• Illustrations du Café Thé n° 88 - Décoller ses timbres...

    Pour ce 88ème Café Thé, je vous ai proposé de broder autour d'une expression lue dans le roman "Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une" de Raphaëlle Giordano.

     

    "Décoller ses timbres", c'est une expression imagée qui signifie qu'il faut dire ce qu'on a sur le coeur au fur et à mesure.

     

    Racontez nous un esclandre, une dispute, vécue ou imaginée, la petite goutte qui fait déborder le vase et exploser la marmite...

     

    J'ai reçu 2 participations originales

    et 2 illustrations :

     

    La chanson d'une "Maman qui a su décoller ses timbres avec amour... ", Marie Laforêt, proposée par Cathycat du blog "La new cathzette" :

     

     

    Une fable de La Fontaine, proposée par Eglantine du blog "le blog rymie" :

      LE LION ET LE MOUCHERON 

    Va-t-en, chétif Insecte, excrément de la terre. 
                C'est en ces mots que le Lion
                Parlait un jour au Moucheron.
                L'autre lui déclara la guerre.
    Penses-tu, lui dit-il, que ton titre de Roi
                Me fasse peur ni me soucie ?
                Un Bœuf est plus puissant que toi,
                Je le mène à ma fantaisie.
                À peine il achevait ces mots
                Que lui-même il sonna la charge,
                Fut le Trompette et le Héros.
                Dans l'abord  il se met au large,
                Puis prend son temps , fond sur le cou
                Du Lion, qu'il rend presque fou.
    Le Quadrupède écume, et son œil étincelle ;
    Il rugit, on se cache, on tremble à l'environ ;
                Et cette alarme universelle
                Est l'ouvrage d'un Moucheron.
    Un avorton de Mouche en cent lieux le harcelle,
    Tantôt pique l'échine, et tantôt le museau,
                Tantôt entre au fond du naseau.
    La rage alors se trouve à son faîte montée.
    L'invisible ennemi triomphe, et rit de voir
    Qu'il n'est griffe ni dent en la bête irritée
    Qui de la mettre en sang ne fasse son devoir.
    Le malheureux Lion se déchire lui-même,
    Fait résonner sa queue à l'entour de ses flancs,
    Bat l'air qui n'en peut mais , et sa fureur extrême
    Le fatigue, l'abat ; le voilà sur les dents.
    L'Insecte du combat se retire avec gloire :
    Comme il sonna la charge, il sonne la victoire,
    Va partout l'annoncer, et rencontre en chemin
                L'embuscade d'une Araignée :
                Il y rencontre aussi sa fin.
     Quelle chose par là nous peut être enseignée ?
    J'en vois deux, dont l'une est qu'entre nos ennemis
    Les plus à craindre sont souvent les plus petits ;
    L'autre, qu'aux grands périls tel a pu se soustraire,
                Qui périt pour la moindre affaire.

    Merci à Cathycat et Eglantine !

    N'hésitez pas à leur rendre visite, si vous ne connaissez pas ces deux blogueuses (en cliquant sur le nom de leur blog)...

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  • Commentaires

    1
    Samedi 2 Septembre à 18:35

    Quelle merveilleuse chanson de Marie Laforêt, j'en ai les larmes aux yeux en la redécouvrant!

    Bises de Mireille du Sablon

      • Mardi 5 Septembre à 19:44

        Je l'avais oubliée moi aussi. Bisous Mireille

    2
    Dimanche 3 Septembre à 15:57

    Salut,

    Ja'ime bien la voix de Marie Laforet,

    Bonne semaine

    3
    Lundi 4 Septembre à 15:06

    Tellement émouvant de l'écouter! gros bisous

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