• J'ai regardé il y a peu ce film : "Patients" de Grand corps Malade et Mehdi Idir, nominé 4 fois aux César, sorti en mars 2017, avec Pablo Pauly, Soufiane Guerrab, Moussa Mansaly... Durée : 1h52

     

    Résumé : 

    Se laver, s'habiller, marcher, jouer au basket, voici ce que Ben ne peut plus faire à son arrivée dans un centre de rééducation suite à un grave accident. Ses nouveaux amis sont tétras, paras, traumas crâniens.... Bref, toute la crème du handicap. Ensemble ils vont apprendre la patience. Ils vont résister, se vanner, s'engueuler, se séduire mais surtout trouver l'énergie pour réapprendre à vivre. Patients est l'histoire d'une renaissance, d'un voyage chaotique fait de victoires et de défaites, de larmes et d’éclats de rire, mais surtout de rencontres : on ne guérit pas seul.

     

     

    Mon ressenti :

    Ce film où Grand Corps Malade, raconte une partie de sa vie est une vraie réussite.

    En 1997, à 20 ans Fabien Marsaud, sportif et passionné de basket, plonge dans une piscine au niveau d'eau trop bas, se voit diagnostiquer une paralysie à vie et est envoyé dans un centre de réadaptation. C'est un grand sportif et il va réapprendre à marcher.

    En 2006, il écrit du slam, puis un livre en 2012 pour raconter cela et enfin a tourné ce film.

     

    Ben arrive au centre et découvre d'autres jeunes handicapés comme lui, et le personnel soignant à l'écoute et attentif.

    A force de volonté et de ténacité il retrouve peu à peu sa motricité et continue à suivre à distance son ancienne équipe de basket.

    C'est touchant et porteur d'espoir.

    Une belle invite à se battre.

     

     

    Cela m'a rappelé la série "Les bracelets rouges" qui vient de passer à la télévision sur un thème voisin avec des jeunes gravement malades qui se lient d'amitié dans un hôpital.

     

    Note : 9,5/10


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  • J'ai reçu ce livre dans le cadre d'une opération "Masse critique privilégiée", organisée par Babelio.

    Merci à Babelio et aux éditions Paulsen qui m'ont permis de découvrir ce roman.

     

    Informations pratiques : roman de François Suchel, pilote de ligne à Air France, photographe, aventurier et romancier ("Sous les ailes de l'hippocampe", "6 minutes 23 séparent l'enfer du paradis"), paru aux éditions Pulsen en février 2018. 187 pages

     

    La 4ème de couverture : 

    Une douce journée d'automne. Un petit avion de tourisme avec six personnes à bord : le pilote, sa nouvelle compagne, une hôtesse de l'air en plein divorce et ses parents, le co-pilote et son neveu. Un pique-nique sur les plages corses, puis le vol retour vers Cannes quand soudain, dans le golfe de Porto, le cauchemar : une panne moteur. En dessous, la mer est démontée.

    Fort de son expérience de pilote, François Suchel raconte avec réalisme ce fait divers survenu en octobre 2009. Dans un style fluide où pointe l'urgence de la situation, il livre le regard successif des protagonistes de l'accident : naufragés, contrôleurs aériens, pilotes de la sécurité civile, sauveteurs-plongeurs, journalistes, et décrit la lutte pour survivre en mer alors que tout espoir, à terre, semble perdu. Prononcé au seuil du désespoir, le serment de Piana sera-t-il tenu ?

     

     

    Mon ressenti :

    Ce roman reprend un fait divers survenu en octobre 2009, avec un réalisme, une intensité qui m'ont fait vibrer et empêchée de le lâcher tant que je n'ai pas connu le dénouement.

    Par une belle journée d'automne, 6 personnes embarquent dans un petit avion de tourisme, à l'aéroclub d'Antibes pour aller passer la journée en Corse : Jehan et Constant, les deux pilotes accompagnés de Gregory, le neveu du premier, d'Aurore (sa nouvelle compagne) et ses parents, Lucien et Arlette, pour le second.

    A terre les secours veillent et s'activent à chaque appel de détresse.

     

    C'est un roman choral qui nous permet de nous imprégner du point de vue et des pensées de chaque protagoniste, de sa façon d'aborder le cauchemar et de survivre ou d'organiser les secours..

    C'est un bel hommage à tous les sauveteurs.

    J'ai nagé avec Johan, suis descendue au bout du filin avec les sauveteurs plongeurs, ai organisé les secours avec les contrôleurs aériens.

    J'ai eu peur et froid, et j'ai pleuré.

     

     

    Un extrait :

    - L'automne est vraiment la plus belle des saisons sur la Côte d'Azur. Alors qu'ailleurs les premières brumes matinales annoncent déjà l'hiver, on rejoue ici la partition estivale avec des senteurs plus fines, des températures plus douces, des lumières plus pures.


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  •  

    J'ai bien aimé "Jamais deux sans toi", lu en février, et vous propose de le découvrir à votre tour si vous en avez envie. 

    Il suffit de vous inscrire sous cet article.

     

     

    La première à le lire a été Cathycat. Elle a été suivie de Catiechris, Khanel, Paraty, Mansfield, Duragalola, Erika, Fanfan, Pierrette et Manou.

     

    Le livre est parti chez Céline qui n'a pas de blog.

    Il a parcouru déjà 8 700 kms !

     

    Les seules obligations sont : lire le livre (ou sinon l'envoyer rapidement au suivant), donner son ressenti sur les pages de garde, le transmettre au suivant sur la liste et me tenir informée de sa réception puis de son envoi...

     

     

    La 4ème de couverture :

    "Jess se répéta son nom jusqu'à ce qu'il ne veuille plus rien dire. Quand il souriait, Jess ne pouvait s'empêcher d'en faire autant. Quand une ombre passait sur son visage, quelque chose en elle se brisait."

     

    Depuis que son mari a disparu de la circulation, Jess se bat pour élever seule ses deux enfants. Alors qu'elle ne s'y attendait plus, la chance lui sourit enfin. La chance, ou plutôt le millionnaire dont Jess entretient la résidence. Accusé de délit d'initié, Ed risque la prison. Soucieux de s'acheter une conduite et d'oublier ses ennuis, il se propose de venir en aide à la jeune femme. Que va donner l'addition de leurs petits et grands désastres individuels ?

    Une histoire d'amour aussi bouleversante qu'inattendue mettant en scène la rencontre improbable entre deux êtres en perdition.

     

     

    Des critiques :

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  • Je fréquente depuis plusieurs années le blog de Mansfield et apprécie beaucoup ses écrits.

    C'est donc avec un grand plaisir que j'ai lu son premier roman, autoédité.

     

     

     

    Informations pratiques : premier roman d'Evelyne Larcher, paru aux éditions Librinova en 2017. 261 pages

     

     

    La 4ème de couverture :

    Fuyant un chagrin d’amour, Autumn se réfugie en Bretagne, loin de ses souvenirs et de son quotidien. La propriétaire de l’hôtel où elle séjourne, intriguée par cette jeune femme solitaire, décide de la prendre sous son aile. Elle lui présente Hervé, un habitué des lieux, qui trouble Autumn et, rapidement, la séduit.

    Peu à peu, la jeune femme comprend qu’un lourd secret lie son prétendant et la gérante de la pension et les fige dans le passé. Ces trois personnages blessés par la vie devront s’unir pour briser les non-dits et, enfin, se reconstruire.

    Ponctué de citations de Van Gogh, ce roman évoque la quête de soi à travers l’autre, la recherche de l’épanouissement, qui n’est possible que lorsque nous sommes soutenus et aimés. Car, comme le dit le célèbre peintre : « Etre amis, être frères, aimer, cela ouvre la prison par puissance souveraine, par charme très puissant ».

     

    Mon ressenti :

    Autumn, Parisienne à la chevelure flamboyante prend ses vacances en Bretagne, en octobre, décidée à oublier Clovis, son ex.

     

    Elle s'installe dans un petit hôtel tenu par Jeannie Dubreuil et son mari.

    Jeannie régente et surveille tout dans l'hôtel.

    Autumn découvre peu à peu le personnel : Marie la serveuse, Romain l'apprenti sommelier, et les habitués : Hervé, solitaire comme elle, Camille, une jeune voisine...

    Elle réalise de grandes balades à Saint-Malo, le cap Fréhel, Dinard, seule ou en compagnie d'autres jeunes femmes rencontrées.

     

    L'histoire est bien construite. Nous découvrons petit à petit les secrets des uns et des autres, leurs amours et leurs liens passés.

     

    J'ai eu l'impression de déchirer peu à peu la toile d'un tableau, celle des "Nids de Van Gogh", austère qui ne lui correspond pas (à mon avis) et de découvrir l'hôtel, la lande embrumée et les villes environnantes, et des oisillons engagés et frivoles à la fois, beaucoup plus jaunes, orangés et verts, qui passent d'un nid à l'autre.

     

     

    L'écriture est fluide et poétique, ponctuée de citations de Vincent Van Gogh, extraites des lettres envoyées à son frère Théo.

     

     

    J'ai aimé retrouver ces paysages bretons que je connais, décrits par petites touches, à la manière impressionniste.

     

    Les personnages sont pour la plupart un peu cabossés par la vie. Ils restent un peu pâlots comme le crachin breton, en automne. Certains comme Jeannie, la gérante au tailleur bleu ciel, auraient mérité d'être plus fouillés.

     

     

    Ce premier roman mériterait une diffusion plus large. Avis aux éditeurs !

     

    Ce roman est disponible sur Amazon.fr, Cultura.com, PriceMinister,FNAC.com...


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  • J'ai reçu ce livre dans le cadre d'une opération "Masse critique privilégiée", organisée par Babelio.

    Merci à Babelio et aux éditions Belfond qui m'ont permis de découvrir ce roman.

     

    Informations pratiques : premier roman de John Freeman Gill, paru aux éditions Belfond en février 2018. 439 pages

     

    La 4ème de couverture :

    Portée par une écriture tendre et puissante, une foisonnante fresque du Manhattan des années 1970, doublée du portrait poignant et drôle d'un père et de son fils. Un premier roman diablement intelligent qui interroge notre rapport au passé face à l'attrait parfois ravageur de la modernité.

    Depuis la séparation de ses parents, Griffin Watts, treize ans, tourne en rond. Sa sœur n'a plus une minute pour lui, trop occupée à faire sa révolution sexuelle; son artiste de mère tient table ouverte à tous les hippies du quartier. Quant à son père, Nick, antiquaire exalté, collectionneur frénétique, il vit désormais dans son atelier.

    Désireux de maintenir un semblant d'équilibre familial, Griffin va suivre la dernière lubie paternelle : récupérer statues, bas-reliefs, moulures et autres gargouilles sur les vieux immeubles new-yorkais voués à la destruction.

    Mais ces gentilles escapades père-fils vont bientôt prendre un tour dangereux. Alors que la passion de Nick se fait chaque jour plus dévorante, Griffin se retrouve embarqué dans ce qui pourrait bien être le vol du siècle...

     

    Mon ressenti :

    Le narrateur est un adolescent de 13 ans, Griffin, écartelé entre ses deux parents excentriques qui viennent de divorcer : sa mère, qui héberge des hippies, et crée des tableaux avec des coquilles d'oeufs et Nick, son père, chasseur de gargouilles, statues, bas-reliefs, plaques de fonte dans de vieux bâtiments New-Yorkais.

    Pour se rapprocher de son père, Griffin va accepter de l'aider dans ses virées nocturnes pour aller extirper des petits bouts du vieux New-York, au péril de sa vie.

     

    Ne connaissant New-York qu'à travers mes lectures et les films et séries regardées, et n'ayant pas de formation en architecture, j'ai découvert un New-York que je n'aurais pas imaginé, et qui n'existe plus aujourd'hui.

     

    J'ai apprécié l'écriture et l'originalité du thème, mais je me suis sentie parfois perdue entre tous les bâtiments et les détails architecturaux évoqués.

    Je ne me suis attachée à aucun personnage : les parents m'ont paru assez indignes et égoïstes, peu préoccupés par leur progéniture. 

    Griffin est un adolescent qui a besoin de l'amour de ses parents, notamment de son père. Il ferait n'importe quoi pour lui plaire, et n'hésite pas à voler : un dossier chez les parents de son amie Dani, de l'argent à des locataires de sa mère. C'est un garçon intelligent qui se laisse manipuler par son père sans se poser de questions, sans se rebeller...

     

    Le roman est bien écrit et passionnera à la fois les amoureux de New-York et les férus d'architecture.

     

    Un extrait :

    - Non, ne t'en fais pas, Zev. On va lui trouver une maison. Il y a des gens qui aiment bien ce qui est un peu abîmé. C'est comme à la SPA. Il y a toujours une bonne âme qui s'entiche du chat borgne auquel il manque un bout d'oreille.


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