• J'avais beaucoup entendu parler de ce livre avant de l'acheter et je n'ai pas été déçue.

    Informations pratiques : premier roman de Paula Hawkins paru en 2015. 453 pages

     

    La 4ème de couverture :

    Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l'après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d'un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par coeur, elle a même donné un nom à ses occupants qu'elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu'elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l'être par le passé avec son mari, avant qu'il ne la trompe, avant qu'il ne la quitte. Rien d'exceptionnel, non, juste un couple qui s'aime. Jusqu'à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d'en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c'est avec stupeur qu'elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu.

    Avec ce thriller psychologique exceptionnel, Paula Hawkins fait figure de révélation de l'année. Il vous suffit d'ouvrir ce livre et de vous laisser entraîner dans le piège paranoïaque et jubilatoire qu'elle vous tend et vous comprendrez combien cette publication fait figure d'événement.

     

    Mon ressenti :

    Trois narratrices se succèdent : Rachel, Anna et Megan.

    Rachel, la narratrice principale, n'a toujours pas accepté sa rupture avec Tom, son ex-mari qu'elle idéalise et ne comprend pas pourquoi Anna, sa nouvelle femme, a voulu s'installer dans leur maison et leurs meubles.

    En effectuant ses trajets quotidiens en train pour aller à Londres, Rachel passe devant son ancienne maison. A quelques bâtiments de là elle observe un couple parfait, qu'elle a baptisés Jess et Jason.

    Elle aperçoit un jour Jess enlacée avec un autre homme, puis apprend que Jess (Megan en réalité) a disparu. Elle veut alors en savoir plus, aider Jason, le mari, qui va être soupçonné.

    Mais Rachel boit et téléphone sans cesse à son ex-mari, au grand désespoir d'Anna. Elle n'est pas crédible et parfois amnésique.

    Au fil des chapitres nous en découvrons un peu plus sur les trois femmes, et leurs hommes, leurs secrets.

    Aucun des personnages n'est parfait, ni vraiment attachant, mais ils sont tous terriblement humains.

    L'histoire est bien construite, le suspense soutenu.


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  • En juillet 2014 j'ai participé au Défi des "Croqueurs de mots" sur le thème "Bibliothèque, bibliothécaire..."

     

    Quand j’étais enfant je rêvais d’être bibliothécaire…

    Je lisais tous les livres, tous les documents imprimés qui tombaient à ma portée : livres de la collection rose ou  verte : Oui-oui, le Club des 5, la comtesse de Ségur, « Nous deux » et romans photos achetés par ma grand-mère, livres de poches trouvés au grenier, Reader digest reçus chaque mois par ma mère, Lucky Luke et Astérix offerts par ma grand-tante épicière, Pim Pam Poum ou Mickey, Modes et travaux achetés par ma mère, Elle ou Marie-Claire de ma tante . Plus je grandissais et plus ma boulimie de lecture progressait, sans que je trouve de quoi me mettre sous les yeux, de quoi m’évader.

    La télévision n’en était qu’à ses débuts et nous offrait des programmes limités, une seule chaîne, du noir et blanc… Ordinateurs et tablettes n’existaient pas, pas plus qu’internet.

    Peut-être est-ce pour cela que j’ai commencé très tôt à écrire, vers 7-8 ans, pour me raconter des histoires, m’inventer d’autres vies…

    Nous avons déménagé, je suis entrée en 6ème. J’ai eu accès à des bibliothèques plus fournies, au bibliobus qui passait une fois par semaine, aux Tout l’Univers  reçus par l’école où travaillait mon père, à l’importante collection de BD d’un voisin,  mais ce n’était pas assez.

     

    Je rêvais toujours d’être bibliothécaire, pour dévorer tout le contenu des étagères…

    Je suis allée à la fac. La bibliothèque universitaire était immense, mais les livres (droit, économie, gestion) moins de mon goût. J’ai dévoré tous les romans de Steinbeck, Troyat, Zola, Boris Vian, Graham Greene… Et bien sûr, je continuais à écrire…

     

    Mes rêves ont un peu dérivé : je rêvais de tenir une librairie, où je me repaîtrais de tous les romans, pour pouvoir les recommander aux clients…

    J’ai commencé à travailler, à gagner de l’argent et pouvoir acheter des livres, des étagères en bois…

    Je ne suis ni bibliothécaire, ni libraire, mais je continue à rêver et découvrir grâce aux livres, grâce aussi à internet et la blogosphère. Au bureau j’échange des bouquins et mes ressentis avec les copines.  Sur une étagère j’ai toujours 5 ou 6 livres à prêter…

     

    Je suis devenue bibliothécaire sur la blogosphère en faisant circuler un livre voyageur…Ce qui est bien peu pour ceux qui ont la fringale…

    Si vous êtes intéressé pour recevoir le livre voyageur, "Jamais deux sans toi" de Jojo Moyes, laissez-moi un commentaire...

     

    Je fréquente désormais, outre la médiathèque voisine, bien réelle, le site Babelio qui permet de partager critiques et citations et échanger autour des livres (vous pouvez cliquer sur l'icône dans la colonne de droite)...

     

     

    bibliotheque13


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  • J'ai reçu ce livre gratuitement pour l'achat de deux autres livres de poche, dans mon espace culturel préféré.

    Informations pratiques : 251 pages, édité en mars 2012

     

    L'auteur : Tatiana de Rosnay, 56 ans est Franco-Anglaise et vit à Paris. Elle est l'auteur de 11 romans dont : "Elle s'appelait Sarah", "Boomerang", "Le voisin".

     

    La 4ème de couverture :

    Paris sous le Second Empire. Les ambitieux travaux d'Haussmann détruisent des quartiers entiers, générant des milliers d'expropriations douloureuses. Loin du tumulte, Rose Bazelet mène une vie paisible, au rythme de sa lecture du Petit Journal et de ses promenades au Luxembourg. Jusqu'au jour où elle reçoit la fatidique lettre du préfet : sa maison, située sur le tracé du boulevard Saint-Germain, doit être démolie. Liée par une promesse faite à son mari, elle ne peut se résoudre à partir. Contre le baron, contre l'empereur, Rose va se battre pour sauver la demeure familiale qui renferme un secret jalousement gardé…

     

    Portrait d’une âme pure, récit documenté d’une implacable mutation, ce livre marie la sobriété de l’écriture aux élans du romantisme classique. Pierre Vavasseur, Le Parisien.

     

    Les lettres tendres, au charme délicat que Rose adresse à son défunt mari recréent le vieux Paris et nous serrent le cœur. Marie Claire.

     

    Mon ressenti :                                                                  

    Rose est une femme de 60 ans, veuve, vivant à Paris, rue Childebert, au 19ème siècle. Les travaux engagés par le Préfet Haussmann pour moderniser Paris vont faire disparaître sa rue. Elle est expropriée mais ne veut pas quitter sa maison.

    Rose écrit à son mari pour lui raconter son combat, ses amitiés et ses derniers jours, cachée dans la maison qui va être démolie.

    L'écriture est agréable et j'ai apprécié de découvrir le vieux Paris.

    J'ai apprécié ce roman mais n'ai pas été aussi émue qu'en lisant : "Elle s'appelait Sarah".    


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  • J'ai emprunté ce livre à la médiathèque, un peu au hasard et je l'ai trouvé époustouflant, à la fois terriblement inquiétant et rassurant.

     

    Informations pratiques :  roman de Laura Kasischke, paru en 2010. 332 pages

    La 4ème de couverture :

    Jiselle, la trentaine et toujours célibataire, croit vivre un véritable conte de fées lorsque Mark Dorn, un superbe pilote, veuf et père de trois enfants, la demande en mariage. Sa proposition paraît tellement inespérée qu’elle accepte aussitôt, abandonnant sa vie d’hôtesse de l’air pour celle, plus paisible croit-elle, de femme au foyer. C’est compter sans les absences répétées de Mark, les perpétuelles récriminations des enfants et la mystérieuse épidémie qui frappe les États-Unis, leur donnant des allures de pays en guerre. L’existence de Jiselle prend alors un tour dramatique…

    Ce qui est rare chez Laura Kasischke, c’est ce curieux mélange de maîtrise et d’émotion, d’étrangeté et de simplicité, d’atrocité et de poésie. Douée d’un talent de narration peu commun, Laura Kasischke est une écrivaine capable de déchaîner la terreur et d’en faire surgir la beauté. Olivia de Lamberterie, Elle.

     

    Mon ressenti :

    Jiselle est une superbe jeune femme qui réalise son rêve en épousant un prince charmant : Mark, pilote de ligne.

    Pour lui elle abandonne tout, notamment son travail et son appartement, s'installe dans une maison en rondins de bois, au bord d'un ravin, avec les 3 enfants de Mark dont l'épouse est décédée.

    Le rêve tourne très vite au cauchemar : Mark est souvent absent et ses deux filles : Camilla et Sara sont odieuses avec elle. Sa mère reproche d'avoir épousé Mark si vite et tout laissé pour lui. Il n'y a que Sam, le plus jeune des enfants de Mark qui l'accepte.

    Une épidémie de grippe frappe les Etats-Unis, les coupant peu à peu du reste du monde et les transformant en parias.

    Mark est coincé en Allemagne, et Jiselle doit faire face aux coupures d'électricité, problèmes d'approvisionnement, disparition de proches, relation avec ses belles-filles, proximité de bandes armées.

    Au fur et à mesure où la situation se détériore, Jiselle prend de l'ampleur.

    C'est une belle personne, pleine de ressources, qui va grandir et faire grandir ceux qui l'entourent. Généreuse, elle offre son amour et sa protection aux enfants de Mark, à ses voisins, à sa mère.

    J'ai apprécié la débrouillardise des uns et des autres pour survivre, leur capacité d'adaptation à des conditions de vie dramatiques, leur entraide.

    Ils jouent, écoutent de la musique, lisent...

    Jiselle est l'hôtesse de l'air qui rassure et accompagne tout son petit monde à bord de leur avion en perdition. Elle garde jusqu'au bout ses peurs pour elle, afin de les préserver, dans ce monde qu'elle dit parfait.

     

    Quelques extraits :

    - "Elle commençait à mesurer la difficulté d’être une belle-mère, ou une mère. On passait son temps à tenter de convaincre des enfants de choses dont on n’était pas sûr soi même."

    - "Bien sûr sa mère n’était pas la première personne à lui laisser entendre que ce séduisant pilote qui la pressait avec des fleurs, des bijoux, des promenades le long de la Seine et des demandes en mariage, était peut-être simplement en quête de quelqu’un pour s’occuper de ses trois enfants"

    - "Jiselle choisit de ne rien dire, de sorte à prolonger le mystère de cet oiseau, la durée de cette nuit et la fin d'un monde parfait".


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  • J'avais beaucoup apprécié le premier roman paru en France de Liane Moriarty : "Le secret du mari", aussi j'ai emprunté à la médiathèque ce second roman dès qu'il a été disponible. Et j'ai adoré...

    Informations pratiques : paru en France en août 2016. 473 pages

     

    L'auteur : Née en 1966, la romancière australienne Liane Moriarty est l'auteur de six best-sellers dont "Le Secret du mari", phénoménal succès aux Etats-Unis et en France, et traduit dans 55 pays. "Petits secrets, grands mensonges" est son deuxième roman traduit en français. 

     

    La 4ème de couverture :

    Meurtre ou tragique accident ? À la fête de l'école, quelqu'un a trouvé la mort. Mais qui est vraiment responsable du drame ? Trois femmes à la croisée des chemins, des ex-maris et leurs nouvelles épouses, des familles recomposées (ou décomposées), qui cachent tous ces redoutables petits mensonges que l'on se raconte à soi-même pour continuer de vivre. Après Le Secret du mari, best-seller international, Liane Moriarty nous plonge une fois encore dans l'univers clos de ces quartiers résidentiels qui dissimulent derrière leurs jolies façades d'inavouables secrets. Avec elle, le sourire n'est jamais loin des larmes.

     

    Mon ressenti :

    L'histoire commence avec la bagarre entre parents déguisés en Elvis Presley et Audrey Hepburn, lors de la soirée Quiz déguisée à l'école Pirriwee Public. Un drame s'est produit: il y a eu mort et blessés...

    Liane Moriarty nous présente les principaux protagonistes 6 mois plus tôt lors de la journée de préparation de la rentrée scolaire.

    Au fil des pages, nous allons découvrir les héroïnes et leurs secrets. Des amitiés et des inimitiés vont se tisser. Des rumeurs vont courir et des pétitions vont être lancées. 

    Le "gang des serre-têtes" (représentantes des parents d'élèves) essaie de faire régner l'ordre dans cette école, à sa façon, fondamentaliste. Leurs enfants sont des surdoués.

    Je me suis attachée dès le début aux personnages, surtout aux femmes.

    Il y a Madeline, une "flamboyante", qui accompagne Chloé, sa petite dernière, et connait déjà parfaitement l'école. Elle est mère d'une adolescente Abigail qu'elle a eue avec Nathan, son premier mari, et de Fred et Chloé qu'elle a eus avec Ed, son second mari.

    Céleste est une belle jeune femme, élégante, riche, généreuse et malheureuse. Elle est mariée à Perry, homme d'affaires  et mère de deux jumeaux.

    Jane, jeune maman, cache un lourd secret et se sent moche. C'est sa première rentrée à l'école.

    Bonnie, la nouvelle femme de Nathan, est l'inverse de Madeline : réservée, écolo...

    J'ai beaucoup ri, me suis reconnue dans les travers de certaines de ces femmes, mères d'élèves.

    De nombreux thèmes sont abordés : violence conjugale, adultère, rumeurs, familles recomposées, harcèlement, danger des soirées trop arrosées...

     

    Extrait :

    "Perry portait un magnifique costume-cravate de facture italienne, taillé sur mesure, probablement plus cher que la garde-robe complète de son mari -armoire comprise- songea Madeline".


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