• La presqu'île du Cap-Ferret est composée d'une seule commune : "Lège-Cap-Ferret", mais sur l'unique route qui permet d'aller au bout, les villages se succédent : Le Four, Les Jacquets, Claouey, Petit Piquey, Grand Piquey, Piraillan, Le Canon, L'Herbe, La Vigne et le Cap-Ferret...

    Quand nous étions enfants, nous passions nos vacances à Arès, et nous allions plusieurs fois dans la saison pique-niquer à La Vigne, où la plage est belle et l'eau très claire.  A quelques mètres de la côte il y a un grand banc de sable qui ne découvre qu'à marée basse. A l'époque nous avions déjà, mon frère et moi, des canoës en plastique gonflable, lui un bleu à deux places et moi un plus petit, rouge. Je m'en souviens très bien car ces souvenirs d'il y a près de 50 ans sont gravés sur les premiers films de mon père...

    Bref, depuis que j'ai acheté le canoë j'avais envie de naviguer là-bas.

    Jeudi il faisait beau et nous avons harnaché les deux canoës sur le toit de ma gentille modus. Le premier a été facile à installer, mais le second un peu moins ! Nous avons dû utiliser une petite échelle. Mon frère les a soigneusement attachés et nous sommes partis en direction de l'Herbe, petit village de pêcheurs (à l'origine) dont je vous ai déjà parlé ("La maison rose de l'Herbe").

     

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    A L'Herbe, quand il n'y a pas trop de monde, l'on peut se garer au bord de la plage. Là c'était marée basse. A droite se profile la dune du Pyla, majestueuse.

     

    Les photos suivantes ont été prises du même endroit, au retour, alors que la marée était remontée.

    Vues sur la Dune :

     

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    Vue sur la ville d'Arcachon :

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     Un bateau de promenade qui fait le tour du Bassin :

     

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    En me relisant je trouve que j'ai fait très fort, à la Boris Vian qui dans "L'automne à Pékin" ne parle ni d'automne ni de Pékin. Je ne vous ai parlé ni de pique-nique, ni de banc de sable, ni de la Vigne...

    Mais ce sera pour demain...


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  • Samedi malgré le temps menaçant et l'absence de mon frère parti en vacances en Bretagne, j'ai décidé d'aller faire du canoë. J'ai baissé la banquette arrière de ma modus et glissé mon canoë dans l'habitacle, réussissant à préserver la vue sur la droite.

    Arrivée à la plage de l'Aérium, j'ai réussi à descendre le canoë et le poser sur le chariot, avec le reste du matériel : pagaie, bidon étanche, gilet de sauvetage...

    Il était 13h00 et la marée montait.

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    J'adore le Bassin, sa luminosité, les reflets... Partie d'abord en direction de la jetée et du port ostréïcole, j'ai aperçu les herbes et la vase pas encore recouverts, alors je suis repartie sur mes pas puis direction Sain t-Brice et les cygnes navigant au loin...

      

    Quand j'arrête de pagayer et me laisse porter par les flots, j'ai l'impression d'une grande harmonie entre le Bassin et moi. C'est un petit bonheur délicieux...

    Regardant au loin pour apercevoir les cabanes tchanquées (sur pilotis), j'ai été étonnée de voir approcher un papillon qui semblait arriver d'Arcachon ou de l'Ile aux Oiseaux... Il s'est posé doucement sur mon canoë, passager clandestin. J'avais peur qu'il s'envole lorsque j'ai ouvert le bidon étanche pour attraper l'appareil photo, mais non. Il est resté sagement posé.

     

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    Ses ailes étaient un peu abîmées et il avait l'air fatigué.

    J'aurais aimé faire une photo papillon et cygnes, mais eux sont partis avant que je n'arrive à leur hauteur.

    Et puis j'ai vu une aigrette qui pêchait à quelques mètres...

    Dommage que le zoom soit si faible et l'optique de si mauvaise qualité sur ce petit compact étanche...

     

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  • Je vous ai raconté hier la 1ère partie de la balade, le côté agréable.

    Voici la suite.

    Je suis donc descendue du canoë qui ne flottait plus, pour le tirer. Je croyais que c'était du sable et c'était de la vase. Je me suis enfoncée jusqu'aux genoux... Mon frère a touché aussi avec son canoë et est descendu lui aussi dans la vase. Nous voyions le chenal plus loin mais les terres se découvraient vite et les canoës étaient bloqués. Ayant peur de m'enfoncer je suis remontée sur le mien et mon frère a essayé de trainer les deux canoës tout en s'enfonçant de plus en plus.

    "Tant pis je vais attendre la prochaine marée sur le canoë", ai-je dit.

    'Mais non. Je vais tirer mon canoë près du chenal et je reviens chercher le tien", a dit mon frère.

    Je suis descendue du canoë et je me suis enfoncée jusqu'à la taille. Dur dur ensuite d'extirper une jambe et d'avancer pas à pas, même si ce n'était pas moi qui tirait le canoë.

    "Marche à 4 pattes, tu t'enfonceras moins !" a conseillé mon frère. Mais j'avais la trouille de ne pas me sortir de cette matière visqueuse et gluante. Tant pis s'il fallait attendre 8 heures en plein soleil sans eau et sans rien à manger. Au moins je ne risquais rien à part d'attraper un coup de soleil...

     

    J'ai quand même fini par avancer à genoux, me vautrant parfois. C'était dur de s'extirper pas à pas. Nous avons fini par rejoindre le chenal, remonter dans les canoës couverts de vase comme nous.  Il était midi. Nous avons voulu ensuite revenir vers la plage où nous avions embarqué mais il n'y avait plus assez d'eau, que de la vase. Alors nous sommes repartis sur nos pas, direction la jetée en ciment d'Arès, qui était maintenant complètement découverte. Petit bonheur : nous sommes montés sur la jetée sans descendre à nouveau dans la vase. 

    CANOE4 

    Heureusement qu'aucun Prince charmant ne m'attendait sur la jetée ! Je ressemblais à l'hippopodame qui aime se rouler dans la boue.

    Nous avons hissé les deux canoës sur la jetée, puis les avons posés sur les chariots que nous transportons chaque fois. Nous avons parcouru près d'1,5 km au lieu des 300 m habituels en tirant chacun un canoë sur un chariot. Nous avons longé le restaurant du port, chez Alcide, où des gens endimanchés déjeunaient tandis que nous passions, couverts de vase. 

    Pour ne rien arranger, une des roues du chariot de mon frère a déjanté.

     

    Nous sommes arrivés, sales et fourbus, vers 13h30 à la maison. J'étais couverte de plaques de vase devenues grises en séchant. Même après une bonne douche, je sentais encore cette odeur caractéristique du "fond du Bassin"... Et il a fallu passer une bonne partie de l'après-midi à rincer le matériel et nos vêtement...

     

    Le bon côté des choses c'est que certains payent pour ces bains de vase dont nous avons bénéficié généreusement, excellents pour la circulation sanguine.

     

    Et puis, la prochaine fois nous prendrons le chenal même si c'est plus long et surtout nous reviendrons moins longtemps après la marée haute.

     

     


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  • Samedi matin, la marée était à 9h00. Il faisait beau et mon frère et moi sommes partis en canoë de bonne heure (8h50).

     

    Il n'y avait pas de vent. La mer était lisse et les reflets des bateaux très beaux.

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    Mon frère a proposé d'aller jusqu'à l'étang de Lège. Ca me semblait bien loin mais il m'a assuré que c'était juste après le pont où nous avions déjà été ensemble il ya quelques semaines ("Balade en canoë jusqu'au petit pont des Prés Salés".

     

    Nous avancions sans peine alors je l'ai suivi.

     

    Nous avons passé les cabanes ostréïcoles puis sommes arrivés dans la réserve des prés salés assez vite. A quelques mètres de nous des aigrettes prenaient le soleil.

    Les fleurs des tamaris sont fanées et je ne me suis arrêtée que pour photographier une tonne et ses reflets, puis un pin qui pousse parallèlement au canal.

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    Sur le petit pont de bois il y avait 4 guides forestiers qui ont demandé à des cyclistes de faire demi-tour. Le sentier est interdit aux vélos depuis quelques années pour protéger la faune et la flore.

     

    Nous sommes passés sous le pont qui permet à la route vers le Cap-Ferret d'enjamber le canal des étangs. Et puis nous sommes enfin arrivés au lac de Lège que l'on voit de cette départementale. Arrêtés sur une plage nous avons bu et mangé une demi-plaquette de chocolat à 2.

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    Quelques photos et puis retour. Il était près de 11 heures.

    Le courant (marée descendante) nous portait et c'était très agréable.

     

    A la sortie du canal nous avons commencé à nous inquiéter un peu car l'eau avait bien baissé... Nous sommes arrivés sans problème aux cabanes ostréïcoles et nous avons continué direction les plages d'Arès...

    Il n'y avait presque plus d'eau et beaucoup d'herbes commençaient à apparaître. Je suis descendue pour tirer le canoë qui touchait...

     

     


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  •  

    Voici le fameux canoë dont je vous ai déjà parlé et une vue de la plage dont nous partons . Nous transportons les chariots pour ne pas nous les faire voler et puis parcequ'en cas de problème (plus d'eau ou trop de vent) le chariot peut nous permettre de ramener le canoë.

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    Hier matin, nous sommes partis avec mon frère en direction de la jetée d'Arès. La mer était calme et le ciel dégagé, malgré la pluie et le vent annoncés. Nous avancions en douceur, un vrai plaisir. J'avais emmené un appareil numérique qui ne craint ni l'eau ni les chocs mais dont la qualité laisse à désirer.

     

    Alors après la jetée, recouverte par l'eau nous avons continué jusqu'au port de Lège que nous apercevions. Ce port est bordé de cabanes aux volets multicolores.

     

    mojito8 De là nous avons poursuivi en direction des Prés Salés, zone protégée qui va d'Arès jusqu'à Claouey, paradis des oiseaux et des promeneurs.

    La balade était superbe, à fleur d'eau, sans aucun bruit, au milieu des oiseaux, des tamaris en fleurs, et des épaves de bateaux venus s'échouer au fond du Bassin.

    Et nous l'avons aperçu ! Ce petit pont de bois enjambe le canal. Nous l'avons souvent emprunté à pied ou en vélo quand nous étions enfants, enfin pas exactement le même car il a été refait et embelli.

     

     

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    Nous sommes passés sous le pont et puis nous sommes rentrés. Nous étions partis 1h avant la marée haute et il fallait rentrer tant qu'il y avait de l'eau...

     

     

     

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    La balade me permet de publier dans ma communauté n° 2 : "Un pont entre nous", que je vous invite à rejoindre si vous aimez les ponts comme nous


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