• Pour ce huitième jeu, je vous propose d'illustrer ce passage du "Petit Prince" d'Antoine de Saint-Exupéry par une photo, un dessin, un scrap, ou bien un texte ou un poème ...

    Il n'est pas nécessaire d'avoir lu le livre pour participer .

     

    "Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :

    - S'il te plait... apprivoise-moi ! dit-il.

    - Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.

    - On ne connait que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaïtre. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !"

    petitprince.jpgAquarelle d'Antoine de Saint-Exupery

     

    Les participations doivent être déposées par mail (à ecureuilbleu33@live.fr) et jamais en commentaire jusqu'au 15 septembre 2010 et ne seront publiées que le 16 septembre, à la fin des 30 jours du jeu, de manière anonyme.
    - Les lecteurs pourront alors voter pour le jeu qui vient de s'achever pendant le mois suivant (du 16 septembre au 15 octobre). Si les candidats sont nombreux; un jury votera aussi et ses voix auront autant de poids que celui des lecteurs.
    - Les auteurs ne pourront publier leur publication sur leur propre blog qu'une fois le vote achevé (à partir du 16 octobre), et mettront un lien vers le jeu.
    - Les gagnants seront mis à l'honneur sur ce blog.
     

     

    Chacun peut participer librement, quand il le souhaite. La participation sera ajoutée aux autres, hors concours. 

     


                                                                      Amusez vous bien !


    25 commentaires
  • sondage

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    Pour ce septième jeu, je vous ai proposé d'illustrer cette photo de caddies dans la baie de Calvi (Corse) dont je vous avais déjà parlé (voir "L'énigme Corse" et "L'inspecteur Koka-lumbo et l'énigme Corse") par un texte, un poème, une photo, un dessin, un collage, ce que vous voulez... Vous pouviez évoquer ce qui leur est arrivé ou ce qu'ils vont devenir...

     

    chariot2

      

    Voici les 14 participations que j'ai reçues. Il s'agit maintenant  de choisir vos deux participations préférées en utilisant le module de vote en bas d'article. Vous pouvez voter jusqu'au 15 septembre 2010 minuit. 


    - Les auteurs ne pourront publier leur publication sur leur propre blog qu'une fois le vote achevé (à partir du 16 septembre), et mettront un lien vers le jeu.

    - Les gagnants seront mis à l'honneur sur ce blog. 

      

    Participation n° 1 : Fugue en si rêveur

    Il leur avait dit "Venez à Calvi, c'est mieux que le maquis."

    Heureux mais tremblant devant leur audace, ils avaient quitté leur habituel logis, veillant à ne pas faire de bruit. Il ne fallait surtout pas éveiller les soupçons de ceux qui les croisaient. Ils avançaient avec précaution, tellement près les uns des autres qu'on aurait pu les croire enchaînés, forçats des temps modernes.

    Ils étaient nés au même endroit, s'étaient parfois séparés, pour toujours mieux se retrouver. Le temps avait passé, et chaque jour leur apportait son lot de bonnes et de mauvaises surprises.

    Certains leur confiaient de petits êtres endormis ou bruyants, d'autres s'appuyaient à eux comme sur une canne... et ils se sentaient alors très utiles, se gonflaient d'importance, brillaient dans les allées comme des médaillés le soir d'une remise de diplômes. D'autres encore les malmenaient, les poussaient entre les voitures, riant de les voir se blesser en s'y cognant. "Quelle honte !" pensaient-ils sans jamais pouvoir se défendre.

    Un jour, ils en avaient eu assez.
    "Et si l'on prenait le maquis ?"

    ... C'est ainsi que le long voyage avait commencé. Tous les trois, soudés comme des frères de sang.

    L'autre, le compagnon impromptu, libre déjà, avait tellement vécu que plus personne n'aurait su dire d'où il venait.

    Calvi ou ailleurs... quelle importance ? Là-bas, ils allaient voir la mer, monter sur de grands voiliers, et voir enfin le "Continent" ailleurs que sur l'enseigne de leur supermarché.

    Mais, à la fin du voyage, à quelques mètres de la jetée, ils s'étaient arrêtés, soudain conscients de leur impuissance.

    "Et maintenant, toi qui sais tout... Comment fait-on pour le franchir, ce parapet ?"
    Le compagnon d'un jour n'avait pas su leur répondre.

    Dans le port de Calvi, comme une armée de lanciers, les voiliers leur barraient à jamais le passage.

      

      

    Participation n° 2 : VISITE DE CALVI EN CADDIE

         

    Je le poussais et partis
    La citadelle,je la vis
    d'y aller, j'entrepris.
    Du tour des murs, je fis
    La route en pente, je gravis
    Chez Tao, un arrêt je fis
    Depuis les remparts,je vis
    La magnifique baie qui m' éblouie
    par ses couleurs et ses odeurs fleuris.
    De tout cela, mon caddie fut remplie
    Heureuse et légère, je redescendis
    A sa place,le caddie je remis,
    son contenu dans mes souvenirs fut mis 

    Pour toujours,j'en suis ravie.

     

      

    Participation n° 3 :

    - Ah ma belle, comme je suis heureux de pouvoir me coller contre toi ! J'ai eu si peur quand les ados nous ont jeté à la mer ! Ils avaient bu et fumé et ils 'amusaient avec nous. Les filles étaient montées dans les chariots et les garçons poussaient, d'abord sur le parking du super marché, puis sur la route...

    - Oh oui. Je me souviens de leurs rires ! Sales gamins ! Le plus petit a hurlé : "On les fiche à l'eau pour voir s'ils savent nager ?"

    - Un par un ils nous ont jeté dans le port de Calvi, au fond là où c'est le plus profond. C'était la nuit et personne ne les en a empêché !

    - Nous avons coulé tout de suite et ils sont partis en rigolant de plus belle.

    Les poissons sont venus nous rendre visite mais comment communiquer avec eux ? Puis des vers et des coquillages sont venus nous caresser et s'accrocher à nous. Des algues se sont faufilées. Nous avons fait ami-ami avec les occupants de la baie.

    365 jours nous sommes restés les otages de la mer. Personne n' a signalé notre disparition, personne ne nous a cherchés !

    - Puis la mairie a décidé de nettoyer le port et les plongeurs nous ont enfin trouvés et sortis de là. Mais au lieu de nous ramener au super marché d'où nous venions, ils nous ont une nouvelle fois enchaînés et abandonnés ! Les coquillages sont restés collés à nos flancs, amis fidèles. Personne ne nous regarde. Nous ne servons plus à rien. Retraite forcée, face à la mer et la jolie citadelle de Calvi.

    - Si j'ai un dernier voeu à faire, j'aimerais bien aller la visiter ! Que quelqu'un nous pousse jusqu'en en haut... Mais avant ils faudrait que quelqu'un nous détache et nous nettoie...

     

    Participation n° 4 : Caddies à Calvi

    Qui ne connaît pas les caddies de Calvi n'y connaît rien à la vie 

    Calvi et ses caddies
    c'est comme les calissons d'Aix
    ou la choucroute de Strasbourg
    Les caddies de Calvi ravissent grands et petits
    Certains voudraient l'insérer au blason de la cité
    tant il est estimé
    d'autres prétendent qu'il dénature dame nature
    non ils sont sages et se fondent dans le paysage
    Les caddies de Calvi je les envie
    Ils trônent aux abords des magasins d'un air serein
    ou longent la plage en guise de pha
    re
    Où il y a un caddie il y a de la vie
    Multitâche sans relâche il supporte sans rechigner
    nos diverses activités
    - planche de surf
    - bébé fatigué
    - Pique nique improvisé
    - serviettes au vent qu'on étend
    Ami des plus démunis , il leur sert de bagagerie
    Si le caddie n'existait pas
    Il faudrait l'inventer
    mais Calvi n'est pas Capri et ce n'est pas fini

     

     

    Participation n° 5 :

    Le nez écrasé
    Derrière contre derrière
    Caddies de calvi

    Une pièce dans la fente
    Curieusement ils avancent

     

     

    Participation n° 6 :

    Comme un cadi à Calvi
    Pas aigri et pas fourbi
    J'ai plus d'grisbi, c'est tant pis!
    Mais j'suis vernie, ah! ça oui!
    Du Mardi jusqu'au Lundi
    J'ai pas d'grigri, pas d'appui
    Pas d'amis chez les nantis
    Mais j'ai titi mon chéri
    Comme un cadi à Calvi
    J'suis sans souci, bien, pardi!
    J'suis ravie avec mon Phiphi
    La vie sourie j'dis merci
    Du Mardi jusqu'au Lundi
    Sans ennuis et sans dénis
    Je me lance des défis
    Pour gagner quelques paris
    Mais les rimes en i, merci!
    C'est comme d'choper un taxi
    En pleine nuit sous la pluie
    Comme un cadi à Calvi
     
    Participation n° 7 :
    Les caddies de Calvi,
    c'est l'envie qui me prend
    de jeter dans la baie
    tout le mal qu'on nous fait;
     
    Les caddies de Calvi,
    c'est l'acier qui pourrit
    c'est l'argent qui salit
    les beautés de la vie;
     
    Les caddies de Calvi,
    c'est les hommes et le fric
    c'est les fausses envies
    vers lesquelles ils nous jettent;
     
    Les caddies de Calvi,
    c'est nous
    et ces petits bonheurs
    que l'on ne sait plus voir;
     
    Les caddies de Calvi,
    c'est relever la tête,
    pour voir le ciel tout bleu,
    la ville et ses atours,
     
    les caddies de Calvi,
    c'est se dire tous les jours:
    si je fais un seul geste pour
    sauver juste un peu
    du bonheur qui existe,
    y aura plus que Calvi
    sur les autres photos...
     
    Participation n° 8 :

    La mariée avait les cheveux bleus

    et le voile au vent

    ils avaient décidés

    une sortie

    punkie

    de la mairie

    arrimés

    à des caddies bariolés

    les chevaliers servant

    navigant avec les pavés

    Comme un pied de nez

    à la tradition

    un brin de folie

    dans une cérémonie

    bien orchestrée

    dévalé les rues

    jusqu'au restaurant

     

    la mariée avait les cheveux bleus

    et le voile au vent

    agrippés

    à leur carosse

    ils se serraient

    l'un contre l'autre

    Et dans les hauteurs

    de carvi.....

    Eclatants

    Et émoustillés

    par l'étonnement

    de cet embarquement....

     

    Participation n° 9 :

    cadd1   

    Petite complainte pour pauvres caddies

     

    les objets ont une âme comme nous

    ils ont donc une mémoire

    si vous pensez que je suis fou
    ne croyez pas mon histoire

     

    chariots abandonnés à calvi près du port

    honteux de ce dépot recouvrant leur carcasse
    que la mer a laissé comme une ignoble crasse
    ils boudent dans leur coin  en maudissant leur sort


    car ils ne sont pas faits pour les fonds aquatiques
    ils vivent au grand air, transportant des objets
    et  parfois un  enfant, des  écrans cathodiques,
    de la bouffe à gogo sans le moindre rejet



    ô vous humains qui ne respectez guère
    ce qui vous a servi
    le port est encolère

    car vous l’avez Sali

     

    une morale à cette histoire

    je n’en trouve pas vraiment
    ce ne sont que mots  en passant
    en vacances c’est la foire
    on fait les fous de temps en temps

     

    cadd2  

     

    Participation n° 10 :  Les caddies de Calvi  Ou la vie de caddie.

     

    On est là enchaîné les uns aux autres. Je m'ennuie....

    On passe nos jours à attendre,

    tout ça pour se faire tripoter par des mains plus ou moins moites, plus ou moins sales.

    Puis on nous charge comme des ânes,

    et les enfants qui trépignent, en nous cassant les reins

    et si j'ai le malheur e boîter d'un roue,

    là ça fuse de tos côtés.

     

    Non, ce n'est vraiment pas une vie !

     

    Et puis mon voisin d'à côté,

    il dégage une forte odeur de pied !

    Arghhh !!!!

    Il a du recevoir une dose exagéré de fromage !!!

     

    Chut, une cliente, pourvue qu'elle me prenne

    car là c'est décidé

    je prend mes jambes à mon cou

    et à tir d'ailes, de roues quoi, je rejoins la méditerranée.

    Il paraît qu'elle est pas loin !

     

    Là où la mer et le soleil ne font qu'un.

    Finir mes jours paisibles à rouiller au soleil.

    L'extase !!!

     

     

    Participation n° 11 :

    ombre  

     

    Participation n° 12 :

    Jacques !  Au caddy !
    Non ce n'est pas un jeu, dit
    Car comme à chaque samedi
    Ma carte en est toute bleue
    Asphyxiée grand dieu
    Par les veaux d'or aux doux yeux
    Ronronnant tels des chatons
    Aux rayons
    Des mille et une tentations
    Ce voyage hebdomadaire
    Cette descente aux affaires
    Me donne des crises d'urticaire...
    Jacques ! Au caddy !
    J'aimerais lui dire que non à ma chérie
    Inutile d'insister aujourd'hui
    Les chariots en enfilade, soudés
    Refusent la chère balade, épuisés
    Marre de leur vie d'esclave... Ils se sont enchaînés !
     
    Participation n° 13 :
    ronde  
    Pour résoudre le mystère des caddies de la place de Calvi

    et lui rendre son visage joli, aidée par l'humour mon ami

    j'ai trouvé la solution en la ronde des caddies

     

     

    Participation n° 14 :

    A Calvi, il y avait des caddies

    Qui aimaient les Smarties.

    Avouez que c'est terrible

    D'être gourmands et sensibles

    A ces petites boules comestibles!

     

    Roulant dans le rayon friandises

    L'un d'eux en piqua une crise!

    Las de jamais en manger une seule

    Il décida d'aller au casse-gueule.

    Mais , surtout pas ,tout seul.

     

    Il Convainquit quelques caddies

    De voler tous les Smarties

    La nuit dans la grande surface

    - » Surtout , pas de volte-face

    Et ensuite ,le port et on se casse! »

     

    Hélas ,aucun bateau ne les prit à bord

    Car ils n'avaient pas de passeport

    Le soleil a fondu les Smarties

    Et tout tremblant les pauvres caddies

    Désespèrent de quitter Calvi!

     

     

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    16 commentaires
  • Pour ce sixième jeu, je vous ai proposé d'illustrer cette tirade de Monsieur Jourdain dans "le Bourgeois gentilhomme" de Molière par de jolis mots d'amour, un texte, un poème, une photo, un dessin, un collage, ce que vous voulez...

     

    "Par ma foi ! il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j'en susse rien ; et je vous suis le plus obligé du monde de m'avoir appris cela. Je voudrais donc lui mettre dans un billet : "Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour", mais je voudrais que cela fût mis d'une manière élégante, que ce fut tourné gentiment."

     

    Vous n'étiez que 5 à avoir participé alors j'ai glissé 2 textes que j'avais pris beaucoup de plaisir à écrire.

    Vous êtes 31 à avoir voté pour votre participation préférée et les votes ont été serrés.

    Ma participation est arrivée en tête avec 8 voix, suivie de celle de Cricket (6 voix), puis de Lady Marianne et Jean-Marie (5 voix chacun), Enriqueta (4 voix), ma seconde participation (2 voix) et celle d'Hélène (1 voix).

     

      

    1) Ecureuil bleu (participation n° 4) :

    Monsieur, que vos jolis mots me plaisent

    Ma foi, en poésie vous êtes très à l'aise !

    Si tous les soirs vous m'offrez

    En mots, d'aussi jolis bouquets,

    Des caresses de l'âme

    Pour que je me pâme,

    Si tendrement ma main vous prenez,

    Pour me faire danser le menuet,

    Même si vous n'êtes que roturier,

    A vous, Monsieur, je me donnerai !

     

    2ème) Cricket (participation n° 6) :

     La vie chante

    A celui

    Que l’amour enchante

    Mon univers

    N’est fait que de vous

    Mes hivers

    Sans vous ne sont point doux

    Ma mie, mon amour, mon trésor,

    La vie ne vaut pas un pesant d’or 

    Si  loin de moi vous vous trouvez

    Vos yeux j’ai besoin d’explorer

    Me trouver près de  vous est mon seul désir

    Mon miroir s’éteint si seul je m’y mire

    Vos yeux sont mon pain quotidien

    Ma douce pitance, saisir vos mains …

     

     

    3ème ex-aequo : Lady Marianne du blog "Chienne de vie" (participation n° 5) :

    Je vous propose toujours en prose cher ami
    marquise belle, yeux beaux, d'amour mourir me font

    Chouette daronne , t'as de beaux yeux tu sais
    j'en créverais d'amour

    meuf grav jt'm- d'1gue j'suis akro
    t'mépat - jt'm- t'es k'non-
    ton keum -mon k'er
    A12C4
    komencava ?

     

       

     

    3ème ex-aequo) Jean-Marie du blog "La traversée de la passion" (participation n° 7) :

     

    bourgeois.jpg  Nous, Jourdain le Premier de fort noble lignage,

    par la grâce de Dieu très grand Mamamouchi,

    pour vous rendre céans le plus vibrant hommage

    décrétons aujourd'hui

    que vous êtes, ô divine Marquise,

    de toute l'Assemblée, de loin, la plus exquise

    en votre honneur et remplis de bonheur

    à vos pieds déposons en présent, notre coeur...

     

    bourgeois2.jpg  

     

    5ème) Enriqueta du blog "Les mots offerts comme destination de voyage" (participation n° 3) :

    Sons et délires d'humour
     
    Belle marquise vos beaux yeux me font mourir d'amour
     
    Belle promise les vils dieux vous font trahir toujours
    Adieu Venise, berceau bleu et don de désirs velours
     
    Belle banquise et sots gueux nous font les pires discours
    Cette hantise des eaux bleues nous fait agir,oh! secours!
     
    (Dans) Cette valise deux beaux boeufs, un thon, un navire, un vautour
    Une pèle, une balise, une faux, un pieu, me font sourire glamour
     
    Quelle méprise! Politico mafieux nous font haïr le jour
    Où la hantise des sots, des gueux a fait élire ce vautour
     
    Cette reprise de nos aïeux nous font écrire autour
    De la maîtrise des "o", des "eux", sons et délires d'humour
     

    6ème) Ecureuil bleu : Réponse de la marquise au bourgeois gentilhomme (participation n° 1) :

     

    Mon bon monsieur,

    Il y a méprise !

    D'humour mourir

    Vos aveux me font !

     

     

    7ème) Hélène du blog "La plume et le calame" (participation n°2) :

     Pauvre poète ayant de lui-même une si piètre opinion, qu’il semble encore demander à son ami de l’aider à rédiger une vraie lettre d’amour…

     

    Cela me rappelle le supplice de Christian tandis que Cyrano lui dictait ses lettres pour Roxane, et la souffrance de celui-ci, alors qu’ils en étaient amoureux tous les deux…

    Cyrano qui découvre en mourant que c’était lui que Roxane aimait… Sublime Cyrano, qui ne déclara jamais, à cause de son apparence et de sa fierté, mais aussi de Christian, qui n’avait que sa beauté à lui offrir…

     

    Aussi, j’aimerais beaucoup me substituer à Cyrano, mon Maître, le temps d’une lettre d’outre-tombe. Je n’ai pas la prétention de Mr de Rostand, mais la fin me fait pleurer à chaque fois…

     

    Cyrano à Roxane :

    «  Madeleine, Roxane, ma si tendre, belle et spirituelle bien-aimée,  permettez en ce jour où vous pleurez sur un dépouille où plus rien ne subsiste de moi,

    Souffrez que je vous adresse enfin les mots que vous attribuiez à un autre…

    Jamais je ne voulus trahir Christian : aimez-le, Madame, au moins autant que moi. C’était un homme beau, mais aussi brave et bon. Il vous a adorée comme on rêve d’une étoile, et ses sentiments pour vous étaient inexpugnables.

     

    Je n’ai jamais osé, quant-à moi, vous écrire en signant de mon nom toutes ces lettres que vous reçûtes d’un autre.

    Ma feuille est devant moi ;  à présent je recule.

    -          Comment, dites, vous écrire sans aucun paravent ? C’est que je n’en ai point l’habitude…

    J’eusse aimé que Christian renaisse, car soudain le courage et l’inspiration me font cruellement défaut.

     

    En écrivant ces lignes, je réalise soudain que vous aimâtes deux personne en une.

     

       Et me voici devant vous, nu comme un vers et seul, désespérément seul…

     

    Mes mots d’amour, mes déclarations, mes murmures de passion sous votre balcon, ma Mie, que vous adoriez tant, viennent de me déserter.

     

    Oui. En m’apercevant que si la beauté de Christian ne vous avait pas attirée dès l’abord, vous, ma cousine tant aimée, ne m’auriez jamais regardé comme vous le fîtes. Je serais alors resté votre cousin, fin bretteur et rimailleur, qui vous faisait rire… Oui, seulement rire…

     

    Aussi, les seuls mots qui me viennent à l’esprit maintenant, sont ceux qu’à mon tour j’emprunterai à un autre : « Belle Marquise, vos beaux yeux me firent mourir d’amour »…

     

    J’ai honte, ma Cousine, ma sœur, ma plus-que-belle. Honte de ne même plus pouvoir vous écrire ces mots que vous mettiez, gerbes folles et démesurées, en bouquets bien sages, dans un vase…

     

    Vous me direz : « est-ce là tout ? Brodez, Monsieur, Brodez…)

    Et cependant je ne puis que vous murmurer à l’oreille qu’un bruissement de vent dans les feuilles d’un saule ;

    Je vous aime. Je vous aime. JE VOUS AIME ! 

                                                                                               

                                  Votre à jamais cousin,  Hercule savinien de Cyrano de Bergerac.

     

     

    Un grand bravo aux cinq participants et merci aux 31 personnes qui ont voté ! 

     

      

     

     


                                                   

     

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    11 commentaires
  • Jusqu'au 15 août minuit, vous pouvez m'envoyer votre participation à ce jeu (ecureuil bleu33@live.fr). Il s'agit d'illustrer cette photo à votre guise : texte, poésie, photo-montage, peinture...

     

    J'ai reçu 10 participations pour le moment.

    chariot2

     


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  • Pour ce septième jeu, je vous propose d'illustrer cette photo de caddies dans la baie de Calvi (Corse) dont je vous avais déjà parlé (voir "L'énigme Corse" et "L'inspecteur Koka-lumbo et l'énigme Corse") par un texte, un poème, une photo, un dessin, un collage, ce que vous voulez... Vous pouvez évoquer ce qui leur est arrivé ou ce qu'ils vont devenir...

     

    chariot2 

    Les participations doivent être déposées par mail (à ecureuilbleu33@live.fr) et jamais en commentaire jusqu'au 15 aoôut 2010 et ne seront publiées que le 16 août, à la fin des 30 jours du jeu, de manière anonyme.
    - Les lecteurs pourront alors voter pour le jeu qui vient de s'achever pendant le mois suivant (du 16 août au 15 septembre). Si les candidats sont nombreux; un jury votera aussi et ses voix auront autant de poids que celui des lecteurs.
    - Les auteurs ne pourront publier leur publication sur leur propre blog qu'une fois le vote achevé (à partir du 16 septembre), et mettront un lien vers le jeu.
    - Les gagnants seront mis à l'honneur sur ce blog.
     

     

    Chacun peut participer librement, quand il le souhaite. La participation sera ajoutée aux autres, hors concours.

     

     

     


                                                                      Amusez vous bien !


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