• C'est le nom d'une exposition qui se tient à Bordeaux, au Musée d'Aquitaine du 20 juin au 20 octobre 2009. Cette exposition explore l'histoire du vin en Occident à travers celle de ses contenants, de l'amphore à la bouteille
    , de la coupe au calice.

    Amphores empilées, barriques ou bouteilles alignées, verreries et orfèvreries sur les tables de fêtes, sont autant de promesses de plaisir et de communion qu’évoque ce vers de Charles Baudelaire : Un soir, l’âme du vin chantait dans les bouteilles.
     
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    Voici ce magnifique poème, extrait des Fleurs du Mal :

    Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles :
        " Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,
        Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
        Un chant plein de lumière et de fraternité !
       
        Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,
        De peine, de sueur et de soleil cuisant
        Pour engendrer ma vie et pour me donner l'âme ;
        Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant,
       
        Car j'éprouve une joie immense quand je tombe
        Dans le gosier d'un homme usé par ses travaux,
        Et sa chaude poitrine est une douce tombe
        Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux.
       
        Entends-tu retentir les refrains des dimanches
        Et l'espoir qui gazouille en mon sein palpitant ?
        Les coudes sur la table et retroussant tes manches,
        Tu me glorifieras et tu seras content ;
       
        J'allumerai les yeux de ta femme ravie ;
        À ton fils je rendrai sa force et ses couleurs
        Et serai pour ce frêle athlète de la vie
        L'huile qui raffermit les muscles des lutteurs.
       
        En toi je tomberai, végétale ambroisie,
        Grain précieux jeté par l'éternel Semeur,
        Pour que de notre amour naisse la poésie
        Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur ! "

    Bien que vivant dans la région Bordelaise, je ne suis ni oenologue ni viticultrice ni sous l'emprise du vin, mais sous le charme des mots...
    J'irai visiter cette exposition au si joli nom pendant mes prochaines vacances, plus pour y retrouver Baudelaire que pour une dégustation...

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  • Aujourd'hui Nérac, capitale de l'Albret, a gardé un charme extraordinaire.
    Je vous ai déjà parlé du château d'Henri IV et du parc de la Garenne mais découvrez aussi le Pont-Vieux gothique qui conduit au vieux port sur la Baïse et ses maisons à galeries.




    Sur la rive droite, dans le Petit-Nérac, vous apercevrez la maison de Sully, et dominerez la Baïse et la cité...







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  • Du château d'Henri IV, il ne reste qu'une aile sur les quatre.



    Voici la maquette du château tel qu'il était à l'origine :



    Henri IV et sa cour


    Les flatteurs...


    Les amoureuses...


    Dans le château : des mosaïques et des salles de bain...


    Le menu Renaissance composé pour environ 160 personnes...

    Henri IV était un bon vivant...

    Pour la partie historique reportez vous à mon article précédent.

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  • Au milieu de l'estuaire de la Gironde, à mi chemin entre Royan et le Verdon (7km de chaque ville) , se dresse majestueusement le phare de Cordouan, entouré à marée basse d'un immense banc de sable où il fait bon se reposer.


    Le phare a été conçu en 1594 par Louis de Foix qui a "inventé là une forme architecturale nouvelle où la beauté et le grandiose se combinent avec la fonction de tour à feu. L'architecte a su rassembler dans un grand projet les apports de la Renaissance Française et ceux de l'architecture italienne et espagnole du XVIème siècle. On y retrouve ainsi des lanternes proches de celles de Chambord, des dômes et des coupoles inspirés des modèles romains et du gigantesque palais de l'Escorial près de Madrid où Louis de Foix a travaillé. Le premier Cordouan, vaste tour circulaire s'organise selon trois étages à dôme, emboités les uns dans les autres, surmontés d'une lanterne et d'un obélisque, avec des colonnes ,des frontons, des fenêtres reprenant les règles des ordres doriques et corinthiens. A la fin du XVIIIème siècle, le phare va être transformé, élévé : la partie haute va être étruite et remplacée par une tour conique plus sobre." (extraits de "Cordouan, sentinelle de l'Estuaire").

    C'est le seul phare en France encore occupé par un gardien, mais jusqu'à la fin de l'année seulement.
    On le voit de très loin, du côté Gironde et du côté Charente Maritime.
    J'avais envie depuis longtemps de le découvrir et samedi je me suis lancée. J'ai été à Meschers près de Royan et j'ai acheté un billet pour l'excursion.

    Le bateau de promenade s'arrête à marée descendante, près du banc de sable. Il faut ensuite monter dans un Zodiac qui nous rapproche de la plage et descendre les pieds dans l'eau. Le ravissement est là.

     

    Une petite digue de pierre permet l'accès au phare. Autout de petits rochers couverts d'algues et de coquillages : un régal pour les pêcheurs à pied, et pour la vue...


    J'ai monté les 311 marches étroites jusqu'en haut, en soufflant à mi-chemin pour contempler la petite chapelle dédiée à Notre Dame de Cordouan.





    Un mobilier hétérogène : fontaine, annexes de bateaux, coffres, sous de magnifiques coupoles...

    La montée est fatigante car l'escalier est étroit et c'est difficile de s'y croiser, mais arrivé tout en haut, du haut des ses 67 mètres, la vue est magnifique...




    Si vous passez dans la région, n'hésitez pas à aller faire la balade (environ 30 € par personne), de Royan, Meschers ou du Verdon...

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  • Une fable méconnue de Maître Jean, où il ironise sur l'esprit de contradiction attribué au sexe féminin.
    En tant que femme il m'arrive (parfois) de contredire, mais sachez, Messieurs, que c'est toujours à bon escient, et lorsque cela ne l'est pas et bien je reconnais mes torts tout simplement.
    Lors d'un voyage à l'Ile Maurice, le matin du retour vers l'aéroport, mon entêtement a failli nous faire rater l'avion car je prétendais connaître la direction alors qu'il fallait aller dans le sens opposé de celui que je croyais être le bon. De maudits rochers au loin m'avaient trompée...
    Lors de mon dernier voyage en Corse, mon bon sens ou ce que certains appelleraient "mon esprit de contradiction"  nous conseillait de faire le plein d'essence avant d'arriver à l'aéroport, alors que mon ex mari prétendait qu'il y avait une station service dans l'enceinte de l'aéroport. J'ai fait taire l'esprit de contradiction et il a fallu rebrousser chemin une fois arrivés dans l'enceinte car il n'y avait pas de station d'essence...

    La femme noyée

    Je ne suis pas de ceux qui disent : Ce n'est rien,
    C'est une femme qui se noie.
    Je dis que c'est beaucoup; et ce sexe vaut bien
    Que nous le regrettions, puiqu'il fait notre joie.
    Ce que j'avance ici n'est point hors de propos,
    Puisqu'il s'agit, en cette fable,
    D'une femme qui dans les flots
    Avoit fini ses jours par un sort déplorable.
    Son époux en cherchoit le corps,
    Pour lui rendre, en cette aventure,
    Les honneurs de la sépulture.
    Il arriva que sur les bords
    Du fleuve autour de sa disgrâce
    Des gens se promenoient, ignorant l'accident.
    Ce mari donc leur demandant
    S'ils n'avoient de sa femme aperçu nulle trace :
    Nulle, reprit l'un d'eux; mais cherchez-la plus bas,
    Suivez le fil de la rivière.
    Un autre repartit : Non, ne le suivez pas,
    Rebroussez plutôt en arrière :
    Quelle que soit la pente et l'inclination
    Dont l'eau par sa course l'emporte,
    L'esprit de contradiction
    L'aura fait flotter d'autre sorte.

    Cet homme se railloit assez hors de saison.
    Quant à l'humeur contredisante,
    Je ne sais s'il avoit raison;
    Mais que cette humeur soit ou non,
    Le défaut du sexe et sa pente,
    Quiconque avec elle naîtra
    Sans faute avec elle mourra,
    Et jusqu'au bout contredira,
    Et, s'il peut, encor par delà.


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