• Mon fils cadet, celui des dents cassées, et des "clés sont sous le paillasson", ma seconde prunelle, m'a apporté ce soir son cadeau pour la fête des mères : une magnifique orchidée dans un grand vase, empli de pétillance sous forme de boules roses et blanches. Je ne résiste pas au plaisir de vous le montrer.

    Il y a deux ans il m'avait offert une plante moins fragile : la "flip-flap", plante solaire. Les feuilles bougent toute la journée tant que la lumière alimente le petit panneau solaire, et comble du luxe : il y a deux rythmes différents possibles...

    9 commentaires

  • Maman, je t'aimais.
    Tu étais toujours là pour écouter,
    Pour nous parler, nous encourager.
    Tes petits enfants, tu adorais.

    Maman, je t'aime.
    Pas un jour ne se passe
    Sans qu'à toi je ne pense.

    Maman, toujours je t'aimerai,
    Jamais je ne t'oublierai.

    Bonne fête des mères à toutes les mamans, biologiques ou adoptives, vivantes ou décédées !


    21 commentaires

  • Après une rupture qui me laissait seule, mes espoirs de vie à deux se désagrégeant d’un coup, mes enfants m’ont conseillé de m’inscrire sur un site de rencontres.

    J’ai commencé par le plus célèbre, Meetic, en septembre 2007. L’inscription prend une quinzaine de minutes : vous indiquez vos goûts, choisissez un pseudo, ajoutez une photo, écrivez un petit texte d’accroche. A partir de là vous êtes « en vente » sur le site et pouvez effectuer des recherches parmi les personnes inscrites pour trouver quelqu’un ayant le profil désiré.

    Affligeant ! Les premiers jours je pleurais en regardant ce catalogue d’hommes susceptibles de me plaire : mines crispées, gros plans effrayants, annonces sans imagination : « cherche femme jeune et jolie ».

    En 2007, il était possible d’écrire à quelqu’un qui vous intéressait et de lire sa réponse sans souscrire un abonnement payant. Depuis vous ne pouvez que « flasher » ou « envoyer un message type », ce qui n’avance à rien.

     Les hommes de mon âge cherchaient pour la plupart des jeunes femmes entre 35 et 40 ans, certains veulant même avoir un enfant.  Ceux qui «  flashaient » sur moi étaient souvent beaucoup trop jeunes ou trop vieux à mon goût : des hommes entre 35 et 40 ans, adeptes de musculation, biceps étalés sur mon écran, cherchant une femme pour les entretenir, ou des hommes de 65 ans ou plus, à la retraite depuis belle lurette.

    Beaucoup ne renseignent rien : ni profession, ni niveau d’études, ni goûts, et ne rédigent même pas d’annonce de présentation, et/ou ne mettent pas leur photo…

    Petite annonce-type lue bien souvent « Je suis doux, gentil. Je veux une femme qui me rende heureux ». Beau programme !

    Meetic me faisant pleurer, je me suis inscrite à « super meetic », qui s’appelait « Ulteem » et est devenu « Meetic Affinity ». Même principe mais il faut compléter un questionnaire plus affiné sur ses goûts qui permet de déterminer votre profil et donc votre compatibilité  avec les autres inscrits. L’abonnement coûte 3 fois plus cher, mais la recherche est facilitée par ce taux de compatibilité.

    Les photos sont cachées si vous n’êtes pas abonné. Quelqu’un qui s’intéresse à vous peut vous « dévoiler » sa photo, mais vous ne verrez alors qu’une photo cryptée. Possibilité d’envoyer un message à une personne de son choix et de lire la réponse. Pas deux. Pas le droit de mettre un n° de téléphone ou une adresse e mail.

    Encore plus frustrant : supposez que vous tombiez nez à nez (vous remarquerez que je tombe toujours nez à nez aussi bien avec un hérisson qu’une photo ou autre) avec un profil qui vous intéresse ou une annonce qui vous parle. Vous lui envoyez un message sympathique pour émousser sa curiosité. 3 possibilités :

    1) vous l’intéressez aussi (rare) et il vous répond par un super message. A partir de là tout est bloqué. Vous ne pouvez pas lui répondre et lui ne peut plus vous écrire. Super frustrant !

    2) Vous ne l’intéressez pas mais il est poli et vous répond quand même. C’est le meilleur des cas : vous savez à quoi vous en tenir sur "Pierre335".

    3) Il ne prend même pas la peine de vous répondre et vous revenez voir de temps en temps si vous avez reçu un message..

    J’ai peut-être gâché des chances de rencontres inédites en donnant dans la réponse mon adresse mail, le message a été bloqué et mon interlocuteur n’a jamais pu lire le message.
    Alors j’ai fini par trouver des trucs pour échapper à la censure : j’écrivais dans le message mon adresse mail en phonétique : ecureuilbleu33 at voila point éfer. Vous me croirez ou pas : les destinataires ont tous lu le message qui n’a pas été bloqué  (la ruse marche), le problème c’est qu’ils n’ont pas décrypté l’adresse. Sur une vingtaine de messages ainsi envoyés, seulement 3 hommes m’ont répondu. Le premier a exigé une rencontre immédiate , alors  que je voulais faire connaissance par mail. Les deux autres, une fois les présentations faites par mail, n'avaient aucun point commun avec moi.

    J'ai été abonnée pendant 3 mois au début, ce qui m’a permis de faire 3 rencontres (sur le net).
    Le premier avait un sourire charmeur, un profil intéressant et notre taux de compatibilité dépassait les 8O %. Quand je lui ai envoyé ma photo il m’a dit que je n’étais pas à son goût. Dommage mais c’était clair.

    Avec  le second nous avons échangé des mails et un coup de fil. Il habitait en Dordogne, avait l’air sympa mais ne m’a jamais envoyé sa photo.

    Avec le troisième je suis allée un peu plus loin, en le rencontrant. Mais je vous raconterai cet épisode une autre fois...
    Depuis ce test qui a quand même duré quelques mois, je suis immunisée et sortie  de ces listes déprimantes.


    23 commentaires
  • Maman, je t'aimais...
    A 71 ans ma mère était en pleine forme, dynamique, sportive, débrouillarde, tout ça depuis que mon père l'avait quittée 20 ans plus tôt pour une autre.
    Je lui ai parlé le lundi 13 décembre 2004 à 13 heures, juste avant "Les feux de l'Amour". Je voulais la convaincre de venir passer Noël à Mérignac, chez moi, mon frère Philippe étant au Brésil pour 6 mois, à la recherche d'un éventuel emploi. Je n'ai pas été très convaincante car j'avais à l'époque des soucis de famille recomposée entre les 3 enfants de mon ex et les 2 miens. "Je suis contente, il fait beau aujourd'hui. Le brouillard a disparu, je vais enfin pouvoir sortir en vélo", m’a-t-elle dit. « Embrasse bien tout le monde ».

    Sans permis de conduire et sans auto, ma mère se déplaçait toujours à vélo ou à pied. Souvent elle nous racontait un camion qui l’avait frôlée ou une voiture qui lui avait coupé la route et l’avait obligée à sauter dans le fossé. La dernière fois que je l’ai vue elle en avait encore parlé. « Un jour je me ferai renverser sur la 113 », disait-elle. Elle était donc toujours très prudente.

    Le mardi j'ai déjeuné à la cantine d’entreprise, avec des collègues, et puis je suis allée faire un tour dans la galerie commerciale de Mériadeck. Je revois très bien où j'étais quand mon téléphone a sonné. Aurélien en pleurs (16 ans 1/2) : "Mamie s'est fait écraser par un camion. Elle est morte". Je suis rentrée chez moi comme une somnambule et puis nous sommes allés à l'hôpital d'Agen et à la gendarmerie, avec mes fils et leur père, dont j'étais déjà divorcée.
    L'accident avait eu lieu la veille à 15H15, juste après les feux de l'amour. Ma mère avait pris son vélo comme d'habitude et était partie faire des courses dans la zone commerciale d'Agen. Un semi-remorque qui n'aurait pas dû passer là parce que la route est étroite l'a doublée et envoyé valdinguer sur des pierres. Les secours sont arrivés assez vite mais les gens l'avaient déplacée, elle et son vélo pour passer plus vite, et le chauffeur du camion s'est enfui malgré les klaxons des voitures derrière lui.
    Elle a été emmenée à l'hôpital d'Agen où elle est décédée quelques heures plus tard, sans que nous ayons été prévenus. Les gendarmes n'ont pas fouillé son portefeuille où elle avait soigneusement noté nos coordonnées. Ils ont juste été chez elle, à l'adresse indiquée sur sa carte d'identité et où -bien sûr- elle n'était pas... J'ai été à la morgue, la reconnaître, seule, et discuter avec le médecin des urgences. De toute façon j'étais sonnée. Ma soeur Pascale n'a pas pu. J'ai dit à tous qu'elle n'avait pas souffert, qu'elle était tombée immédiatement dans le coma, mais je n'en sais rien. Le soir il a fallu que je prévienne mon frère au Brésil, mon frère qui vivait avec elle... Le lendemain j'étais au boulot, parce qu'en parler est ce qui me libère le plus.

    Des témoins sont venus raconter : ceux qui avaient klaxonné pour obliger le camion à s’arrêter, une dame qui s’était arrêtée plus loin effondrée, parce qu’elle avait eu elle aussi un accident quelques semaines auparavant. Ils ont décrit le vélo et la dame, bien sur le côté, le camion qui passait trop près en la doublant et l’accrochait, la projetant sur le côté.

    Les gendarmes ont retrouvé le chauffeur du camion grâce aux caméras vidéo du centre commercial et aux débris de feux de croisement du camion parsemés sur le lieu de l'accident. Il a reconnu être passé là à l’heure maudite mais a nié avoir renversé une cycliste et s’être enfui.

    Les témoignages n’ont pas été jugés valides car le camion n’était pas correctement décrit et rien n'a pu être prouvé car le corps avait été déplacé...  Le rapport de gendarmerie a émis plusieurs hypothèses dont une selon laquelle ma mère aurait quasiment provoqué elle-même son accident en venant s’accrocher au camion. Fourmi contre éléphant, pot de terre contre pot de fer…

    Nous avons appris plus tard que le chauffeur de camion, âgé d’une trentaine d’années, avait déjà eu un accident grave dans l’année. Il a eu une attaque cérébrale quelques mois plus tard et est décédé...

    Pour faire mon deuil j’avais besoin de connaître la vérité, et je ne la saurai jamais…

    Raconter fait un peu revivre ma mère et me permet de dire à quel point je l’aimais … Je ne le lui ai pas assez dit de son vivant. Je n’ai pas pris assez soin d’elle, ni été assez présente…

    Impossible de me racheter… Dites « Je t’aime » à ceux que vous aimez…




    23 commentaires
  • Voici ma participation au jeu de Deborah du blog "l'oiseau lyre", sur le thème du tableau "Le baiser de Klimt.


    Ivresse du premier baiser

    Elle, sur un tapis de fleurs agenouillée,
    Couverte de bijoux et de ronds colorés,
    Mince et pamée...
    Lui, cou de taureau, carré,
    Se penche vers elle pour l'embrasser,
    Dans sa cape l'a enroulée...
    Seuls au monde dans la nuit étoilée,
    Pour ce premier baiser...


    12 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique