• Je vais souvent me promener près du port ostréïcole d'Arès pour observer les oiseaux qui fréquentent les anciens réservoirs à poissons. J'y rencontre aigrettes garzettes, mouettes rieuses, héron cendré, canards et poules d'eau et parfois des cygnes.

    Cet après midi là il y avait un beau cygne blanc faisant sa toilette, nettoyant soigneusement ses pattes.

    Le cygne blanc qui se faisait beau...
    Le cygne blanc qui se faisait beau...
    Le cygne blanc qui se faisait beau...
    Le cygne blanc qui se faisait beau...
    Le cygne blanc qui se faisait beau...
    Le cygne blanc qui se faisait beau...
    Le cygne blanc qui se faisait beau...
    Le cygne blanc qui se faisait beau...
    Le cygne blanc qui se faisait beau...
    Le cygne blanc qui se faisait beau...
    Le cygne blanc qui se faisait beau...
    Le cygne blanc qui se faisait beau...
    Le cygne blanc qui se faisait beau...

    10 commentaires
  • J'avais vu ce livre depuis longtemps dans les rayons livres que je fréquente. Le joli titre m'avait attirée, pas la couverture.

    Babou, de l'apéritif littéraire au Cap-Ferret, me l'a prêté.

    La 4ème de couverture :

    "Ils étaient partis en chahutant dans l'escalier. J'avais appris qu'ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m'étais dit qu'ils étaient morts en riant. Je m'étais dit que j'aurais voulu être avec eux."
    Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l'exception de son cœur, qui continue de battre. 
    Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l'existence.
    C'est peut-être en foulant la terre d'Irlande, où elle s'exile, qu'elle apercevra la lumière au bout du tunnel.

    Entre "Le Journal de Bridget Jones" et "Love Story", l'histoire de Diane nous fait passer par toutes les émotions.
    Impossible de rester insensible au parcours tantôt dramatique tantôt drôle de cette jeune femme à qui la vie a tout donné puis tout repris, et qui n'a pas d'autre choix que de faire avec.

     

    Mon ressenti :

    Ce roman est à classer dans les livres "feel good" (qui font du bien).

    L'histoire de départ est émouvante, le titre est original, mais l'histoire ne suit pas vraiment. Diane qui tenait un café littéraire à Paris, a perdu Colin, son mari, et Clara, sa fille, dans un accident de voiture.

    Depuis elle se laisse dégringoler, s'accrochant à ses souvenirs. Seul, Felix, son associé arrive un peu à la sortir de sa torpeur.

    Diane part en Irlande, dans un petit village perdu. 

    Elle a pour voisin Edward, photographe bourru, fermé comme une huître.

    J'ai retrouvé là des éléments lus dans : "Sous le même toit" de Jojo Moyes.

    Je ne me suis pas sentie proche de Diane et encore moins d'Edward, ni des autres personnages. L'histoire pourrait se passer dans n'importe quel village un peu oublié.

    Les magnifiques paysages d'Irlande se sont pas véritablement dépeints, ne servent que de fond d'écran.

    Le thème du deuil n'est que superficiellement abordé, vite délaissé au profit d'une histoire d'amour, le méchant se transformant en presque gentil.

    J'ai passé un moment agréable, mais n'ai pas ressenti de véritables émotions.


    11 commentaires
  • Khanel propose pour le mois de novembre de s'exprimer sur les péchés capitaux.

    J'ai choisi de parler de la colère.

     

    Il y a dix ans, fin juillet, P. est passé un mercredi soir et m'a dit que c'était fini entre nous.

    Nous nous étions aimés pendant 4 ans, avec des hauts et des bas. J'étais très amoureuse, surtout au début. Lui, l'était moins.

    Nous ne vivions pas ensemble. Il habitait dans son logement de fonction avec sa fille et moi, dans ma maison avec mes deux fils.

    Nous nous retrouvions le week-end, pendant les vacances et plusieurs soirs par semaine.

    Nous avions une passion commune pour le tennis de table, que nous pratiquions tous les deux en compétition, et une autre pour le Bassin d'Arcachon.

     

    Ses deux fils étaient gardés par son ex-femme. Les 5 enfants (23 et 20 ans pour moi), (21,18 et 15 pour lui) n'avaient pas d'atomes crochus et cherchaient à nous séparer.

    Il est donc passé un mercredi soir, m'a embrassée sur le front et dit que c'était fini entre nous.

     

    J'ai pensé au début que c'était peut-être mieux comme cela.

    15 jours plus tard mon frère et ma soeur l'ont croisé avec une femme dans sa voiture, qu'ils ont revue dans le jardin de sa mère.

    Il m'avait déjà remplacée et avait emmenée sa nouvelle copine chez sa mère  alors qu'il lui avait fallu 6 mois pour annoncer à celle-ci que nous sortions ensemble.

    J'en ai conclu qu'il la connaissait depuis de longs mois et avait prévu mon remplacement depuis longtemps. Je l'ai appelé pour lui demander des explications et il m'a dit que sa vie ne me regardait plus...

    Le temps a passé mais je n'ai jamais compris comment il avait pu me remplacer aussi vite.

     

    10 ans se sont écoulés. Je ne l'ai jamais revu, ni remplacé. J'ai arrêté le tennis de table mais j'ai continué à venir sur le Bassin d'Arcachon et m'y suis même installée.

     

    En septembre, je suis allée au Forum des associations de la ville où je vis et j'ai discuté avec des dirigeants du Club de Ping Pong, que j'avais déjà croisés.

    Je me suis inscrite en "Loisirs" et depuis je m'entraîne 2 fois par semaine, avec des hommes de 50 à 85 ans, tous mordus. Ces 4h de sport me sont devenues indispensables : je transpire beaucoup dans une ambiance détendue et amicale.

     

    Jeudi dernier j'étais en train de jouer lorsque P. est entré dans la salle, surpris de me voir là.

    C'était un risque que je courais, car je savais qu'il vient parfois jouer dans son ancien club pendant les vacances scolaires. Je m'étais dit que s'il venait, je partirais.

    Il a dit bonjour à tout le monde et je l'ai salué aussi. Nous avons même échangé quelques balles, en double.

    Il a vieilli (moi aussi).

    Je ne l'ai pas giflé comme je me l'étais promis.  J'aurais eu du mal car il mesure 25 cm de plus que moi.

    Je n'ai pas fait comme si je ne le connaissais pas, je suis restée naturelle.

    Ma colère avait disparu...

    P. avait l'Humanité et l'Humour mais pas l'Humilité, selon mes critères des "Trois Hum".


    24 commentaires
  • Pour ce 91ème Café Thé, je vous propose de broder autour du thème du mentor.

     

     

    Dressez nous le portrait d'un mentor qui vous a donné un coup de pouce, vous a aidé à grandir, vous a poussé, encouragé et donné des ailes : un parent, un professeur ou autre...

     

    Les consignes : Ecrivez, rimez, dessinez, brodez, scrappez, chantez, délirez, faites ce que vous voulez... Faites nous rire ou pleurer...

    Si vous êtes blogueur, ne publiez pas votre texte avant le résultat des votes (le 1er janvier 2018)

     

     

    Que vous soyez blogueur ou pas, envoyez moi votre participation 

    avant le 30 novembre 2017 à ecureuilbleu33@live.fr...

    Au plaisir de vous lire...

     

     

    Amusez vous bien !


    3 commentaires
  • Pour ce 90ème Café Thé, je vous ai proposé de contempler ces photos de mouettes en cours d'atterrissage (photos prises près du port ostréicole à Arès) : 

     

     

     et de nous raconter au choix :

    - soit leur histoire (à la manière de Jean de La Fontaine, ou pas...)

    - soit un vol qui vous a marqué

     

     

    Les consignes étaient : Ecrivez, rimez, dessinez, brodez, scrappez, chantez, délirez, faites ce que vous voulez... Faites nous rire ou pleurer...

     

    Vous êtes 4 à avoir participé.

     

     

    Il s'agit maintenant de voter pour vos deux participations préférées, en utilisant le module de vote en bas à gauche, jusqu'au 30 novembre 2017 (ou en me donnant votre choix en commentaire si le module de vote ne fonctionne pas).

    Participation n° 1 :

     

    Enfin j’ai pu m’échapper, venir au bord du lac me fait du bien. Laisser mes pensées vagabonder, oublier que j’attends cette réponse qui ne vient pas. Qui ne viendra sans doute plus. L’âge m’a-t-on dit pour ce poste ne compte pas, au contraire seule la motivation. Et je l’avais, l’ai encore.

    J’espérais tellement avoir ma chance. Trois langues étrangères me semblaient un atout comme l’expérience des voyages et surtout une expérience similaire, il est vrai, il y a bien longtemps.

    Ce job m’aurait permis de renouer à mon rythme avec le monde du travail en faisant ce que j’aime par-dessus tout. Voyager, partager ces découvertes et un bonheur, que je ne connaîtrai sans doute pas, ou plus dans la vie réelle.

    Sur la toile cela est depuis longtemps le cas, il aurait fallu que cela devienne une réalité.

    Je regarde ces mouettes qui vont et viennent, dans un ballet incessant, semblant me narguer. L’une d’elle me scrute sans gêne explore mon âme, que voit-elle ?

    Du désarroi sans doute un peu d’amertume aussi, puisque mes courriers sont restés sans réponse, ce qui me semble-t-il n’est guère poli, que penser que dire. Rien.

    Il est à se demander comment réagissent tous ces gens qui envoient tant de CV chaque semaine, sans aucune réponse, comme si, eux aussi passaient à la poubelle, comme les lettres bien trop souvent.

    Virevoltez, riez mouettes le monde et les mœurs changent pour nous mais, vous pouvez encore en rire. 

     

     

    Participation n° 2 :

     

    Mais qu'ai-je fait encore ? Je me suis trompée de route et je vais encore arriver bonne dernière ! 

    A moins que je tourne à 90 ° et que je mette le turbo.

    J'arriverai la première, atterrirai sur la branche, surveillerai le poisson.

     

    Elles ont pris trop d'avance : ça va être compliqué de les dépasser.

    Il faut que je fasse diversion pour les détourner : "Eh, les filles, z'avez vu le pain ? Il y a des baguettes près des ragondins !".

     

    La ruse était bonne. Les mouettes en tête sont allées rejoindre canards et ragondins, pour grignoter un peu de pain.

     

    Me voici seule sur la branche que je convoitais : confortable et idéale pour surveiller les poissons !

     


     

     

    Mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire !

     

    Participation n° 3 :

    Paysages avec oiseaux
    Ce n'est pas de la roupie de sansonnet,
    Ce sonnet de Nerval, cet épitaphe
    Où il se compare  tantôt au sombre Clitandre
    Quand il n'est pas "gai comme un sansonnet"
     
    Je ne prétendrais jamais faire aussi bien
    En parlant des corbeaux que mon grand-père imitait
    Ou des serins à nos fenêtres, qu'on enfermait
    Que dire de l'ombre du héron près du grand bassin?
     
    Comment ne pas évoquer Le chardonneret
    De Carel Fabritius, rendu célèbre par Donna Tartt
    Dans un poème qui se désire comme un sonnet?
     
    Pour revenir aux corbeaux de Van Gogh
    Et à l'ombre du héron de la fable
     
    Comme  la mort  de mon grand-père et de l'artiste

     

    Participation n° 4 :

    La rieuse et le fretin...

     

    Un petit poisson un petit oiseau

    S'aimaient d'amour tendre, la la la la...

    La rieuse n'en a cure de la chanson,

    Ah ah ah ah...Ventre affamé n'a point d'oreille

    Alors de coeur, une histoire... !

    Le fretin ruse, en finaud,

    Avec moi, tu t'étoufferas !!

    Je suis plein d'arêtes, la solution,

    Je te conseille

    Une bouchée de tendres têtards !

     

    Ah, lâcher pour l'ombre la proie,

    Ce beau parleur m'embobine, suis-je crétine...

    Mais il n'a point tort, dans l'fond !

    Parlementer ainsi c'est pourtant faire don

    A un autre de sa cantine

    Qui gobe lui l'épinoche, sans plus d'émoi !

     

    Moralité

    Comme Vire a son andouille

    La rivière a son niquedouille !

     

     


    9 commentaires