• Lu dans Sud-Ouest du 17/05/2009 : "Dans le Queensland (Australie), le surfeur Neil McCallum vient de sauver héroïquement un kangourou qui s'était jeté sous ses yeux dans une eau infestée de requins-marteaux".
    Alors là, fermez les yeux et imaginez la scène : une mer infestée de requins : ce n'est pas le gentil "les dents de la mer", car il n'y avait qu'un requin, c'est le cran au dessus : des dizaines et des dizaines d'ailerons qui s'entrecroisent sur la mer...
    Que faisait Neil à surfer parmi eux ? Inconscient, suicidaire, bigleux ?
    Le journaliste parle de la poche ventrale du kangourou dans laquelle il peut "ranger l'huile solaire et la monnaie pour les chichis"...
    J'aurais aimé écrire cela. C'est vrai que c'est drôlement pratique quand on va à la plage d'avoir une poche pour porter ses petites affaires, si elle est ventrale c'est encore mieux, comme ça personne ne peut vous la voler !
    Vous avez donc une plage avec plein de requins , un surfeur inconscient et un kangourou en string avec des lunettes de soleil, de l'huile solaire et de l'argent pour les chichis. Donc il doit aussi y avoir sur cette plage un vendeur de chichis et de chocolats glacés, peut-être un poste de secours et une grande pancarte "interdit de se baigner", mais voilà le kangourou ne sait pas lire.
    D'abord : petit bain de soleil après s'être enduit de crème...

    Et puis ...

    Il fait chaud, il plonge. Attention : l'argent des chichis risque de tomber au fond de l'eau...
    Le surfeur le voit et se jette à l'eau -au péril de sa vie- pour sauver le kangourou... A moins que ce ne soit pour lui piquer ses sous !
    L'histoire ne dit pas si le kangourou a pris le bus pour venir ou a fait du stop, ni comment il est reparti : peut-être sur la moto de son nouveau pote, le gentil Neil...

    Il est temps que j'aille me coucher...


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  • Lecteurs de passage et lecteurs réguliers...

    J'ai créé le 1er blog "une bonne nouvelle par jour" le 12 mars 2009 sur l'hébergeur "zeblog", racontant chaque jour une ou plusieurs bonnes nouvelles. A part celles de mes amis je n'avais pas beaucoup de visites : de 30 à 80 par jour et surtout très peu de commentaires, et peu de possibilités.
    Alors j'ai cherché ailleurs si l'herbe était plus verte. Je suis allée chez "blogspot" où mes résultats étaient pires.
    J'ai tout sorti de blogspot pour aller chez blogsudouest : un dimanche j'ai passé ma journée à faire du copier-coller de l'un vers l'autre. Le lendemain j'ai reçu un message mi figue mi-raisin du webmaster me demandant "de distiller mes bonnes nouvelles une par une". Un message d'accueil robotisé et puis plus rien. Il doit falloir être quelqu'un d'important, ce qui n'est pas mon cas...

    Et depuis le 18 avril, soit un mois demain, j'ai créé ce blog chez overblog.
    Je suis ravie de pouvoir publier autant d'articles que je le souhaite.
    Je remercie les Communautés qui m'ont accueillie : Amour-Amitié avec Petite Sirène, Femmes avec Do, Femmes d'exception avec Lady Marianne, Architectes d'intercoeurs avec Marc de Metz, le Champ du Monde avec Dracipe, les Portes du Monde avec Virjaja, les Choses de la Vie avec Wizzil, le Sud-Ouest et ses merveilles avec Claude, Petits bonheurs du jour par Bidouillette et depuis hier Faire la promotion de son blog avec Yves.
    Je remercie tous ceux qui laissent des commentaires, ce qui permet d'aller ensuite découvrir leur blog et la qualité des blogs, le temps passé par chacun(e) pour écrire, laisser des commentaires, répondre, visiter est vraiment impressionnant !
    Des bises particulières à Marc de Metz, Dany, Do, Perfecta, Mamalilou, Fanfan, Arlette, Gypsy, Virjaja, Petite Sirène, Fabienne et Denis...

    Non, rassurez vous je n'ai obtenu ni un César, ni la Palme d'or à Cannes...
    mais tout de même je suis assez fière d'obtenir aujourd'hui le niveau Privilège... (ce qui m'encourage à continuer...)

    grâce à vous tous...



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  • Quel bonheur d'avoir les petits pieds : d'attendre un enfant !
    Etre "enceinte", le terme n'est pas joli, mais c'est tellement merveilleux d'offrir la vie, de sentir bouger les petits pieds en soi, d'abord un tout petit peu, comme un frôlement à peine perceptible, et puis beaucoup plus par la suite, comme des vagues de bonheur, de poser la main sur son ventre énorme et sentir battre le petit coeur en vous.
    Les échographies ne m'ont pas bouleversée, mais le futur enfant qui bouge, oui.

    Pour ma 1ère grossesse, je suis allée passer une visite de contrôle à 6 mois et l'obstétricien m'a hospitalisée illico pour cause de contractions intempestives, et mise sous perfusion. C'était le 6 juin 1984.
    Premiers jours difficiles dans une salle commune avec une potence sans roulettes qu'il fallait porter, et surtout la crainte d'accoucher à tout moment d'un bébé non viable.
    Je suis restée 2 mois à l'hôpital à attendre Monsieur Bébé trop pressé de sortir (et en plus à l'envers), piquée tous les 2 jours, veines éclatées, une ceinture de monitoring quasiment en permanence sur le ventre. Beaucoup de solitude : juste Gilles, mon mari qui venait me voir tous les jours, très peu de visites, quelques appels...
    Le 25 juillet le foetus ayant atteint 8 mois (théoriques) devenait viable : la perfusion m'a été enlevée. Bien sûr les contractions se sont déchaînées et le lendemain matin, j'ai eu une césarienne sous anesthésie générale.
    Dur dur de sortir du sommeil artificiel, mais quel bonheur lorsqu'une infirmière m'a apporté le bébé en salle de réveil ! La première fois que j'ai vu Julien il était déjà magnifique, très soigné, bien peigné avec une petite raie sur le côté...
    Même si j'étais encore "sonnée" j'en garde un souvenir ébloui...

    J'ai oublié très vite l'épisode hôpital et ai recommencé trois ans plus tard à porter des petits pieds...
    Cette fois j'étais persuadée d'avoir une fille et nous devions l'appeler "Coralie". Au bout de 6 mois de grossesse les problèmes de contraction ont commencé mais j'ai échappé à l'hospitalisation grâce au Spasfon. J'ai tricoté des robes et une layette rose et lorsque le docteur à l'échographie m'a annoncé que c'était un garçon j'ai persisté à croire que ce serait une fille. et continué à tricoter du rose.
    A 8 mois et demi, visite de contrôle : le monitoring s'est emballé : contraction très forte qui riquait de fragiliser le coeur du bébé : branle-bas de combat : césarienne en urgence. Mes bijoux (alliance, chaîne+ médaille que je ne quitte jamais) dans un sac poubelle, pas possible de joindre mon mari, bétadyne passée sur le ventre, allergie, énervement des infirmières...
    A mon réveil, quelques heures plus tard, j'avais peur d'avoir tué le bébé avec mes contractions, d'autant plus qu'il a fallu que je le réclame pour qu'on me le porte enfin.
    C'était un garçon, un vrai de vrai, avec des cheveux bruns, longs, dressés sur la tête.
    Ce n'était pas Coralie, mais le bel Aurélien...


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  • "Si vous partiez sur une île déserte"...
    Vous avez jusqu'au 20 mai pour proposer une liste de 7 objets que vous emmeneriez avec vous sur une île déserte où vous seriez seul(e) pour une durée indéterminée et sans électricité...
    Voir le règlement et les détails sur la colonne de droite ou en cliquant ici ...

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  • Dans la vie de tous les jours, elles sont bleues, comme mon écureuil timide, celui de "L'arrache-coeur" de Boris Vian.


    Dans mon coeur ce sont mes deux fils, Julien et Aurélien, 24 ans et 21 ans.

     

    Je fais souvent leur portrait, lorsqu'ils étaient enfants, à l'aquarelle et maintenant au fusain. C'est peut-être ce qui me rapproche de Clémentine, la maman de l'arrache-coeur qui enferme ses enfants dans une cage pour mieux les protéger. Moi je les ai laissés et les laissent vivre comme ils le veulent mais j'essaie d'arrêter le temps qui passe en figeant les moments de bonheur, ceux où je formulais tous les espoirs pour eux (champions de tennis de table, acteurs de cinéma, gagnants du concours général...), ceux où Aurélien, 8 ans, m'appelait sa "petite hirondelle bleue" et Julien "son couteau suisse", parce que je l'aidais aussi bien en latin qu'en français ou en trigonométrie. C'était aussi l'époque des cadeaux-faits-mains pour la fête des mères : collier de nouilles, boite à camembert-bijoux, broche noire en pâte à papier, pot de sauce tomate rempli de sable coloré, etc...

    Ils sont partis à Eurodisney un week-end avec le Comité d'entreprise de leur père, ne se sont pas vus là-bas ni dans le train, car dans des groupes d'âge différents. Et quand ils sont rentrés, ils m'ont offert, très fiers chacun le cadeau qu'ils m'avaient rapporté : j'ai reçu un dauphin bleu se balançant sur un portique en métal gris, en double exemplaire... Quel bonheur pour moi, mais quelle déception pour eux...

     

    A partir de 14 ans est venu le temps des filles et de la rébellion ouverte, de leur discorde et leur jalousie. Très vite ils ont fait la même taille de vêtements et les chamailleries ont commencé, allant même jusqu'à un coup de poing en plein magasin, du plus petit au plus grand. Je devenais leur souffre-douleur "Tu laves mal mon linge", "Tu donnes toujours raison à mon frère", "Tu le laisses tout faire", "Ta cuisine n'est pas bonne", etc...

     

    Les années de discorde ont été longues et pénibles. Et puis Julien a rencontré Eve, une jeune fille pétillante et drôle, qui les a réconciliés. Maintenant les deux frères font la fête ensemble, ont des copains communs et se prêtent les vêtements.

    Les copines ont souvent changé car ce sont deux "tombeurs" : l'aîné tout charme et le cadet tout sourire. J'ai adopté une règle de vie : je ne rencontre jamais les parents des copines.

     

    En général, je m'entend bien avec elles. Eve a vécu un certain temps à la maison et elle était devenue ma 3ème prunelle, ma fille. Elle n'est plus avec Julien mais quand il la revoit je suis enchantée de discuter avec elle.


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