• En 2019, 108 auteurs, la plupart blogueurs, ont contribué  sous la houlette de Quichottine, de la bibliothèque de Quichottine à la 6ème anthologie : "Les métiers improbables" ( ceux qui ne figurent pas dans une liste à Pôle Emploi… ou qui sont présentés de façon inattendue).

    Les bénéfices de ce livre sont tous reversés à l'association "Rêves", pour contribuer à faire sourire des enfants gravement malades qui en ont tant besoin.

    Je vous en ai déjà parlé et invités à acheter cet ouvrage.

    Voici l'un des deux textes que j'ai écrits pour cette anthologie.

     

    Me voici devenue attachée de presse d’une aigrette garzette.

    Je l’ai rencontrée par hasard, ou presque, à l’entrée de la Réserve des Prés Salés, sur le Bassin d’ Arcachon. Elle était là incognito et se déplaçait gracieusement d’un estey(*) à l’autre, perchée sur ses longues jambes, bas noirs et talons aiguilles dorés, enroulée dans un magnifique châle blanc.

    Je lui ai proposé de lui faire un book et de la suivre et elle a accepté de défiler et poser pour moi. J’étais seule à l’admirer. Elle était ravissante, vêtue de blanc et de noir, avec son plumet comme un élégant serre-tête..

    Elle s’est envolée plus loin, -sans me prévenir- le long du port et je l’ai suivie. Elle « faisait la belle » –comme disait mes fils autrefois- parmi les herbes de la vasière, attrapant du bout du bec vers et petits poissons.

    Qu’elle était jolie !

    Je l’ai contemplée, photographiée, admirée, mise en lumière sur mon blog.

    J’imaginais les défilés auxquels elle aurait pu participer, mettant en lumière les châles que je crochète, la rêvait picorant sur les tables des buffets lors d’un vernissage, dansant un madison endiablé ou peut-être un menuet, dessinant des tableaux avec ses pieds, jouant de la harpe avec son bec, tournant avec les plus grands acteurs enamourés…

    Et puis elle est repartie, oubliant mes beaux rêves, me laissant plantée sur la terre ferme alors qu’elle évoluait élégamment , libre, vers un ailleurs où l’herbe serait plus verte, même sans attachée de presse…

     

    (*) Estey : l’estey est au chenal ce que le ruisseau est à la rivière. Soumis au régime des marées, il se trouve à sec à marée basse

     

     

    Pour vous procurer ce livre, et contribuer à réaliser le rêve d'un enfant malade, vous pouvez l'acheter directement chez TheBookEdition.; en cliquantICI. 

     


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  • Mes chats ont à disposition, dans la véranda des récipients emplis d'eau, changée tous les jours, à côté de leurs croquettes.

     

    Mais ils préfèrent boire dans le bassin des lotus quand ils sont dans le jardin.

     

    Voici le mâle, Squirel dit "Doudou " :

     

    Mes chats et le petit bassin des lotus...
    Mes chats et le petit bassin des lotus...

    et sa soeur "Ecureuille", dite "Mimi" (j'avais mis un filtre "étoiles" sur la 1ère photo) :

    Mes chats et le petit bassin des lotus...
    Mes chats et le petit bassin des lotus...

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  • Il y a longtemps que je ne vous ai pas parlé de mes chats, Squirel (dit "Doudou" et Ecureuille (dite "Mimi").

    Il y a quelques semaines, je cherchais Squirel partout dans le jardin, inspectant ses cachettes préférées : dans le buisson près de ma chambre, sous le petit auvent, sur la boite aux lettres, ou à califourchon sur le portail. Je l'appelais et il ne venait pas.

    Et puis j'ai aperçu ceci :

    Squirel était perché sur le catalpa dont les feuilles commençaient à pousser :

    Vous pouvez voir qu'il porte toujours le petit manteau de chien, taille S, qui l'empêche de se gratter et un morceau de chaussette autour du cou.

    Quand la queue du chat balance...
    Quand la queue du chat balance...
    Quand la queue du chat balance...
    Quand la queue du chat balance...
    Quand la queue du chat balance...

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  • Vendredi 31 mai, après le petit-déjeuner, j'ai vidé le lave-vaisselle qui avait fonctionné pendant la nuit. J'ai commencé à ranger les couverts : fourchettes, cuillères à soupe et à café, puis les couteaux pointus et j'ai refermé le tiroir.

    Et là : la lumière s'est éteinte.

    J'ai rouvert le tiroir, sorti le couteau qui avait dû s'infiltrer sous la plaque à induction.

    Le compteur avait disjoncté, et j'ai dû le réenclencher.

    Tout s'est rallumé, sauf la plaque... Impeccable, pas d'odeur de cramé, mais aucune réaction.

    J"ai appelé le vendeur-réparateur d'électro-ménager qui m'avait vendu et installé la plaque, en 2012.

    Il est passé dans la soirée, a coupé l'arrivée électrique et a tout démonté : aucun fil n'était touché. Il n'y avait aucune trace de couteau, mais il a fini par trouver que la carte mère avait cramé. Il en a commandé une autre et est venu effectuer la réparation mardi matin. 

    Hélas pour moi, la plaque est restée de marbre. Il a démonté la carte de démarrage et s'est aperçu qu'elle était grillée. Il en a commandé une autre. L'opération va me coûter 320 €, presque autant qu'une plaque neuve...

    Il n'a pas dû encore recevoir la pièce manquante car je n'ai pas eu de nouvelle...

     

    Maudit couteau, mal intentionné ou mal positionné !

    J'ai changé le contenu des tiroirs, et rangé les couteaux dans le tiroir sous le four.

     

    Cette histoire est banale mais peut permettre à d'autres détenteurs de plaques à induction (très sensibles) de la préserver, en évitant toute possibilité de contact avec un objet métallique...

    Gif emprunté sur le net


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  • Durgalola, à la tête des Croqueurs de mots a proposé ce Défi 218 : "Auprès de mon arbre"

    Imaginez, pour le défi de ce lundi, que vous êtes un arbre (chêne, bananier, charme, ce que vous préférez) et racontez votre histoire en une trentaine de lignes.

    Au début de votre texte, vous insérerez une citation ou un proverbe relatif à un arbre.

     

    "Il faut des centaines d'années pour faire un chêne et quelques minutes pour l'abattre" - citation de Cyril Guedj

     

    J'étais un beau chêne planté il y a 34 ans. Je bourgeonnais de partout et j'abritais des petits habitants : sitelles torchepot qui se promenaient le long de mon tronc, tête en bas...

    de gentils écureuils parfois...

    Je servais de perchoir à des tourterelles, des mésanges charbonnières, des bergeronnettes grises.

    Une fois, j'ai même eu la visite d'une huppe fasciée...

    Je dominais le paysage : 2 routes à mes pieds, et au loin : le Bassin d'Arcachon...

    Au printemps, des tulipes sauvages poussaient à mes pieds.

    Quelques branches trop vigoureuses ont été tranchées, et des capricornes se sont installés.

    Mais je continuais à abriter de gentils habitants, ce qui compensait...

     

    Les chats de la dame aimaient grimper sur mes branches...

    Et puis, début 2018, un jardinier professionnel a suggéré à la propriétaire du jardin de faire couper les branches attaquées par les capricornes, qui risquaient de tomber et lui a envoyé un collègue élagueur.

    Ils sont arrivés à 2. L'un avait un harnais et a grimpé tout en  haut. Il a coupé pas mal de branches, mais pas celles abîmées ! La dame lui a demandé de le faire, et finalement je me suis retrouvé très élagué.

    C'était en février...

    J'ai eu une poussée de branches dans les mois qui ont suivi. Il a fait très chaud, pas beaucoup plu, des fourmis m'ont attaqué. Les brindilles ont séché.

    Un jour une camionnette blanche s'est arrêtée et le conducteur a proposé à la dame de m'abattre en disant que j'étais mort.

    Elle a refusé mais depuis elle est inquiète sur ma santé.

    Le jardinier professionnel est revenu pour tailler la haie et elle lui a demandé s'il croyait que j'étais mort. "Il faut attendre, il va peut-être repartir..." a-t'il dit.

    Mars 2019 : les chênes qui m'entourent bourgeonnent, et moi je suis toujours sec.

    Suis-je mort ou, dans un dernier sursaut, vais-je repartir à l'assaut du monde ?

     


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