• EB - Un premier roman original : "Les miracles de l"Ourcq" de Véronique Pierron...

    J'ai reçu ce livre dans le cadre d'une opération "Masse critique privilégiée", organisée par Babelio.

    Merci à Babelio et aux éditions "Presses de la Cité" pour la découverte  de ce premier roman de Véronique Pierron.

    La très jolie couverture est de Constance Clavel.

     

     

    Informations pratiques : Paru en octobre 2019 aux éditions "Presses de la Cité". 313 pages. 20 €

     

    La 4ème de couverture :

    Sur les bords du canal de l’Ourcq à Paris, toute une population rejetée a construit des villages aux maisons de carton recouvertes de bâches en plastique. On y trouve le Vieux, qui vit dans une caravane de fortune après un naufrage personnel et qui s’adonne à sa passion du tricot ; Sandra, l’ex-assistante atteinte du syndrome de Gilles de La Tourette ; Bella, la voyante du village de Roms, ou encore Noury et son violon d’une inestimable valeur. Il y a aussi Juno, le Brésilien poète, illettré mais tombé fou amoureux d’une écrivaine infirme au succès grandissant.
    Cette population de désœuvrés survit en oubliant le désespoir et en essayant malgré tout de se faire la vie belle. Jusqu’au jour où surgissent les miracles de l’Ourcq...
    Un premier roman irrésistible, écrit d’une plume virtuose, qui parle au cœur et où il est question d’humanité, d’espoir, du droit à la différence. De nous, de l’autre…

     

    Mon ressenti :

    L'histoire se déroule de nos jours, aux bords du canal de l'Ourcq, aux portes de Paris.

    Plusieurs villages composés de "maisons" en tôle, carton, tissu, plastique et de vieilles caravanes cabossées se sont installés sur les bords du canal. Il y a le village de Vlad, le plus "cossu", celui de Cosmin et des roms, et celui des plus pauvres : immigrés, sans papier, sans domicile fixe, comme Juno, Noury et autres...

    Les habitants de ces deux derniers villages, cabossés par la vie, gardent le sourire, l'espoir, la volonté de réaliser leurs rêves et s'entraident.

    Juno, le grand noir, Brésilien ayant immigré en France pour échapper à sa favela de Sao-Paulo, écrit des chansons, danse la samba, travaille comme plongeur dans un restaurant, mais est illettré. Il rêve d'apprendre à lire et  de conquérir le coeur d'Isabelle, écrivain paraplégique.

    Le Vieux, alcoolique, descendu aux enfers à le mort de sa femme, est passionné de tricot.

    Sandra, belle, élégante et cultivée est handicapée par sa maladie, le syndrome de Gilles de La Tourette.

    Noury est un violoniste talentueux et sans papier.

    Sylvestre a installé et entretient une statue de Marie dans le village. Tous la vénèrent.

    Bella, voyante et médium, a vécu des horreurs.

    Le Vieux meurt et monte au ciel. Les miracles vont alors commencer, permettant à ces démunis de commencer à vivre mieux...

    L'écriture est très poétique, les personnages sont bien brossés.

    Le Vieux qui tricote, défaisant son ouvrage une fois terminé, pour réutiliser la laine m'a beaucoup plu, mais il meurt très vite, semant les miracles sur les villages.

    Ces miracles et l'ectoplasme du Duc qui protège Bella m'ont paru un peu extravagants, trop fantastiques, mais j'ai apprécié l'entraide, la générosité des personnages, leur volonté de réaliser leurs rêves...

     

     

    Quelques extraits :

    - L'écharpe serait finie bientôt et le Vieux pourrait la détrcoter pour tricoter autre chose, un pull peut-être qu'il détricoterait à nouveau, pour recommencer une écharpe ou un châle. Oui, un châle... Il tricotait et détricotait à l'infini pour tricoter encore et encore..

    - Alice se prenait pour une chanteuse sortie des opérettes de Francis Lopez et le fantôme de Dario Moreno, intrigué, fit un tour dans le petit cimetière

    - Avec son archet, Noury brodait d'émotion l'air lourd du métro. Soudain, plusieurs voix caressaient la nuque des spectateurs pour filer sur le contour de l'oreille, juste avant de pénétrer dans le canal auditif et chuchoter à la mémoire des instants de bonheurs passés et des joies nostalgiques. C'était ça le pouvoir de son jeu : il réveillait le bonheur.

     

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 10 Novembre à 20:40

    il vit beaucoup de désoeuvrés dans nos villes, nourris des aides diverses et créant leur monde. Avec la société qui triera tous les "bras cassés", il faudra néanmoins les laisser vivre de façon normale. Bises et merci pour ta présentation. 

    2
    Dimanche 10 Novembre à 22:07

    Bonsoir,

    on aurait presque envie d'en savoir plus,

    mais en quoi consiste ces miracles. En tout cas  la présentation et l'introduction sont bien faites.

    Après il y a la réalité du moment.

    Je ne sais pas si tous ces "habitants exotiques" sont les bienvenus.

    Il y a des limites à tout.

    Personnellement je veux bien aider .....le débat est ouvert.

    Journée moche, très moche, humide froide

    et pluvieuse. Peu pas sortir.

    Bonne soirée.

    Bises

    3
    Lundi 11 Novembre à 00:01
    Je pense que c'est un livre intéressant, mais pas vraiment mon style.
    Bisous
    4
    Lundi 11 Novembre à 05:46

    Merci de me faire connaitre ce livre

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