• sanisette.jpg Je déteste les sanisettes ces bunkers à péage mais parfois il faut bien en passer par là quand l'envie est trop pressante.

    Je me souviens d'une fois où j'ai eu besoin de m'en servir. Je n'avais que deux pièces de 20 cents.

    "Faites attention à ne pas vous faire arroser !" me dit la locataire précédente en sortant.

    Bling ! La porte se ferme.

    Je mets une pièce dans la fente adéquate, tourne la poignée. La porte s'entrouvre. Je n'entre pas assez vite. La porte se referme. Je n'ai pas réussi à entrer !

    Ma seconde pièce, ma dernière chance ! Il faudra être plus rapide ! Je mets la pièce, je tire la poignée, j'entre très vite, le pied en avant, prête à bloquer la porte comme le font les représentants dans tous les films. La chasse d'eau se déclenche. Miracle je n'étais pas encore assise, je ne suis pas arrosée !

    Bon sang, pourvu que je ne reste pas enfermée dans cet endroit nauséabond !

    Mais pour sortir c'est facile, ouf !

     

    Depuis j'ai essayé les toilettes sèches, écologiques...


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  • Quand nous étions enfants, notre mère nous faisait manger au moins un soir par semaine des sardines en boite. Elle choississait des sardines de la marque "Connétable" qui était pour elle la meilleure en matière de sardines.
    A l'époque il fallait ouvrir les boites avec une clé à sardines et c'était tout un art pour ouvrir délicatement la boite sans l'envoyer valdinguer dès que l'on commençait à l'ouvrir et qu'elle devenait huileuse...
    cle.jpg
             Digression : dans le premier appartement que j'ai eu, l'ouverture d'une boite de sardines à la tomate avec la clé spéciale a tourné à la boucherie dans la cuisine. Boucherie, j'exagère : ce n'est pas du sang qui a recouvert les murs de la minuscule cuisinette mais de la sauce à la tomate !

    Je détestais les sardines à cause de leurs arêtes minucules et puis parce que c'était obligatoire de les manger. Nous étions 5 et il y avait 8 sardines dans les boites (si je me souviens bien). Ca faisait 2 chacun et 0 pour moi (j'étais déjà bonne en calcul mental). Maman ne l'entendait pas comme ça :"Les sardines,  c'est bon pour la santé ! Il te faut en manger." Elle me donnait les queues de deux sardines et j'avais l'impression d'échapper au pire en matière d'arêtes...
    Je n'ai jamais fait manger de sardines à mes enfants...

    En faisant mes courses il y a quelques jours je suis tombée en arrêt devant une boite rectangulaire joliment décorée : des sardines à l'huile Connétable, millésime 2007 !
    Mince alors ! Si je trouvais du millésime 1960-1970, je l'encadrerais !
    sardines.jpg
    Cette illustration reprend un tableau de Mathurin Méheut "Le démaillage des sardines".
    Du côté où se trouve la tirette d'ouverture se trouve le petit texte suivant :
    "Ces délicieuses sardines sont préparées à l'ancienne sur le port de Douarnenez, capitale française de la sardine.
    Depuis 1853, je maintiens la fabrication traditionnelle : étêtées manuellement, les sardines sont plongées dans une bassine d'huile bouillante, où elles vont se "croustiller". Puis rangées "au blanc", dans leurs boites, elles vont être recouvertes de la meilleure des huiles d'olive.
    Ces sardines sont pêchées en fin d'été uniquement, c'est la période où la sardine atteint toute sa finesse. Aujourd'hui elles sont déjà excellentes, mais comme les grands crus, elle se bonifient en vieillissant."

    Je ne sais pas si je mangerai un jour les sardines serrées à l'intérieur de cette boite, dans leur bain d'huile, mais cette jolie boite me ravit chaque fois que je la regarde et me rappelle avec amusement ces petits morceaux de sardine que je mettais des heures à avaler...
    Ah, maman, si j'avais su tout ça il y a 50 ans : "Douarnenez, l'excellence, la finesse" peut-être les aurais je mangées avec moins de déplaisir...







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    Chaque année, la fête foraine s'installait près de la plage du Phare au Cap Ferret, aux alentours du 14 juillet. Mon fils cadet adorait jouer aux machines à pièces : celles où l'on glisse un jeton dans une fente. Une sorte de rateau pousse les jetons et les tickets éparpillés dessus. Avec un peu de chance et pas mal d'investissement on arrive à faire tomber les tickets qui donnent droit à des cadeaux en fonction du nombre de points inscrit dessus.
    pieces.jpg
    Photo prise sur le net
    La fête durait quatre jours et chaque soir il fallait aller faire un tour à la fête pour jouer aux machines à pièces. Cette année là ma seconde prunelle âgée de 7-8 ans réussit à faire tomber quelques tickets qui lui ouvrirent droit à un cadeau. Pour 9999 points il choisit une montre qu'il accrocha aussitôt à  son poignet.
    Sa joie fut de courte durée car dès le lendemain la montre ne fonctionnait plus !
    Ni une ni deux, il retourna le soir même à la baraque où il avait joué et réclama au forain un échange standard de sa montre.
    Il y avait du monde et mon gamin du baratin. Le forain lui dit que la pile devait être usée et lui redonna une nouvelle montre qu'il choisit cette fois étanche.
    Le lendemain il se baigna avec, malgré mes avertissements. "C'est écrit, elle est étanche !"
    La montre changea un peu de couleur au début (oxydation). Deux jours plus tard elle s'arrêta comme la première.
    Les forains étant partis, mon fils ne put pas aller réclamer son remplacement...

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  • sttropez.jpg
    Lors de vacances à Saint-Cyr-les-Lecques, en famille, nous avons été passer la journée à Saint-Tropez. C'était les vacances de printemps et il y avait beaucoup de touristes partout.
    Nous nous sommes baladés sur le port de Saint-Tropez, admirant les  tableaux de peintres et nous étonnant devant la taille des bateaux ancrés dans le port.
    A midi nous avons cherché un restaurant pour déjeuner. Nous avons consulté les menus de plusieurs restaurants, souvent assez chers. L'heure passant, nous sommes entrés dans un restaurant qui semblait sympathique, dans une ruelle.
    Je ne me souviens pas du menu qui nous était proposé. Simplement d'une réflexion de ma seconde prunelle qui devait avoir six-sept ans et demandait ce qu'il y avait comme plat après les ravioles qu'on lui avait servies, et qui ne l'avaient pas calé.
    A notre grand étonnement, le serveur ne notait rien depuis le début, mais nous avait toujours porté à chacun le plat choisi. Quelle mémoire !
    Au dessert nous avions trois boules de glace à choisir parmi une dizaine de parfums.
    Nous avions tous choisi nos trois boules : café-rhum raisins-vanille pour le père, chocolat-vanille-fraise pour le plus grand, noix de coco-rhum raisins-café pour moi. Le serveur ne notait rien, tout dans la tête.
    Jusqu'à ce qu'arrive le tour du plus petit qui avait du mal à se décider.
    Finalement, mon fiston a choisi : "Banane banane banane !"
    Le serveur, perturbé par ce choix est alors parti chercher son carnet, et nous avons dû tous les quatre répéter notre choix...
    Depuis, quand nous choisissons des parfums de glace, nous repensons souvent à ce choix d'Aurélien qui avait posé tant de problèmes au serveur !
    Il y a deux ans je suis revenue à Saint-Tropez avec Eve, une bien gentille personne dont je vous ai déjà parlé (voir ICI). Nous avons déjeuné sur le port, dans une créperie très sympathique et aux tarifs tout à fait raisonnables...

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  • Pour une fois, ce n'est pas moi qui ai écrit cet article, c'est mon fils.

    Maman, tu exagères. Tu enjolives. J'ai lu ce que tu as écrit sur ton blog, ce n'était pas tout à fait ça !
    Pour monter, tu étais toujours derrière et déjà au bout de deux mètres tu ralais et disais que tu ne pourrais pas monter jusqu'en haut.
    dune
    Alors quand tu racontes que tu aurais bien marché sur la crête, permets moi de rire !
    Arrivée en haut, tu pleurnichais parce que ton objectif était mouillé.
    Quand on est descendu tu étais loin derrière et tu me criais en riant : "Moi je t'attendais quand tu étais petit"... Les autres mamans qui montaient en aidant leurs bambins riaient : "C'est pourtant plus facile de descendre, non ?"...

    N'empêche qu'il a tout lu et est capable de réciter par coeur ce que j'ai écrit, en se moquant un peu, juste un peu... (voir "ma version")

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