• Voilà, j'en pleure encore...
    Je viens de regarder un téléfilm inédit sur France 2 : "Fais danser la poussière".
    Ce film est tiré du livre du même nom de Marie-Dô, et c'est l'histoire de sa vie.
    Maya est une petite métisse qui vit avec sa maman, blanche. Elle n'a jamais connu son père, noir et se sent différente des autres. A l'école, les autres enfants se moquent d'elle, elle se sent un  vilain petit canard.
    Pour des vacances d'été sa mère l'envoie à la campagne chez un oncle et une tante (Camille et Alice). Maya dit au tonton Camille qu'elle voudrait être blonde car toutes les princesses sont blondes. "Tu es marron comme la reine de Saba", lui dit le tonton. "Et c'est quand même mieux d'être reine que princesse, non ?". Et il lui raconte l'histoire de la reine de Saba. Le tonton joue de l'accordéon et la petite danse dans la poussière, sous les regards émerveillés de Camille et Alice.
    Quelques mois plus tard, sa mère se remarie avec François-Xavier avec qui elle aura  3 enfants... Maya s'investit dans sa passion, la danse.
    Ce qui est triste c'est le rejet de cette fillette par son beau-père qui la frappe.
    Un soir de Noël, toute la famille est invitée chez la mère de François-Xavier. Celle-ci refuse l'entrée de sa maison à la petite métisse, obligée d'attendre dehors, dans la neige. Elle va passer plusieurs heures à faire un bonhomme de neige dans le froid.
    Le temps passe, Maya grandit. Encouragée par son prof de danse, Ludo, homosexuel, equi partage avec elle ce sentiment de différence, elle part à Paris pour devenir l'élève d'un professeur plus célèbre. Sa mère est tombée malade à la naissance de sa dernière fille et marche avec des béquilles.
    Maya partira ensuite aux Etats Unis en stage puis en tournées.
    Quand elle rentre en France, à 24 ans, sa mère est mourante. Son oncle Camille est mort.
    Ses frères et soeurs sont des adolescents. Alice lui remettra une lettre de sa mère, lui expliquant sa propre enfance d'enfant abndonnée.
    Maya se dit "Profite de ceux que tu aimes, ils ne sont pas éternels !".
    Beaucoup d'émotion se dégage de cette histoire bouleversante, pleine d’humanité, de générosité. Les actrices jouant Maya aux différents âges de sa vie sont gracieuses et ravissantes (Tatiana Seguin : Maya 15-25 ans, Nastasia Caruge : Maya 9-12 ans, Ambre N’Doumbé : Maya 6 ans).
    poussiere.jpg

    Ce mélange de danse classique, moderne, contemporaine est séduisant.
    Les retrouvailles avec Ludo, son premier prof de danse qui l'a toujours soutenue, malade confiné dans on fauteuil roulant est très émouvant.

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  • presentation
    Hier j'ai regardé sur M6 "l'Amour vache" de Christophe Douchand avec trois superbes acteurs : une magnifique jeune femme brune que je découvrais (Delphine Chanéac), un bel homme (Thierry Neuvic), à droite, et un petit garçon d'une dizaine d'années absolument craquant (Hugo Moan).

    L'histoire : Lili accompagne son fiancé Eric à un mariage dans le Sud-Ouest. Parisiens et surbookés, ils s'ennuient à la fête. Lui téléphone. Elle croise Luc un agriculteur, voisin du frère d'Eric. Eric toise de haut son frère et ses anciens copains. Lili part en balade au village et se fait remballer par le cafetier...
    Eric se casse la jambe et est hospitalisé, obligeant Lili à rester coincée en rase campagne dans une ferme située en face de celle de Luc. En échange de cette hospitalité elle doit s'occuper des lapins et des vaches...
    Luc vit seul avec son fils Antoine, petit bout d'homme très mûr pour son âge. Cet enfant s'entiche de Lili qu'il trouve "marrante"...
    Bien sûr Luc et Lili s'attirent et se repoussent, avec le petit Antoine qui voudrait les réunir... Lili, végétarienne, se met à dos tous les habitants du village, jusqu'à l'arrivée de deux de ses amis qui vont l'aider à s'intégrer.
    Ce qui m'a plu : c'est une belle histoire d'amour entre deux êtres que tout séparait au départ : Lili, cadre dans le marketing, sophistiquée, un peu snob, bientôt mariée, détestant la campagne et Luc, agriculteur un peu rude et solitaire...
    Le garçonnet est vraiment formidable avec ses remarques toujours sensées et pleines d'humour.
    Isolé dans une vie un peu monacale avec son père, il a apparemment grandi très vite et très bien  ! Luc et son fils entretiennent une relation rare, profondément mature et sincère. Antoine ne manque jamais une occasion de bousculer son père, souvent totalement dépassé par la perspicacité de son propre bambin… Car s’il y en a bien un qui sait à quel point Luc souffre de la solitude qu’il s’impose, c’est bien son fils. Et lorsque Lili entre dans leurs vies, le coup de foudre est réciproque entre la jeune femme et le petit garçon. Quand son père s'énerve contre la Parisienne, Antoine lui dit "Les bras m'en tombent"...
    hugo moan
    Vous pouvez voir gratuitement ce film en allant sur : http://www.m6.fr/


    Ce soir c'est un autre téléfilm, sur France 2 qui a retenu mon attention "La Tempête" de Bertrand Arthuys avec Astrid Veillon et Bruno Madinier.
    L'histoire : Julia vit à New-York avec son mari Christopher beaucoup plus âgé qu'elle. Ils sont en visite en France pour rendre visite à des amis. Pris dans une tempête ils ont un accident de voiture. Christopher est blessé. Julia va chercher du secours dans une vieille ferme isolée où vit Thomas, bel homme peu causant.
    Arrivée en robe chic et légère avec des talons aiguilles, Julia se heurte à Thomas peu pressé de l'aider... Ils vont chercher Christopher bloqué dans la voiture et le ramènent à la ferme. Ni életricité, ni chuaffage, ni téléphone.
    Christopher est évacué en hélicoptère. Julia ne peut partir avec lui et se retrouve coincé dans cette ferme coupée de tout.
    Ce que j'ai aimé : c'est une belle histoire d'amour entre deux êtres que tout
    séparait au départ : Julia, jeune femme urbaine, riche et snob, habituée à donner des ordres et être servie, mariée, et Thomas, homme un peu rude et solitaire...

    Ces deux films se ressemblent beaucoup, même si le second est plus dramatique que le premier. Un couple arrive dans un endroit inconnu, à l'opposé de ses habitudes et la femme tombe amoureuse d'un homme abandonné par sa femme, vivant seul et dans des conditions rudes. Dans les deux films le mari ou fiancé est blessé et cloué sur un lit avec un problème à la jambe. Les héroïnes finissent à s'adapter et apprécier cette vie rude...

    Hugues, ne dites pas que je suis "fleur bleue"...

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  • En déambulant le soir dans les rues de Lyon, pour assister aux spectacles de la Fête des Lumières je suis tombée en arrêt devant une vitrine ouverte sur une crèche fantaisiste, avec des personnages et des animaux grandeur nature, faits en crin, en corde, en toile et en ficelle avec des boutons pour les yeux.
    Les petites pancartes près des personnages et surtout celle reprenant ce superbe message "Bienheureux les fêlés car ils laissent passer la lumière" ont attiré mon attention.
    crèche3
    Le regard des personnages et les mains de la mère serrant son bébé expriment douceur et tendresse.
    Les rois mages s'appellent ici "Liberté, "Egalité", "Fraternité"...
    crèche2

    crèche5
    En reprenant cette photo j'ai regretté de ne pas avoir mieux cadré la pancarte du bas :
    "Bethléem canal St Martin les Don Quichotte...
    Je rêve d'un jour où tous les Joseph et les Marie
    trouveront un logement..."
    crèche6

    Pour que le petit Nicolas tienne ses promesses, rappelons-lui ce qu'il a dit le 18/12/2006 :
    "Je veux, si je suis élu président de la république, que d'ici à 2 ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n'est plus choqués quand quelqu'un n'a pas de toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s'en retrouvera remis en cause ".


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  • Lors de ma balade à Buzet-sur-Baïse et Aiguillon (Lot-et-Garonne) avec Hugues du blog "Photos de tout", j'avais photographié quelques rangs de vigne ensoleillés.
    vigne1

    vigne2

    Grappes de raisin oubliées ?
    Non, les grappes que l'on laisse sont destinées au "grapillage". C'est bon pour la vigne et les gens qui le souhaitent peuvent venir les cueillir sans préjudice pour le propriétaire (informations laissées en commentaire par mon amie Kahouette). Virjaja ajoute "ce sont les grappes pour les grives... ces grapillons ne sont souvent pas mûrs a l'époque des vendanges... "
    vigne5

    vigne6

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  • Ce week-end pluvieux nous a incités, ma première prunelle et moi, à aller au cinéma, à 800 mètres de chez nous.
    Nous avons été voir le dernier film d'Albert Dupontel, que nous apprécions depuis "Bernie".

    Synopsis : Un braqueur de banques, le Vilain, poursuivi par des malfrats, revient après 20 ans d'absence se cacher chez sa mère Maniette. Elle est naïve et bigote, c'est la planque parfaite. Mais celle-ci découvre à cette occasion la vraie nature de son fils et décide de le remettre dans le " droit chemin ". S'ensuit un duel aussi burlesque qu'impitoyable entre mère et fils. Maniette est jouée par Catherine Frot et son fils, le Vilain, par Albert Dupontel.


    Maniette est une petite mamie qui ne ferait pas de mal à une mouche et se bat pour que son quartier ne soit pas détruit. Elle se croit maudite parce qu'échappant toujours sans aucune égratignure à divers accidents. Le retour de son fils dont elle n'a plus de nouvelles depuis 20 ans va bouleverser sa vie.



    Son fils est un affreux jojo, un vilain, comme elle va s'en apercevoir bien vite. Elle décide alors de le remettre dans le droit chemin...

    Nous avons retrouvé l'univers déjanté d'Albert Dupontel, ses déguisements et ses courses poursuites hilarantes. Pas d'oiseau ici, mais une tortue assoiffée de vengeance...
    Les autres personnages : un docteur alcoolique et sur la voie de la déchéance, des voisins un peu envahissants, des promoteurs pressants, un ouvrier truculent, et la tortue...
    Ma seconde prunelle a vu ce film la veille et a été enchanté. Nous, un peu moins...
    Nous avons ri parfois aux inventions à la Mac Gyver du Vilain, inventions malveillantes, mais nous nous sommes perdus aussi dans les dédales de la pensée de Dupontel. Le Vilain essaie de se débarrasser de sa maman envahissante, puis devient gentil et prévenant pour qu'elle perde son "immortalité"...

    A réserver aux inconditionnels de Dupontel...


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