• Après la nuit d'enfer que je venais de passer, sans fermer l'oeil, la journée du mercredi s'annonçait difficile. J'étais attachée de partout.

    J'ai compris comment monter ou descendre le lit, ce qui m'a permis de trouver une position plus agréable.

    J'ai cherché à lire, faire des mots croisés, regarder la télé mais tout me lassait. Impossible de me concentrer plus de deux minutes.

    Au moment des soins, les aides-soignantes ont fait passer le drain et la sonde du même côté que la perfusion, ce qui m'a permis de me tourner sur le côté. Puis elles m'ont aidée à me lever pour que je puisse faire ma toilette, assise sur une chaise. Je me suis rendue compte que je pouvais marcher, m'asseoir dans le lit. Le chirurgien est passé pour vérifier si tout allait bien.

    L'après-midi j'ai encore été dans le cirage, ne pouvant toujours pas me concentrer mais me sentant quand même mieux.

    Une infirmière m'a demandé de noter de 1 à 10 la douleur que je ressentais. Mais je ne souffrais pas. J'ai dit : "0";

    Le soir, l'infirmière de nuit m'a dit en souriant qu'ils me laisseraient davantage dormir.

    Toute la journée j'avais été dans le cirage, m'assoupissant par intermittence, mais quand j'ai éteint la lumière je n'ai pas pu m'endormir. Pourtant j'étais moins coincée que la veille et les visites ont été moins nombreuses...

    Incapacité à lâcher prise, à cesser de penser... J'ai essayé de compter des moutons ou des écureuils, mais c'était pire. Surtout ne pas compter. J'ai une feuille excel dans la tête, je vois des cellules et des formules. Pire...

    Faire le vide. Comment ? J'ai somnolé par intermittence...


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  • Le temps défilait...

    L'intervention était prévue à 15h30, mais je ne suis entrée au bloc que vers 17h00. J'ai rejoint le bloc à pieds, avec mes deux paires de chaussons jetables, me suis installée sur la table d'opération comme me l'indiquait l'infirmière.

    L'anesthésiste masqué a planté une aiguille dans mon bras...

     

    De la lumière, une sensation de plénitude et de bien-être. Une impression surnaturelle, difficile à décrire. Infiniment bien. Je me suis réveillée vers 18h00. Ou plutôt j'ai ouvert un oeil en salle de réveil. Je me suis rendormie, éveillée, endormie.

    A 19h00 un brancardier m'a ramenée dans ma chambre. Ce n'était pas le souriant brancardier qui m'avait accompagnée au bloc. Il m'a aidée à glisser sur le lit d'hôpital.

    Des infirmières sont arrivées, puis le chirurgien, souriant, qui m'a dit que tout s'était bien passé. J'avais une sonde urinaire, un drain, une perfusion pour éviter la douleur.

    J'ai demandé à une infirmière d'ouvrir le coffre et me donner mon portable. J'ai essayé d'envoyer des textos à mes proches mais je n'avais pas mes lunettes et n'arrivais pas à composer le code de déblocage. J'ai fini par réussir à appeler mes fils et mon ex-mari pour leur donner de mes nouvelles et les rassurer.

    Pour la première nuit, je n'ai pas fermé l'oeil. Toutes les heures et parfois toutes les deux heures le personnel s'est succédé dans ma chambre pour vérifierles niveaux des perfusions, m'expliquer quels produits ils mettaient, me demander si tout allait bien, si je dormais, si j'avais mal, si j'avais besoin de quelque chose. Ils ont pris ma température, ma tension, m'ont fait une prise de sang...

    Chaque fois ils allumaient la lumière.

    De toutes façons je ne pouvais pas me tourner, bloquée par tous les fils qui partaient de mon corps...  J'avais la gorge irritée, le nez pris...

    Puis vers 6h00, j'ai entendu les aspirateurs dans le couloir. J'ai allumé la lumière pour bien montrer que je ne dormais plus...

    Une infirmière est passée pour me demander si j'avais dormi. Et à nouveau : température, tension...

    Une nouvelle journée commençait...


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  • Mardi midi, je suis entrée à la clinique.

    Après les formalités d'admission assez rapides je me suis installée dans ma chambre, claire et fonctionnelle. Sur les conseils de l'infirmière j'ai décidé de ranger dans le coffre-fort mis à disposition mon portable, ma tablette, ma chaîne et mes médailles et ma carte bleue.

    J'ai lu rapidement les instructions, ai entré mon code "963" appuyé sur "A" pour l'enregistrer, fermé le coffre, tourné la molette.

    Puis j'ai essayé de le re-ouvrir pour ranger mes objets de valeur.

    J'ai tapé "963" et tourné la molette. Rien. 3 fois. J'ai bloqué le coffre. En relisant mieux les instructions j'ai vu qu'il fallait pour ouvrir taper le code "et appuyer sur B"... Je suis allée au bureau des infirmières demander qu'on me débloque le coffre...

    Il était 12h30. J'ai lu dans la chambre et fait des mots-ccroisés.

    Une autre infirmière est venue me demander de me préparer pour un départ au bloc à 14h30 et m'a remis chemise bleue en papier tissé, chausson et bonnet en papier. Je me suis vêtue de cette chemise impossible à fermer. J'ai mis une robe de chambre pardessus et suis revenue demander le déblocage du coffre.

    A 14h25 un monsieur est venu ouvrir le coffre et m'a expliqué comment procéder. J'ai pu ranger mes petites affaires avant que le brancardier n'arrive. 

    Il m'a emmenée au bloc, en rigolant avec moi, après m'avoir donné d'autres chaussons un tout petit peu plus solides. "Vous croyez que je vais pouvoir marcher avec cà ? lui ai-je demandé.

    - Je n'ai jamais essayé mais ce n'est pas loin, m'a-t'il répondu en riant. Et son rire m'a fait le plus grand bien.

    Je l'ai suivi en marchant jusqu'au bloc tout proche. Il m'a fait asseoir dans un fauteuil dans une sorte de salle d'attente. Une autre dame est arrivée, en marchant elle-aussi à côté de son brancardier et s'étonnant de ne pas être arrivée sur un brancard.

    J'ai attendu en regardant un film animalier sur un grand écran : des oies bernaches en vol, des cigognes... Il y avait du passage : la dame est partie au bloc. Un brancard est arrivé. Un anesthésiste est venu me soir, m'a parlé un moment, m'a dit qu'il s'occuperait de moi au bloc...

    Le personnel était détendu, souriant. Je regardais les oiseaux qui volaient.

    Le temps défilait...


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  • J'ai lu cette information dans la rubrique "Insolite" du journal Sud-Ouest.

    Une loi vient d'être promulguée en Argentine pour obliger les hôpitaux de la province de Buenos Aires, la plus peuplée du pays, à embaucher des clowns dans les services de pédiatrie pour amuser les enfants malades. D'après le journal officiel, la présence des clowns à l'hôpital "est une médecine complémentaire visant à apporter de la gaieté aux enfants hospitalisés, à leur famille et au personnel". Selon l'auteur de la loi, "Le rire est le meilleur des remèdes".

    Distraire les enfants malades et les amuser , les faire rire ne peut que leur être bénéfique. 

    J'aime moins le côté "obligatoire" qui peut conduire à des excés et à l'embauche de personnes n'ayant aucune compétence pour faire rire les enfants.

    Les clowns de cirque me font parfois plus peur qu'ils ne me font rire...

    Il existe de nombreuses associations en France :  le Rire Médecin, les Nez Rouges, les clowns stéthoscopes, les clowns à l'hôpital, Nez à nez... et même une Fédération des Clowns hopitaliers;...
    Souvent bénévoles, ces clowns hospitaliers multiplient leurs efforts pour faire briller des étoiles dans les yeux des enfants hospitalisés, gravement malades


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  • Samedi 22 août, Christophe, l'oncle et parrain de ma petite-fille Alice, s'est marié.

    Mon fils m'avait demandé depuis plusieurs mois de garder Alice (12 mois) et Louise (11 mois), sa cousine, pendant le repas de noces.

    J'étais invitée aux cérémonies (mairie puis église) et au vin d'honneur.

    Il a fait chaud et lourd toute la journée. Alice a été adorable malgré la chaleur, et toutes les photos, souriant à tous ceux qui s'approchaient et lui faisaient un compliment.

    Vers 20 heures les parents des deux bébés et moi sommes allés là ou nous étions hénergés,chez les parents de ma belle-fille.

    Les deux bébés ont été baignées, ensemble, toutes heureuses de se rafraîchir.

    Alice la coquine et Louise sa cousine

    Alice la coquine et Louise sa cousine

    Elles ont bu leur biberon, ont été changées, mises en pyjama et couchées, chacune dans une chambre avec une veilleuse.

    J'étais chargée de veiller sur leur sommeil et leur redonner leur sucette si elles pleuraient dans la nuit.

    A 21 heures les deux couples sont repartis vers la noce. Les deux bébés se sont endormies bien vite. Il s'est mis à pleuvoir et l'orage a commencé à gronder.

    Le ciel du marais charentais était zébré d'éclairs, mais les petites dormaient. Avant de me coucher dans la troisième chambre j'ai été voir si elles dormaient bien.

    Louise dormait sur le ventre et ronflait, le nez pris.

    A minuit Alice s'est mise à pleurer. Je suis allée la rassurer. Elle s'est tournée, a pris son pouce et s'est endormie.

    Je me suis recouchée.

    A 1 h00, Louise a pleuré. Elle était sur le ventre. Je l'ai tournée, mise sur le dos, lui ai redonné sa sucette et elle s'est endormie.

    Sa veilleuse était éteinte.

    L'orage s'était calmé. Je suis allée aux toilettes. Il y avait dû y avoir une coupure de courant car les horloges des appareils ménagers clignotaient.

    La porte était ouverte. La chienne de la maison était entrée et s'était couchée près de la porte. Je l'ai faite sortir malgré la pluie.

    Je me suis recouchée. J'ai dormi un peu puis l'orage a repris et je me suis réveillée.

    Quand il s'est calmé j'ai continué à entendre des coups sourds, à intervalles réguliers, comme des pétards. Je suis allée dehors voir si cela ne venait pas d'un des hangars. J'ai pensé aussi à la centrale nucléaire de Braud Saint Louis, à une dizaine de kms. J'ai regardé sur mon téléphone si je trouvais une information sur ces bruits étranges, mais internet passe mal dans le marais.

    Je me suis recouchée.

    Plus tard les jeunes parents sont rentrés...

    Déchargée de la surveillance j'ai dormi jusqu'à ce qu'Alice se mettre à pleurer vers 8h00.

    Lorsque j'ai pris le café avec les parents de Céline, je leur ai parlé des bruits sourds après l'orage. Le père m'a expliqué : ce sont des châteaux dans le Médoc qui utilisent des canons anti-grêle pour protéger leurs vignes...


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