• Mon amie Cathycat du blog "La new cathzette" m'a prêté ce roman étonnant.

    Informations pratiques : roman de Liz Jensen paru en 2004 (2006 pour la traduction française. 339 pages

     

    La 4ème de couverture : "Je ne suis pas n'importe quel enfant. Je suis Louis Drax. Il m'arrive des trucs qui ne devraient pas arriver, comme d'aller à un pique-nique où on se noie."

    Louis, neuf ans, est un enfant facétieux qui passe son temps à mourir et... à ressusciter.

    Après une chute dans un ravin, le voilà à l'hôpital. Mais sa chute est-elle vraiment un accident ?

    Du fond de son coma, il va tenter de nous expliquer... Depuis sa naissance, des évènements étranges, voire surnaturels, se produisent...

     

    Mon ressenti :

    Ce roman est inclassable et captivant. 

    J'ai été déroutée au départ par le sujet et le changement de narrateur.

    Tantôt Louis, neuf ans, raconte sa vie et ses accidents, ses discussions avec l'étrange Gustave, qui l'appelle "Jeune Monsieur", ou avec Gros Perez, le psychanalyste qui le suit.

    Tantôt Pascal Dannachet, docteur neurologue, spécialisé dans l'accompagnement de patients comateux, nous raconte l'arrivée de Louis dans son service.

    Les chapîtres où Louis raconte sont perturbants car il mélange passé et présent, vérité et mensonges. C'est un garçon déluré, conscient de causer des désagréments à sa maman avec tous ses accidents.

    Natalie Drax, la maman de Louis est une femme éplorée et séduisante. Pierre, le père, a disparu après le tragique pique-nique où Louis est tombé et s'est noyé, avant de ressusciter à la morgue.

    Ce livre est très prenant car nous allons découvrir peu à peu ce qu'il s'est réellement passé ce jour-là, et les secrets de cette famille. Louis, de son coma, va donner des indices, de manière assez étrange. Pascal, Gros Perez et l'inspectrice de police, Charvillefort, seront là pour faire jaillir la vérité.

    Les personnages sont bien campés, et il y a du suspense : un livre très original...


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  • J'ai pu lire ce livre en avant-première grâce à Lecteurs.com. Je m'étais inscrite pour rencontrer Pierre Lemaitre à Paris, à l'occasion de la promotion de son nouveau livre, et j'ai été selectionnée, ce qui m'a permis de recevoir ce livre gratuitement.

    La rencontre devait être courte (20 minutes) et il m'aurait fallu passer la journée dans les transports en commun, alors je préfère le rencontrer sur Bordeaux ou Arcachon.

    Informations pratiques : ce roman de Pierre Lemaitre est la suite de "Au revoir là-haut", paru début 2018 aux Editions Albin Michel.530 pages. 22,90 €

     

    La 4ème de couverture :

    Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l'empire financier dont elle est l'héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d'un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement.
    Face à l'adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l'ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trésors d'intelligence, d'énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie. Tâche d'autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l'incendie qui va ravager l'Europe.

    Couleurs de l'incendie est le deuxième volet de la trilogie inaugurée avec Au revoir là-haut, prix Goncourt 2013, où l'on retrouve l'extraordinaire talent de Pierre Lemaitre.

     

    Mon ressenti :

    Ce roman est passionnant et dans la même lignée qu'Au revoir là-haut, dont la lecture n'est pas indispensable pour apprécier celui-ci : personnages bien campés, dans une période trouble soigneusement décrite à petites touches.

     

    De 1927 à 1933 nous allons suivre la vie de Madeleine Péricourt, fille d'un riche banquier et soeur d'Edouard, blessé au visage pendant la Grande Guerre. Edouard avait changé d'identité et monté une arnaque aux monuments aux morts avant de se suicider dans le premier tome. Sa soeur Madeleine avait quant à elle épousé Pradelle, officier sans scrupule et sans morale dont elle avait eu un fils, Paul.

    Je n'avais pas aimé le personnage de Madeleine, riche et molle, flottant sur son petit nuage dans le livre "Au revoir là-haut", et encore moins dans le film. Comment avait-elle pu épouser Pradelle ?

    Je ne l'ai pas plus appréciée dans ce second tome où elle va s'entourer mal, se laisser dépouiller complètement, "déclasser" sans s'occuper ni se soucier de rien, même pas d'ouvrir le coffre dont son père lui a laissé la clé. C'est l'opposé de son ex-mari, Pradelle, rusé et à l'écoute du monde qui l'entoure pour profiter de tout. Elle est obnubilée par le geste de Paul, lors de l'enterrement de son grand-père

    Puis elle va se réveiller et organiser une vengeance diabolique, déversant sa haine sur tous ceux et celles qui ont abusé de sa confiance.

    Il n'y a pas une seule belle personne dans ce roman. Madeleine est naïve  mais ne va commencer à agir que pour faire du mal. André, le journaliste est odieux, tout comme Joubert ancien bras droit de son père, Charles, son oncle député, ou même Léonce, sa seule amie.

    Paul, devenu paraplégique, n'est pas meilleur que les autres et va monter lui aussi une affaire pour vendre un placebo. Il est le seul à avoir des circonstances atténuantes. 

    Tout le long du livre je me suis demandée ce que pouvait cacher Vladi, l'infirmière Polonaise qui prend soin de Paul, et qui n'apprendra pas un seul mot de Français.

    Il n'y a dans ce livre que des escrocs, des arnaqueurs, des profiteurs, et même un violeur.

    J'ai pensé à Zola pour certains passages. Madeleine m'a rappelé Myriam, la mère dans "Chanson douce" de Leila Slimani qui ne s'aperçoit pas de la détresse et des difficultés financières des autres, ne perçoit pas les signes avant-coureurs des abus de confiance.

    C'est bien écrit et Pierre Lemaitre s'est longuement documenté sur la période et les sujets abordés : corruption de la presse et des banques, scandales boursiers. J'ai donc appris beaucoup de choses sur cette période de l'entre deux-guerres en le lisant.

    Le titre, court -contrairement aux romans actuels- est bien choisi : le feu couve en Europe avec la montée du nazisme et du fascisme.

     

    Quelques extraits :

    - "Charles ferma douloureusement les yeux. Oui, parce qu'à force de payer des commissions tous azimuts, les Sables et Ciments de Paris avaient dû, pour préserver leurs bénéfices, livrer des matériaux moins coûteux, des bois moins secs, des mortiers moins denses, des bétons moins armés. Un premier étage tout entier avait failli devenir le rez-de-chaussée, un maçon était passé à travers le plancher, ont avait étayé en toute hâte. Et le chantier avait été arrêté."

    - "Son geste de défenestration ne cessait de la tarauder. Elle ne pouvait s'empêcher d'y retrouver celui de son frère Edouard. Tous deux se jetaient dans le vide. L'un sous les roues de la voiture de son père, l'autre sur le cercueil de son grand-père. M. Péricourt était le lieu géométrique sur lequel toute la famille venait s'écraser."

    - "Son mâle envahi par le doute oupar la colère, c'était le signe immanquable qu'il allait rebondir, les grands fauves sont ainsi, c'est blessés su'ils donnent le meilleur d'eux-mêmes. Plus il semblait défait, plus elle était victorieuse."

    - "Elle se consolait en constatant que la maison avait repris une vie à peu près normale, du moins, autant que pouvait l'être un lieu qui voyait cohabiter un enfant à demi paralysé, une nurse qui ne parlait pas un mot de français, un journaliste appointé pour ne rien faire, une dame de compagnie qui avait tapé dans la caisse plus de quinze mille francs et l'héritière d'une banque familiale qui n'avait aucune idée de ce qu'étaient un seuil de cession ou une valeur nominale de créance".

    - "Robert ne pensait pas beaucoup mais il était doué d'une intelligence pulsionnelle, il sentait les choses, les situations, il savait se mettre à couvert lorsqu'il le fallait, profiter quand il le pouvait, se satisfaire si c'était possible et se sauver dès que le danger survenait".

    - "C'était une pièce assez petite, mais l'exiguïté n'était pas l'inconvénient principal, non, le problème c'était le bruit. Pas celui des voisins, celui qu'ils vous interdisaient de faire"


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  • Merci à Babelio et aux éditions Salvator famille qui m'ont envoyé ce livre dans le cadre de l'opération Masse Critique. 

    Informations pratiques : Ce roman de John Yeoman et illustré par Quentin Blake est paru en 1984 en Angleterre. Il a été traduit en français et édité par "Salvador Famille" en septembre 2017. 157 pages. 12 €

    Il s'adresse aux enfants de 9 ans et plus, ce qui doit être proche de mon âge mental car je l'ai adoré.

     

    La 4ème de couverture :

    L’Ermite s’ennuie au fond de la forêt : il a ouvert une école mais jamais personne ne s’est présenté. De son côté, l’Ours voudrait bien s’instruire pour devenir intelligent.
    C’est parti pour de folles journées d’école au bord de la rivière, d’une catastrophe à l’autre, jusqu’à la naissance d’une amitié indestructible entre l’homme et l’animal. 

    Quand, en 1960, Quentin Blake voulut pour la première fois illustrer un livre d’enfants, il s’adressa à son ami John Yeoman. Un duo de génie était né pour le plus grand bonheur de générations de lecteurs. L’Ours et l’Ermite fait partie de ce trésor d’histoires qui peuplent les mémoires de tous les enfants.

     

    Mon ressenti :

    L'ours vit dans la forêt et s'ennuie. Il est très maladroit et les autres animaux le fuient.

    Il rencontre un ermite qui cherche à transmettre "une partie de son savoir à un élève passionné et intelligent".

    L'ours est empli de bonne volonté mais très maladroit.

    Le professeur est d'une patience et d'une persévérance infinies, malgré les catastrophes engendrées par la maladresse de son éléve.

    En lisant ce livre illustré par les dessins en noir et blanc de Quentin Blake, j'ai eu l'impression de revenir plus de 50 ans en arrière, à l'époque où les livres étaient rares et la télévision en noir et blanc. Assise dans l'herbe, appuyée contre un tronc d'arbre, j'aurais adoré lire ce joli conte...

    Tout comme j'ai pris plaisir, à 61 ans, à découvrir cette belle histoire d'amitié, de tolérance, d'entraide, de transmission de savoir, de motivation.

    J'ai beaucoup ri et admiré l'ermite.

    Je lirai des extraits à mes petits-enfants, Alice et Alban quand ils seront un peu plus grands et leur prêterai quand ils sauront bien lire.

     

    Quelques extraits issus de la leçon de pêche :

    - "Il (l'ermite) prit la perche et, avec une agilité surprenante pour une personne de son âge, sauta dans la baignoire. L'ours s'approcha du bord et, avec une agilité surprenante pour une personne de son poids, sauta dans la baignoire.

    Aussitôt la baignoire cessa de flotter comme un bouchon et coula comme une pierre".

    - "L'ours s'étira de tout son long pour défaire l'amarre, mais comme ses pattes étaient peu adaptées aux noeuds, il préféra prendre le rocher et la corde ensemble et les déposa dans la baignoire.

    Une fois de plus ils coulèrent".


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  • J'ai emprunté ce roman à la médiathèque, sans en avoir entendu parler ni connaître l'auteur.

    Informations pratiques : paru en septembre 2017 aux éditions JC Lattès. 316 pages

     

    La 4ème de couverture ::

    Lors d’un pique-nique au bord du lac Léman, Summer, dix-neuf ans, disparaît. Elle laisse une dernière image : celle d’une jeune fille blonde courant dans les fougères, short en jean, longues jambes nues. Disparue dans le vent, dans les arbres, dans l’eau. Ou ailleurs ?
    Vingt-cinq ans ont passé. Son frère cadet Benjamin est submergé par le souvenir. Summer surgit dans ses rêves, spectrale et gracieuse, et réveille les secrets d’une famille figée dans le silence et les apparences.
    Comment vit-on avec les fantômes ? 
    Monica Sabolo a écrit un roman puissant, poétique, bouleversant.

     

    Mon ressenti :

    Benjamin, le narrateur de cette histoire, a perdu sa soeur aînée, Summer, il y a 25 ans au cours d'un pique-nique au bord du lac Léman. 

    Il avait 15 ans au moment de la disparition, était un adolescent mal dans sa peau empli d'admiration pour sa soeur, belle, libre, extravertie, intelligente et sportive, vivant tous les deux dans une famille aisée, enviée et reconnue, toujours entourée d'amis et d'invités.

    Summer s'est-elle noyée, a t'elle été enlevée, assassinée, ou bien s'est-elle enfuie ?

    Benjamin sombre dans les drogues, l'alcool, va de psychanalyste en psychanalyste, perd tous ses amis, se laisse porter par la vie.

     

    Quand il commence enfin à se réveiller, sort de sa léthargie et agit, il va découvrir des secrets de famille enfouis par ses parents...

    L'auteur nous fait ressentir toutes les émotions de Benjamin, ses souvenirs, son amour pour Summer, sa sensibilité à fleur de peau, son manque de confiance en lui, son sentiment de culpabilité d'avoir laissé disparaître sa soeur...

    J'ai vibré et espéré avec Benjamin, me suis laissée envoûtée par le lac Léman, les odeurs, la simplicité des uns, la noirceur des autres, l'innocence de Benjamin.

     

    Un très beau roman pour finir l'année 2017...

     

    Quelques extraits :

    - " Et tandis que leurs voix aiguës, aux accents de plus en plus désespérés, appelant ma sœur, j’étais resté là, absent à la scène, et à la vie, tandis que montait en moi la certitude que c'était arrivé, ce moment que j'attendais depuis toujours, l'effondrement de cet édifice de papier que constituaient nos existences. "

    - " Les souvenirs associés à des odeurs peuvent ressurgir avec une extrême intensité. Il existe un lien mystérieux entre mémoire et parfums. "

    - " Maman racontait en riant qu'à la naissance j'étais tellement hideux que, durant la nuit, elle avait marché dans les couloirs de la maternité, dans sa longue chemise de nuit, en espérant retrouver son vrai bébé, le beau nourrisson qui lui appartenait. "


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  • Je vous ai déjà parlé de 5 livres lus en novembre et décembre 2017 :

    - "Toujours maudit" de David Rufier, un livre désopilant

    - "Par amour" de Valérie Tong Cuong, un livre bouleversant

    - "L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes" de Karine Lambert, un livre rafraîchissant

    - "Code 93" d'Olivier Norek, un thriller captivant

    - "Les gens heureux lisent et boivent du café" d'Agnès Martin-Lugand, un livre plaisant.

     

    J'ai également lu :

     

    - "L'éveil de Mademoiselle Prim" de Natalia Sanmartin Fenollera, sorti en 2013 aux Editions Pocket. 345 pages

    La 4ème de couverture :

    Cherche esprit féminin détaché du monde. Capable d'exercer fonction de bibliothécaire. Pouvant cohabiter avec chiens et enfants. De préférence sans expérience professionnelle. Titulaires de diplômes s'abstenir.Mademoiselle Prim, bardée de diplômes et sans expérience d'enfants et de chiens, ne répondait qu'en partie à ce profil... Engagée par un étrange gentleman, aussi cultivé que peu délicat, elle va découvrir la singularité et les secrets du petit village de Saint-Irénée d'Arnois. Loin du monde moderne, les habitants semblent s'être mis d'accord pour faire de leur vie un bonheur permanent. Prudence Prim tombe vite sous le charme de ce paradis perdu et de sa devise : profitez de la splendeur des choses simples de la vie !

    « Ce n'est pas un livre, c'est un ovni. Un roman tombé du ciel. » Le Figaro littéraire

    « Succulent ! À lire sans modération... » La Croix

     

    Mon ressenti :

    Prudence Prim, jeune femme bardée de diplômes, très rigide, devient bibliothécaire pour "l'homme au fauteuil", dans un petit village singulier, où tous les habitants semblent avoir été triés sur le volet. Ils vivent en dehors du temps.

    Il ne se passe pas grand chose et je me suis un peu ennuyée.

     

    - "Eunoto, les noces de sang" de Nicolas Feuz, sorti en 2017. 391 pages.

    La 4ème de couverture : 

    Il lui promit de l'aimer pour le meilleur et pour le pire, sachant que seul le pire les attendait. Il lui promit de l'aimer jusqu'à ce que la mort les sépare. Mais pas au-delà.

    Le Monstre de Saint-Ursanne est-il victime d'une erreur judiciaire ? Qui sont ces jeunes filles décapitées, dont les corps ont été trouvés au château de Valangin et au barrage de Schiffenen ? Pourquoi un gendarme genevois a-t-il été tué devant les HUG ? Jeune inspecteur de la police neuchâteloise, Michaël Donner trouvera-t-il des réponses en ville de Lausanne ou dans le domaine skiable des Quatre Vallées ? Quand l'enquête sur un tueur en série prend une dimension romande et requiert la mise en oeuvre de l'entraide intercantonale...

     

    Mon ressenti :

    Nicolas Feuz, procureur neufchâtelois nous offre un thriller plein de rebondissements, mais un peu compliqué car il y a de nombreux personnages, plusieurs affaires et plusieurs lieux de crimes.

    Mike Donner, jeune inspecteur de police part sur la piste du tueur en série, dans les différents cantons suisses, avec Lara, sa collègue et compagne.

    Le monstre de Saint-Ursanne a un successeur encore plus diabolique et cruel. 

     


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