• Je vous ai parlé il y a quelques jours de ma volonté de devenir goûteur d’eau, ainsi que de l’organoleptique.

    Hier soir après le boulot j’étais conviée à la formation promise pour apprendre à déguster l’eau. Cette formation très conviviale, organisée par la Lyonnaise des Eaux, réunissait 13 « gôuteurs » dont 7 femmes + 2 formateurs et la responsable de la Communication. En prime nous avons été filmés par une association de consommateurs qui travaille en partenariat avec FR3.

    Petite présentation du réseau d’eau de la Communauté Urbaine de Bordeaux et quelques notions de physiologie (les bourgeons gustatifs situés sur la langue permettent de reconnaître le sucré sur le bout, l’amer au fond, le salé et l’acide sur les côtés) et puis début de la dégustation.


    Nous avons d’abord dégusté chacun 4 échantillons d’eau à 25 ° avec pour objectif de reconnaître de l’eau sucrée, de l’eau salée, de l’eau acide et de l’eau amère. Résultats très mitigés pour cette 1ère épreuve. Ma voisine avait tout juste, mon voisin tout faux et moi je n’ai reconnu que le salé et le sucré…

    Seconde épreuve : reconnaître des sensations : astringente (assèchement de la bouche)  ; métallique (perçue au niveau des dents et principalement en arrière de la bouche)  ; thermique (liée à la température de l’eau) ; douleur (léger picotement en bouche)

    Troisième épreuve : reconnaître le goût et l’odeur du chlore, du moisi, de produits pharmaceutiques, de substances citronnées, de colle, de vernis, etc… Un flacon chauffé à 45° circulait pour l’odeur. Chacun à son tour devait le secouer, l’ouvrir, sentir et écrire sur sa feuille l’odeur reconnue. Ensuite nous devions boire la même eau provenant d’un flacon maintenu à 25 % pour reconnaître le goût…

    Certaines eaux avaient vraiment un goût exécrable… Entre deux « dégustations » (difficile de dire dégustation parce qu’aucune eau n’était vraiment bonne), nous pouvions grignoter un morceau de pain azyme ou boire une gorgée d’eau minérale pour retrouver un goût neutre.


    C’est vraiment difficile ! Parait-il que comme tout il faut s’entraîner…

    En devenant goûteur d’eau nous nous engageons (bénévolement bien sûr) à participer tous les quinze jours à l’Observatoire du goût de l’eau : en tant que sentinelle nous devrons faire un rapport sur l’eau de notre robinet et signaler tout changement de goût, odeur ou couleur…



    5 commentaires
  • Il y a quelques mois j’ai fait la connaissance par téléphone d’un collègue de travail, avec qui le courant est très vite passé. Chaque fois que je lui parlais au téléphone, pour des questions professionnelles, je ressortais de là ragaillardie, rassérénée, pleine de joie, de force et de bien-être, une impression de

    pétillance, comme l'impression d'éternité que j'ai ressentie sur le Nil.

    J'avais l'impression d'avoir plein de choses à lui raconter, à partager avec lui, des émerveillements sur des bouquins, des films, des parfums, de la musique, des paysages ou des tableaux...

     

    En tous les cas cette sensation de légèreté, d'invulnérabilité, demandait à être approfondie, peut-être cultivée... Nous avons commencé un début d’amitié et nous nous sommes téléphoné en dehors du boulot, en toute clarté : moi j’étais libre, pas lui.

     
    J’étais très contente que nous devenions amis. Mais cette amitié a assez vite avorté, quand je me suis aperçue qu’il ne s’intéressait pas vraiment à ce que je lui disais, ne se dévoilait jamais mais était juste flatté par les compliments que je lui prodiguais. Il n’avait pas enregistré mon N° de téléphone, ne se rappelait plus ce que je lui avais dit ou écrit la veille, me donnait des conseils comme à une petite sœur un peu arriérée…
     

    J’avais quand même découvert grâce à lui cette notion de pétillanceLa pétillance c’est pour moi le contraire de dépression, de blues, de déprime. Quand je suis en état de «  pétillance » je me sens une wonderwoman, une presque fée qui pourrait de ses simples mots transformer le monde et contribuer à le rendre meilleur.

     

    Qu’est-ce qui me fait pétiller ?

    •   * Une discussion au sujet de livres, de films de tableaux

    •   * Un appel surprise d’un de mes proches à l’inverse du télémarketing (vente par téléphone même les jours fériés ou le dimanche à 9h du matin) qui m’irrite au plus haut point

    •   * Un remerciement offert par quelqu’un

    •   * Un cadeau du net comme le prix Award de l’amitié par nos mots et le mandala de Marc de Metz ou le P’tit Prince de Michel

    •   * Un livre où je suis entrée, où j’ai pleuré et où j’ai ri (par exemple : « Les yeux jaunes des crocodiles » de Katherine PANCOL ou « L’élégance du hérisson » de Muriel BARBERY)

    •   * Un film là aussi où j’ai ri et pleuré (par exemple : « Gran Torino » de Clint Eastwood, ou « Slumdog millionnaire » ou « La première étoile »)

    •    

    Cette sensation de pétillance est très agréable, pour moi et je crois pour les autres.

     

    Comment développer ces états de pétillance ?

    L’appétit yance vient en mangeant…

    La pétillance se cultive… Pour cela il faut rire, partager ses émotions, s’ouvrir au monde, découvrir, s’émerveiller, rêver, écrire, lire, parler, prendre le temps de remercier, offrir des cadeaux, laisser des commentaires, dire ce qui est bien, ce qui plait, ce qui vous touche….


    8 commentaires
  • Bordeaux est une belle ville que je voudrais vous faire découvrir. Tout d'abord : le magnifique pont de pierre aux couleurs ocrées, surtout en fin de journée, avec ses lampadaires anciens dont les globes sont alternés : les uns tournés vers le ciel et l'autre vers la Garonne. Cette photo a été prise rive gauche, et je ne me suis aperçue de sa beauté qu'en l'ouvrant sur mon ordinateur car j'avais capté le lion de Stalingrad, sculpture bleue sur laquelle les enfants s'amusent en descendant du tram. La douceur de ce soir de juin est perceptible...
     
    Place des Quinconces, plus grande place d'Europe selon l'Office du Tourisme, se trouvent les statues des Girondins : des chevaux, des guerriers et mes petits anges...

    La Place de la Bourse est éclairée la nuit. Les bâtiments qui entourent la fontaine sont magnifiques. Et le miroir d'eau, au bord des quais, séparé de la Place par une route empruntée aussi par le tramway, permet aux façades du XVIIIème de se mirer, nuit et jour.  Miroir, ne sont-elles pas belles ?

    5 commentaires
  • A moins que vous ne le connaissiez déjà... Un mot de 14 lettres, impossible à placer au Scrabble, et difficile à placer dans la conversation, à part si vous êtes chercheur à l'INRA...
    Suite à mon inscription pour devenir "Goûteur d'eau", j'ai reçu la Charte du "goûteur d'eau" en deux exemplaires. En participant à l'Observatoire du goût de l'eau,  je serai un usager engagé dans la qualité de l'eau du robinet, une véritable sentinelle du goût de l'eau qui contribuera à l'amélioration de sa qualité "organoleptique".
    Oups, organoleptique, ce terme ne m'emballe pas du tout. Ca me fait penser à neuroleptique, anxyolitiques...
    Heureusement qu'internet est là pour combler les lacunes et la disparition d'un dictionnaire Larousse acheté il y a 20 ans.

    C'est un adjectif. Il s'agit du caractère d'un produit pouvant être apprécié par les sens humains (toucher, goût, odorat, couleur, aspect, consistance). J'ai même trouvé qui l'aurait utilisé pour la première fois : le chimiste Eugène Chevreul, 1786-1889, à propos de travaux sur les corps gras et le chromatisme :"les corps qui ont de l'action sur la peau, ceux qui agissent sur l'odorat, sur le goût, manifestent des propriétés que j'appelle organoleptiques, de même que les substances agissant sur les organes intérieurs de notre corps".

    De site en site, j'ai trouvé :
    - un programme de formation : initation et maîtrise de la dégustation organoleptique (du vin)
    - une expérience similaire autour de l'eau en Ile de France
    - le site pour devenir goûteur d'eau : www.goutdeleau.com



    Découvrir tous les jours quelque chose de nouveau, quel bonheur !

    5 commentaires
  • J'ai entendu ce matin sur France Bleu Gironde un appel à candidatures pour devenir "Goûteur d'eau" sur la Communauté Urbaine de Bordeaux. Cet appel ne pouvait pas me laisser indifférente, moi qui bois depuis toujours l'eau du robinet, et "Goûteur d'eau", ces deux mots sonnent tellement bien !
    Goûteur d'eau", je m'imagine déjà testant de l'eau de mer désalinisée (et turquoise), sur une île déserte...
    « Goûteur », ça me fait déjà saliver. « Eau », c’est mon élément, c’est ma passion : pour les reflets, pour les nuances de couleurs, pour ses silences et ses colères…

    Renseignements pris il s’agit de faire partie de l’Observatoire du Goût de l’Eau, animé par la Lyonnaise des eaux.

    Pour devenir goûteur d’eau il faut d’abord suivre une formation de 3 heures avec un spécialiste qui va nous apprendre à déguster l’eau accompagné d’un œnologue pour expliquer le parallèle avec la dégustation du vin. Ensuite tous les deux mois nous devrons renvoyer un questionnaire pour signaler ce que nous aurons décelé en buvant l’eau de notre robinet. Depuis l’instauration du plan Vigie Pirates, le dosage du chlore est plus élevé pour prévenir toute pollution malveillante. Nous contribuerons à affiner le dosage.


    Voilà comment je vais devenir « Goûteur d’eau »… Je vous parlerai de sa robe, de sa jambe, de son fruité, après la formation que je dois suivre mercredi prochain.


    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique