• Je suis allée acheter des livres pour l'anniversaire de Manon, et il y avait une séance de dédicace dans l'espace culturel que je fréquente. J'ai discuté avec l'auteur, Jean Rasther et j'ai acheté l'un de ses romans, après lui avoir demandé si son roman parlait de vampires. Il m'a fit non, ce qui m'a décidée.

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    Informations pratiques : roman de Jean Rasther, paru en septembre 2019, aux éditions Le lys bleu. 316 pages. 20,40 €

    La 4ème de couverture :

    Dans un poème extrait des Épaves, Charles Baudelaire évoquait une femme tout à la fois séductrice et vénéneuse, prêtresse de la beauté et de l'amour, mais aussi déesse païenne à qui l'homme rend un culte érotique et sanglant. Elle l'aimante dans l'espoir de tarir son inspiration et de le détruire. Ce roman met en scène, lui aussi, une figure féminine hors du commun qui entraîne le héros dans les mailles inextricables d'une effroyable machination. Les Métamorphoses d'un Vampire n'est pas un roman fantastique mais un thriller psychologique résolument contemporain qui offre au lecteur, jusque dans ses dernières lignes, une chronique criminelle originale et haletante.

    Mon ressenti :

    Lou et Sarah se sont rencontrés sur Meetic, et sont tombés amoureux. Sarah vit sur la presqu'île du Cap-Ferret et Lou, à Bordeaux. Ils ont tous les deux un fils. Ils vont se rencontrer, s'aimer pendant quelques mois jusqu'à ce que Sarah tombe gravement malade et refuse de voir Lou. Neuf mois vont passer. Lou n'oublie pas Sarah mais ne la voit plus.,

    Ce roman mêle références littéraires, notamment au poème de Charles Baudelaire qui a donné son titre au roman, un peu d'érotisme, des lieux et adresses entre Bordeaux et le Cap-Ferret. L'éditeur parle de "thriller sensuel et haletant au Cap-Ferret". Sensuel : oui, au Cap-Ferret : oui, mais je n'ai pas trouvé que ce soit un thriller psychologique. Je me suis demandée jusqu'où Sarah allait aller, comment l'histoire entre Lou et elle allait se terminer, mais sans m'inquiéter ni pour l'un ni pour l'autre. La fin m'a surprise.

    Je ne me suis pas vraiment attachée  à Lou, ni aux jeunes, un peu à Jean-Philippe, l'ex-mari.  Quant à Sarah, c'est bien une Fleur du Mal, ou une "attrape-mâles"...

     


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  • J'avais lu de bonnes critiques sur ce roman et je l'ai acheté.

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    Informations pratiques : roman d'Antonio G.Iturbe, paru en 2012 en Espagne et en avril 2020, aux éditions Flammarion. 504 pages. 19,90 €

     

    La 4ème de couverture :

    A quatorze ans, Dita est une des nombreuses victimes du régime nazi. Avec ses parents, elle est arrachée au ghetto de Terezín, à Prague, pour être enfermée dans le camp d'Auschwitz. Là, elle tente malgré l'horreur de trouver un semblant de normalité. Quand Fredy Hirsch, un éducateur juif, lui propose de conserver les huit précieux volumes que les prisonniers ont réussi à dissimuler aux gardiens du camp, elle accepte.
    Au péril de sa vie, Dita cache et protège un trésor. Elle devient la bibliothécaire d'Auschwitz.

    Mon ressenti :

    Dita est une jeune fille de 14 ans, juive, déportée de camp en camp, d'abord à Terezin, puis au camp familial d'Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, dans des conditions de plus en plus difficiles. Dita va réussir à survivre à l'horreur des camps de concentration, aux privations, aux coups grâce aux livres, 8 livres déchirés, écrits dans différentes langues, qu'elle cachera au péril de sa vie, les prêtant aux professeurs qui donneront des cours dans le bâtiment 31 du camp familial à Auschwitz, endroit où les nazis laissaient t vivre des enfants, pour servir de vitrine du régime pour d'éventuels observateurs étrangers.

    Ce livre est bien sûr très émouvant. Il m'a rappelé le film "La vie est belle". 

    Les camps y sont décrits en détail et les problèmes abordés sont nombreux : trahison, homosexualité, amour, amitié. Les personnages sont très bien brossés et attachants (sauf les nazis).

    Dita a vraiment existé et l'auteur l'a rencontrée pour écrire ce roman inoubliable.

     

    Quelques extraits :

    Au cours de l’Histoire, tous les dictateurs, tyrans et répresseurs, qu’ils soient aryens, noirs, orientaux, arabes, slaves ou de n’importe quelle autre couleur de peau, qu’ils défendent la révolution du peuple, les privilèges des classes patriciennes, le mandat de Dieu ou la discipline sommaire des militaires, quelle que soit leur idéologie, tous ont eu un point commun : ils ont toujours traqué les livres avec acharnement. Les livres sont très dangereux, ils font réfléchir.

    - Ils possédaient une bibliothèque sur jambes. Plusieurs professeurs qui connaissaient à fond une oeuvre littéraire étaient devenus des personnes-livres. Ils tournaient dans les différents groupes pour raconter aux enfants les histoires qu'ils connaissaient pratiquement par coeur.

    - Commencer un livre, c'est monter dans un train qui vous emmène en vacances.

    - Elle veut échapper à l'odieuse réalité de ce camp qui a tué son père et elle sait qu'un livre est une trappe qui conduit vers un grenier secret : vous l'ouvrez et vous entrez dedans. Et votre monde devient autre.

    - Elle ressemble à quelqu'un qui se serait fait faire une coiffure luxueuse chez un coiffeur pour aller ensuite se rouler dans une grange.

    - Une personne qui vous attend quelque part est comme une allumette que l'on craque dans un bois au coeur de la nuit. Peut-être qu'elle ne pourra pas éclairer toute l'obscurité, mais elle vous montrera tout de même le chemin pour rentrer à la maison.


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  • J'ai reçu ce livre dans le cadre d'une opération "Masse Critique privilégiée", organisée par Babelio.

    Merci à Babelio et aux Editions "La joie de lire" pour cet envoi.

    Informations pratiques : 2nd tome de la trilogie de Fabrice Hadjadj (Entre la meule et les couteaux, Des forêts aux foreuses et Un berceau dans les batailles., paru le 22 avril 2021, aux éditions "La joie de lire". 478 pages. 22,90 €. Ces romans pour adolescents sont illustrés, en noir et blanc, par Tom Tirabosco.

     

    La 4ème de couverture :

    Jakob Traum renonce à être la vedette du cirque Barnoves, pour vivre parmi les bêtes, dans les forêts de Comboscure. Toujours pourchassé par l'inquiétant cavalier noir, il intéresse particulièrement la Horde de

    Ragar le Rebelle, qui mène une vie sauvage et lutte contre les machines et le bonheur artificiel de l'Empire. Mais l’Empereur également veut que l'Attrape-Malheur doit de son côté, et il conçoit un plan à la gois généreux et machiavélique pour y parvenir. Notre héros apprend ici à donner des coups, pas seulement à en recevoir. Cependant, aux combats extérieurs, s'ajoute la lutte qui se livre au fond de son coeur. S'il est pris entre deux camps qui s'affrontent, il est aussi pris entre deux jeunes femmes qu'il aime : Clara, son amie d'enfance, et Vérène, la princesse de Brandes.

     

     

    Mon ressenti :

    Devenu jeune homme, Jakob a quitté le cirque Barnoves et part vivre dans la forêt où il va rencontrer la Horde et s'allier à Ragar, le fils de ; pour combattre celui-ci et arracher de ses griffes la princesse Vérène des griffes de ce dernier qu’elle a promis d’épouser pour assurer la paix entre l’Empire et le royaume de son père.  Dans ce tome, les différentes contrées vont s'affronter ou s'allier. L'Empire d'Altemore est dominé par la technologie et le bonheur artificiel, autour des jeux qui amusent le peuple : Tournoi des Braves et jeu des Trônes et d'une ressource extraite du sol, le realtor. L'empereur souhaite s'allier à Brandes, royaume de Kovnov VII Trois-quarts. Dans la forêt de Comboscure, la Horde, faction rebelle menée par Agar, souhaite au contraire un retour à la nature. Jakob qui est devenu "Le fils-nature" va retrouver peu à peu ses amis du Cirque Barnoves, et Clara, son amie d'enfance. Jakob va s'interroger sur la bienveillance des uns et des autres, partagé entre les deux femmes qu'il aime : Clara et Vérène, entre son amour de la nature et des choses simples et le progrès (apparent) offert par les technologies qui utilisent le realtor. L'Empereur Altemore veut gagner le soutien de Jakob, dans le but de l'étudier et d'acquérir son immortalité.

    Jakob est toujours aussi attachant, invincible dans son corps, mais vulnérable par son coeur.

    Seul bémol pour moi : ce tome de 400 pages risque de rebuter certains jeunes lecteurs.

    Je lirai avec plaisir le tome 3 lorsqu'il sortira.

    Un extrait :

    - Car ce cheval ressemble à un volcan en éruption, à un tremblement de terre, aux vagues d'une mer déchaînée. Ce n'est pas une monture, c'est un démontage permanent. Il tord son échine. Il cabriole. Il explose.


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  • J'ai reçu ce livre dans le cadre d'une opération "Masse Critique privilégiée", organisée par Babelio.

    Merci à Babelio et aux Editions "La joie de lire" pour cet envoi.

    Informations pratiques : 1er tome de la trilogie de Fabrice Hadjadj (Entre la meule et les couteaux, Des forêts aux foreuses et Un berceau dans les batailles.), paru en octobre 2020, aux éditions "La joie de lire". 278 pages. 13 €. Ces romans pour adolescents sont illustrés par Tom Tirabosco.

     

    La 4ème de couverture :

    Jakob Traum est un garçon comme les autres, et pourtant... il est doté d’un étrange pouvoir qui peut le rendre invincible comme extrêmement vulnérable. Forcé de quitter son village natal, il part sur les routes avec un groupe de forains. Alors qu'une guerre éclate entre l'empereur Altemore et Ragar, le rebelle, le don du jeune homme éveille l'intérêt des deux clans et, avec eux, celui d'un inquiétant individu au visage dissimulé par une sombre capuche.
     

     

    Mon ressenti :

    En général, je n'aime pas le genre fantastique/fantasy et je ne lis pas de roman jeunesse, mais dès les premières pages je suis entrée dans ce roman et me suis attachée à Jakob.

    Le livre commence comme un conte : "Il y avait une fois...". Jakob vit avec son père, Anders, meunier, Nora, sa mère, Candy, son chien et Clara, son amie. Jakob a un pouvoir il est invincible face aux blessures qui lui sont infligées, il prend sur lui celles dont souffrent ceux qui l'aiment.  Lorsque ses parents s'en aperçoivent, ils prennent peur et craignent de le perdre. Norma et Candy vont mourir et Jakob va partir sur les routes avec Barnoves, directeur d'une troupe de forains composée de contorsionniste, magicien, monstres, frères siamois. Barnoves est lanceur de couteaux. Il va utiliser le don de Jakob, le transpercer et le regarder se régénérer pour attirer le public. Jakob est convoité par Altemore et Ragar, son fils, qui se disputent le royaume.

    Ce premier tome m'a rappelé "Sans famille" d'Hector Malot, où Rémi, enfant abandonné, est vendu par ses parents adoptifs à un saltimbanque nommé Vitalis. 

     

    Quelques extraits :

    - A chaque coup, les yeux se perdent dans le verre, puis se perdent dans le vide, puis se perdent dans le verre vide. Il voudrait que l'angoisse puisse se noyer dans l'alcool de cerise.

    - Le fils veut voler de ses propres ailes, quitte à mépriser les richesses que le père s'est fatigué à amasser pour lui. Le père veut protéger le fils, quitte à l'empêcher de déployer ses propres ailes...

    - Barnoves n'est plus inquiet, il parait carrément avoir peur. Son nez ressemble à un petit mulot tremblant qui voudrait fuir dans le terrier de sa bouche.

    J'ai reçu également le tome 2 : "Des forêts aux foreuses", mais pas le tome 3...


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  • J'ai reçu ce livre dans le cadre d'une opération "Masse Critique privilégiée", organisée par Babelio.

    Merci à Babelio et aux Editions Plon pour cet envoi.

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    Informations pratiques : roman de Patrice Quélard, paru en mars 2021, aux éditions Plon. 379 pages. 13 €. Ce roman a obtenu le "Prix du roman de la gendarmerie nationale 2021" qui récompense un roman inédit, littéraire, historique ou policier, dans lequel la gendarmerie ou le métier de gendarme occupe une place prépondérante.

     

    La 4ème de couverture :

    Au printemps 1915, Léon Cognard, lieutenant de gendarmerie bourlingueur et anticonformiste, quitte sa brigade bretonne pour rejoindre le front de Picardie et prendre le commandement d’une prévôté de division d’infanterie. Sa nouvelle position est des plus délicates entre une bureaucratie tatillonne et l’hostilité légendaire des fantassins à l’égard des gendarmes, ces empêcheurs de tourner en rond considérés comme des planqués.
    Lorsqu’il est confronté à un suicide suspect au sein de l’unité dont il doit assurer la police, Léon traite l’affaire avec son opiniâtreté habituelle. Mais celle-ci l’entraîne dans un engrenage qui risque bien de faire trembler la Grande Muette sur ses fondements…
    Certains crimes ne doivent-ils pas demeurer impunis ?
    À la guerre, y a-t-il encore de la place pour l’idéalisme ?
    Et surtout, quelle valeur reste-t-il à la vérité quand seule compte la victoire ?

    Mon ressenti :

    Ce roman se déroule en 1915, à Albert dans la Somme puis Suippes, dans la Marne, sur le front d'une guerre meurtrière. Léon Cognard, lieutenant de gendarmerie, emmerdeur au grand coeur et anticonformiste, est muté de sa brigade Bretonne d'Etel, vers le front de Picardie, où il va prendre le commandement d'une prévôté de division d'infanterie. Les gendarmes sont détestés par les fantassins en première ligne qui les considèrent comme des planqués. Les relations sont difficiles entre militaires et gendarmes, tout comme entre Cognard et le maréchal des logis, Jouannic, son second, intraitable mais plein de bon sens. Le courant passe mieux avec Bellec, le second maréchal des logis plus jeune et plus cultivé. Cognard circule sur son cheval qu'il a appelé Rossinante et à qui il parle comme à un ami, de la prévôté jusqu'au front assurant la police. Par son empathie et son humour; son courage aussi, il va réussir à se faire apprécier de ses hommes, même de Jouannic.

    Confronté au suicide suspect de Guyader, un des fantassins, il va vouloir aller jusqu'au bout pour faire éclater la vérité mais va se heurter à la colère et l'omerta de l'état-major militaire. Jouannic et Bellec lui conseillent d'abandonner et il va finir par les écouter.

    Les gendarmes font le sale boulot : arrêter les déserteurs, surveiller le nettoyage des latrines. transférer les prisonniers, faire respecter l'ordre et les priorités, mais sont aussi infirmiers pour accompagner les soldats blessés. Ce roman met en valeur le rôle qu'ils ont joué pendant cette horrible guerre

    C'est bien écrit et je me suis attachée à Léon Cognard, personnage très fort, qui essaie toujours d'apaiser les tensions, de résoudre les problèmes, d'empêcher les mauvais d'agir : un Don Quichotte à sa façon. J'ai partagé ses questionnements ses doutes. Ses collègues aussi sont attachants, notamment Bellec et Jouannic, mais aussi Bertho qui vient aussi d'Ethel.

    Quelques extraits :

    - L'ennemi ne perd jamais de copains, alors que l'être humain, oui - quel que soit son bord.

    - Demandez à une taupe d'arrêter de creuser des trous et de grimper aux arbres, vous allez au devant de grosses difficultés, et le contraire est valable pour un écureuil.

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