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    Hier après midi j'ai été au cinéma voir "la rafle" de Rose Bosh, avec Mélanie Laurent, Jean Reno et Gad Elmaleh dans les rôles principaux.
    La première partie du film se déroule en juin 1942, dans un Paris occupé, sur la Butte Montmartre où vivent des familles de juifs, dans un bonheur fragile. Il y a là Jo, ses soeurs et ses parents, ses amis et leurs parents. Ce petit monde vit difficilement mais en harmonie et en confiance malgré l'étoile jaune qu'ils sont obligés de porter.
    Le 16 juillet 1942 à 4h00 du matin leur bonheur bascule. C'est la rafle du Vel d'hiv. 13000 juifs sont rassemblés et entassés dans le vélodrome Parisien, avant d'être emmenés dans des camions à bestiaux jusqu'au camp de Beaune-la-Rolande dans le Loiret.
    Annette une jeune infirmière assiste le médecin du vél d'hiv : Jean Reno et va s'efforcer d'aider ses compatriotes. Police Française, milice, allemands n'ont aucune pitié, même pour les enfants.
    Ce film est un peu long (1h58), mais pour la première fois il retrace au cinéma cet épisode peu glorieux de l'histoire de France. Les acteurs sont tous formidables.
    J'ai été trés émue par la première partie, le bonheur tranquille, puis par la rafle elle même. La vision du Vél d'hiv empli de familles juives entassées, souffrant de la faim et surtout du manque d'eau est très émouvante. J'ai trouvé la seconde partie dans le camp un peu longue, malgré quelques passages très touchants.



    Bande Annonce La Rafle
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  • Hier soir j'ai regardé sur Arte un film Allemand de Doris Dorrie, sorti en 2008.
    Un couple d'une soixantaine d'années part voir ses enfants, et ne les reconnait plus. L'épouse voudrait aller voir son plus jeune fils, Karl, au Japon, mais le mari repousse le voyage. "On aura le temps quand je serai à la retraite". Sa femme n'a vécu que pour lui et pour ses trois enfants, abandonnant tous ses rêves, notamment celui de devenir danseuse de buto, pour eux.
    Elle meurt brusquement et son mari mesure alors le vide de son existence sans elle.
    Le retour à la maison, avec les deux paires de chaussons côte à côte, dont celle qui ne servira plus, est très émouvant...
    En hommage posthume à sa femme, le veuf part à Tokyo et s'installe dans le minuscule appartement de son fils, pour découvrir le Japon à la place de la femme qu'il aimait.
    Pique nique sous les cerisiers en fleurs en compagnie de son fils, entouré de familles Japonaises...
    Pendant que son fils travaille, Rudy se promène dans les parcs. Sous les cerisiers à la floraison ephémère il a l'impression de retrouver sa Trudy.
    Il porte la veste bleue de sa femme et visite les parcs qu'elle rêvait de découvrir. Au coin d'une rue des jeunes lui offrent "Free hugs", des calins gratuits, une accolade.
    Il rencontre une jeune danseuse de buto qui va l'initier à cette danse des ombres, qui plaisait tant à sa femme. Yu vit sous une tente. Il va l'entrainer dans son voyage initiatique, comme si elle était sa fille. Ils partent admirer le Mont Fuji, que sa femme souhaitait tellement voir.
    Rudy tombe malade et meurt en dansant le buto devant le mont Fuji.
    Ses enfants ne comprennent pas plus cette fin en compagnie d'une jeune japonaise de 18 ans qu'ils n'ont compris leur mère qu'ils jugeaient égoïste et pas assez attentionnée avec eux.

    La quête de cet homme qui essaie à tout prix et trop tard de comprendre qui était réeellement sa femme, celle avec qui il a partagé sa vie sans la voir vraiment, m'a émue. Les paysages m'ont séduite...
    J'ai un cerisier japonais dans mon jardin, un "arbre crapaud" (voir "L'arbre crapaud et le banc solaire")...
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  • J'ai vu ce film  de 1993 des dizaines de fois, et toujours avec le même plaisir.
    Pour ceux qui ne connaîtraient pas, c'est l'histoire de jeunes athlètes Jamaïcains qui se mettent en tête de devenir champions olympiques de bobsleigh.
    Derice Bannock s'entraîne intensivement afin d'être sélectionné pour les Jeux olympiques de Séoul, qui doivent se disputer durant l'été 1988, et marcher sur les traces de son illustre père, l'un des pionniers du sport jamaïcain. Au cours des éliminatoires du 100 mètres, les deux favoris, Derice et un athlète chauve du nom de Yul Brenner, chutent par la faute d'un autre concurrent, Junior Bevil. Déçu d'avoir ainsi raté sa sélection, Derice décide de relever un nouveau défi et de se qualifier dans une autre discipline, le bobsleigh.
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    Il entreprend alors de constituer une équipe avec les deux autres coureurs disqualifiés et son copain Sanka, champion du sport local, le pushcart. Il convainc un ancien entraineur de bobsleigh en retraite forcée de les coacher.  Sur fond de reggae ils commencent un entrainement intensif, avant de partir pour Calgary.
    L'entêtement de ces jeunes sportifs en proie aux moqueries de leurs concurrents, qui n'ont jamais vu ni la neige ni un bobsleigh est porteuse d'espoir. Avec leurs maigres économies ils ne peuvent acheter qu'un bobsleigh en piteux état.
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    Après des débuts catastrophiques en compétition, ils choisissent de pratiquer le bobsleigh à la jamaïcaine et portent les couleurs de leur pays avec une bonne humeur contagieuse.

    Bien placés dans la dernière course, une pièce de leur bobsleigh saute, ils perdent le contrôle de l'engin et chutent. "Il faut finir la course", décide Device, encore groggy, et ils finissent l'épreuve en portant leur bobsleigh disloqué sous les applaudissements de la foule.



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  • Voilà, j'en pleure encore...
    Je viens de regarder un téléfilm inédit sur France 2 : "Fais danser la poussière".
    Ce film est tiré du livre du même nom de Marie-Dô, et c'est l'histoire de sa vie.
    Maya est une petite métisse qui vit avec sa maman, blanche. Elle n'a jamais connu son père, noir et se sent différente des autres. A l'école, les autres enfants se moquent d'elle, elle se sent un  vilain petit canard.
    Pour des vacances d'été sa mère l'envoie à la campagne chez un oncle et une tante (Camille et Alice). Maya dit au tonton Camille qu'elle voudrait être blonde car toutes les princesses sont blondes. "Tu es marron comme la reine de Saba", lui dit le tonton. "Et c'est quand même mieux d'être reine que princesse, non ?". Et il lui raconte l'histoire de la reine de Saba. Le tonton joue de l'accordéon et la petite danse dans la poussière, sous les regards émerveillés de Camille et Alice.
    Quelques mois plus tard, sa mère se remarie avec François-Xavier avec qui elle aura  3 enfants... Maya s'investit dans sa passion, la danse.
    Ce qui est triste c'est le rejet de cette fillette par son beau-père qui la frappe.
    Un soir de Noël, toute la famille est invitée chez la mère de François-Xavier. Celle-ci refuse l'entrée de sa maison à la petite métisse, obligée d'attendre dehors, dans la neige. Elle va passer plusieurs heures à faire un bonhomme de neige dans le froid.
    Le temps passe, Maya grandit. Encouragée par son prof de danse, Ludo, homosexuel, equi partage avec elle ce sentiment de différence, elle part à Paris pour devenir l'élève d'un professeur plus célèbre. Sa mère est tombée malade à la naissance de sa dernière fille et marche avec des béquilles.
    Maya partira ensuite aux Etats Unis en stage puis en tournées.
    Quand elle rentre en France, à 24 ans, sa mère est mourante. Son oncle Camille est mort.
    Ses frères et soeurs sont des adolescents. Alice lui remettra une lettre de sa mère, lui expliquant sa propre enfance d'enfant abndonnée.
    Maya se dit "Profite de ceux que tu aimes, ils ne sont pas éternels !".
    Beaucoup d'émotion se dégage de cette histoire bouleversante, pleine d’humanité, de générosité. Les actrices jouant Maya aux différents âges de sa vie sont gracieuses et ravissantes (Tatiana Seguin : Maya 15-25 ans, Nastasia Caruge : Maya 9-12 ans, Ambre N’Doumbé : Maya 6 ans).
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    Ce mélange de danse classique, moderne, contemporaine est séduisant.
    Les retrouvailles avec Ludo, son premier prof de danse qui l'a toujours soutenue, malade confiné dans on fauteuil roulant est très émouvant.

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    Hier j'ai regardé sur M6 "l'Amour vache" de Christophe Douchand avec trois superbes acteurs : une magnifique jeune femme brune que je découvrais (Delphine Chanéac), un bel homme (Thierry Neuvic), à droite, et un petit garçon d'une dizaine d'années absolument craquant (Hugo Moan).

    L'histoire : Lili accompagne son fiancé Eric à un mariage dans le Sud-Ouest. Parisiens et surbookés, ils s'ennuient à la fête. Lui téléphone. Elle croise Luc un agriculteur, voisin du frère d'Eric. Eric toise de haut son frère et ses anciens copains. Lili part en balade au village et se fait remballer par le cafetier...
    Eric se casse la jambe et est hospitalisé, obligeant Lili à rester coincée en rase campagne dans une ferme située en face de celle de Luc. En échange de cette hospitalité elle doit s'occuper des lapins et des vaches...
    Luc vit seul avec son fils Antoine, petit bout d'homme très mûr pour son âge. Cet enfant s'entiche de Lili qu'il trouve "marrante"...
    Bien sûr Luc et Lili s'attirent et se repoussent, avec le petit Antoine qui voudrait les réunir... Lili, végétarienne, se met à dos tous les habitants du village, jusqu'à l'arrivée de deux de ses amis qui vont l'aider à s'intégrer.
    Ce qui m'a plu : c'est une belle histoire d'amour entre deux êtres que tout séparait au départ : Lili, cadre dans le marketing, sophistiquée, un peu snob, bientôt mariée, détestant la campagne et Luc, agriculteur un peu rude et solitaire...
    Le garçonnet est vraiment formidable avec ses remarques toujours sensées et pleines d'humour.
    Isolé dans une vie un peu monacale avec son père, il a apparemment grandi très vite et très bien  ! Luc et son fils entretiennent une relation rare, profondément mature et sincère. Antoine ne manque jamais une occasion de bousculer son père, souvent totalement dépassé par la perspicacité de son propre bambin… Car s’il y en a bien un qui sait à quel point Luc souffre de la solitude qu’il s’impose, c’est bien son fils. Et lorsque Lili entre dans leurs vies, le coup de foudre est réciproque entre la jeune femme et le petit garçon. Quand son père s'énerve contre la Parisienne, Antoine lui dit "Les bras m'en tombent"...
    hugo moan
    Vous pouvez voir gratuitement ce film en allant sur : http://www.m6.fr/


    Ce soir c'est un autre téléfilm, sur France 2 qui a retenu mon attention "La Tempête" de Bertrand Arthuys avec Astrid Veillon et Bruno Madinier.
    L'histoire : Julia vit à New-York avec son mari Christopher beaucoup plus âgé qu'elle. Ils sont en visite en France pour rendre visite à des amis. Pris dans une tempête ils ont un accident de voiture. Christopher est blessé. Julia va chercher du secours dans une vieille ferme isolée où vit Thomas, bel homme peu causant.
    Arrivée en robe chic et légère avec des talons aiguilles, Julia se heurte à Thomas peu pressé de l'aider... Ils vont chercher Christopher bloqué dans la voiture et le ramènent à la ferme. Ni életricité, ni chuaffage, ni téléphone.
    Christopher est évacué en hélicoptère. Julia ne peut partir avec lui et se retrouve coincé dans cette ferme coupée de tout.
    Ce que j'ai aimé : c'est une belle histoire d'amour entre deux êtres que tout
    séparait au départ : Julia, jeune femme urbaine, riche et snob, habituée à donner des ordres et être servie, mariée, et Thomas, homme un peu rude et solitaire...

    Ces deux films se ressemblent beaucoup, même si le second est plus dramatique que le premier. Un couple arrive dans un endroit inconnu, à l'opposé de ses habitudes et la femme tombe amoureuse d'un homme abandonné par sa femme, vivant seul et dans des conditions rudes. Dans les deux films le mari ou fiancé est blessé et cloué sur un lit avec un problème à la jambe. Les héroïnes finissent à s'adapter et apprécier cette vie rude...

    Hugues, ne dites pas que je suis "fleur bleue"...

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