• A moins que vous ne le connaissiez déjà... Un mot de 14 lettres, impossible à placer au Scrabble, et difficile à placer dans la conversation, à part si vous êtes chercheur à l'INRA...
    Suite à mon inscription pour devenir "Goûteur d'eau", j'ai reçu la Charte du "goûteur d'eau" en deux exemplaires. En participant à l'Observatoire du goût de l'eau,  je serai un usager engagé dans la qualité de l'eau du robinet, une véritable sentinelle du goût de l'eau qui contribuera à l'amélioration de sa qualité "organoleptique".
    Oups, organoleptique, ce terme ne m'emballe pas du tout. Ca me fait penser à neuroleptique, anxyolitiques...
    Heureusement qu'internet est là pour combler les lacunes et la disparition d'un dictionnaire Larousse acheté il y a 20 ans.

    C'est un adjectif. Il s'agit du caractère d'un produit pouvant être apprécié par les sens humains (toucher, goût, odorat, couleur, aspect, consistance). J'ai même trouvé qui l'aurait utilisé pour la première fois : le chimiste Eugène Chevreul, 1786-1889, à propos de travaux sur les corps gras et le chromatisme :"les corps qui ont de l'action sur la peau, ceux qui agissent sur l'odorat, sur le goût, manifestent des propriétés que j'appelle organoleptiques, de même que les substances agissant sur les organes intérieurs de notre corps".

    De site en site, j'ai trouvé :
    - un programme de formation : initation et maîtrise de la dégustation organoleptique (du vin)
    - une expérience similaire autour de l'eau en Ile de France
    - le site pour devenir goûteur d'eau : www.goutdeleau.com



    Découvrir tous les jours quelque chose de nouveau, quel bonheur !

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  • Connaissez vous le parfum énivrant des glycines, leur odeur sucrée, et leurs lourdes grappes d'un bleu mauve ?
    Leur floraison commence en avril et dure tout le mois. Certaines ont une seconde floraison en été...


    Je n'ai jamais réussi à faire fleurir une glycine, et pourtant j'ai les mains plutôt vertes...
    Dans mon ancienne maison j'avais planté une glycine près de la porte d'entrée, là où poussait quelques années auparavant un magnifique rosier, mort à la suite d'une taille inadaptée réalisée par mon mari. Ma glycine poussait, poussait, éméttait des lianes qui s'entortillaient partout, mais elle ne m'a jamais offert une seule grappe de fleurs !

    J'ai vu des glycines en bonsaïs, magnifiques, des arbres-glycines merveilleux exhalant un parfum suave, mais la plus belle, c'est celle de mes souvenirs, celle de la maison où vivaient mes grands parents maternels, à Guizengeard en Charente. La glycine poussait en treille devant cette maison sans confort où ils avaient élevé 8 enfants, dont 2 morts jeunes. Je ne me souviens plus trop de la maison elle-même, sans électricité, sans eau courante, sans décoration, avec des toilettes au fond du jardin, comme celles chantées par Laurent Gerra imitant Cabrel, mais je sens encore l'odeur sucrée de son seul ornement, cette magnifique glycine...




    Alors je continue à m'acharner, chaque année j'achète un ou plusieurs plants de glycine, qui ne fleurissent jamais.

    Si quelqu'un connait le truc magique...

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  • Prospectus reçu dans ma boite aux lettres cette semaine : "Terrasse ou comment faire entrer un soir d'été dans la maison", sur fond vert prairie avec une brochette d'accessoires de jardin et un croissant de lune...

    J'enlève le graphisme qui ne me semble pas à la hauteur du texte : trop rigide, rouge du barbecue trop agressif, boule du buis sans fantaisie, fauteuil trop neuf (pas assez confortable) et le mot "terrasse" qui me semble lourd et trop terre à terre et je m'envole sur le croissant de lune avec "Comment faire entrer un soir d'été dans la maison"...
    Tout d'un coup je me sens légère, presque evanescente, allongée sur mon vieux canapé avec un bon livre dans les mains, de la chaleur tempérée par une brise légère, dans la maison à ciel ouvert avec la lune qui me sert de lampadaire...
    Est ce que des mots, de simples mots, peuvent, vous aussi, vous caresser l'âme ?

    Une autre pub qui m'a fait rêver, celle du Thé de Bangalore :

    Vous avez peut-être trouvé dans votre boite aux lettres une pub-livret de Lipton avec des bons de réduction et des sachets de thé. Moi, oui. Le livret s'appelle "Laissez le plaisir vous envahir...". Alléchant, non ? Les sachets Pyramid (pour Lipton :"forme pyramidale qui laisse de l'espace pour infuser...vos papilles sont alors réveillées et votre esprit libéré..." ; pour moi : forme déjà connue, nouvelle matière plus proche du plastique que du papier) ont des noms magiques : Bazar d'Orient, Temple d'Asie, Ivresse, Tentation, Délicatesse et le summum : Palais de Bangalore...

     

    Quel nom magnifique pour un thé! Porteur de découvertes, de voyage lointain, de richesse, de princesse voilée, de senteurs d'épices. Lipton dit : "Un petit goût de Bollywood avec cette fine sélection de thés auxquels viennent se mêler des écorces d'orange". Il y a un éléphant peint en couleurs psychédéliques de la trompe jusqu'aux oreilles avec un cornac sur le dos. Bollywood ça m'a fait penser à Slumdog millionnaire, film que j'ai adoré à sa sortie en catimini, mais qui maintenant qu'il a reçu 10 oscars va entraîner une mode Bollywood-indienne.

     

    Bien sûr, j'ai goûté ce thé au nom enchanteur un matin. Le nom est enchanteur, le goût est bon sans plus mais le parfum -ce que je préfère dans le thé- est inexistant. Peut-être est-ce dû à son séjour avec des tas d'imprimés publicitaires dans ma boite aux lettres et avant dans un quelconque entrepôt...

     

    Tant pis pour le thé, je pars illico à Bangalore...

     


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  • qui se transforme en Petit Prince. Allez vite voir son blog Photo'Anim, ce qu'il a fait de mon article est magnifique...

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  • J'ai entendu ce matin sur France Bleu Gironde un appel à candidatures pour devenir "Goûteur d'eau" sur la Communauté Urbaine de Bordeaux. Cet appel ne pouvait pas me laisser indifférente, moi qui bois depuis toujours l'eau du robinet, et "Goûteur d'eau", ces deux mots sonnent tellement bien !
    Goûteur d'eau", je m'imagine déjà testant de l'eau de mer désalinisée (et turquoise), sur une île déserte...
    « Goûteur », ça me fait déjà saliver. « Eau », c’est mon élément, c’est ma passion : pour les reflets, pour les nuances de couleurs, pour ses silences et ses colères…

    Renseignements pris il s’agit de faire partie de l’Observatoire du Goût de l’Eau, animé par la Lyonnaise des eaux.

    Pour devenir goûteur d’eau il faut d’abord suivre une formation de 3 heures avec un spécialiste qui va nous apprendre à déguster l’eau accompagné d’un œnologue pour expliquer le parallèle avec la dégustation du vin. Ensuite tous les deux mois nous devrons renvoyer un questionnaire pour signaler ce que nous aurons décelé en buvant l’eau de notre robinet. Depuis l’instauration du plan Vigie Pirates, le dosage du chlore est plus élevé pour prévenir toute pollution malveillante. Nous contribuerons à affiner le dosage.


    Voilà comment je vais devenir « Goûteur d’eau »… Je vous parlerai de sa robe, de sa jambe, de son fruité, après la formation que je dois suivre mercredi prochain.


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