• Over blog ayant bugué ce soir je n'ai plus le temps de préparer l'article avec les résultats du café thé n° 13 - Le capteur de rêves.

    Si vous aviez programmé votre article avec votre participation sur votre blog à partir du 16 ce n'est pas gênant car les votes s'arrêteront le 15 à minuit.

     

    capteur2


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  • Pour ce 14ème Café Thé, je vous propose de broder autout d'un extrait du roman d'Emile Zola "Au bonheur des dames", par les moyens que vous souhaitez : poème, texte, photo, dessin, scrap, chanson, vidéo...

    Il vous suffit de m'envoyer votre participation par amil à ecureuilbleu33@live.fr avant le 16 mars 2011.

    Je publierai les participations sur ce blog à partir du 16 mars et vous pourrez alors voter pour vote participation préférée jusqu'au 15 avril.

    Les participants ne pourront publier leur participation sur leur blog qu'à artir du 16 avril.

     

    Voici l'extrait : "La pièce était pleine, une queue de monde la traversait dans un bout, entrant et sortant par la porte des dentelles  et celle de la lingerie, qui se faisaient face ; tandis que, au fond, des clientes en taille essayaient des vêtements, les reins cambrés devant les glaces.  La moquette rouge étouffait le bruit des pas, la voix haute et lointaine du rez-de-chaussée se mourait, ce n'était plus que le murmure discret, la chaleur d'un salon, alourdie par toute une cohue de femmes".

     

    aubonheur.jpg

     

    Amusez vous bien !


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  • sondage

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    Pour ce treizième jeu, je vous  ai proposé de broder autour de cette photo d'un "capteur de rêves" à votre façon : texte, poème, haïku ou bien photo, peinture, collage, dessin, scrap...  

     

    capteur2

     

     

      J'ai reçu 12 participations.

    Vous pouvez voter jusqu'au 15 mars 2011 pour vos deux participations préférées parmi les suivantes. 

     

     

     

    Participation n° 1 :

     Jeu13 1100 8732

    Quand je ne serai plus là, relâchez-moi,
    Laissez-moi partir.
    J'ai tellement de choses à faire et à voir.
    Ne pleurez pas en pensant à moi,
    Soyez reconnaissants pour les belles années,
    Je vous ai donné mon amitié.
    Vous pouvez seulement deviner
    Le bonheur que vous m'avez apporté.

    Je vous remercie de l'amour que chacun vous m'avez démontré,
    Maintenant, il est temps de voyager seul.
    Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine.
    La confiance vous apportera réconfort et consolation.
    Nous serons séparés pour quelque temps.
    Laissez les souvenirs apaiser votre douleur.

    Je ne suis pas loin et la vie continue …
    Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai.
    Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là.
    Et si vous écoutez votre cœur, vous éprouverez clairement
    La douceur de l'amour que j'apporterai.

    Et quand il sera temps pour vous de partir,
    Je serai là pour vous accueillir.
    Absent de mon corps, présent avec Dieu.

    N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,
    Je ne suis pas là, je ne dors pas,
    Je suis les mille vents qui soufflent,
    Je suis le scintillement des cristaux de neige,
    Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
    Je suis la douce pluie d'automne,
    Je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin,
    Je suis l'étoile qui brille dans la nuit.
    N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,
    Je ne suis pas là. Je ne suis pas mort.

     

     

    Participation n° 2 :

     JeuCT13_2-DSCF1470-copie-1.JPG 

      Participation n° 3 :

    

    Evadée d'un bien mauvais sommeil
    Je pose la main sur ton coeur qui bat
    Toi, tu es mon capteur de rêves
    Tu éloignes d'un sourire les illusions inopportunes
    Tu repousses jusqu'aux confins les vibrations ténébreuses
    Tu y exiles les idées noires et les angoisses
    Et tu chasses d'un mot les larmes à mes paupières
     
    A tes côtés, chaque éveil est clarté
    Toi qui préserve les tendres songes de la nuit
    Toi qui garde mes promesses lunaires
    Toi qui veille sur mon fragile repos

     Toi qui protège la flamme de l'espérance

    Quand m'envahit le crépuscule
    Et jusqu'aux premières lueurs de l'aube
    Ton doux visage est mon fanal
    Toi, tu es mon capteur de rêves.

     

    Participation n° 4 :

    "Vent immobile

     

     

     

    Capteur de rêve figé

     

    Le rêve est là."

      

    Participation n° 5 :

    CAPTEUR 

     Participation n° 6 :

     

    t ou kf+® 004 

     

    Participation n° 7 :  

     

    En visitant une exposition amérindienne dans la ville voisine
    mon regard s'est arrêté sur une drôle de chose
    quel est donc cet objet bizarre - un hochet pour bébés
    une décoration à suspendre
    une natte pour cheveux des guerriers

    je n'y connais rien mais la curiosité l'emporte
    je pourrai toujours l'accrocher au mur
    c'est joli - n'est-ce pas suffisant ??
    de belles plumes - des perles en bois

    sur le chemin du retour je m'inquiète déjà de ma nuit
    à venir
    depuis quelques temps je fais des cauchemars
    pas d'ennuis conséquents
    mais je redoute l'heure où le marchand de sable passe

    je vais encore faire des cauchemars - la peur va encore
    hanter ma nuit -

    je ne compte plus les tisanes - et autres huiles essentielles
    sensées me laisser dormir du sommeil du juste

    je serre fort mon petit paquet acheté à l'exposition
    ça me donne du courage
    je me sens moins seule pour rentrer à la maison

    un coup de marteau et ma nouvelle acquisition
    est accrochée dans ma chambre
    pourquoi cette pièce ? une intuition - une attirance
    je me fie à mes intuitions

    je dois me lever aux aurores demain et décide de me hasarder
    à chercher les bras de Morphée
    les idées noires m'assaillent déjà - quelle nuit d'enfer vais-je
    encore passer
    la lampe  à peine éteinte j'essaie de trouver le sommeil
    et puis le gros trou noir !!
    sitôt dit sitôt endormie

    au lever ce matin je me questionne
    cauchemar ou pas ? je ne me rappelle pas
    si j'ai rêvé c'est incroyable
    mon dernier rêve date de si longtemps
    je me promenais dans une clairière ensoleillée couverte de fleurs
    j'étais bien - les rayons du soleil me réchauffaient
    me gonflaient à bloc
    je n'avais aucune envie de sortir de cet état second

    mais pourquoi ce changement radical ?
    je n'ai pas pris de drogue illicite
    de tisane miracle-
    mon regard se tourne vers mon acquisition
    je veux en avoir le coeur net

    Google et me voici dans les mystères de l'humanité
    cet objet serait un capteur de rêves
    il empêcherait les mauvais rêves et nous aiderait
    à conserver les belles images et pensées de la nuit
    aux premières lueurs du jour les mauvais rêves
    brûleraient comme neige au soleil

     

    sensationnel - mes jours seront aussi beaux que mes nuits
    je me lèverai fraîche et en meilleure forme
    prête à affronter une nouvelle journée
    c'est une renaissance - une nouvelle vie s'offre à moi
    grâce à ce capteur de rêves mon autre  ange gardien

     

      Participation n° 8 :

     

    oeilCT.jpg

    Nazar Boncuk, l’œil bleu de Turquie

     

      Capteurs de son

    capteurs de vent capteurs d’image

    qui captent même le mirage

    la science a parfois du bon

     

    mais je préfère c’est moins sage

    tout en évoquant le sorcier

    munis d’un rond en osier

    les capteurs au beau plumage

     

    venus de l’usage Indien

    ou de la lointaine Australie

    le temps du rêve c’est la vie

    rêver nous fait toujours du bien

     

    mais très souvent la vie se mêle

    de briser tous les songes creux

    et de détruire les vœux pieux

    l’outil précieux rend la vie belle

     

    Les fétiches et les gris-gris

    sont inutiles on nous dit

    peut on vivre sans espérance

    sans croire enfin à notre chance

     

    protége-nous toi l’humble objet

    si tu ne fais nos vies faciles

    de tant de féroces sujets

    car ce jour on est si fragiles

     

     

    Participation n° 9 :

    Capteur de rêves


    C'est le capteur de rêves, c'est celui qu'on attend,
    Avec lui, c'est la trêve, la magie de l'instant.
    Tu voudrais te l'offrir mais il n'est pas à vendre,
    J'aimerai te le dire mais voudras-tu m'entendre.

     

     

    Il faut vraiment y croire pour que ça puisse marcher,
    Ta quête est illusoire si tu restes bloqué.
    Au dessus de ton lit, son pouvoir assuré,
    Il te protège ainsi de tes mauvaises pensées.

     

    Tu devrais espérer, aujourd'hui, c'est la trêve,
    Je vais te le montrer, c'est le capteur de rêves.

     

    Participation n° 10 :

    Le capteur de rêves.

    Chuuuut… 

    Silence…. 

    Entendez-vous au loin une mélopée indienne, ténue et assourdie par le poids des années ?

    Derrière ses accents d’une tristesse inconnue,

    Il y a….

    Entendez-vous ces voix qui murmurent du fond de la forêt ?

    -Des voix…

    Existent-elles vraiment, qui tentent de franchir la forêt ravinée,

    Cette forêt magique ou l’âme sacrée des morts communiquait avec le monde humain ?

    Au moment où l’argent a balayé toute trace de sacré, Les hommes ont proclamé qu’elle n’avait d’autre utilité que de fournir du bois. Qu’il devenait pressent d’ouvrir en son sein les artères rouges de la vitesse, du pouvoir, de l’avenir, de la richesse des amérindiens.

    _ _ _ _ _ _

    A mille miles de là, et bien longtemps après,

    Un bel adolescent cherche pour sa bien- aimée un présent différent ; pas un riche cadeau. Quelque chose de beau, de vrai, d’ancien. Quelque chose de magique, en quelque sorte.

    Il s’arrête un instant devant un curieux étalage, et, attiré par les couleurs vives, il fait le tout du stand.

    Il ne comprend rien.

    De nombreux articles semblent parler tout bas. Est-ce entre eux, ou s’adressent-ils… A lui ?

    Il inspecte alentours, sans voir qui que ce soit.

    Alors, il s’attarde.

    Ce n’est pas n’importe qui.

    On l’appela Arthur le jour où il réussit à extraire un tournevis planté au creux d’un gigantesque acacia.

    Preuve de son courage et de la pureté de son âme. (Vous êtes marrants, vous ! On voit bien que vous n’étiez pas à sa place !)

    Arthur, car tel était son nom, sans plus de réflexion fait l’acquisition d’un sifflet à eau, pensant enduire en erreur les éventuels concurrents.

    S’ils répondaient à ce sifflement, croyant retrouver leurs semblables, aucun doute ne serait plus possible : cela prouverait bien assez leurs cervelles de moineaux.

    Paf. Et d’un.

    C’est alors qu’il se pétrifie. Une pierre, une améthyste probablement, cligne de l’œil, et pas qu’un peu. Elle tente même de l’aspirer à l’intérieur.

    Fasciné, mais vaguement inquiet, le jeune homme dit poliment au revoir, et cache son aventure.

    Le lendemain, contre sa volonté, il se retrouve face à cette belle, mais bien curieuse pierre.

    Et le vendeur, tout-à-coup, intervient. Sans qu’aucun des traits de son visage ne bougent, il l’appelle par son nom.

    Il l’appelle « l’élu ». Et attache à son poignet un de ces bracelets tissés, qui portent chance lorsqu’ils se détachent seuls.

    Arthur n’ose pas dire non. Il salue le visiteur, ils échangent un sourire…

    Le soir même, la belle en sa maison ouvre le talisman, l’améthyste sauvage suspendue à un lien de cuir.

    PS : (De la fin de l’histoire, je ne vous puis parler. Ceci n’était à peine qu’une prise de contact. Sachez cependant que leurs vies connurent une nouvelle inflexion.)

     

     

    Participation n° 11 :

    L’enfant et l’anneau

    Il avait trouvé dans le grenier un vieil anneau de rideau, en bois doré.

    Il avait essayé vainement de lui redonner ses couleurs originales, grattant jusqu'à en voir l'ombre du chêne qui lui avait donné vie.

    Mais sa maladresse aidant, il  lavait blessé et le bois saignait, prenant ainsi les tons de l'acajou.

    Il le pansa doucement, l'emmaillotant de cuir blanc

    Ensuite, il captura dans le ciel une étoile... Oh, elle était toute petite, elle n'aurait demandé qu'à grandir, là-haut, au milieu de ses sœurs.

    Il l'installa au centre de l'anneau, l'y fixant d'une perle nacrée qu'il avait volée à une sirène dans le soir couchant.

    C'était joli... mais était-ce suffisant ?

    Il pensa aux anciens chefs de clans qui portaient en coiffure des plumes... Il savait qu'elles diraient à ceux qui les verraient sa bravoure, ses succès.

    Il vola aux oiseaux les plus belles, les plus douces, et il en fit une parure qu'il accrocha à l'anneau.

    Il était fier de lui.

    … Si fier de sa création qu'il décida d'apporter à son étoile, chaque matin, en offrande, un peu de ses rêves. 

     

      Participation n° 12 :

     

    Capteur de rêves

     

    Certains peuples de traditions

    Riches d'un savoir et de leurs mains

    Fabriquent avec trois fois rien

    Lanières de cuir, plumes de faucon

    Perles de bois

    Objets païens et autres gris-gris

    Qui après leur dieu chéri

    Au tipi pour toit

    Ont comme la flamme

    Le pouvoir d'éloigner des lieux

    Ces esprits hideux

    Voyageurs maléfiques pénétrant les âmes,

    Capteur de rêves non de fortune

    Au dessus des berceaux

    Des couches ces îlots

    De nuit, au pays étoilé de la lune...

    Je reviens de là-bas mon amour

    J'ai pour toi un présent, un gri-gri indien

    Capteur de rêves car je sais que les tiens

    Veulent me retenir à tes jours

    Cloue le au dessus du lit

    Nous verrons demain au soleil levant

    Si à ton corps bienheureux sommeillant

    Est mort le globe-trotter que je suis...

     

     

     

      
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    18 commentaires
  •  

    Pour ce douzième jeu, je vous ai proposé de broder autour de ce passage du roman "Rue de la sardine" de John Steinbeck,, à votre façon : texte, poème, haïku ou bien photo, peinture, collage, dessin, scrap...  

    "Le lever du jour est un moment magique, dans la Rue de la Sardine. Quand le soleil n'a pas encore percé l'horizon gris, la Rue parait suspendue hors du temps, enveloppée d'une lueur d'argent. Les reverbères sont éteints, l'herbe prend des tons d'émeraude, la ferraille des conserveries prend des reflets de perle, de platine et d'étain vieilli. Pas encore d'automobiles. Le progrès, les affaires, tout dort ."

     

    et pour le plaisir, quelques lignes plus bas : "L'air est frais ; derrière les maisons, dans les jardins, les taupes sortent de leurs trous, bousculent  les petits monticules de terre emperlée de rosée, et ramènent des fleurs dans leurs trous".

     

    sardine.jpg

     

    Vous êtes 7 à avoir participé et 58 à avoir voté.

    Merci à tous !

     


    Vous avez désigné comme gagnants Jean-Marie (13 voix) et moi-même (13 voix), puis de Marie Sourire et Hélène (9 voix chacunes, de Jill Bill (8 voix), d'Annette (4 voix) et d'Aude (2 voix). 

    Voici les 7 participations :

      

     

    1er ex-aequo) Jean-Marie du blog "La traversée de la passion" :

     
    sardinejm.jpg

     

     

    la Rue de la Sardine
    rue de la vieille usine
    la rue du vieux labo
    près de la maison close

      on y voit des clodos
    on y voit une rose

     

    pas encore grand-chose

    au tout petit matin
    pas encore d'entrain

     à la conserverie

    ni dans l'épicerie
      mais un calme incertain

     

    tous les feux sont éteints

    dans la nuit minérale

    la torpeur générale
    le quartier s'engourdit

    et le temps ralentit

    sous un ciel sans étoile

     

    et puis c'est le réveil
    chez les bêtes prudentes
    bousculant terre et plantes
    renaissant au soleil

    elle aura fière mine 

    la Rue de la Sardine
     

    près de la vieille usine
    c'est la rue des copains
    la Rue de la  Sardine
    c’est la vie qui revient

    et le gris s'illumine
    comme chaque matin

     

     

     

     1ère ex-aequo) Brigitte du blog "Une bonne nouvelle par jour" :

     

     

    L'air est frais ; derrière les maisons, dans les jardins, les taupes sortent de leurs trous, bousculent  les petits monticules de terre emperlée de rosée, et ramènent des fleurs dans leurs trous".

     

    Dimanche matin, rue de la Sardine,

    Avec la brise marine,

    L’air est frais

    En Californie, à Monterey…

    Dans le terrain vague, entre les monticules,

    Je me faufile…

     

    Dimanche matin, rue de la Sardine,

    Non, je ne vais pas acheter le journal et le pain

    Comme le font les humains,

    Mais pour ma Taupe câline,

    Je ramène un cadeau emperlé de rosée,

    Non, pas une bague ou un collier,

    Pas un bouquet acheté,

    Mais une fleur ramassée,

    Fleur de pissenlit,

    D’un beau jaune doré,

    Au sortir du lit

    Pour ma Dulcinée.

     

    Dimanche matin, rue de la Sardine,

    Seul dehors à cette heure matine !

    Les autres taupes sortent leur nez,

    Et me regardent, étonnés…

    Me traitent d’imprudent,

    Disent que je fais mon important…

    En portant des fleurs -quelle idée ?-

    A ma bien aimée…

     

    Dimanche matin, rue de la Sardine,

    Les humains râlent en se tordant les pieds,

    Dans les trous que nous avons faits,

    Pestent et rechignent,

    Contre les inconscients qui les ont obligés

    A se lever pour le pain et le journal aller chercher,

    Dans la brise marine,

    Dimanche matin, rue de la Sardine !

     

     

    3ème ex-aequo) - Marie Sourire du blog "Marie Sourire" :  

     

    Le lever du jour est toujours un moment magique car, dans la Rue de la Sardine, ce moment-là est différent chaque matin. Il change de couleur en fonction de l’humeur de la Rue. Bien sûr, l’horizon est gris. Il est toujours gris quand finit la nuit et que n’arrive pas encore le jour. Et la lumière se fait douce ou crue, tendre ou passionnée.

    Ainsi, ce matin, les réverbères une fois éteint, nous sommes dans un autre univers, fait de pierreries et de soies précieuses. Tableau d’un moment de vie. Tableau jamais usé et toujours changeant. L’herbe prend des tons d’émeraude, un vert lumineux et profond qui rend tout possible, un peu comme si l’herbe se faisait bijou. La ferraille des conserveries prend, elle, des reflets de perle, de platine et d’étain vieilli, tel un collier ancien, et ces reflets raviraient l’œil amoureux d’un peintre. Les tuiles sont des rubis aux reflets doux sur les maisons couleur nacre. L’ensemble est d’une harmonie sans pareille, semblable aux couleurs fondantes des roses, de toutes les roses. Il résulte de ces couleurs lumineuses une véritable envie de mordre dans la vie à pleines dents, un intense désir que cela dure le plus longtemps possible.

    Les jardins fleuris sont autant de touches colorés toutes de pastel, fragiles éclats que le temps semble avoir suspendu au-dessus des émeraudes, les rehaussant, les uns comme écrin aux autres. Les pierres sont autant de petits cristaux qui éclairent les allées menant aux maisons.La lumière dorée sort par les volets, illuminant l’alentour jusqu’au ciel. Ces rayons sont les prémices de ceux du lever de soleil.

    Les choses des hommes sont encore bien loin de nous. Le progrès, les affaires, tout dort. Il reste à la nature le plaisir de se révéler autrement grâce à la magie dans l’air de la Rue de la Sardine, la magie que l’on retrouve dans les yeux d’un enfant, magie de l’innocence alliée à l’émerveillement

     

     

     

    3ème ex-aequo) Hélène du blog "Jetons l'encre dans l'Eure" : 

      rue-de-la-sardine0001.jpg

     

     

    5ème) Jill Bill du blog "Melting-Pot" :

    Rue de la Sardine

     

    Lorsque l'aube se dispute les cieux

    A la lune et sa cour étoilée

    Pour reprendre son dû

    Son trône dans les nues

    La Rue de la Sardine toujours couchée

        Est désertique lieu

    Dans sa lumière naturelle

    Les lampadaires publics

    On fermés leurs paupières

    Le gazon est d'un exceptionnel vert

    La tôle de l'usine des conserveries a le chic

    De la nacre si belle

    Et autres teintes de métaux patinés

    Nul moteur infernal

    Sur le pavé aux petites heures

    Nul cerveau créateur

     Nulle routine commerciale 

    Nul bruit, la rue est encore à Morphée... 

     

     

    6ème) Annette du blog "Créazinzins" : 

     

    Les années ont passé,
    Le progrés a balayé
    La douceur du matin,
    La magie du lointain
    Grisé derrière la brume.
     
    Aujourd'hui nous enfument
    Les gaz d'échappement,
    Les déchets entêtants
    Que produisent les machines
    Des boîtes à Sardine!
     
    Où est est l'herbe si verte
    Et de rosée couverte?
    Où sont les tons si chauds,
    Natures et provençaux
    Qui réveillaient nos sens?
     
    Quand brûle notre essence,
    La rue de la Sardine
    N'est plus cette divine
    Peinture matinale
    Aux couleurs idéales...
     

    

    7ème) Aude du blog  "Créaterres" :  

     

     

    Tout dort ? Pas tout à fait...

    Dans cette maison de bois, dont les jointures craquent au moindre vent, au premier étage, une respiration change de rythme.

    Au rez-de-chaussée, la chatte lève le nez de son coussin. Écoute le changement ténu, s'étire et monte doucement les marches.

    Marguerite sait qu'elle est là. Elle sourit.

    Au début, elle miaulait dès qu'elle sentait que Marguerite allait se réveiller. Mais Mathilde lui a donné quelques coups de pied et l'animal a vite compris que Marguerite ne pouvait pas lui ouvrir. Quand elle est d'humeur joyeuse, elle passe sa patte sous la porte et la vieille dame rit de son manège.

    Malgré l'heure matinale, le chat et son amie perçoivent des rumeurs avant-coureuses de l'aube.

     

    Le temps sera long avant que quelqu'un ne bouge dans la maison.

    Temps porteur d'espoir.

    Même dans une vie aussi monotone que celle d'une arrière-grand-mère dépendante, le moindre petit sourire et geste de gentillesse est reçu comme le plus beau des joyaux.

    L'auxiliaire de vie qui vient la changer et la mettre dans le fauteuil sera-t-elle de bonne humeur? Son bus sera-t-il à l'heure ?

     

    Les oiseaux ont commencé à se disputer depuis longtemps quand le jour naît enfin. C'est l'heure où les toiles d'araignées s'emperlent de rosée, faisant naître au jardin des fééries étincelantes, sous la lumière rasante du soleil.

     

    Mathilde s'étire dans son lit, à l'étage au dessus.

    Quelle joie de ne plus avoir ce gros porc à ses côtés. Son ex mari sentait le poisson à toute heure du jour et de la nuit. Il n'avait jamais aimé les salles de bains, allez savoir pourquoi...

    Mathilde peste contre son arthrose, dès qu'elle pose le pied par terre. D'un pas traînant, elle descend en baillant. Au passage, elle entre-ouvre la porte de sa mère.

    « Bonjour ! Marmonne-t-elle.

    - Bonjour ma fille », répond Marguerite d'une voix chevrotante où on devine tout l'amour maternel qui l'habite.

     

    Babou fait son entrée, majestueuse.

    Elle vient se frotter contre la main valide qui la caresse. Elle sait qu'elle doit ensuite se caler contre les pieds toujours glacés de sa protégée.

     

    Dans quelques minutes, Bastien sera déposé par sa mère, Mathilde se dépêche d'augmenter le chauffage, avant d'accueillir son petit fils aux poumons fragiles.

     

    Elle remonte avec le plateau du petit déjeuner, qu'elle prend toujours avec sa mère.

    « J'en peux plus de ces escaliers !

    - Je te donne trop de travail, dit la mère.

    - Non, ne t'en fais pas, je pestais déjà quand j'étais jeune mariée. Une seule pièce par étage, ce n'est pas une maison, c'est la tour de Babel !

    - Un jour on finira par gagner et on déménagera, dit Marguerite avec un sourire en coin.

    - Toi alors, tu es une incorrigible optimiste !

    - Oui, c'est pour ça que je m'en suis sortie. »

    Marguerite a toujours caché aux gens qu'elle aimait ses soucis, ses angoisses, ses périodes de désespoir. Elle est toujours passée pour une femme forte. S'ils savaient...

    Elle reprend:

    «  Marie est en train d'arriver, tu devrais descendre. »

    Mathilde remonte la courtepointe. Elle s'étonne toujours que sa mère sache à l'avance tout ce qui va advenir, alors qu'elle n'a pas de pendule dans sa chambre et ne peut pas bouger.

    Quand si peu d'échanges avec l'extérieur rythment la vie, on est plus attentifs à une multitude de détails qui aident à prédire l'avenir.

    Les animaux et les vieilles personnes sont sensibles à d'autres choses que nous. C'est ce qui les rapproche. Ils ne s'agitent pas pour rien. Ils absorbent leur environnement par tous les pores de leur peaux, par toutes sortes de moyens discrets et efficaces. Leur cerveau n'est pas encombré par des pensées parasites (la politique, la carrière, les passions amoureuses...) il analyse posément les choses et en tire les informations essentielles pour elles.

     

    Et effectivement, au moment même où Mathilde sort de la maison, emmitouflée dans sa robe de chambre, la voiture verte de Marie s'arrête devant la grille !

    Si vous interrogiez Marguerite, vous sauriez que les pies s'envolent toujours en criaillant exactement quand Marie tourne au coin de la rue, et vous sauriez qu'elle met exactement le même temps pour parvenir à la maison que sa mère pour descendre un étage et sortir dans le jardin.

     

    Et comment Marguerite a-t-elle su qu'elles allaient gagner au loto et pouvoir déménager dans une maison de plein pied sans courants d'air, me direz-vous ?

    En fait, elle n'en savait rien, mais … c'est arrivé !

     

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  • Pour ce treizième jeu, je vous  propose de broder autour de cette photo d'un "capteur de rêves" à votre façon : texte, poème, haïku ou bien photo, peinture, collage, dessin, scrap...  

     

    capteur2

     

     

     

    Vous pouvez participer jusqu'au 15 février 2011, en m'adressant votre participation à ecureuilbleu33@live.fr puis les lecteurs pourront
    voter pour leur participation préférée (du 16 février au 15 mars).

    Les participants ne pourront publier leur oeuvre sur leur blog qu'à partir du 16 mars.
     


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