• Un magnifique livre : "L'art de perdre" d''Alice Zeniter ...

    J'avais eu un avis mitigé sur le premier roman que j'avais lu d'Alice Zeniter "Juste avant l'oubli". J'ai tout de même eu envie de découvrir "L'art de perdre";

    Et j'ai bien fait !

    Voici un magnifique livre, un grand roman qui me marquera.

     

    Informations pratiques : paru en 2017 aux éditions Flammarion. 506 pages. Prix Goncourt des lycéens 2017, Prix littéraire du Monde 2017, 

     

     

    L'auteur : Alice Zeniter est née en 1986. Dramaturge et metteuse en scène elle a déjà publié romans "Sombre dimanche", "La closerie des lilas", "Juste avant l'oubli".

     

     

     

    La 4ème de couverture :

    L'Algérie dont est originaire sa famille n'a longtemps été pour Naïma qu'une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?

    Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu'elle ait pu lui demander pourquoi l'Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l'été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l'Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?

    Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l'Algérie, des générations successives d'une famille prisonnière d'un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d'être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

     

     

    Mon ressenti :

    Ce roman historique retrace une saga familiale sur trois générations. C'est Naïma, immigrée de 3ème génération, fille d'Hamid et petite-fille d'Ali, qui tente de reconstruire le passé de sa famille, cherchant à savoir ce qu'a vraiment fait son grand-père pendant la guerre d'Algérie.

     

    Nous découvrons d'abord Ali, le patriarche qui vit en Algérie, sur une montagne en Kabylie, avec ses deux frères, Djamel et Hamza. La récupération d'un pressoir emporté par les eaux, va lui permettre d'entreprendre et de s'enrichir. Il en fait profiter son entourage : frères, cousins, amis et le village tout entier.

    Plus tard il combattra en Europe, dans l'armée française pendant la seconde guerre mondiale, puis il deviendra vice-président de l'Association des anciens combattants à Palestro. Il épouse Yema, 14 ans qui lui donnera de nombreux enfants : Hamid, Dalila, Kader, Akli, Claude, Hacène, Karima, Mohamed, Fatiha, Salim...

    Mais dès novembre 1954, le FLN incite les Algériens à lutter pour retrouver leur indépendance et se soulever contre l'armée Française. 

    Au fil des ans la guerre civile, les attentats, les massacres s'amplifient. Ali est plus proche des Français que des rebelles.

    Ali et sa famille s'embarquent pour la France en 1962. Ils seront parqués dans différents camps de harkis, dans des conditions très difficiles, rejetés par les Français et rejetés parles Algériens..

    Hamid, le fils aîné d'Ali,  rêve de se mêler aux Français, et s'intégrera : études studieuses, mariage avec Clarisse, Française de souche.

     

    J'ai aimé découvrir l'Algérie d'autrefois et je me suis attachée aux personnages principaux : Ali, Hamid, Naïma mais aussi à leurs proches.

    Les harkis ont servi la France, se sont battus pour elle, et n'ont pas reçu grand chose en retour.

    Le récit est bien construit. Le roman est prenant et émouvant. Plusieurs passages m'ont fait pleurer.

     

     

    Quelques extraits :

    Je voulais tout vous donner mais je ne suis plus sûr de rien. Peut-être que nous serons tous morts demain. Peut- être que ces arbres brûleront avant que j'aie réalisé ce qui se passe. Ce qui est écrit nous est étranger et le bonheur nous tombe dessus ou nous fuit sans que l'on sache comment ni pourquoi, on ne saura jamais, autant chercher les racines du brouillard. 

    -  Quand tu dors, tu oublies tous tes soucis, a toujours dit Ali à ses fils pour les obliger à aller se coucher, c'est une chance merveilleuse et ça ne dure que quelques heures, alors profite.

    « Un vrai délice : "Mon oncle" de Jacques Tati...Les fleurs de mon jardin : les agapanthes... »

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 25 Juillet à 20:28

    ..je suis sûre que ce livre ne pourra que me plaire. Trouver sa place là où l'on né, où l'on vit..ce n'est pas toujours évident...

    Bises du soir,

    Mireille du sablon

      • Vendredi 27 Juillet à 19:36

        Bonsoir Mireille. C'est un très grand roman, vraiment. Bisous

    2
    Mercredi 25 Juillet à 22:02

    ce doit être un très bon livre ; merci de nous le présenter. Bises 

    3
    Jeudi 26 Juillet à 07:43

    Certainement un bon livre.
    A noter dans ce cas.
    Bisous et bonne journée toujours caniculaire hélas!

    4
    Jeudi 26 Juillet à 17:00

    Salut

    Drole de vie que celles des harkis après la guerre d'algérie.

    L'algérie était française depuis 1830 alors pourquoi vouloir l'indépendance et pour en faire quoi?

    Bonne journée

     

    5
    Vendredi 27 Juillet à 19:08

    J'ai lu une bio d'une femme journaliste (je crois) qui a passé son  enfance dans des camps en France où les personnes remontants d'Algérie ont été parqué. C'est un bout  de l'histoire de France  déplorable.

    Je prends note des références de ce  livre. A la radio j'en  ai entendu parlé. Si tu l'as apprécié alors, oui je l'achèterai. Je te fais confiance.

      • Vendredi 27 Juillet à 19:56

        C'est un très grand roman, que je recommande. Bonne soirée Sereine

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