• J'ai emprunté ce roman, à la médiathèque, au hasard, parmi les nouveautés.

    Informations pratiques : paru en novembre 2022 aux éditions "XO éditions". 358 pages. 21,90 €. Sorti en livre de poche (Pocket) en novembre 2023.

    La 4ème de couverture :

    Berlin, 1937. Ruth, juive et talentueuse couturière de 22 ans, se lie d'amitié avec Clara, jeune résistante allemande. Pourchassées, elles décident de rejoindre une destination inattendue : Shanghai, où des milliers de juifs se sont réfugiés.
    Clara est la première à partir pour la Chine. Ruth, elle, doit traverser l'Europe entière... jusqu'en Sibérie. Grâce au consul japonais de Lituanie, elle obtient un visa pour Kōbe, le grand port du pays du soleil‑levant. Parvenue enfin à Shanghai – ville bouillonnante où se côtoie un monde interlope d'espions, de trafiquants d'opium et de résistants –, elle y retrouve miraculeusement Clara, devenue agente des communistes.
    La suite ? C'est Bo Xiao-Nao, la fille de Ruth, qui la raconte. orpheline, elle tombe sur un carnet tenu par sa mère. En le feuilletant, elle découvre, bouleversée, le destin fascinant de celle qu'on appellera à jamais la Juive de Shanghai...

    Mon ressenti :

    Ce roman, basé sur des faits réels, se déroule de 1937 à 1945 de Berlin à Shangaï, en passant par Varsovie et la Mer de Chine.

    A Berlin, en 1937, Ruth, Rotstein juive de 22 ans, est une couturière talentueuse, employée chez Frau Opel, qui possédait une belle maison de couture, fréquentée par de riches allemandes. Ruth est hébergée par son oncle et sa tante, après avoir quitté Varsovie. Sa patronne lui procure de faux papiers au nom de Ruttie Roth, et lui offre des vêtements dont un fabuleux manteau bleu. Un jour en rentrant chez elle, Ruth rencontre Clara, militante et résistante tombée dans une embuscade et lui sauve la vie. C'est le début d'une belle et forte amitié.

    Devant la montée du nazisme et l'oppression des juifs, Clara propose à Ruth de partir avec elle en Chine, à Shangaï mais Ruth va préférer rentrer dans son pays, à Varsovie chez son père. Celui-ci s'est remarié avec Yenté, mère d'une petite Sarah, qui déteste Ruth. Elle va y rester de juin 1938 à 1939, retrouvant son cousin Hugo. Pour fuir la fureur nazie, ils partiront tous en Lituanie.

    A Kaunas, un consul japonais délivrait aux juifs des visas et passeports pour les îles de l'autre côté du monde. Les Rotstein obtiendront ce visa miraculeux avant la survenue d'un drame. Ruth continuera seule son périple, vers Shangaï en passant par la Sibérie, le Japon et la Mer de Chine, poursuivant l'écriture de son journal pour Clara.

    Clara, elle, a embarqué à Marseille, en direction de Shangaï, avec Jinhui, un musicien chinois, en 1938. Grâce à lui elle va s'intégrer, trouver un appartement, poursuivre ses activités d'agent du Komintern et pourra accueillir Ruth à son arrivée.

    Clara et surtout Ruth sont des héroïnes marquantes, de belles personnes, prêtes à aider les autres, lumineuses.

    Avec une belle plume, Mark Halter, nous raconte cette amitié indéfectible entre les deux femmes, la dureté du voyage, en train, en bateau, de l'exil.

    J'ai lu beaucoup de romans sur la seconde guerre mondiale, les camps de concentration, l'exode des juifs, vers l'Europe, la Palestine ou les Etats-Unis, mais je ne savais rien de leur fuite vers la Chine.

    J'ai mis 5 sur 5, sur Babelio (note moyenne sur 133 notes : 4/5).

    Un autre avis : celui de Matatoune du blog "Vagabondages autour de soi"


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  • J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération "Masse Critique Littératures" organisée par Babelio en janvier 2024.

    Merci à Babelio et aux Editions "Les belles lettres" pour cet envoi.

    Informations pratiques : 

    Roman sorti en 1958. Paru en janvier 2024 aux éditions "Les belles lettres". 652 pages. 16,50 €.  

    La 4ème de couverture :

    C’est en tant que correspondant de guerre que Léon Uris assista à la tragédie de l’Exodus ; trois cents enfants juifs, rescapés des camps de la mort et embarqués sur ce vieux remorqueur ancré en port de Chypre, menaçaient de mettre à exécution un pacte de suicide collectif si on ne les laissait pas appareiller pour la Palestine. Ce drame qui bouleversa le monde entier devint un épisode parmi tant d’autres dans l’immense aventure que raconte ce livre : celle de la naissance d’une nation.

    Mon ressenti :

    Ce roman raconte la naissance d'Israël, de 1946 à 1948, mélangeant fiction et faits historiques, à travers les aventures de pionniers, leurs difficultés et leurs motivations.

    En novembre 1946. Mark Parker, journaliste Américain, arrive à Chypre pour retrouver la jeune femme qu'il aime depuis longtemps, Kitty Fremont, infirmière. Ils croisent Ari Ben Canaan, un Palestinien membre du Mossad Aliya Bet,  réseau actif dans l'immigration clandestine des Juifs en Palestine. Ari va faire évader trois cent enfants juifs retenus dans un camp par les Anglais pour les emmener en Palestine sur un vieux bateau baptisé  Exodus.

    La vie est dure pour les juifs, dont certains reviennent des camps de concentration. Ils souhaitant s'installer en Palestine, gérée par les Britanniques, mais ceux-ci parquent les réfugiés dans des camps, limitent l'immigration massive. Les Arabes ne leur vendent que les terres infertiles, les attaquent et les volent.

    Malgré cela, les Juifs vont construire, rendre la terre agricole, fertile, apprendre à se défendre, tenir bon, s'organiser.

    Même s'il y a beaucoup de fiction, j'ai appris pas mal de choses sur l'immigration des juifs en Palestine, leurs différents groupements, l'animosité dont ils ont continué à faire les frais même après la seconde guerre mondiale. 

    Une carte de la Palestine et des pays voisins aurait été la bienvenue pour me permettre de mieux visualiser leurs lieux d'implantation.

    Ce roman est sorti en 1958. 65 ans plus tard, l'état d'Israël n'est toujours pas en paix avec ses voisins. 

    Je mettrai 4,0/5 sur Babelio (note moyenne des 112 lecteurs : 4,1/5)

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    14 commentaires
  • De Marc Dugain, j'ai beaucoup apprécié "Tsunami", en novembre 2023.

    J'ai trouvé celui-ci, paru un an plus tôt, dans la "bibliothèque solidaire" installée dans le centre commercial Leclerc, sur le principe des boites à livres.  

    Un roman d'espionnage : "Paysages trompeurs" de Marc Dugain...

    Informations pratiques : Paru en octobre 2022 aux éditions  "Gallimard". 227 pages. 21,90 €.

    4ème de couverture :

    Un agent du renseignement disparaît après une opération catastrophique de récupération d’otages en Somalie. Deux journalistes d’investigation meurent accidentellement alors qu’ils enquêtaient sur l’assassinat d’un couple de touristes dans l’Atlas marocain.
    À la croisée des deux affaires, l’agent, devenu clandestin, s’associe à un producteur de documentaires utilisé par les services français et à une psychologue d’origine israélienne pour braquer des fonds colossaux circulant entre des narcotrafiquants d’Amérique latine et des Pasdaran iraniens. À quoi l’argent de ce hold-up est-il destiné ? La question, au cœur de l’intrigue, se double d’une réflexion sur le rôle de la manipulation dans cet univers parallèle qu’est le monde cloisonné du renseignement.
    De Paris à la Somalie, de l’Afrique à l’Islande et, pour finir, au Groenland, les trois protagonistes triomphent de maints obstacles, dont le moindre n’est pas la trahison, avant de confronter le lecteur à un dénouement qui fait la part belle au facteur humain.

    Mon ressenti :

    Le narrateur de ce roman qui se déroule de nos jours est un producteur de documentaires géopolitiques, surveillé par différents services secrets.

    Ben, agent du renseignement français, participe au sauvetage d'otages en Somalie, sauvetage qui tourne au fiasco par sa faute. Se faisant passer pour mort il va contacter le narrateur pour lui demander de l'aide. Et celui-ci va l'envoyer à Casablanca, au Maroc. Quelques temps auparavant, deux touristes belges ont été assassinés au Maroc et les deux journalistes, collaborateurs du narrateur, qui enquêtaient sur ces meurtres, ont été tués dans des circonstances étranges.

    Dans cette histoire alambiquée, Ben, le narrateur et Lévia, psychologue Israélienne, ancienne agente du Mossad, vont passer de la Somalie, à Paris, Casablanca, Marrakech et Nuuk, en compagnie des services secrets français, des narcotrafiquants, des Pasdarans iraniens. Qui espionne et manipule qui et pourquoi ? Pourquoi les services de renseignements et des gouvernements Russes, Chinois, Iraniens, Américains, s'allient-ils ? Quels sont leurs objectifs : faire tomber la France, faciliter la réelection de Trump ?

    Les trois héros vont se "tamponner" les uns les autres, voler les 100 millions de narcotrafiquants (trop facile !), s'enfuir au Groenland, se trahir.

    C'est compliqué à suivre, sauf peut-être pour ceux qui adorent les récits d'espionnage, et qui sont bien informés sur tous les conflits internationaux, les alliances connues ou secrètes.

    J'ai eu plusieurs fois envie d'abandonner ce roman trop compliqué pour moi.

    J'ai mis 3 sur 5, sur Babelio (note moyenne sur 219 notes : 3,2/5).


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  • En décembre 2021, j'avais eu un gros coup de coeur pour "Où vivent les gens heureux" de Joyce Maynard, alors lorsque j'ai vu celui-ci, à la médiathèque, parmi les nouveautés, je l'ai emprunté, et c'est un très gros coup de coeur.

    Informations pratiques : paru en août 2023 aux éditions "Philippe Rey". 517 pages. 25 €.

    La 4ème de couverture :

    1970. Une explosion a lieu dans un sous-sol, à New York, causée par une bombe artisanale. Parmi les apprentis terroristes décédés : la mère de Joan, six ans. Dans l'espoir fou de mener une vie ordinaire, la grand-mère de la fillette précipite leur départ, loin du drame, et lui fait changer de prénom : Joan s'appellera désormais Amelia.
    À l'âge adulte, devenue épouse, mère et artiste talentueuse, Amelia vit une seconde tragédie qui la pousse à fuir de nouveau. Elle trouve refuge à des centaines de kilomètres dans un pays d'Amérique centrale, entre les murs d'un hôtel délabré, accueillie par la chaleureuse propriétaire, Leila. Tout, ici, lui promet un lendemain meilleur : une nature luxuriante, un vaste lac au pied d'un volcan.
    Tandis qu'Amelia s'investit dans la rénovation de l'hôtel, elle croise la route d'hommes et de femmes marqués par la vie, venus comme elle se reconstruire dans ce lieu chargé de mystère. Mais la quiétude dépaysante et la chaleur amicale des habitants du village suffiront-elles à faire oublier à Amelia les gouffres du passé ? A-t-elle vraiment droit à une troisième chance ?
    Dans ce roman foisonnant, Joyce Maynard, avec la virtuosité qu'on lui connaît, emporte les lecteurs sur quatre décennies. Riche en passions et en surprises, L'hôtel des Oiseaux explore le destin d'une femme attachante, dont la soif d'aimer n'a d'égale que celle, vibrante, de survivre.

    Mon ressenti :

    Ce roman se déroule de 1970 à nos jours, à New-York et ses environs, en Californie, puis en Amérique centrale.

    Joan, 6 ans, perd sa mère dans une explosion et va être élevée par sa grand-mère. Elle devra changer d'identité, devenir Amelia.

    Devenue adulte elle sera frappée par un autre drame, perdant son mari et leur jeune fils.

    Prête à se suicider, elle va choisir de partir très loin et, poussée par le hasard, va atterrir en Amérique Centrale, dans le village de La Esperanza, au bord d'un lac et au pied d'un volcan. Hébergée dans un hôtel délabré, elle rencontre de belles personnes : Leila, la patronne, et ses employés : Maria, excellente cuisinière, Luis, son mari, homme à tout faire, Elmer, leur fils, et Mirabel.

    Leila meurt peu de temps après, lui léguant le domaine, et l'argent de l'assurance-vie. Amelia, poussée par Gus et sa femme Dora, des voisins, va alors entreprendre de rénover l'hôtel.

    Parmi les oiseaux et les fleurs, Amelia va retrouver le goût de vivre et croiser des personnages très variés : habitants pauvres mais se satisfaisant de peu, et étrangers venant chercher ou proposer quelque chose,  dans ce lieu paradisiaque. Les enfants sont particulièrement attachants, notamment Walter et Clarinda.

    Amelia devait repartir une fois l'hôtel rénové et vendu, mais elle y restera plusieurs décennies,  y vivra des surprises, bonnes ou mauvaises, des événements inattendus : un ouragan, la trahison de plusieurs personnes de son entourage, des deuils et des joies, une éruption. Amelia et les autres habitants du vivront ces moments forts avec courage et détermination, sans jamais se plaindre, en s'entraidant..
    Les personnages sont attachants et très humains avec leurs forces et leurs faiblesses, leur courage.

    Amelia est une belle personne, généreuse, attentive aux autres.

    C'est un très beau livre sur le deuil, la famille, l'amitié.

    Joyce Maynard nous livre des informations au fil des pages qui s'emboitent ensuite comme les pièces d'un puzzle, et c'est très agréable.

    J'ai mis 5 sur 5, sur Babelio (note moyenne sur 285 notes : 3,8/5).

     

    Un autre avis : celui de Manou, du blog "La bulle de Manou" :


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  • J'ai reçu ce roman, dont je n'avais pas entendu parler, à Noël, de la part de mon fils cadet et son épouse.

    C'était un très bon choix.

    Informations pratiques : paru en 2021 en Angleterre, puis en septembre 2023 aux éditions Nami. 378 pages. 19,90 €.

    La 4ème de couverture :

    Cachée derrière les rayonnages, June Jones, bibliothécaire timide et solitaire, aime s’imaginer la vie des lecteurs : la femme affable plongée dans des manuels de langue russe devient une espionne à l’excitante double vie, et le jeune homme au teint blafard qui joue sur son téléphone, un vampire fuyant le soleil.

    Aussi est-ce tout naturellement que June se réfugie entre les pages de ses livres préférés quand l’établissement est brutalement menacé de fermeture. Mais Stanley, le gentleman retraité adepte de mots croisés, ou l’acariâtre Mrs B., qui n’a jamais déniché de livre trouvant grâce à ses yeux, ne l’entendent pas de cette oreille. Ils en sont persuadés : seule June peut convaincre le conseil régional de revenir sur sa décision. Et elle pourrait même se rendre compte qu’Elizabeth Bennet et Mr Darcy ne sont pas ses seuls amis…

    Porté par des personnages aussi attachants qu’excentriques, un roman au charme so British qui met en lumière le rôle essentiel des bibliothèques dans nos communautés.

    Avant de devenir écrivaine, Freya Sampson a été productrice télé à Channel 4 et à la BBC. Son premier roman, La Bibliothèque des petits miracles, est un best-seller en cours de traduction en douze langues qui a su ravir le coeur des lecteurs du monde entier.

    Mon ressenti :

    Ce roman se déroule de nos jours, dans un petit village, Chalcot, en Angleterre.

    June Jones, 28 ans, est assistante bibliothécaire dans une bibliothèque municipale, auprès de Marjorie qui travaille là depuis 30 ans. Elle vit seule, dans la maison héritée de sa mère décédée dont elle n'arrive pas à faire le deuil. Sa vie est très monotone et très solitaire, tournée uniquement vers les livres et la bibliothèque. Elle crée un lien entre les usagers en les aidant de son mieux et écoutant leurs doléances.

    Malheureusement l'heure est aux restrictions budgétaires, et la bibliothèque est menacée de fermeture, comme cinq autres dans le Comté.

    Les habitués de la bibliothèque s'engagent dans une campagne pour la sauver. Ces actions se font sans June, qui en tant que salariée n'a pas le droit de les aider.

    Parmi les habitués il y a Stanley, un gentleman retraité, octogénaire, amateur de mots croisés qu'elle aide à utiliser un ordinateur, Mrs B, râleuse, jamais satisfaite des livres qu'elle emprunte, Chantal, une adolescente, Jackson un enfant.

    June, va finir par s'engager à leurs côtés, d'abord en cachette puis au grand jour.
    Ce roman, parsemé de références littéraires, s'adresse à tous les amoureux des livres, mais il parle aussi de dépassement de soi, de confiance en soi, d'amitié, d'entraide, d'intégration.

    Seul bémol : il y a des mots manquants, d'autres doublés et/ou inversés, sans doute liés à la traduction de Christine Barbaste.

    J'ai mis 4,5 sur 5, sur Babelio (note moyenne sur 69 notes : 3,9/5).

    Un extrait :

    - Une bibliothèque, voyez-vous, c’est bien plus que des livres. C’est un lieu où un petit garçon de huit ans peut s’ouvrir aux merveilles du monde ; où une octogénaire esseulée pourra trouver un contact humain vital. Un lieu qui offrira à une lycéenne un cadre propice à l’étude, ou à une migrante de fraîche date des opportunités d’intégration dans une nouvelle communauté. Les bibliothèques sont des lieux où chacun d’entre nous, riche ou pauvre et d’où qu’il vienne, peut se sentir en sécurité. Et accéder à l’information qui sera la clé de son autonomie et de son épanouissement.


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