• Vendredi soir, je suis allée chez mon fils cadet, Aurélien et sa petite famille : sa femme Céline,et Alice leur petite fille qui va bientôt avoir 18 mois.

    Je leur avais proposé de garder Alice pour leur permettre de fêter la Saint-Valentin.

    Avant de partir ils ont couché Alice et ma mission a été très légère. En fait je suis restée en compagnie du chat, à regarder Mustang, tandis qu'Alice dormait.

     

    Cela m'a rappelé lorsqu'elle était toute petite et que je la gardais parfois...

    "L'invitée du week-end"

    Alice, avant d'aller se coucher...

    Alice, avant d'aller se coucher...

    Gnocchi se repose...

    Gnocchi se repose...


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  • Mi septembre, quelques jours après mon opération, j'étais chez moi, en train de lire.

    Mon frère m'a appelé. Il venait de trouver au bord de la route un bébé hérisson tout seul et m'a demandé si je voulais m'en occuper.

    Bien sûr j'ai été ravie et j'ai accepté.

    J'ai installé le petit hérisson dans une grande boite en plastique. J'ai installé des chiffons, du papier, des croquettes et une coupelle d'eau.

    Le petit hérisson ne bougeait pas, roulé en boule.

     

    Le petit hérisson que je n'ai pas réussi à sauver...
    Le petit hérisson que je n'ai pas réussi à sauver...
    Le petit hérisson que je n'ai pas réussi à sauver...
    Le petit hérisson que je n'ai pas réussi à sauver...

    Pour moi, ce n'était pas un bébé. Il ne semblait pas blessé.

    J'ai cherché sur internet des trucs et astuces pour le soigner. Les sites ne manquent pas...

    J'ai lu que je devais le nourrir avec de l'eau salée, lui donner des croquettes et des chiffons pour qu'il puisse se cacher. Avec une pipette qui me sert pour la peinture j'ai réussi à lui faire boire de l'eau salée.

    Cela a eu l'air de lui faire du bien. Il s'est déplié et s'est déplacé.

    J'avais lu aussi qu'ils avaient besoin de chaleur. J'ai rempli d'eau chaude une petite bouteille en plastique  que j'ai mise sous un morceau de tissu.

    Le petit hérisson s'est endormi tout contre.

    Le lendemain j'ai à nouveau essayé de lui donner de l'eau à la pipette, lui ai remis une bouteille chaude. Il a un peu bougé quand le soir est tombé.

    Mais le lendemain matin, il était mort...

    J'ai été très déçue de n'avoir pas réussi à le sauver...


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  • Oh non, pas le nôtre, ni celui de nos enfants...

     

    ... mais une rencontre entre trois blogueuses Girondines, co-auteurs du roman "Le mariage" (écrit par 93 auteurs), dont les bénéfices sont intégralement reversés à l'association "Rêves" pour permettre de réaliser le rêve d'un ou plusieurs enfants malades.

    et Christian Seguin, grand reporter au journal Sud-Ouest, rédacteur de la rubrique "Les petites routes du bonheur" paraissant chaque samedi...

     

    J'avais déjà eu le plaisir de rencontrer Christian Seguin après lui avoir proposé de parler de ma recherche d'une bonne nouvelle par jour, pour sa rubrique hebdomadaire. C'était en avril 2014 et il avait publié un très joli article à la suite de notre entretien "La messagère de l'anti-crise".

    Quand Quichottine, initiatrice du projet a demandé de faire le buzz pour relancer les ventes, j'ai contacté Christian Seguin pour lui proposer le sujet : ce roman écrit par 93 blogueurs qui ne se connaissaient pas pour réaliser le rêve d'enfants gravement malades.

    C'était le 13 septembre et cela faisait 1 jour et 1 nuit que j'étais sortie de la clinique.

    Il m'a répondu que le sujet l'intéressait, que je lui fasse des propositions.

    J'ai cherché qui avait participé et habitait près de Bordeaux. Il y avait Cathycat du blog "New Cathzette" et M'Annette du blog "Scrap avec Annette".

    Quichottine, l'organisatrice et gestionnaire des "anthologies éphémères" ne pouvait pas venir, habitant trop loin mais elle m'a fourni la liste des blogueurs de Gironde : nous trois et Tricotine, que je n'ai pas réussi à joindre.

    Ne pouvant me déplacer j'ai organisé le rendez-vous chez moi, le mardi 29 septembre à 14h30.

     

    Ce n'était qu'un rendez-vous à 3 blogueuses qui ne se connaissaient pas et un journaliste, mais la magie a opéré car nous avions tous les 4 un point commun : le gout de l'écriture et de la lecture.

    Christian Seguin nous a interrogées, chacune à notre tour, sur nos motivations pour avoir participé à cet ouvrage commun et pour bloguer.

    C'était le fil conducteur mais nous avons beaucoup digressé...

     

    Et puis il y a eu le moment de la photo, car Christian Seguin a besoin d'une photo pour illustrer sa rubrique.

    L'endroit le plus classique, mon canapé, ne lui convenait pas. Nous avons essayé la banquette en bois avec ses coussins bleus. Il a pris quelques photos mais il y avait trop de lumière. Alors nous sommes sortis dans le jardin.

    Il n'y a plus aucune fleur et la gloriette en fer forgé mangée par la rouille est en train de s'effondrer, mais l'endroit lui a plu et nous avons eu droit à d'autres photos, dont certaines avec ma chatte Ecureuille dans les bras.

    Revenus à l'intérieur il nous a également photographiées, appuyées à ma bibliothèque qui dégorge, décorée d'un batik bleu ramené d'Afrique du Sud.

     

    "Allez, souriez, toutes les trois...", disait-il à chaque fois en souriant lui-même.

    Bien sûr nous avions toutes, sur chaque photo, un livre des Anthologies éphémères en mains.

     

    Finalement nous avons joué la séquence photo traditionnelle des mariages... Et nous avons bien ri et passé une excellente après-midi...

     

     

     

    Pour acheter le livre "Le Mariage", et contribuer à la réalisation du rêve d'un enfant gravement malade, cliquez ICI


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  • Le jeudi matin, même si j'avais peu dormi, je me sentais beaucoup mieux. Je me suis assise dans le lit et j'ai lu.

    J'ai même pris ma tablette et ouvert l'administration du blog, répondu à des commentaires.

    Puis l'infirmière de jour est venue pour changer les pansements, enlever la sonde et le drain. Elle était très gentille et m'a annoncé qu'elle allait me faire mal, que je devais respirer un grand coup, qu'elle allait compter jusqu'à 3 et tirerait.

    Je lui ai dit que j'avais eu un drain, pour mes césariennes, et que je connaissais cette douleur inoubliable. Pour mon second fils le drain était coincé par le sang et je n'ai jamais eu aussi mal que lorsqu'une infirmière me l'a enlevé.

    Cette infirmière adorable s'est encore excusée de devoir me faire souffrir, a compté jusqu'à 3 et tiré. J'ai eu mal sur le coup, une toute petite fraction de seconde, et aussitôt la douleur a disparu et je me suis sentie libérée.

    Je lui ai dit que cette douleur n'avait rien été à côté de celle de mes souvenirs et j'ai eu l'impression que cela la soulageait.

    Elle a ensuite enlevé la sonde, me laissant encore la perfusion et sa potence.

    J'ai sauté l'étape désagréable du bassin et suis allée directement uriner aux toilettes un peu plus tard.

    Chaque fois que du personnel médical entrait et me demandait si ça allait je souriais en répondant que tout allait bien depuis que je n'avais plus la sonde et le drain.

    J'ai fini mon premier bouquin, commencé un second.

    Lorsque l'infirmière est revenue dans l'après-midi enlever la perfusion, la libération a été complète et je me suis sentie d'attaque pour rentrer chez moi.

    Le jeudi soir, je n'avais plus d'entraves et me sentais bien. Je pouvais enfin dormir sur le côté. J'ai éteint très tôt, cherché le sommeil, ne l'ai pas vraiment trouvé mais me suis reposée...

    Pour être en forme le vendredi et pouvoir sortir, rentrer chez moi... Ouf !

     


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  • Après la nuit d'enfer que je venais de passer, sans fermer l'oeil, la journée du mercredi s'annonçait difficile. J'étais attachée de partout.

    J'ai compris comment monter ou descendre le lit, ce qui m'a permis de trouver une position plus agréable.

    J'ai cherché à lire, faire des mots croisés, regarder la télé mais tout me lassait. Impossible de me concentrer plus de deux minutes.

    Au moment des soins, les aides-soignantes ont fait passer le drain et la sonde du même côté que la perfusion, ce qui m'a permis de me tourner sur le côté. Puis elles m'ont aidée à me lever pour que je puisse faire ma toilette, assise sur une chaise. Je me suis rendue compte que je pouvais marcher, m'asseoir dans le lit. Le chirurgien est passé pour vérifier si tout allait bien.

    L'après-midi j'ai encore été dans le cirage, ne pouvant toujours pas me concentrer mais me sentant quand même mieux.

    Une infirmière m'a demandé de noter de 1 à 10 la douleur que je ressentais. Mais je ne souffrais pas. J'ai dit : "0";

    Le soir, l'infirmière de nuit m'a dit en souriant qu'ils me laisseraient davantage dormir.

    Toute la journée j'avais été dans le cirage, m'assoupissant par intermittence, mais quand j'ai éteint la lumière je n'ai pas pu m'endormir. Pourtant j'étais moins coincée que la veille et les visites ont été moins nombreuses...

    Incapacité à lâcher prise, à cesser de penser... J'ai essayé de compter des moutons ou des écureuils, mais c'était pire. Surtout ne pas compter. J'ai une feuille excel dans la tête, je vois des cellules et des formules. Pire...

    Faire le vide. Comment ? J'ai somnolé par intermittence...


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