut...

     

    Malgré le traumatisme subi, l'abandon des siens, les trahisons diverses, grâce à une volonté et une ténacité hors du commun, Toni a réussi à s'en sortir, à écrire ce premier roman, puis trois autres : "Ils ont laissé papa revenir", "Personne n'est venu" et "Pourquoi personne ne m'a aidée ?".

     

    Le témoignage est poignant, glauque, bouleversant : non conseillé à ceux ou celles qui vivent une période difficile.

    Pour ma part je me suis sentie un peu "voyeur" de son malheur, et je ne lirai pas les autres.


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  • "Les mots doux", un livre pour les petits et grands enfants...

    En cherchant un livre pour offrir à Alice, ma petite-fille qui aura 2 ans dans trois jours, j'ai découvert ce petit livre : "Les mots doux" de Carl Norac (auteur) et Claude K.Dubois (dessinateur).

    J'ai trouvé les dessins et les textes tellement craquants que je l'ai acheté... pour moi.

    Lola est un petit hamster qui voudrait dire des mots doux mais qui, prise dans le tourbillon de la vie, ne peut le faire : parents qui travaillent, bus, école.

    Elle boude et tout est laid autour d'elle.

     

    "Les mots doux", un livre pour les petits et grands enfants...

    Quand elle réussit enfin à dire ses mots doux, c'est une explosion de joie :

     

    "Les mots doux", un livre pour les petits et grands enfants...

    Cela m'a rappelé "Les heures souterraines" de Delphine de Vigan et j'ai adoré.

    Je le lirai à mes petitous, plus tard...


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  • Un très beau livre : "Les heures souterraines" de Delphine de Vigan...

    La 4ème de couverture : Chaque jour, Mathilde prend la ligne 9, puis la ligne 1, puis le RER D jusqu’au Vert-de-Maisons. Chaque jour, elle effectue les mêmes gestes, emprunte les mêmes couloirs de correspondance, monte dans les mêmes trains. Chaque jour, elle pointe, à la même heure, dans une entreprise où on ne l’attend plus. Car depuis quelques mois, sans que rien n’ait été dit, sans raison objective, Mathilde n’a plus rien à faire. Alors, elle laisse couler les heures. Ces heures dont elle ne parle pas, qu’elle cache à ses amis, à sa famille, ces heures dont elle a honte.

    Thibault travaille pour les Urgences Médicales de Paris. Chaque jour, il monte dans sa voiture, se rend aux adresses que le standard lui indique. Dans cette ville qui ne lui épargne rien, il est coincé dans un embouteillage, attend derrière un camion, cherche une place. Ici ou là, chaque jour, des gens l’attendent qui parfois ne verront que lui. Thibault connaît mieux que quiconque les petites maladies et les grands désastres, la vitesse de la ville et l’immense solitude qu’elle abrite.

    Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Autour d’eux, la ville se presse, se tend, jamais ne s’arrête. Autour d’eux s’agite un monde privé de douceur.

    Les heures souterraines est un roman sur la violence silencieuse. Au cœur d’une ville sans cesse en mouvement, multipliée, où l’on risque de se perdre sans aucun bruit.

     

    Mon ressenti : C'est le premier roman de Delphine de Vigan que je lis.

    L'écriture est fluide, les personnages sont attachants.

    Mathilde est victime de son supérieur hiérarchique, Jacques, depuis qu'elle a osé le contredire en réunion. Il lui pourrit sa vie professionnelle, la harcèle, la démolit. Le monde du travail est bien décrit. La violence est silencieuse.

    Thibaut est médecin urgentiste et vient de mettre fin à sa relation avec Lila. Lui aussi est à bout.

    Il auraient pu faire connaissance à deux reprises et s'apercevoir qu'ils étaient faits l'un pour l'autres, deux âmes soeurs égarées dans Paris.

    Mais non, rien ne se passe ce jour-là. Ils se heurtent et passent l'un à côté de l'autre tout simplement...

    Delphine de Vigan raconte de manière très réaliste la vie quotidienne dans une grande ville, avec les aléas des transports en commun, des embouteillages, des gares et stations de métro bondés, et le monde du travail, sans pitié, les failles qui font basculer des vies.

     

    Quelques extraits :

    "Il regarde la ville, cette superposition de mouvements. Ce territoire infini d'intersections, où l'on ne se rencontre pas'".

    "Elle est parvenue à ce point de fragilité, de déséquilibre, où ls choses ont perdu leur sens, leurs proportions. A ce point de perméabilité où le plus infime détail peut la submerger de joie ou bien l'anéantir".


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    Voici deux polars lus dans la première quinzaine d'août.

    Deux polars pour l'été...

     

    "A la place de l'autre" de Guy Rechenmann

     

    La 4ème de couverture :

    Un jour de septembre, 6 h 45. La pointe du Cap-Ferret est déserte. Les touristes ont décampé et les rares sédentaires ne se risquent pas si tôt face à un océan d'humeur changeante. Alors que fait là cette silhouette immobile perdue au milieu des blockhaus? Qu'attend-elle, cette jeune femme?
    Cela m'interpelle, moi, Anselme Viloc, le "flic de papier".
    En règle générale, je fuis les enquêtes ordinaires, j'ai le don de dénicher le grain de sable qui grippe les belles mécaniques assassines. Je ne lâche aucune affaire !
    La guerre et les bâtisseurs du mur de l’Atlantique, un enfant et un chat, autant d’indices à prendre en compte.
    De Bouliac à la Chalosse, d’Arcachon à Andernos, Marie, Clémence, Marina… trois générations d’une même famille. Noyées dans la folie…

     

    Mon ressenti :

    J'ai aimé les lieux où se situent les actions de ce polar : la pointe du Cap-Ferret, Le Canon, Andernos, mais j'ai eu plusieurs fois envie d'arrêter la lecture, m'ennuyant un peu dans cette histoire de vengeance, qui navigue entre plusieurs périodes : seconde guerre mondiale et construction du mur de l'Atlantique, années 70 et période contemporaine...

     

     

    Deux polars pour l'été...

    "Bikini" de James Patterson "l'auteur de thrillers le plus lu au monde".

     

    La 4ème de couverture :

    Lors d'une séance photo à Hawaii, une top-modèle à la beauté renversante disparaît. Alarmés par un étrange coup de fil nocturne, ses parents prennent le premier avion, sans imaginer une seule seconde le spectacle effroyable qui les attend. Ben Hawkins, reporter au Los Angeles Times, chargé de couvrir l'affaire, leur propose de mener l'enquête ensemble. Très vite, le décor paradisiaque se transforme en enfer, et quand ils comprennent qu'ils affrontent un pervers psychopathe à l'appétit insatiable, il est trop tard pour faire marche arrière.

     

    Mon ressenti : C'est court et percutant. Ca prend aux tripes.

    Je l'ai lu en un après-midi.

    Il y a un journaliste, un serial killer, des mannequins, des voyeurs...

    Mais c'et aussi vraiment horrible, et à éviter si vous dormez déjà mal...


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