• En me baladant sur le net, à la recherche de bonnes nouvelles, j'ai découvert cette belle citation attribuée à Steve Mataboli (ou Steve Maraboli selon les sites) :

    "Je trouve que la meilleure façon d'aimer quelqu'un, n'est pas de le changer, mais plutôt de l'aider à révéler la plus belle version de lui-même".

     

    Cette jolie phrase correspond bien au métier que j'aurais aimé exercer : "puiseur de merveilles", et dont j'avais parlé ici en 2009 et 2010. 

     

    J'aimerais être "puiseur de merveilles", révéleur de talents cachés, celui ou celle qui sait trouver ce qu'il y a de mieux en chacun et l'aider à éclore.
    Pour un ce sera : écrire un poème, pour l'autre : faire rire ses amis, pour le 3ème : tailler un rosier ou jouer un morceau de musique, allumer un barbecue ou toiletter un chien, sculpter, dessiner, tricoter, réciter, sauter, danser, jouer au basket, distraire les enfants malades, assister des personnes âgées, commenter des événements sportifs, cuisiner, transmettre ses souvenirs ou des savoirs, écouter...

    Au temps de la photo noir et blanc, il y a 40 ans, développer et tirer ses photos soi-même, dans une pièce noire, avec une lampe infrarouge, était un moment magique. C'est mon père qui nous a initiés, mon frère et moi, quand nous avions 8-9 ans, dans un cagibi sous l'escalier. Le négatif était glissé dans un agrandisseur sur lequel on exposait le papier pendant quelques secondes, puis le papier était plongé dans un bain de révélateur (avant de l'être dans un bain de fixateur). Peu à peu la photo apparaissait sur le papier et ces moments étaient vraiment merveilleux. J'aimerais être ce révélateur...


    Le métier de "puiseur de merveilles" ne s'apprend ni à l'école, ni à l'université. Seules l'expérience et l'ouverture d'esprit que l'on peut acquérir en lisant et échangeant avec les autres, en écoutant (au lieu de simplement entendre), en prenant le temps de tendre la main et de remercier ceux qui vous ont aidés, devraient permettre d'acquérir les savoirs-faire et savoirs-être de ce métier.
     

    Même si c'est le métier que j'aimerais exercer (bien différent de mon métier réel), je suis bien loin du compte et n'ai pas réalisé beaucoup d'exploits dans ce domaine, même avec mes enfants ou ma famille.

    J'ai juste réussi au début de ma carrière professionnelle à faire reconnaître par nos pairs deux jeunes hommes qui passaient jusque-là pour des "petites mains" (reconnaître mais ils ne sont pas devenus non plus directeurs ou présidents), et puis il y cinq ans réussi à remotiver un ami de mon fils qui passait le bac et pensait avoir raté l'épreuve principale pour aller jusqu'au bout (il a eu le bac sans repêchage, et par la suite continué ses études et obtenu un BTS)... C'est bien peu...
    C'est sans doute aussi égoïste car si un maximum de gens se sentaient bien dans leur tête, bien à leur place, par ricochet je m'y sentirais mieux aussi...
    P.S. : s'il y a parmi vous un(e) "puiseur de merveilles" en puissance : qu'il vienne me repêcher dans le bain de révélateur...

    P.P.S. : et s'il y en a un sur La Rochelle : qu'il aide mon fils aîné, papa de deux jeunes enfants, à se reconvertir dans un métier correspondant à ses envies et ses compétences, pour ne plus travailler la nuit et les jours fériés 

    Hamster ninja pris sur le net


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  • J'ai lu et apprécié il y a deux ans : "Les heures souterraines" de Delphine de Vigan.

    Aussi j'ai emprunté avec plaisir son dernier livre à la médiathèque.

     

    Informations pratiques :

               Roman de Delphine de Vigan, paru aux Editions JC Lattès en janvier 2018. 206 pages. Prix : 17 €

     

    La 4ème de couverture :

    «Chacun de nous abrite-t-il quelque chose d'innommable susceptible de se révéler un jour, comme une encre sale, antipathique, se révélerait sous la chaleur de la flamme ? Chacun de nous dissimule-t-il en lui-même ce démon silencieux capable de mener, pendant des années, une existence de dupe ?»

     

    Mon ressenti :

    Hélène est professeur de SVT dans un collège parisien, célibataire et attentive à ses élèves.

    Cécile est mère au foyer, maman de Mathis et Sonia, effacée et mal dans sa peau.

    Ce sont les deux narratrices, en alternance de ce roman.

    Théo et Mathis, 12 ans 1/2 sont les deux autres protagonistes de cette histoire, meilleurs amis et élèves d'Hélène qui est aussi leur professeur principal.

    La jeune femme, maltraitée dans son enfance par son père, s'aperçoit du mal-être de Théo et va s'impliquer pour tenter de l'aider.

    Théo est enfant de parents divorcés, en garde alternée, avec une mère blessée et emplie de haine et un père au chômage et au bout du rouleau. L'alcool lui semble être la meilleure échappatoire.

     Mathis, vit dans une famille qui semble unie et heureuse. Il suit en tout son meilleur ami, Théo, évitant plus que tout de le trahir...

    Les 4 personnages sont attachants, chacun à sa façon, fidèle et silencieux, pour respecter l'intimité de l'autre, ces loyautés dont Delphine de Vigan dit : "Ce sont les tremplins sur lesquels nos forces se déploient et les tranchées dans lesquelles nous enterrons nos rêves".

    L'écriture est fluide.

    L'auteur aborde avec justesse, réalisme et délicatesse, de nombreux thèmes : l'amour maternel, l'amitié, le couple, l'éducation, les réseaux sociaux, l'addiction à l'alcool.

    Ce livre est bouleversant mais n'est pas noir car les personnages sont lumineux et leur implication laisse entrevoir une fin heureuse

     

     

    Quelques extraits :

    - En marchant, il  s'est souvenu que petit, lorsqu'il ramassait des cailloux avec Sonia dans le bois de Vincennes, il racontait que c'était des moineaux blessés. Il les tenait avec précaution, il les caressait du bout du doigt, parfois même il leur parlait pour les réconforter. Il leur promettait de guérir, de grandir, il leur disait qu'ils pourraient bientôt s'envoler. Et quand chaque caillou avait absorbé la chaleur de sa paume, quand il semblait rassuré, il le mettait dans sa poche avec les autres cailloux qu'il venait de sauver.

     

    - Il y a longtemps, un homme m'a quittée parce que je ne pouvais pas avoir d'enfants. Aujourd'hui, chaque soir, il s'attarde à son bureau et rentre chez lui le plus tard possible pour ne pas voir les siens.

     

    - Ce qu'il perçoit surtout, c'est ce caillot de haine que sa mère a gardé en elle-même, qui ne s'est jamais dérobé. Il sait que le caillot est là, qu'il suffit de quelques mots pour qu'il s'ouvre en deux et que se répande le sang noir qu'il contient. Il sait que cette haine est le fruit pourri d'une blessure.

     


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  •  

    Cela fait déjà plusieurs semaines que nous sommes envahis dans nos boites aux lettres par des incitations publicitaires à préparer Noël : catalogues de jouets et de décorations, tous plus beaux et plus épais les uns que les autres.

    Les rayons de nos supermarchés et les galeries commerciales ont commencé en même temps à entrer en mode "magie (commerciale) de Noël".

     

    Voici quelques publicités qui m'ont étonnée.

    Un calendrier de l'avent pour buveurs de bière :

    Qui oserait offrir ce calendrier de l'avent, à son enfant ? Remarquez il y a bien des papas qui offrent des trains électriques à leurs tout-petits...

     

    Dans le catalogue du n°1 de la jardinerie, j'espérais découvrir quelques jolis bonsaïs ou des orchidées vandas. Mais non, il était exclusivement dédié aux décorations de Noël.

    Peut-être allais-je -au moins- admirer de beaux Sapins ?

    La magie commerciale de Noël...
    La magie commerciale de Noël...
    La magie commerciale de Noël...

    Désolant pour une jardinerie : ils sont en synthétique même s'ils sont baptisés "merveilleux sapin". Merveilleux, c'est pour le prix : 100 euros !

     

    Cette année la mode est aux projecteurs d'images (7 pages sur 32 dans un catalogue de décorations) à installer dehors pour admirer flocons de neige, Mickey ou père Noël assis dans un fauteuil de jardin... 

    Peut-être les concepteurs ont-ils pensé au réchauffement climatique ?

    La magie commerciale de Noël...
    La magie commerciale de Noël...
    La magie commerciale de Noël...
    La magie commerciale de Noël...

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  • Ce livre m'a été prêté par Jocelyne lors de l'Apéritif Littéraire du Cap-Ferret du 3 novembre 2018, qui le présentait.

     

    Informations pratiques :

    Roman d'Yves Ravey, paru aux Editions de Minuit en 2017. 188 pages. Prix : 15 €

     

    La 4ème de couverture :

    Après vingt ans d’absence, Marcello Martini est convoqué par sa tante, une vieille dame fortunée qui finit ses jours dans une maison de retraite médicalisée, en ayant gardé toute sa tête.
    Elle lui fait savoir qu’elle met fin à son virement mensuel et envisage de le déshériter.
    Une discussion s’engage entre eux et ça démarre très fort.

     

    Mon ressenti :  

    J'ai lu ce livre en quelques heures.

    Le narrateur, Marcello, a laissé le Libéria où il a monté une "école pour enfants déshérités", pour venir voir sa tante Vicky qui lui a signifié la fin du virement mensuel alloué depuis 20 ans.

    Peu à peu nous allons découvrir comme Marcello est odieux, aussi bien comme neveu que comme ex-époux, père, ami, collègue ou patron.

    Quant à Vicky elle est fermement entourée et soutenue.

    C'est court et léger, et il ne se passe pas grand chose. 

    Je n'ai ni ri, ni pleuré, pas noté un seul extrait.

    Je l'ai lu jusqu'au bout, pour connaître la fin, et ce ne fut pas celle que j'attendais...


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    Début septembre, je vous ai présenté mes premiers chapeaux d'été au crochet.

    Vous pouvez aussi les retrouver dans la rubrique : "Merci mes petits doigts", dans la colonne de droite.

     

    Cette fois, j'ai utilisé un crochet n°6 et un fil en coton "Esterel" de Phildar, employé en double, pour ce chapeau "Indiana Jones". J'ai crocheté un fil de fer pour le dernier rang de la calotte et le dernier rang du bord.

    Je n'ai pas eu besoin d'amidonner le chapeau qui se tient bien.

    Ce chapeau a été réalisé pour mon amie Colette.

    Un nouveau chapeau au crochet "Indiana Jones"...
    Un nouveau chapeau au crochet "Indiana Jones"...

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