• Mon amie Cathycat du blog "La new cathzette" m'a prêté plusieurs romans lors de notre dernière rencontre, dont "Corps et âme" de Franck Conroy.

    Informations pratiques : paru en 1993. 683 pages

     

    L'auteur : Franck Conroy (1936-2005) a enseigné dans plusieurs universités aux Etats-Unis et publié des nouvelles ainsi que des articles sur la musique

     

    La 4ème de couverture :

    A New York, dans les années quarante, un enfant enfermé dans un sous-sol regarde les chaussures des passants. Pauvre, sans autre protection que celle d'une mère excentrique, Claude Rawlings semble destiné à demeurer spectateur d'un monde inaccessible. Mais dans la chambre du fond, enseveli sous une montagne de vieux papiers, se trouve un petit piano désaccordé. En déchiffrant les secrets de son clavier, Claude va se découvrir lui-même : il est musicien.
    Ce livre est l'histoire d'un homme dont la vie est transfigurée par un don. Son voyage, jalonné de mille rencontres, amitiés, amours, le conduira dans les salons des puissants, et jusqu'à Carnegie Hall ...
    La musique, évidemment, est au centre du livre - musique classique, grave et morale, mais aussi la pulsation irrésistible du jazz. Autour d'elle, en une vaste fresque foisonnante de personnages, Frank Conroy brosse le tableau fascinant, drôle, pittoresque et parfois cruel d'un New York en pleine mutation.

     

    Mon ressenti :

    Je ne suis pas passionnée par la musique et je ne suis pas attirée par le piano et pourtant j'ai adoré ce livre, cette histoire d'un enfant prodige.

    Tout de suite j'ai accroché avec Claude, enfant enfermé dans un sous-sol à New-York par sa mère pendant que celle-ci travaille.

    Cet enfant aurait pu se contenter d'être spectateur et regarder les passants par l'unique fenêtre mais il va devenir acteur de sa vie.

    Découvrant un petit piano dans une pièce utilisée comme débarras, il va déchiffrer les secrets de son clavier et entrer dans un petit magasin de musique tout proche pour comprendre à quoi servent les partitions trouvées à l'intérieur. Il va alors rencontrer monsieur Weisfeld qui va se prendre d'amitié pour lui et lui enseigner les bases du solfège et du piano.

    Claude est doué et apprend vite. Monsieur Weisfeld va lui faire rencontrer des maestros et l'encourager à persévérer. Al, homme à tout faire dans un bâtiment voisin va l'aider à gagner un peu d'argent.

    Passionné et travailleur acharné, Claude, enfant chétif, va grandir et devenir un virtuose. Il obtiendra une bourse pour poursuivre ses études, participera à ses premiers concerts.

    Weisfeld sera son professeur mais aussi son mentor, son ami, son père de substitution.

    La musique est au coeur de ce roman, qui évoque aussi l'amitié, l'amour, la transmission, le talent, les secrets familiaux, les mutations immobilières à New-York.

    J'étais près de Claude, l'écoutant jouer, le regardant évoluer, improviser, oser... 

    Merci Franck Conroy de nous avoir offert ce si beau livre !


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  • J'ai acheté ce livre au salon "Les pages du Bassin" fin mai, intriguée par le titre, mais l'auteur n'étais pas présent pour me le dédicacer...

     

     

    L'auteur : David Lelait-Helo, écrivain Français a écrit plusieurs romans ("Poussière d'homme", "Sur l'épaule de la nuir", ...) et des biographies de célébrités (Maria Callas, Edith Piaf, Romy Schneider, Barbara, Dalida, Vanessa Paradis...)

     

    Informations pratiques : paru en 2016. 212 pages

     

    La 4ème de couverture :

    Dès l’enfance, Milou a des ambitions qui ont de quoi surprendre. Dans la cour de récréation, ce drôle de petit garçon aime jouer à la princesse, et faire de ses copines ses soldats. Il s’imaginera aussi un destin dans la peau d’un monstre orange, le Casimir de L’île aux enfants, avant de se mettre en tête qu’il est la plus puissante des reines d’Égypte.
    Mais quand il a treize ans, une voix fait chavirer tous ses projets. Celle de Nana Mouskouri. C’est décidé : il sera cette femme-là !
    Que d’embûches… Car Milou n’est pas grec, il ne porte ni lunettes ni longue robe pailletée, il ne sait pas chanter et, pire que tout, il découvre, effaré, qu’il est un garçon. Pourtant, Milou a plus d’un tour dans son sac…
    Son truc à lui, au fil des années, jusqu’au soir de ses quarante ans, c’est de défier le réel pour suivre son rêve. Un rêve qui le mènera bien plus loin qu’il ne l’avait imaginé…

    Le récit d’un homme qu’un rêve d’enfance a guidé et sauvé de tout. David Lelait-Helo pose la question de la construction de soi au fil de l’enfance et de l’adolescence. Il nous parle de notre quête d’idéal, de notre part de rêve, de la complexité de notre identité, mais aussi du jeu trouble de l’identification du fan avec la star.

     

    Mon ressenti :

    Milou est un petit garçon différent des autres, avec une sensibilité à fleur de peau, et un rêve peu commun : devenir la chanteuse de variété dont il se sent très proche : Nana Mouskouri.  L'amour pour sa grand-mère, Mamie Aimée, et pour sa chanteuse, dont il connait tout et qu'il va apprendre à imiter, vont le façonner, donner un sens à sa vie. "Vous écrivez si bien" lui dira un jour Nana...

    Ce livre est bien écrit, émouvant et porteur d'espoir : une incitation à vivre ses rêves même les plus fous...

    J'ai aimé la relation fusionnelle entre Milou (David) et sa grand-mère, aussi belle que celle de Jade et sa grand-mère ("La grand-mère de Jade"), l'art de Milou pour faire rêver les autres (surtout les filles), son entêtement pour imiter puis rencontrer et devenir ami avec sa chanteuse.

     

    Un extrait :

    "J'étais le garçon que les filles se disputaient, non pas qu'elles souhaitent me faire des bisous dans les buissons mais plutôt parce que j'inventais des mondes et des rêves qui les attiraient. d'un geste ample, avec trois mots, je plantais des soleils dans le gris de notre récréation, dans la cour je recréais l'univers, leur donnais à voir des palais aux jardins de millions de fleurs, à croire en des trésors scintillants de perles et de diamants, en des princes et princesses beaux à se damner".


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  • Ce livre m'a été prêté par mon amie Cathycat du blog "La new cathzette".

    L'auteur : Franck Thilliez, ancien ingénieur en nouvelles technologies est l'auteur de nombreux romans à succès.

    Informations pratiques : roman sorti en 2015, collection Pocket. 694 pages

     

     

    La 4ème de couverture :

    Comme chaque matin, Amandine a quitté sa maison de verre pour les locaux de l'Institut Pasteur. Mais ce matin-là est particulier. Appelée pour des prélèvements à la réserve ornithologique du Marquenterre, la microbiologiste est déconcertée : trois cadavres de cygnes gisent sur une étendue d'eau. 
    En forêt de Meudon, un homme et son chien ont été abattus. Dans l'étang tout proche, un sac de toile contenant des ossements : quatre corps en kit. 
    Et pendant ce temps, une grippe à la souche non identifiable vire à l'épidémie et fauche jusqu'aux plus robustes du quai des Orfèvres, mettant à l'épreuve Franck Sharko et Lucie Henebelle... 

     

    Mon ressenti :

    L'histoire débute dans une cellule de veille épidémiologique  l'Institut Pasteur avec une alerte sanitaire : des cygnes morts ont été découverts en Baie de Somme, dans une réserve pour oiseaux. Amandine part sur place.

    En parallèle Sharko et Lucie Henebelle, inspecteurs au 36 quai des Orfèvres à Paris démarrent une enquête sur le meurtre d'un promeneur et son chien sauvagement assassinés. . Ils vont découvrir des ossements dans un sac, tandis que leurs collègues sont peu à peu décimés par la grippe.

    Les scientifiques et la Crim vont collaborer car le virus de la grippe qui touche oiseaux et humains est inconnu, et lié aux meurtres. L'épidémie s'installe tandis que les enquêteurs recherchent un homme oiseau aux griffes acérées et le commanditaire, l'homme en noir.

    J'ai aimé les personnages peu ordinaires : Amandine qui vit dans une maison labyrinthe pour protéger Phong son mari que tout microbe peut anéantir, Sharko, flic sans peur aux méthodes peu orthodoxes mais efficaces.

    L'histoire rappelle celle de la grippe aviaire de 2009 et de vieux mythes, des peurs ancestrales.

    Difficile de s'arrêter une fois que l'on est entré dans ce roman. Plus j'avançais plus je découvrais des raisons de m'inquiéter pour les héros.

    J'ai appris beaucoup de choses sur les systèmes de veille épidémiologique, la grippe aviaire et le darknet, sous ensemble d'internet qui permet de communiquer et d'échanger de façon anonyme, des contenus la plupart du temps illégaux... Effrayant !


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  • J'ai emprunté ce livre à la médiathèque, attirée par le titre et la couverture...

    Informations pratiques : roman d'Eric-Emmanuel Schmitt, paru en avril 2012 aux Editions Albin Michel. 115 pages. 12 €

     

     

    La 4ème de couverture :

    Madame Ming aime parler de ses dix enfants vivant dans divers lieux de l’immense Chine. Fabule-t-elle, au pays de l’enfant unique ? A-t-elle contourné la loi ? Aurait-elle sombré dans une folie douce ? Et si cette progéniture n’était pas imaginaire ? L’incroyable secret de Madame Ming rejoint celui de la Chine d’hier et d’aujourd’hui, éclairé par la sagesse immémoriale de Confucius.
    Dans la veine d’Oscar et la dame rose, de Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran ou de L’Enfant de Noé, Les dix enfants que Madame Ming n’a jamais eus est le sixième récit du Cycle de l’Invisible.

     

     

    Mon ressenti :

    J'ai tout de suite apprécié la rencontre entre le narrateur, homme d'affaires cultivé, et Madame Ming, dame pipi dans le Grand Hôtel de Yunhai en Chine.

    Madame Ming se plait à décrire ses dix enfants, parfaits et imparfaits à la fois.

    Parmi eux, j'ai particulièrement apprécié Ting Ting, l'aînée, dépositaire et scénariste du secret de sa mère et Wang qui fabrique des jardins chimériques, des jardins de mots, en fonction des goûts de ses clients : disposition, odeurs, couleurs, tout est soigneusement préparé.

     

     

    Quelques extraits :

    • La tête ronde d'une couleur écarlate, des plis nets sur la peau, des dents aussi fines que des pépins, Madame Ming évoquait une pomme mûre, sinon blette, un brave fruit, sain, savoureux, pas encore desséché. Mince, son corps semblait une branche souple. Sitôt qu'elle s'exprimait, elle s'avérait plus acidulée que sucrée car elle distillait à ses interlocuteurs des phrases aigrelettes qui piquaient l'esprit

     

    • L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la tient.

     

    • Choisissez un travail qui vous passionne et vous n'aurez pas travaillé un seul jour de votre vie.

     

    • Le sage décèle en lui la cause de ses travers; le fou en accuse les autres.

     

    • L'homme supérieur se montre amical sans familiarité ; l'homme vulgaire se montre familier sans amitié.

     

    • Accomplir un acte remarquable vaut mieux que d'être remarqué.

     

    • C'est l'imagination qui singularise, l'imagination qui arrache à la banalité, à la répétition, à l'uniformité.

     

     

     


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  • "Le mois des papillons" d'Ariella Kornmehl m'a été prêté par mon amie Cathycat du blog "La new cathzette"

     

    Informations pratiques : paru en juin 2010 aux Editions Actes Sud. 217 pages

    La 4ème de couverture :

    Joni, la narratrice de ce roman, est médecin. Après un grave traumatisme affectif, elle quitte l’Europe et choisit l’Afrique du Sud pour s’éloigner à jamais des siens. Là, elle trouve un poste aux urgences d’un hôpital de Johannesburg et s’installe dans une villa à l’extérieur de la ville. Dès son arrivée dans cette maison, Zanele, une femme zouloue, s’impose auprès d’elle en tant que gouvernante. Ainsi, dans ce pays où les haines raciales sont encore d’une extrême violence, les deux femmes apprennent à vivre ensemble. Curieuses l’une de l’autre, elles partagent une véritable intimité, une complicité qui cesse néanmoins dès qu’elles quittent la maison, car sous le regard des autres Zanele ne connaît plus Joni.
    Entre ses services à l’hôpital, face aux plus dures réalités de la société sud-africaine, les risques qu’elle court au volant de sa voiture et ses longues nuits d’insomnie, Joni mesure sa solitude.
    Pourtant, avec Zanele et ses enfants, elle a parfois l’illusion de former une étrange famille et, l’espace d’un instant, dans la lumière du mois des papillons, alors que le jardin s’éclaire d’une pluie merveilleusement fleurie, elle peut se croire réconciliée avec la vie. Mais le “Dieu de l’Afrique” en a décidé autrement…
     
    OEuvre singulière d’une force peu commune, Le Mois des papillons semble de prime abord nous entraîner dans un huis clos intimiste propice aux confidences sentimentales. Mais c’est pour mieux nous confronter, avec un réalisme sans concession, à l’impitoyable rigueur de l’ordre du monde.

     

    Mon ressenti : Joni, la narratrice, Médecin en Afrique du Sud nous fait partager sa vie en solitaire aux côtés de Zanele, une femme zoulou qui entretient sa maison et prépare ses repas. Les portraits de ces deux femes très différentes mais attentives l'une à l'autre sont intéressants.Ce livre est très dur, surtout la fin.

     

    "Un week-end en famille" de François Marchand, emprunté à la médiathèque.

    Informations pratiques : paru en juin 2012 aux Editions Cherche midi. 112 pages

    La 4ème de couverture :

    Faire la connaissance de ses beaux-parents n’est jamais chose facile. Surtout s’ils habitent en Samouse, région que le jeune marié va apprendre à connaître le temps d’un week-end interminable.

    Dès le vendredi soir, il lui est évident que cela se passera mal. Mais jusqu’à quel point ?
    Et l’impulsivité dont il fera preuve est-elle due à son état psychologique déjà bien dégradé ou à la rencontre de plein fouet avec la diabolique Samouse ?
    Son objectif de départ – limiter les dégâts – finira par faire place à une exaltation mystique qui culminera le dimanche, jour du Seigneur.

    Un roman désopilant, un jeu de massacre permanent où tous les mauvais sentiments sont mis à l'honneur.

    Mon ressenti : J'ai lu ce livre de 100 pages en un après midi. Ce Parisien imbu de lui même et qui ne respecte personne, même pas sa femme est antipathique. Invité chez ses beaux-parents qu'il n'a jamais rencontrés. Il se heurte très vite avec Maurice, son beau-père.

    J'ai ri à l'évocation des vide-greniers qu'il appelle "vide-poubelles" , l'attirance de sa femme pour les magasins Ikea, ou son achat d'une maison à crédit dans un lotissement perdu,

    mais moins lorsqu'il emboutit les voitures des oncles et cousins de sa femme et que ceux-ci entreprennent une chasse à l'homme armés de fusils de chasse

    J'imagine bien un film avec Albert Dupontel dans le rôle du narrateur


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