• Khanel propose pour le mois de novembre de s'exprimer sur les péchés capitaux.

    J'ai choisi de parler de la colère.

     

    Il y a dix ans, fin juillet, P. est passé un mercredi soir et m'a dit que c'était fini entre nous.

    Nous nous étions aimés pendant 4 ans, avec des hauts et des bas. J'étais très amoureuse, surtout au début. Lui, l'était moins.

    Nous ne vivions pas ensemble. Il habitait dans son logement de fonction avec sa fille et moi, dans ma maison avec mes deux fils.

    Nous nous retrouvions le week-end, pendant les vacances et plusieurs soirs par semaine.

    Nous avions une passion commune pour le tennis de table, que nous pratiquions tous les deux en compétition, et une autre pour le Bassin d'Arcachon.

     

    Ses deux fils étaient gardés par son ex-femme. Les 5 enfants (23 et 20 ans pour moi), (21,18 et 15 pour lui) n'avaient pas d'atomes crochus et cherchaient à nous séparer.

    Il est donc passé un mercredi soir, m'a embrassée sur le front et dit que c'était fini entre nous.

     

    J'ai pensé au début que c'était peut-être mieux comme cela.

    15 jours plus tard mon frère et ma soeur l'ont croisé avec une femme dans sa voiture, qu'ils ont revue dans le jardin de sa mère.

    Il m'avait déjà remplacée et avait emmenée sa nouvelle copine chez sa mère  alors qu'il lui avait fallu 6 mois pour annoncer à celle-ci que nous sortions ensemble.

    J'en ai conclu qu'il la connaissait depuis de longs mois et avait prévu mon remplacement depuis longtemps. Je l'ai appelé pour lui demander des explications et il m'a dit que sa vie ne me regardait plus...

    Le temps a passé mais je n'ai jamais compris comment il avait pu me remplacer aussi vite.

     

    10 ans se sont écoulés. Je ne l'ai jamais revu, ni remplacé. J'ai arrêté le tennis de table mais j'ai continué à venir sur le Bassin d'Arcachon et m'y suis même installée.

     

    En septembre, je suis allée au Forum des associations de la ville où je vis et j'ai discuté avec des dirigeants du Club de Ping Pong, que j'avais déjà croisés.

    Je me suis inscrite en "Loisirs" et depuis je m'entraîne 2 fois par semaine, avec des hommes de 50 à 85 ans, tous mordus. Ces 4h de sport me sont devenues indispensables : je transpire beaucoup dans une ambiance détendue et amicale.

     

    Jeudi dernier j'étais en train de jouer lorsque P. est entré dans la salle, surpris de me voir là.

    C'était un risque que je courais, car je savais qu'il vient parfois jouer dans son ancien club pendant les vacances scolaires. Je m'étais dit que s'il venait, je partirais.

    Il a dit bonjour à tout le monde et je l'ai salué aussi. Nous avons même échangé quelques balles, en double.

    Il a vieilli (moi aussi).

    Je ne l'ai pas giflé comme je me l'étais promis.  J'aurais eu du mal car il mesure 25 cm de plus que moi.

    Je n'ai pas fait comme si je ne le connaissais pas, je suis restée naturelle.

    Ma colère avait disparu...

    P. avait l'Humanité et l'Humour mais pas l'Humilité, selon mes critères des "Trois Hum".


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  • Vendredi 28 juillet, j'ai regardé sur France 3 un documentaire de Grégory Draï, intitulé : "L'âge d'or des variétés".

    L'émission durait 3 heures et je n'ai regardé que la première moitié.

    Ce documentaire nous proposait de revivre les coulisses des émissions de Maritie et Gilbert Carpentier qui ont régné sur les variétés à la télévision Française pendant 20 ans, tous les samedis soirs.

    C'était amusant de revoir les anciennes émissions en écoutant les anecdotes racontées aujourd'hui par les artistes.

    Guy Bedos, cheveux blancs, a beaucoup ri en se revoyant interpréter son sketch "La drague" avec Joe Dassin, lui jouant le rôle de Sophie Daumier et Joe Dassin jouant le sien.

    J'ai revu avec plaisir Annie Cordy dansant avec Cloclo, Nana Mouskouri et Claude Véga, son imitateur, chantant ensemble. 

    Sheila, Petula Clark, Sylvie Vartan, Mireille Mathieu, Chantal Goya, Charles Aznavour, Serge Lama étaient invités et commentaient des émissions des années 1970, évoquaient les chanteurs aujourd'hui disparus...

    Des souvenirs remontaient à la surface, comme des bulles de champagne : des soirées en famille, avec mes parents, mon frère et ma soeur, à attendre avec impatience le passage de nos chanteurs préférés, ma soeur imitant Annie Cordy, ma mère toujours debout au coin de la porte, ne voulant jamais s'asseoir...

    Ma mère aurait eu 84 ans aujourd'hui... Elle avait une belle voix et chantait beaucoup dans sa cuisine...

     


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  • En décembre 2004, Pascal Brun, 34 ans, boucher à Bègles, dans la banlieue de Bordeaux, a gagné 26 millions d'euros à l'Euromillions.

    Il a vendu son petit commerce, pris une suite dans un des hôtels les plus luxueux de Bordeaux, acheté une maison au Pyla sur le Bassin d'Arcachon et un château à rénover près de Bordeaux, des belles voitures. Il a séjourné plusieurs fois en Martinique, séjourné dans des palaces en Europe et investi le reste de sa fortune.

    Il avait une rente quotidienne de 3 000 €, et recevait des sollicitations incessantes, pour des aides, des prêts, des rencontres.

    Il était seul et non préparé à cette subite fortune. Il aurait voulu continuer sa vie d'avant, jouer à la pétanque avec ses copains et sa famille.

    Il a dû être escroqué, exploité, abusé.

    Il a eu 5 condamnations pour conduite en état d'ébriété. En 2009, il a tenté de corrompre les policiers qui l'avaient arrêté et a écopé de 3 mois de prison ferme.

    Depuis 2004, nous avons entendu plusieurs fois parler de lui, "le boucher de Bègles" comme il était surnommé par les médias, pour ses frasques ou les escroqueries dont il avait été victime, jamais pour le bien qu'il aurait dispensé.

    Il vient de décéder, le 11 juillet d'un cancer du poumon, à l'âge de 47 ans.


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  • Hier, nous sommes allés nous promener à Arcachon avec mon frère, sur les belles plages du Bassin dont nous ne nous lassons pas.

    Hors saison, il est facile de se garer dans un parking sous les pins, à une centaine de mètres de la plage Pereire.

    Ce parking est sur une petite colline et en descendant vers la plage, la vue est superbe, sur le Bassin et la presqu'île du Cap-Ferret en face.

    Le phare et la jetée de Belisaire se distinguent au loin :

     

    A la pêche aux coques, à Arcachon...
    A la pêche aux coques, à Arcachon...
    A la pêche aux coques, à Arcachon...

    C'était marée basse : les bancs de sable étaient découverts, et nombreux étaient les pêcheurs à pied : ramassant couteaux, coques ou palourdes.

    Il y avait plusieurs classes découverte...

    A la pêche aux coques, à Arcachon...
    A la pêche aux coques, à Arcachon...
    A la pêche aux coques, à Arcachon...
    A la pêche aux coques, à Arcachon...

    Cette plage de sable fin est très agréable car bordée de pelouses avec des bancs, de l'ombre, des douches et des sanitaires : l'idéal pour les familles et ces classes vertes qui peuvent pique-niquer à l'ombre.

    Une piste cyclable et une promenade bien entretenues permettent de circuler le long de la plage.

    Nous avons ramassé des coques. Ces petits coquillages se trouvent sous les pieds, très facilement. On sent une petite masse et il suffit de se baisser pour les ramasser.

    Il y a souvent des "nids". Lorsque l'on trouve une coque, il y en a souvent plusieurs à côté, enfouies dans le sable.

    Les coques se préparent en salade ou en accompagnement de riz ou de pâtes.

    Le seul souci c'est qu'il faut les laver dans plusieurs bains pour les faire dégorger et recracher sable et petits crabes dont elles se nourrissent...

    A la pêche aux coques, à Arcachon...

    Après le déjeuner, l'eau était remontée et les bancs de sable se sont recouverts peu à peu.

    L'eau était un peu fraîche mais le bain délicieux...


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  • Attention aux blessures par avocat !

    J'ai lu cette information qui m'a étonnée sur le net, sur le site de 20minutes.

    La recrudescence des "blessures par avocat" inquiète l'association des chirurgiens esthétiques du Royaume-Uni.

    L'avocat se mange à toutes les sauces, et nécessite parfois un passage aux urgences pour coupure aux mains. Ces accidents domestiques arrivent lors de l'extraction du noyau souvent récalcitrant ou de l'enlèvement de la peau. Les consommateurs oublient parfois que le fruit peut ne pas être mûr : le couteau ripe et s'enfonce dans leur main...

    Un chirurgien plastique londonien confie qu’il reçoit jusqu’à quatre « blessures par avocat » par semaine.

    Les plaies occasionnées nécessitent « des interventions chirurgicales parfois lourdes » qui pourraient être « évitées grâce à la prévention », insistent les experts. 

    L’association appelle les distributeurs à apposer des étiquettes sur les avocats afin d’aider les Britanniques imprudents à consommer « en toute sécurité » leur fruit préféré.

     

    L’actrice Meryl Streep a dû, en 2012, subir plusieurs opérations de chirurgie après s’être blessée en épluchant un avocat.

     

    En cherchant à en savoir plus sur ces "avocat hand", j'ai appris sur le site "Améliore ta santé" que les vertus de l'avocat résident essentiellement dans son noyau. Au lieu de le jeter (ou d'essayer de le planter comme je le fais parfois) il faudrait  ôter la fine peau marron qui le recouvre, le râper et, de façon optionnelle, le faire griller à petit feu, pour le préparer en infusion ou l'utiliser en salade.

    Cette façon de procéder me parait bien plus dangereuse, pour les doigts que l'extraction du noyau...

    Autre information découverte sur ce site : les noyaux d’avocat moulus et mélangés à du fromage et à de la farine s’emploient comme poison pour les rats !


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