Il y a quelques jours, je vous ai montré deux petits mots d'amour, écrits par mes fils pour ma fête, retrouvés en triant et classant mes papiers.
J'ai également découvert un petit texte que j'avais écrit quelques mois après la naissance de l'aîné, Julien, il y a plus de 40 ans.
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Un instant de bonheur
un instant de tendresse
un instant d'éternité
pour une petite main qui vous fait signe de le faire grimper sur vos genoux
pour un regard mi-canaille, mi-timide, un demi-sourire esquissé
une joue qui se frotte contre la vôtre
un petit corps chaud qui vient se caler au creux de votre bras, suçant le pouce d'une main et tenant son lapin délavé ou plutôt la langue de ce lapin dit Nono, de l'autre
un petit câlin brusque et tendre à la fois
deux petits bras qui vous serrent très fort, entourent votre cou d'un amour infini,
pour les petits baisers, mouillés et sonores qu'il dépose à la volée, sur la joue, sur les lèvres
pour ce petit doigt tendre qui relève ma frange et dit "bobo, maman" en montrant mon point de beauté
pour cet instant de tendresse, ce regard de complicité, ce sourire rieur, ses yeux marines qui vous fixent intensément,
votre petit enfant qui s'endort contre vous, calme et confiant, petite partie de vous, petit parti de vous, qui est pourtant un autre
mais en cet instant vous êtes si bien, redevenus l'un, unis dans le bienheur, emplis d'amour,
vous êtes tellement bien l'un avec l'autre que la vie s'arrête et vous voici éternels.
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