• Quand le téléphone sonne,  je sursaute. Personne ne  m’appelle  plus sur le fixe : mes prunelles et mes amis utilisent les portables.

    Je me précipite, arrive essoufflée avant la fin de la 3ème sonnerie, pour éviter le basculement vers le répondeur.

    « Veuillez patienter quelques secondes, nous allons vous passer votre correspondant… ». Quel correspondant ?  Je n’ai rien demandé. Qui m’appelle et de quel pays lointain pour m’annoncer une bonne nouvelle ?

    La plupart du temps je patiente en grommelant pour entendre le bip bip qui signifie « communication coupée ».

    Parfois au bout du fil quelqu’un se présente, avec un accent  marqué :

    « Bonjour je voudrais parler à Monsieur Brigitte C. » ou « Bonjour je voudrais parler à Madame Aurélien C. ». Dans les deux cas, je réponds : « Désolée, ce n’est pas moi… »

    Autre variante : « Bonjour, vous avez été sélectionnée dans l’annuaire (ah oui, comment ?) et l’Européenne des Jeux est heureuse de vous offrir un magnifique  cadeau à venir retirer en couple…

    - Ah, désolée, je vis seule ».

    Oui mais ça ne les arrête pas. Le lendemain quelqu’un m’appelle, toujours pour l’Européenne  des jeux en m’annonçant que j’ai gagné un magnifique cadeau.

    - Pas possible car je ne vis pas en couple

    - Ce jeu là est réservé aux personnes qui vivent seules.

    Et c’est comme ça que j’ai gagné le camescope numérique dont je vous ai déjà parlé.
    Autre entrée en matière : « Bonjour nous vous avons sélectionnée parmi les personnes de plus de 50 ans...

    - Ah désolée, mais je suis plus jeune (ce n'est pas tout à fait vrai à 2 ans près).

    Autre accroche, moins stéréotypée : « Bonjour, mon mari fabrique des portails et des clôtures. N’auriez vous pas du travail à lui confier ?

    - Est-ce qu’il répare aussi les serrures de portail ?

    - Ah non, désolée.

    Je crois avoir trouvé une solution pour couper court à tout épanchement commercial téléphonique : je pose des questions. Ce n’est pas prévu dans leur script et ça me permet d'abréger la conversation.
    Je n'ai jamais acheté un seul objet ou souscrit un seul produit par téléphone. J'aime réfléchir, choisir avant d'acheter, pas être "forcée".
    Ce que je déteste le plus : les appels le dimanche ou les jours fériés avant 9 heures du matin. Même si je suis réveillée depuis belle lurette je ne supporte pas cette intrusion des télé-vendeurs, souvent vraiment très loin puisque les centres d'appels sont souvent décentralisés en Asie ou en Afrique.
    Pourquoi réponds tu, alors Gaston ?
    Et si c'était vraiment important pour une fois ?


    11 commentaires
  • Voici des chardons qui m'ont paru magnifiques à la fois par les couleurs et les formes :
     

     


    Quelques fleurs sauvages autour de figuiers de barbarie :


    Et puis l'envol du papillon :

    20 commentaires
  • Voici ma participation au jeu de Deborah du blog "l'oiseau lyre", sur le thème du tableau "Le baiser de Klimt.


    Ivresse du premier baiser

    Elle, sur un tapis de fleurs agenouillée,
    Couverte de bijoux et de ronds colorés,
    Mince et pamée...
    Lui, cou de taureau, carré,
    Se penche vers elle pour l'embrasser,
    Dans sa cape l'a enroulée...
    Seuls au monde dans la nuit étoilée,
    Pour ce premier baiser...


    12 commentaires
  • Michèle m'a autorisée à publier son très joli poème, lu sur son blog, "Le blog de Mirélie". 

    "Le petit écureuil"

    Huit heures du matin, vacances printanières,

    Réveil spontané sans réveil programmé.

    Réveil dans notre caravane au milieu des prés

    Caravane installée sous les saules, les érables, les sorbiers.

    Vacances au calme en pleine campagne

    Avec pour seuls compagnons la brise et les oiseaux.

     

    Je tire le rideau sur la nature ensommeillée,

    La végétation originelle par l’homme non gérée,

    La campagne, comme en ville, on n’en voit plus jamais.

    A perte de vue, les champs, les arbres, les collines boisées.

    Et, le ciel immense, semble-t-il, plus vaste,

    Qu’ailleurs, tout près de la ville.

    Le gazouillis des oiseaux accompagne notre réveil,

    Et semble nous souhaiter un bon accueil.

     

    Première image inattendue en ce début de journée,

    Un petit écureuil, sur l’herbe, semble posé.

    Il a l’air si léger, sur ses pattes, appuyé.

    Il grignote, devant notre porte, quelques miettes laissées.

    Petit écureuil roux, vif,

    Petit écureuil furtif.

    Petit animal fugitif.

     

    Souhaitant conserver une image durable

    De ce court instant de nature sauvage,

    Nous avons essayé de te saisir et te garder

    Dans nos images pérennes, nos photos souvenirs.

    La porte, doucement entrebâillée,

    L’appareil photo autour du cou déjà prêt.

    Mais, sitôt la porte ouverte. Hop ! Déjà enfui.

    Rapide comme l’éclair, pas le temps de garder

    Un seul cliché de toi dans notre album photos.

     

    Vite, tu as grimpé sur le tronc d’un sorbier,

    Etonné, semble-t-il, d’être ainsi dérangé.

    A paru regarder si tu étais poursuivi.

    De toute manière, tu avais décidé,

    De ne pas nous offrir plus,

    Que ce que tu nous avais déjà donné,

    Un fugitif instant d’intense bonheur,

    Une brève image de ta sauvage vie,

    Un moment pendant lequel nous avons oublié

    Combien l’homme, de tous temps,

    Est parvenu à oublier,

    Qu’il n’est pas venu sur terre le premier,

    Et, qu’il ne devrait pas se comporter,

    Comme le maître du monde,

    Et, toutes les créatures, négliger et tuer.

     

     

    Mercredi 20 Mai 2009

    Michèle Durand


    17 commentaires
  •  
    Tout le monde avait raison...
    A Hyères, dans le Var, c'était la question depuis lundi dernier  : l'animal marin trouvé échoué sur la plage, et en partie décapité, était-il un requin ou un dauphin ?
    Les promeneurs avançaient la piste du requin. En revanche, pour les scientifiques, aucun doute, il s'agissait d'un dauphin.

    Promeneurs et scientifiques avaient tous deux raison, puisque ce n'est pas un seul animal marin qui a échoué, mais deux! Un requin et un dauphin, rapporte Var Matin. Mais chacun ignorait la présence de l'autre animal marin à quelques mètres d'intervalle.
    Mystère supplémentaire : le corps du requin a disparu...




    10 commentaires