• A la rentrée 1966, j'ai fait mes débuts en 6ème au Lycée Joseph Chaumié à Agen, un lycée de filles. Je n'avais pas encore 10 ans. J'étais minuscule et mon cartable était presque plus gros que moi.

     

    Tous les matins je prenais un bus à 6h30, à 500 mètres de chez moi, pour aller à Agen, à 6 kms. Mon père m'accompagnait jusqu'à l'arrêt car il fallait traverser la Nationale 113, très passagère. Le bus nous laissait sur la Place de la Préfecture et j'avais presque une heure d'attente avant d'entrer au Lycée. 

    Je ne me souviens pas des professeurs, ni des autres élèves. Nous avions des cours de couture et de tricot, de l'anglais, du latin. Nous portions un tablier en vichy rose sur nos vêtements et les cartables, en cuir, nous suivaient toute la scolarité. Je portais beaucoup de vêtements donnés par ma tante, sans jamais rechigner.

    Il n'y avait pas de course aux marques.

     

    Après l'école je repartais vers la place de la Préfecture attendre le bus avec mon cartable qui pesait une tonne. Je portais dedans tout le matériel exigé par les professeurs, et lorsque j'avais latin un gaffiot (dictionnaire latin-français de 1700 pages), volumineux et lourd de plusieurs kilos...

    Parfois je rencontrais Josiane, une autre élève de 6ème qui vivait près de chez moi et sa cousine, élève de terminale.

    52 ans plus tard je remercie "la cousine" qui a souvent porté mon cartable, à la sortie du lycée. 

     

    Les professeurs m'aimaient bien car j'étais sage comme une image. Mais j'étais petite, timide, trop jeune et pas vraiment populaire parmi les élèves.

    Je me souviens de vaches qui rit écrasées dans mon cou par une autre élève, à la sortie de la cantine, sans raison.

    Et des questions insidieuses qui me furent posées à l'entrée en 5ème : "Es tu jeune fille ?". Je me suis demandée longtemps ce qu'elles voulaient dire avant d'oser enfin en parler à ma mère...

    Plus tard elles me demandèrent si j'avais déjà embrassé un garçon, si j'étais déjà sortie avec un garçon.

     

    J'ai eu quelques amies mais je me sentais mal à l'aise, pas à ma place.

    Au moment de passer en seconde j'ai été ravie de changer de lycée et de rejoindre un lycée technique mixte... 


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  • Avec les 3 petits mots magiques, Monsieur le voleur, je vous le demande humblement : rendez-moi mon ordinateur portable.

    Détricotons ce que vous avez fait samedi après midi, chez moi entre 16h30 et 17h30...

    Vous avez forcé le système d'ouverture de ma baie vitrée avec une barre de fer ou autre objet du même style. Vous êtes entré dans ma véranda, avez refermé derrière vous.

    Mon ordinateur portable était allumé sur le canapé. Vous l'avez débranché et fourré dans votre sac à dos.

    Grand, le sac à dos car c'était un ordinateur 17 pouces...

    Vous avez pris aussi le chargeur et la souris, puis vous  êtes allé à mon sac à main, avez cherché ma carte bleue qui n'y  était pas, ouvert mon porte-monnaie, laissé 3 billets de 1 dollar, 3 tickets de manège (pour Alban, mon petit-fils), 1 "tickcarte" pour le tram de Bordeaux, et pris le billet de 50 € qui s'y trouvait, plus des pièces de 1 et 2 €. 

    Vous avez repéré mes sacs photo et les avez pris, fait une razzia sur le contenu d'un 3ème sac, avant de vous diriger dans ma chambre fouiller mes armoires, dérober mes bijoux...

    Pour mon cher ordinateur, il ne vaut pas cher... Vous n,'en tirerez pas grand chose. Peut-être même que vous le jetterez...

    Je l'ai tant et tant utilisé que certaines touches sont effacées : le E, le N, le S, le T ne se voient plus.

    La batterie tient une demi-heure au grand maximum...

    Mais il contenait des fichiers précieux pour moi, et toutes mes photos numérisées.

    Ma dernière sauvegarde sur disque dur externe datait du 23 décembre 2017...

     

    Comme vous m'avez volé aussi mes cartes mémoire, je n'ai plus les photos :

    du soir du 24 décembre passé avec mes deux fils et leur petite famille,

    ni du 25 décembre au matin avec les deux cousins, Alice et Alban se tenant par la main, attendrissants, pour s'approcher du sapin de noël et de leurs cadeaux...

    ni du reste de ce Noël passé en compagnie de Julien, Célia et Alban.

    Parties avec vous celles des premiers jours de mes petites-filles, Victoire et Manon, nées en avril et mai 2018...

    Disparues les photos prises à la réserve ornithologique du Teich : heureusement que je n'avais pas vu le gorge-bleue et raté la photo du merveilleux martin-pêcheur

    Envolées les photos prises à la Vallée des Singes de Romagne avec Alice, son papa et sa petite soeur...

     

    Je peux bien fulminer, râler, taper du pied, bouder,  grogner, protester, me plaindre, récriminer, rager, enrager, maugréer, rouspéter, maronner, clabauder, marmonner, ronchonner, bougonner, rouscailler, rognonner, bisquer, comme Kevin... Cela ne fera pas revenir  mon portable et mes cartes adorées...

     

    Ce n'était que des photos, des mots et des chiffres assemblés. Il reste les souvenirs de ces bons moments, de ces émerveillements...

    Faites des sauvegardes des données qui vous sont précieuses, régulièrement...


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  • Squirel, mon chat, a adopté un sac, celui de mon amie Cathycat.

    Il y a quelques jours, Cathycat du blog : "La new cathzette" est venue passer la journée avec moi.

    Elle est venue en bus et avait pris un vieux sac pour transporter des livres : certains que je lui avais prêtés et d'autres qu'elle me prêtait. Au retour elle m'a laissé son sac usé, préférant emporter des livres dans une poche en plastique.  J'aurais pu jeter le sac mais je l'ai gardé pour ma soeur Pascale qui récupère boucles, bandoulières, doublures pour créer ses sacs en jeans.

    Squirel-le chat à collerette- a tout de suite adopté le sac de Cathycat. Quand il est dans la maison, il se couche dessus pour dormir...

     

    Il semble le trouver très confortable, et ne laisse pas sa soeur, Ecureuille s'en approcher...

     

    Quand il est dehors il aime bien se coucher dans mon chapeau, même s'il est un peu serré...

     


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  • Vendredi dernier, je suis partie à Andernos en trottinette électrique. Je voulais acheter des fruits au marché.

     

    Mais à Andernos il y a aussi la médiathèque, juste avant d'arriver sur la place où se tient le marché.

    Je me suis arrêtée pour emprunter un livre.

     

    Il y avait des livres partout, déposés sur des tables, car c'était jour de déstockage : tous les livres un peu ancien étaient vendus à 1 euro pour laisser la place aux nouveaux, comme cela se pratique une fois par an dans de nombreuses bibliothèques.

    J'ai regardé un peu les romans mais suis vite allée dans le coin des livres pour enfants, en pensant à mes quatre petitous.

     

    J'ai découvert des livres en bon état, qui ne sont plus en vente. Il y en avait beaucoup et je me suis fixée une limite correspondant au billet de 10 euros que j'avais emporté.

    J'ai donc sélectionné 10 livres, des petits et des grands, un peu inquiète quand même de savoir comment j'allais les transporter car je n'avais qu'un petit filet à provisions.

    J'ai donné mon billet de 10 euros et puis j'ai essayé de faire entrer les livres dans le filet : j'en ai glissé deux, les plus petits. Alors j'ai demandé à la bibliothécaire si elle pouvait me garder les livres jusqu'à l'après-midi où je reviendrai les chercher en vélo. 

     

    J'allais repartir, non pas vers le marché puisque je n'avais plus de billet mais vers la maison. Une dame rangeait les livres qu'elle venait d'acheter dans les sacoches de son vélo. Je l'ai salué et lui ai dit qu'elle était plus prévoyante que moi et que je devrai revenir chercher mes livres.

    Elle m'a gentiment proposé un grand sac en plastique qu'elle avait dans sa sacoche et j'ai pu repartir avec mes livres...


    Merci Madame !

     

    Voici les dix livres achetés. Je ne les offrirai pas à mes petitous mais je les garderai sur une étagère de ma bibliothèque pour leur lire quand ils viendront ici :

    - "Les souliers dorés" de John A. Rowe :

    - "Le P'tit du bocal" de Friedrich Karl Waechter - 1999 - L'Ecole des Loisirs

    - "Georges est très occupé", de H. A. Rey, sorti en 1941 - Mango Jeunesse

    - "Petit arbre" de Chris Raschka - 2001 

    - "Antipodes de l'autre côté de la Terre" de Norman Junge et Ernst Jandl - 1999 - L'Ecole des Loisirs

    - "Ah ! J'ai grand peur" d'Anna Rouvière et Eric Battut

    - "Comment les girafes disent-elles maman ?" de Willi Glasauer et Gérald Stehr - 2004 - L'Ecole des Loisirs

    - "Un courant d'air dans la bouche" de Korneï Tchoukovski et Yassen Grigorov

    - "Ma maman et moi" de Tadao Miyamoto - 1996

    - "Les aventures d'Alice au Pays des Merveilles", de Lewis Caroll, illustrées par Nicole Claveloux - 1974


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  • J'ai découvert ce conte sur la résilience (capacité à sortir grandi des traumatismes et situations difficiles) sur le site positivr.fr.

     

    « Un jour, je me suis avoué vaincu… J’ai renoncé à mon travail, à mes relations, à ma vie. Je suis alors allé dans la forêt pour parler avec un ancien que l’on disait très sage.

    – Pourrais-tu me donner une bonne raison de ne pas m’avouer vaincu ? Lui ai-je demandé.

    – Regarde autour de toi, me répondit-il, vois-tu la fougère et le bambou ?

    – Oui, répondis-je.

    – Lorsque j’ai semé les graines de la fougère et du bambou, j’en ai bien pris soin. La fougère grandit rapidement. Son vert brillant recouvrait le sol. Mais rien ne sortit des graines de bambou. Cependant, je n’ai pas renoncé au bambou.

    – La deuxième année, la fougère grandit et fut encore plus brillante et abondante, et de nouveau, rien ne poussa des graines de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou.

    – La troisième année, toujours rien ne sortit des graines de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou.

    – La quatrième année, de nouveau, rien ne sortit des graines de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou.

    – Lors de la cinquième année, une petite pousse de bambou sortit de la terre. En comparaison avec la fougère, elle avait l’air très petite et insignifiante.

    – La sixième année, le bambou grandit jusqu’à plus de 20 mètres de haut. Il avait passé cinq ans à fortifier ses racines pour le soutenir. Ces racines l’ont rendu plus fort et lui ont donné ce dont il avait besoin pour survivre.

    – Savais-tu que tout ce temps que tu as passé à lutter, tu étais en fait en train de faire pousser des racines ? dit l’ancien, et il continua…

    – Le bambou a une fonction différente de la fougère, cependant, les deux sont nécessaires et font de cette forêt un lieu magnifique.

    – Ne regrette jamais un seul jour de ta vie. Les bons jours te rendent heureux. Les mauvais jours te donnent de l’expérience. Les deux sont essentiels à la vie, lui dit l’ancien, et il continua…

    Le bonheur te rend doux. Les essais te rendent fort. Les peines te rendent humain. Les chutes te rendent humble. La réussite te rend brillant.

    Si tu n’obtiens pas ce que tu désires, ne désespère pas… Qui sait, peut-être que tu es juste en train de fortifier tes racines. »

     

    Les bambous évoquent pour moi des souvenirs. Mon père bataillait chaque année pour éviter leur prolifération dans notre jardin. Mais c'était un peu Don Guichotte livrant bataille aux moulins à vent : il n'arrivait pas à endiguer leur multiplication. Des "turions" (bourgeons souterrains) surgissaient partout...


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