• Non, ce n'est pas un inventaire à la Prévert, c'est ce que j'ai perdu dans la Leyre ce jeudi 14 juillet en faisant du canoë...

    La Leyre est une rivière qui se jette dans le Bassin d'Arcachon, qui traverse les villes de Salles, Mios, Biganos,  accessible à tous en canoë-kayak, en randonnée de quelques heures ou plus (nombreux loueurs à Mios, Salles, Biganos et au Teich).
    Ses eaux transparentes et tranquilles serpentent à l'ombre d'une végétation luxuriante : fougères géantes, pin, chênes et catalpas. Le silence nous enveloppe, parfois déchiré par le chant des oiseaux... Pas mal de moustiques et d'innombrables libellules bleues et vertes nous accompagnent sur le parcours.

     

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    Rivière quasiment obstruée parfois par les arbres et les branches : 

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    Fougères géantes :

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    Catalpa qui se mire dans l'eau :

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    Nous sommes partis d'Arès à 9h00, moi avec les 2 canoës sur ma modus et mon frère avec sa twingo. 1er arrêt à Mios pour décharger les canoës. Nous les avons attachés à un arbre avec une chaîne et un cadenas et sommes partis à Biganos, où nous avons garé ma modus.

    De là nous sommes revenus à Mios avec la twingo et le matériel : pagaies, bidons étanches, vêtements, pique-nique. Nous avions choisi comme parcours : Mios-Biganos (environ 10 km).

    Au début tout s'est bien passé. Il y avait du courant et des petites plages de sable et beaucoup de libellules bleues, superbes. Plusieurs fois nous nous sommes arrêtés pour prendre des photos. Mon frère avait tout attaché dans son canoë y compris les chaussures, et il avait une ficelle à ses lunettes.

    Suite aux différentes tempêtes beaucoup de pins et de chênes sont tombés dans la rivière. Il faut éviter les branches et souvent l'on frotte le fond du canoë sur une branche que l'on n'avait pas vue. Un arbre était presque complètement couché sur l'eau et je me suis amusée à passer dessous.

    Nous avons dépassé un couple qui naviguait sur un canoë bi-place rouge, prenant son temps.

    Et puis tout d'un coup la rivière a été barrée par un pin penché avec une branche très basse sous laquelle il fallait passer. "Couche-toi !" m'a dit mon frère mais j'ai voulu passer autrement, je me suis accrochée à la branche et le canoë s'est renversé. J'ai bu une bonne tasse mais j'avais pied. J'ai redressé le canoë, rattrapé le bidon que le courant commençait à emporter, je suis passée à pied sous la branche en me courbant et suis allée à la première petite plage pour remonter dans le canoë, aidée par mon frère. Je me suis alors aperçue que tout ce qui n'était pas attaché était parti : mes chaussures, ma casquette et mes lunettes. Il y avait trop de courant pour que nous revenions les chercher et j'avais l'impression que les chaussures étaient parties dans le courant. J'avais froid. Nous avons continué et aperçu une chaussure qui flottait. Philippe a réussi à l'attraper et est revenu à contre-courant pour chercher l'autre. pendant ce temps j'ai rattrapé ma casquette qui -miracle- avait flotté !

     

    Il était midi. Nous avons pique-niqué sur une plage au soleil. J'ai enlevé mes vêtements mouillés que j'ai enfilés sur une corde avec la chaussure restante, ne gardant que le maillot de bain . Philippe m'a prêté un tee-shirt qu'il avait emporté comme rechange. Nous avons vu passer le canoë rouge dépassé le matin, et ses passagers secs. J'ai demandé au monsieur si la branche basse ne les avait pas gênés. Il m'a répondu qu'ils s'étaient baissés mais pas assez : il avait perdu ses lunettes dessous !

    Il y a donc au minimum deux paires de lunettes sous cette branche !

     

    Le parcours est semé de branches un peu partout. A certains endroits il n'y a presque pas d'eau et à d'autre c'est très profond. Nous sommes arrivés à un mini-rapide. Je suis passée sans encombre, mais assez apeurée.

    Sous le pont du Teich, embarcadère et site du club de canoë du Teich, nous avons aperçu des barres de couleur verte et rouge un peu comme les poteaux de rugby. Ca m'a étonnée et Philippe m'a dit que ce devait être pour l'entrâînement des kayakistes.

    Je trouvais ça bizarre. Il est passé le 1er sous le pont et a été pris dans un courant tourbillonnant. Je l'ai suivi et j'ai chaviré pour la seconde fois. Cette fois c'était profond et il a dû m'aider à redresser le canoë. Tout était attaché donc pas de problème. Je rigolais moins mais j'ai réussi à remonter sur une petite plage à côté. J'ai enlevé les 4 bouchons stop-eau en caoutchouc pour vider l'eau et nous sommes repartis...

    Pas bien loin car il y a eu un endroit avec des rapides et beaucoup de branches. J'ai chaviré une 3ème fois et j'ai eu du mal à retrouver mon souffle car j'étais coincée sous le canoë. Cette 3ème fois j'ai eu peur... Du coup j'ai passé mon gilet de flottabilité, accroché jusque-là au fond du canoë.

     

    Passés ces obstacles le parcours est beaucoup plus facile ensuite pour atteindre le port de Biganos. Nous avons sortis les canoës et les avons harnachés sur ma gentille modus qui nous attendait sagement, après nous être changés. Je me suis alors aperçue qu'il ne me restait plus qu'un bouchon sur les 4, les 3 autres ayant dû couler lors de mon dernier chavirage. Quant à nos deux bidons étanches, ils ne le sont pas vraiment.

    A l'intérieur du mien, tombé quand même trois fois à l'eau ma serviette était mouillée et mon appareil photo éatnche aussi. Et celui de mon frère -qui n'a pas chaviré- était humide aussi.

    Moralité : il faut vraiment tout attacher sur le canoë, passer une cordelette dans tout (chaussures, bouchons, bidon) ne pas prendre d'objets de valeur, éviter les lunettes ou alors avec une lanière, et mettre clés de voiture et papiers dans une pochette étanche à l'intérieur du bidon dit-étanche !

    Eviter aussi d'utiliser un canoë gonflable qui ne peut pas résister à toutes ces branches qui dépassent partout...

     

    Lors de nos précédentes descentes de la Leyre, sur un parcours différent (Salles-Mios et Belin-Mios), le moniteur nous l'avait dit avant de nous lâcher sur la rivière.

     

    Cette leçon vaut bien 3 chavirages !

      

     


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  • Hier je vous ai parlé du transport des canoës sans vous montrer le banc de sable où nous avons pique-niqué.

    Ce banc de sable parallèle à la côte est long et assez étroit. Il ne découvre qu'à marée basse et n'est accessible qu'en bateau ou à la nage (en faisant attention aux courants).

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    En descendant du canoë j'ai retrouvé des souvenirs d'enfance, ou plutôt des impressions. Fouler ce sable blanc, très fin est un petit bonheur. Ce banc de sable n'est pas aussi grand que le féérique Banc d'Arguin au large de la dune du Pyla, mais il a un avantage : moins connu il est moins fréquenté (sauf en plein été).

    Il n'y avait sur le banc que quatre autres personnes ramassant des coquillages, arrivés en bateau à moteur. Je me suis baignée avec plaisir dans une eau cristalline.

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    Le temps que nous mangions nos sandwichs et nos fruits en admirant le paysage et le banc a commencé à se recouvrir... J'ai pris quelques photos et il a fallu repartir.

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    Sur la côte, de superbes maisons au milieu des pins offrent à leurs occupants un accès direct à la mer et une vue panoramique sur le Bassin. De nombreux bateaux sont ancrés à des corps-morts tout le long de la côte.

     

    Le vent s'était levé et ce fut plus difficile de revenir vers le village de l'Herbe, mais nous étions ravis de la balade.


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  • La presqu'île du Cap-Ferret est composée d'une seule commune : "Lège-Cap-Ferret", mais sur l'unique route qui permet d'aller au bout, les villages se succédent : Le Four, Les Jacquets, Claouey, Petit Piquey, Grand Piquey, Piraillan, Le Canon, L'Herbe, La Vigne et le Cap-Ferret...

    Quand nous étions enfants, nous passions nos vacances à Arès, et nous allions plusieurs fois dans la saison pique-niquer à La Vigne, où la plage est belle et l'eau très claire.  A quelques mètres de la côte il y a un grand banc de sable qui ne découvre qu'à marée basse. A l'époque nous avions déjà, mon frère et moi, des canoës en plastique gonflable, lui un bleu à deux places et moi un plus petit, rouge. Je m'en souviens très bien car ces souvenirs d'il y a près de 50 ans sont gravés sur les premiers films de mon père...

    Bref, depuis que j'ai acheté le canoë j'avais envie de naviguer là-bas.

    Jeudi il faisait beau et nous avons harnaché les deux canoës sur le toit de ma gentille modus. Le premier a été facile à installer, mais le second un peu moins ! Nous avons dû utiliser une petite échelle. Mon frère les a soigneusement attachés et nous sommes partis en direction de l'Herbe, petit village de pêcheurs (à l'origine) dont je vous ai déjà parlé ("La maison rose de l'Herbe").

     

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    A L'Herbe, quand il n'y a pas trop de monde, l'on peut se garer au bord de la plage. Là c'était marée basse. A droite se profile la dune du Pyla, majestueuse.

     

    Les photos suivantes ont été prises du même endroit, au retour, alors que la marée était remontée.

    Vues sur la Dune :

     

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    Vue sur la ville d'Arcachon :

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     Un bateau de promenade qui fait le tour du Bassin :

     

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    En me relisant je trouve que j'ai fait très fort, à la Boris Vian qui dans "L'automne à Pékin" ne parle ni d'automne ni de Pékin. Je ne vous ai parlé ni de pique-nique, ni de banc de sable, ni de la Vigne...

    Mais ce sera pour demain...


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  • Samedi malgré le temps menaçant et l'absence de mon frère parti en vacances en Bretagne, j'ai décidé d'aller faire du canoë. J'ai baissé la banquette arrière de ma modus et glissé mon canoë dans l'habitacle, réussissant à préserver la vue sur la droite.

    Arrivée à la plage de l'Aérium, j'ai réussi à descendre le canoë et le poser sur le chariot, avec le reste du matériel : pagaie, bidon étanche, gilet de sauvetage...

    Il était 13h00 et la marée montait.

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    J'adore le Bassin, sa luminosité, les reflets... Partie d'abord en direction de la jetée et du port ostréïcole, j'ai aperçu les herbes et la vase pas encore recouverts, alors je suis repartie sur mes pas puis direction Sain t-Brice et les cygnes navigant au loin...

      

    Quand j'arrête de pagayer et me laisse porter par les flots, j'ai l'impression d'une grande harmonie entre le Bassin et moi. C'est un petit bonheur délicieux...

    Regardant au loin pour apercevoir les cabanes tchanquées (sur pilotis), j'ai été étonnée de voir approcher un papillon qui semblait arriver d'Arcachon ou de l'Ile aux Oiseaux... Il s'est posé doucement sur mon canoë, passager clandestin. J'avais peur qu'il s'envole lorsque j'ai ouvert le bidon étanche pour attraper l'appareil photo, mais non. Il est resté sagement posé.

     

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    Ses ailes étaient un peu abîmées et il avait l'air fatigué.

    J'aurais aimé faire une photo papillon et cygnes, mais eux sont partis avant que je n'arrive à leur hauteur.

    Et puis j'ai vu une aigrette qui pêchait à quelques mètres...

    Dommage que le zoom soit si faible et l'optique de si mauvaise qualité sur ce petit compact étanche...

     

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  • Je vous ai raconté hier la 1ère partie de la balade, le côté agréable.

    Voici la suite.

    Je suis donc descendue du canoë qui ne flottait plus, pour le tirer. Je croyais que c'était du sable et c'était de la vase. Je me suis enfoncée jusqu'aux genoux... Mon frère a touché aussi avec son canoë et est descendu lui aussi dans la vase. Nous voyions le chenal plus loin mais les terres se découvraient vite et les canoës étaient bloqués. Ayant peur de m'enfoncer je suis remontée sur le mien et mon frère a essayé de trainer les deux canoës tout en s'enfonçant de plus en plus.

    "Tant pis je vais attendre la prochaine marée sur le canoë", ai-je dit.

    'Mais non. Je vais tirer mon canoë près du chenal et je reviens chercher le tien", a dit mon frère.

    Je suis descendue du canoë et je me suis enfoncée jusqu'à la taille. Dur dur ensuite d'extirper une jambe et d'avancer pas à pas, même si ce n'était pas moi qui tirait le canoë.

    "Marche à 4 pattes, tu t'enfonceras moins !" a conseillé mon frère. Mais j'avais la trouille de ne pas me sortir de cette matière visqueuse et gluante. Tant pis s'il fallait attendre 8 heures en plein soleil sans eau et sans rien à manger. Au moins je ne risquais rien à part d'attraper un coup de soleil...

     

    J'ai quand même fini par avancer à genoux, me vautrant parfois. C'était dur de s'extirper pas à pas. Nous avons fini par rejoindre le chenal, remonter dans les canoës couverts de vase comme nous.  Il était midi. Nous avons voulu ensuite revenir vers la plage où nous avions embarqué mais il n'y avait plus assez d'eau, que de la vase. Alors nous sommes repartis sur nos pas, direction la jetée en ciment d'Arès, qui était maintenant complètement découverte. Petit bonheur : nous sommes montés sur la jetée sans descendre à nouveau dans la vase. 

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    Heureusement qu'aucun Prince charmant ne m'attendait sur la jetée ! Je ressemblais à l'hippopodame qui aime se rouler dans la boue.

    Nous avons hissé les deux canoës sur la jetée, puis les avons posés sur les chariots que nous transportons chaque fois. Nous avons parcouru près d'1,5 km au lieu des 300 m habituels en tirant chacun un canoë sur un chariot. Nous avons longé le restaurant du port, chez Alcide, où des gens endimanchés déjeunaient tandis que nous passions, couverts de vase. 

    Pour ne rien arranger, une des roues du chariot de mon frère a déjanté.

     

    Nous sommes arrivés, sales et fourbus, vers 13h30 à la maison. J'étais couverte de plaques de vase devenues grises en séchant. Même après une bonne douche, je sentais encore cette odeur caractéristique du "fond du Bassin"... Et il a fallu passer une bonne partie de l'après-midi à rincer le matériel et nos vêtement...

     

    Le bon côté des choses c'est que certains payent pour ces bains de vase dont nous avons bénéficié généreusement, excellents pour la circulation sanguine.

     

    Et puis, la prochaine fois nous prendrons le chenal même si c'est plus long et surtout nous reviendrons moins longtemps après la marée haute.

     

     


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