• Cette histoire est véridique :
    A Abou Dhabi, deux hommes prétendaient
    Pouvoir multiplier les billets,
    Grâce à une poudre magique.

    Un billet de banque, ils saupoudraient,
    Avec leur poudre de perlinpin,
    Sous les yeux de leurs voisins,
    Et dans un sac l'enfermaient, secouaient,
    Laissant à leurs victimes le soin d'ouvrir
    Et deux billets découvrir...

    Par l'appât du gain attirés
    Les gens avides et trop crédules,
    De l'aube au crépuscule,
    Des tas de billets leur ont confiés,
    En échange desquels ils recevaient
    De fausses coupures, de poudre maculées...

    A trop vouloir gagner,
    Les gogos ont perdu leurs billets...

    Mais les apprentis sorciers
    Par la police ont été arrêtés.
    A trop vouloir les pigeons plumer,
    Ils ont perdu la liberté...

    Ecureuil bleu le 8 août 2009

    (photo prise sur le net)


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  • Une cigogne très courtisée

    Par un jeune mâle énamouré,

    Le repoussa sans ménagement,

    Simplement lui disant :

    « Je cherche un géniteur ailé

    Pour mes futures portées,

    Un compagnon bien né et racé ».

    Elle alla mettre une annonce dans la forêt.

     

    Arriva un flamant rose, mince et très beau

    Mais la cigogne le repoussa, coquette :

    Le rose c’est bien pour les cigognettes

    Mais je veux aussi des cigogneaux !

    Le flamant repartit confus,

    Jurant qu’on ne l’y reprendrait plus !

     

    Un Grand Duc s’approcha ensuite, l’œil noir,

    Elle fit semblant de ne pas le voir…

     








    Le troisième fut un canard col-vert :

    Elle le mit plus bas que terre.

     

    La cigogne hautaine,

    Un à un les dédaigne.

    L’écureuil se posa en médiateur :

    "Que cherches tu à la bonne heure ?

    -  Un cygne ou un héron blanc,

    Quelqu’un qui soit mon pendant. »

    Un cygne au grand col s'approcha,

    Regarda la cigogne et sagement parla :

    « Tu voles et moi je nage,:

    Du bec tu claquettes,

    Et moi je siffle et trompette.

    Impossible de vivre en ménage ! »

     

    Le héron blanc passa

    Et ne la regarda même pas !

     

    La cigogne déconfite et refroidie,

    Retourna trouver son prétendant éconduit :
    Trop tard, il avait fait son nid !

    Il ne lui resta qu'un vieux mâle rabougri. 


    Ne soyons pas si difficiles :
    Les plus accommodants ce sont les plus habiles;
    On hasarde de perdre en voulant trop gagner.
    Gardez vous de rien dédaigner !

    Ecureuil bleu le 3 août 2009
      (sauf les 4 derniers vers de Monsieur Jean de La Fontaine)


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  • Premier, Rigolo et le cahier…

     

    Premier de la classe il était,

    Mais point d’ami n’avait,

    Et cela le désolait…

    Sa compagnie austère, personne ne cherchait.

    Quand avec d’autres, il jouait,

    Toujours il voulait gagner

    Et les autres de son savoir écraser…

    Dans sa classe il y avait

    Un garçon qui tous faisait rigoler

    Il alla lui demander son secret.

    « Je raconte les blagues de mon cahier ».

    Alors Premier, un soir, alla  voler

    De Rigolo le cahier.

    Il apprit par cœur les histoires drôles trouvées.

    Le lendemain, dans la cour, il se mit à les réciter,

    Il obtint des rires mais c’était pour moquer

    Sa façon de raconter !

    Dans un autre coin de la cour

    Rigolo brillait comme toujours,

    En racontant comment on lui avait volé son cahier…


    Bien mal acquis ne profite jamais !


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  • Mon nom est Pipolane,
    J'ai le regard doux, je suis un brave âne.
    Devant ce champ où je passe mes journées,
    Tous les matins courent des humains, suants et affairés...
    Pas un ne me voit, ne s'arrête pour me parler,
    Sauf mon ami, celui que j'ai appelé Pipolin,
    Qui passe tous les matins,
    Et profite de ma présence pour souffler.
    Il me raconte ses malheurs et ses fiertés,
    Le nombre de visiteurs qui a progressé,
    Les commentaires qui l'ont amusé,
    Les histoires drôles qu'il va raconter...
    En croyant que je ne comprends pas ce qu'il dit,
    Mais moi -sous cape - je ris !
    Un matin il a tiré mon portrait,
    Un gros plan : trop près, trop près :
    On voit les point noirs sur mon nez !
    De sa poche, chaque matin, il sort une friandise
    Et pour moi, la partage avec gourmandise.
    Je fais semblant d'aimer,
    J'attend qu'il parte pour la cracher,
    Cette barre bien trop sucrée !
    Il est content, tout gaillard,
    Sourire aux lèvres, il repart.
    Et moi je rumine ses histoires
    Et ses nombreux déboires,
    Hi hi ha ha, j'en ris encore !
    En histoires drôles cet homme est un trésor  !
    Je les raconte aux chevaux qui paissent dans le pré.
    Ils ne se déplacent jamais pour l'approcher,
    N'essaient pas de l'apprivoiser,
    Plutôt de le snober.
    Mais ils aiment bien les histoires de Pipolin,
    Racontées par Pipolane, leur voisin.
    De vraies rosses ces deux-là,
    Hi hi ha ha !


    Texte d'Ecureuil bleu, le 27/07/2009, sur une photo de Pipolin


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  • au jeu "Redécouvrir les fables de La Fontaine".
    Tout le monde connait pour l'avoir appris à l'école : "la cigale et la fourmi", "le loup et l'agneau", "le lièvre et la tortue", "le corbeau et le renard", "Perrette et le pot au lait"...
    Pour le jeu il s'agira :
    - soit d'illustrer une fable de La Fontaine (photos, dessins, collages ou autre)
    - soit de raconter une histoire ou écrire un poème à la manière de Jean de La Fontaine
    - ou les deux : illustration et récit
    Comme pour mes autres jeux il y aura une aquarelle ou une mosaïque à gagner...
    Vous avez jusqu'au 31 août pour participer, en envoyant vos réponses à
    ecureuilbleu33@voila.fr...

    Je publierai chaque semaine une des participations, avant de les regrouper fin août en vous demandant de voter. Voici celle de Kerfon le Celte accompagnée des illustrations de Séverine DALLA :

    La saint Médard…


     
    « C’est la Saint Médard » annonce la guêpe
    Au frelon flemmard, amateur des steppes…
    « S’il pleut aujourd’hui sur le pont du Gard
                                      Je promets du bruit sur les nénuphars ! »
      
    « Tais-toi, jeune amie ! » grogne le frelon,
    « Je n’ai nulle envie de germinations ;
    Tu sais que s’il pleut à la Saint Médard
     Les bourgeons voudront d’urgence mes dards… »

    Mais il n’a pas plu sur le pont du Gard,
    Asséché, le ru prend un air bizarre ;
    Le frelon n’est plus, c’était un cossard,
    La guêpe est perdue sans ses nénuphars…

     
    SEVERINE DALLA / KERFON LE CELTE


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