• mononcle.jpgJ'ai revu hier soir avec beaucoup de plaisir, sur Arte, ce film de Jacques Tati, sorti en 1958, déjà vu plusieurs fois mais dont je ne lasse pas.

     

     

    Monsieur Arpel est industriel et il vit avec sa femme, son fils Gérard et leur chien dans une maison ultra moderne. Le chien, un basset, a un costume à carreaux rouges et noirs assorti à l'écharpe de son maître.

    Ces nouveaux riches ont un portail électrique et une fontaine en forme de poisson qu'ils déclenchent quand quelqu'un sonne et qu'ils éteignent dès que l'invité repart ou s'il n'est pas assez bien.

     

     

    Leur fils fréquente les gamins de la rue avec qui il fait les 400 coups, sous la protection de son oncle, Hulot, vieil homme excentrique qui circule en solex et vit dans un quartier populaire.

     

    La cuisine sophistiquée imaginée par Tati il y a plus de 50 ans n'avait rien à envier à celles d'aujourd'hui. L'aspirateur fonctionne seul, comme certains aujourd'hui. La cuisine est équipée de lave-linge, lave-vaisselle, divers robots...

     

    L'oncle est un gaffeur qui sème la panique partout où il passe, aussi bien dans la maison ou le jardin en taillant des arbres, perçant des trous, marchant dans le bassin que dans l'usine où son beau-frère l'a fait engager...

     

    Madame Arpel organise une rencontre entre sa voisine célibataire, particulièrement guindée et son frère, Monsieur Hulot. La dame n'apprécie pas les blagues de l'oncle et celui-ci s'ennuie. Alors il dérègle l'arrosage, taille les poiriers...

    A l'usine Monsieur Hulot doit surveiller la fabrication d'un tuyau en plastique, mais détraque la machine...

     

    Pour l'anniversaire de leur mariage, MonsieurArpel offre à Madame une grosse voiture verte et rose, et Madame à Monsieur : un portail qui se déclenche avec une cellule photo-électrique pour le garage... Et  bien sûr ils se retrouvent enfermés dans le garage, suppliant le chien de passer devant la cellule pour leur ouvrir...

     

    J'ai bien ri et passé une bonne soirée avec l'oncle Hulot. 


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  • En février 1966, pour un "Palmarès des chansons", l'humoriste Fernand Raynaud a enregistré un sketch devenu culte "Le 22 à Asnières". C'était il y a 52 ans.

    Vous pouvez écouter le sketch qui dure 6 minutes 38 secondes.

    Fernand Raynaud entre dans une poste et demande à l'employée de lui passer le 22 à Asnières (à 2 km). La postière est occupée et fait traîner. D'autres clients auront plus de chance, pourtant l'un demande un charcutier à Liège, l'autre une communication à San-Franciso et un 3ème un numéro à Berlin.

    A cette époque, il y avait peu de lignes téléphoniques et il fallait aller à la Poste pour passer un appel. Quand la standardiste obtenait le numéro demandé elle vous passait la communication dans une cabine...

    J'ai connu cette époque et je me souviens d'un appel en juillet 1968. Ma grand-mère maternelle avait été hospitalisée pour l'opération d'une hernie, à Châteauneuf en Charente. Nous avions été la voir à l'hôpital et puis nous étions rentrés chez nous.

    Quelques jours plus tard, je crois que c'était le 31 juillet au matin, jour anniversaire de ma mère mon père est allé téléphoner à la Poste. Il a demandé le numéro de son beau-frère qui tenait un petit hôtel dans la même ville et avait le téléphone. Mon père a demandé le numéro, est entré dans une cabine. Quand il est ressorti il a dit : "Grand-mère ne va pas bien. Il faut aller à Châteauneuf. Il y avait du bruit sur la ligne. Je n'entendais pas bien".

    Nous sommes partis quelques heures après mais nous sommes arrivés trop tard pour dire adieu à ma grand-mère.

     

    A cette époque nous ne pouvions rien faire sans intervention humaine.

     

    Peu à peu les ménages et les administrations se sont équipés de lignes téléphoniques, et pour ceux qui ne l'étaient pas, des cabines ont été installées dans les villes et les endroits fréquentés...

    Les premières cabines fermées et vitrées ont été installées en 1975. D'abord à pièces elles furent souvent vandalisées, avant d'accepter les cartes à partir de 1992.

    Il y en a eu jusqu'à 300 000 sur le territoire, en 1997.

     

     

    Les premiers téléphones portables sont apparus au milieu des années 1980. Ils coûtaient cher et étaient encombrants. Mon Directeur en a eu un très tôt, aussi encombrant et lourd qu'une batterie de voiture...

    Dans la décennie suivante, le téléphone portable a commencé à se démocratiser. 

     

    Les porteurs de téléphones portables sont passés de 280 000 en 1994 à 1 million en 1995, 63 millions en 2010 et 89,3 millions aujourd'hui (1,2 téléphone par Français), ce qui a fait chuter l'utilisation des publiphones et explique leur mise au rebut.

     

    La disparition des dernières cabines téléphoniques a été effective en janvier 2017. Certaines ont été transformées en boites à lire"...

     

    Les moyens de communication téléphonique ont bien changé en un demi siècle...

     


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  •  

    En triant de vieux papiers gardés dans un dossier, utilisables pour d'éventuels articles, j'ai retrouvé un dessin de Michel Iturria très drôle.

     

    Michel Iturria, ancien dessinateur pour le journal Sud-Ouest, aujourd'hui à la retraite continue à publier des dessins humoristiques dans le Mag de Sud-Ouest.

     

    Ce jour-là il mettait en scène un crocodile couché sur le fauteuil d'un dentiste, perplexe devant l'ampleur de la tâche.

     

     

    Le dentiste : "Une première question tout d'abord... Avez-vous une bonne mutuelle ?

     

    J'aime l'humour et le souci du détail de Michel Iturria. Les instruments très modernes du chirurgien dentiste sont soigneusement dessinés.

    Le crocodile transpire, et s'agrippe au fauteuil, aussi apeuré qu'un client lambda qui ouvre la bouche pour se faire soigner une carie ou subir un détartrage chez son dentiste préféré.

     

    Au prix des soins dentaires, notamment couronnes et bridges, le crocodile va devoir vendre sa peau pour régler la facture...

     

    Ou bien renoncer aux soins dentaires, comme de plus en plus de Français...

     


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  • Raymond Devos était un humoriste, particulièrement doué pour jongler avec les mots.

    Voici un extrait d'un de ses sketches, redécouvert sur un blog il y a peu (je ne me souviens plus chez qui...)

     

    Sévère mais juste

    Je suis sévère mais je suis juste ! 
    Hier soir, je rentre chez moi...qu'est-ce que j'apprends ?
    Que le chat avait mangé la pâtée du chien ? 
    Dehors le chat !
    Là-dessus, qu'est-ce que j'apprends ?
    Que le chien avait mangé la côtelette de ma femme ?
    Dehors le chien ! 
    Là-dessus, qu'est-ce que j'apprends?
    Que ma femme a mangé mon bifteck ?
    Dehors la femme ! 
    Là-dessus qu'est-ce que je découvre ?
    Que le lait que j'avais bu le matin était celui du chat ! 
    Alors, j'ai fait rentrer tout le monde et je suis sorti...
    Sévère mais juste !


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  • Hier, je vous ai parlé de mon petit-fils, Alban, et des loups.

    Cela m'a rappelé un dessin humoristique sur "Le loup et l'agneau" de Michel Iturria, ancien dessinateur pour le journal Sud-Ouest, aujourd'hui à la retraite mais qui continue à publier des dessins humoristiques dans le Mag de Sud-Ouest.

     

     

    J'aime beaucoup la perplexité de Jean de La Fontaine qui ne comprend plus et s'interroge. Va-t'il devoir reécrire toutes ses fables ?

     

    Le loup semble gentil et apeuré : il tremble, tandis que l'agneau est agressif et l'apostrophe :"Casse-toi vite fait ou tu vas morfler ! J'ai la fièvre aphteuse !!!"

    Michel Iturria soigne chaque détail.

     


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